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TÉS1N (rivière, canton et bataille du). V. "tessin.
TESKAL1BOCHTM, dieu mexicain, chargé de punir les crimes et auteur de tous les fléaux, que les Mexicains considéraient comme des effets de la colère céleste.
TESÎUAN (Jean), jurisconsulte et diplomate allemand, né à Emden en 1643, mort en 1693. H commença aux universités de Groningue et de Francfort-sur-l'Oder ses études de jurisprudence, qu'il alla terminer à Orléans, où il se fit recevoir, en 16S7, docteur en droit. Après avoir accompagné, la même année, en Angleterre le duc de Monmouth, il devint, quelques mois plus tard, professeur de droit et d'éloquence au gymnase de Steinfurt et fut, dans la suite, employé par le grand électeur à diverses missions, notamment auprès dé l'électeur de Cologne et des états généraux de Hollande. On a de lui : Tribunal principis peregrinantis (Marbourg, 1665), ouvrage écrit à i occasion du meurtre de Monaldeschi, à Fontainebleau, et dans lequel, après avoir examiné si le caractère de la majesté absolue donne à celui qui en est revêtu le droit d'exercer librement son pouvoir juridique sur les siens, même à l'étranger, il résout affirmativement cette question; llissertationum academicarum volumen /(Marbourg, 1685, in-so); une édition du De Jure belli et pucis de Grotius, qui ne fut publiée que trois ans après sa mort, d'après ses manuscrits.
TESSANECK (Jean), mathématicien tchèque, né vers 1720, mort après 1780. Il entra de bonne heure dans la compagnie de Jésus, et ce ne fut qu'après avoir professé pendant plusieurs années les lettres et la philosophie qu'il lui fut permis de se livrei au penchant qui l'entraînait vers les mathématiques. Après la suppression de son ordre, il obtint une chaire de ces sciences à l'université de Prague. Ses travaux les plus importants ont pour objet de commenter des œuvres de Newton, et ils sont encore fort estimés aujourd'hui. On a de Tessaneck : Expositio seciionis secuadst et tertix libri primi principiorum maihematicorum philosophis naturalis a JVeiotoite iiiventorum (Prague, 1766, in-8°); Newtonis philosophie naturalis firincipia mathematica commentationibus iltustrata (Prague, 1768, in-8°; 1780, iii-40, nouv. édit. augmentée); Pertractatio quorumdam modorum quxstiones geometricas persolvendi (Prague, 1770, in-8°) ; Pertractatio elementorum calculi inlegralis (Prague, 1771, in-ga); plusieurs Dissertations insérées dans les Mémoires de la Société des savants de Prague, etc. La biographie et le portrait de Tessaneck se trouvent dans les Effigies eruditorum virorum de Born et Ad. Voigt.
TESSARIE s. f. (tè-sa-rl— du gr. tessares, quatre). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des composées, tribu des astérées, comprenant quatre espèces, qui croissent dans l'Amérique du Sud.
TESSARODON s. m. (tè-sa-ro-don — du gr. tessares, quatre; odous^ dent). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées coprophages, dont l'espèce type habite la Nouvelle-Hollande.
TESSAROME s. m. (tè-sa-ro-me). Entom.
Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des iongicornes, tribu des cérambycins, dont l'espèce type habite l'Australie.
TESSARTHRE s. m. (tè-sar-tre). Bot. Genre d'algues microscopiques, de la famille des desuiidiées, dont 1 espèce type croît en Angleterre.
TESSARTHRONIE s. f. (tè-sar-tro-nî). Bot. Syn. de tessarthre.
TESSÉ-LA-MADELE1NE, village de France (Orne), canton de Juvigny, arrond. et à 17 kilom. de Domfront; 510 hab. Beau château moderne. C'est sur le territoire de la commune de Tessé-la-Madeleine que se trouve l'établissement thermal de Bagnoles - les- Eaux, pittoresquement situé sur le bord du la Vée, qui coule sur un lit de cailloux, dans une gorge profonde, des deux côtés de laquelle s'élèvent d'énormes rochers, a Ce fut Klie de Cerny, secrétaire du roi, qui fonda, dit M. de Liesville, les premiers bains en 1691. Elie de Cerny fut anobli à cause de sa gestion intelligente et charitable de Bagnoles. Les eaux devinrent célèbres dans la Normandie et la Bretagne. Les magistrats et les citoyens de Falaise s'y rendirent et y créèrent un établissement thermal important pour le temps. Mais ce fut Le Machois qui, en 1813, embellit Bagnoles de nouvelles constructions, de son parc, de ses belles plantations, qui aujourd'hui en font un séjour délicieux. Il y dépensa plus de 800,000 francs.
• Vauquelin vint, en octobre 1813, faire l'analyse de ces eaux, La visite de ce célèbre chimiste est relatée sur une table de marbre placée dans l'établissement.
• Au pied d'immenses rochers culbutés jaillit la source chaude; elle se jette ensuite dans la Vée, qui va elle-même se perdre dans la Mayenne, à Coutume. Un bloc énorme, situé devant l'établissement thermal, s'eleve brusquement à une hauteur prodigieuse, sous la forme d'une montagne aride et nue; un
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second roc à pic ferme l'enclos de rétablissement. L'aspect de ces rochers est des plus étranges; les uns forment des aiguilles effilées, d'autres des môles et terrasses, d'autres des grottes appuyées sur des contre-forts menaçants. A la vue de ces masses bouleversées, il est impassible de mettre en doute que cette contrée n'ait été jadis tourmentée par des secousses volcaniques. »
Trois sources émergent d'un terrain primitif; deux sont ferrugineuses et l'autre sulfureuse. Les sources ferrugineuses sont toniques et reconstituantes. L eau de la source sulfureuse, administrée en bains et en boisson, paraît agir surtout par le gaz acide carbonique qu'elle contient.
TESSÉ (René de Froclai, comte de), maréchal de France, né dans le Maine en 1651, mort en 1725. La protection de Louvois le fit avancer rapidement. Après avoir été aide de camp du maréchal de Créqui en Lorraine, il assista au passage du Rhin, reçut, en 1675, le commandement de la cavalerie dans l'expédition de Sicile, puis revint sur le Rhin et fut blessé à la bataille de Rheinfeld, puis au passage de la Kintzig (1678). Le comte de Tessé devint ensuite gouverneur du Maine (1680) et du Daupbiné (1681), inestre de camp général des dragons (1684), charge créée pour lui, maréchal de camp et chevalier du Saint- Esprit (1688). Il se fit l'exécuteur impassible des ordres odieux de Louvois relativement à l'incendie du Palalinat. Après la prise de Villefranche et de Nice et le siège de Veil- Iane, il fut promu lieutenant général (1691). Devenu gouverneur de la citadelle de Pignerol, il fut l'intermédiaire des négociations secrètes qui eurent lieu entre Louis XIV et le duc de Savoie et qui aboutirent au traité de paix de Ryswick. Ce fut pendant le cours de ces négociations qu'il soutint avec beaucoup, d'intrépidité le siège de Pignerol (1793) et contribua à la victoire de la Marsaille. En 1697, le comte de Tessé alla faire la campagne de Flandre et fut mis, en 1701, à la tête de l'armée d'Italie, en attendant l'arrivée de Catinat. Il occupa le Modenais, le Parmesan, Mantoue, où il soutint un siège de cinq mois contre le prince Eugène (1701-1702), commanda l'aile gauche à la bataille de Luzzara et contribua beaucoup à la victoire. En récompense de ses succès, il fut nommé maréchal (1703). Employé dans la guerre de la Succession, il se vit obligé de lever le siège de Gibraltar (1704), battit les Portugais devant Badajoz (1705), mais échoua complètement au siège de Barcelone (1706). Rappelé en France, il parvint à chasser les Piémontais de devant Toulon (1707), devint ambassadeur à Rome, essaya, mais en vain, de détacher le pape de la coalition contre la France, passa ensuite au même titre à Madrid (1724), détermina Philippe V à reprendre la couronne après la mort de Louis ler) et finit par se retirer dans un couvent de camaldules , où* il mourut. Saint-Simon a fait de ce personnage un portrait peu avantageux, a C'était, dit-il, un homme d'un caractère liant, poli, flatteur, voulant plaire à tout le monde; mais fier, adroit, ingrat à merveille, fourbe et artificieux de même. » Comme général, il ne manquait ni de cou* rage ni d'habileté ; mais ce qui lui faisait défaut, c'était la décision. On a de lui divers opuscules, ainsi que des Mémoires et Lettres, publiés par Grimoard (Paris, 1806, % -vol. in-8°). Il s'y montre fin diplomate et conteur agréable.
TESSELIÈRE s. f. (tè-se-liè-re — rad. tesseiie).Techn.Chacundes compartiments formés par les chauffeurs d'une saline.
TESSELLE s. f. (tè-sè-le — du lat. tessella, dimin. de fessera, tablette). Constr. Morceau de marbre de forme carrée, qui entre dans la composition d'un pavé.
— Bot. Genre d'algues microscopiques, de la tribu des diatomées ou bacillariées, dont l'espèce type croît sur les algues marines de l'Europe.
TESSELLÉ, ÉE adj. (tè-sè-lé — rad. tesselle). Constr. Disposé en damier : Ouvrage, parquet tësselué.
TËSSENDER-LOO, ville de Belgique (Limbourg), à 25 kilom. N.-O. d'Hasselt. Clodion, second roi de France, l'a, dit-on, habitée.
TESSERA1RE s. m. (tè-se-rè-re — lat. tesserarius; de téssera, tessère). Antiq. rom. Soldat qui recevait le mot d'ordre écrit sur , une tablette ou tessère.
— Encycl.Le tesseraire,tesserarius, dans la milice romaine, était le soldat, cavalier ou fantassin, qui allait chercher le mot d'ordre auprès du tribun de service. Nous ne pouvons mieux faire que de transcrire ce passage de Polybe : « Chaque jour les tesseraires se rendaient à la tente du tribun, et recevaient de lui la petite tablette appelée lessera, sur laquelle le mot d'ordre était inscrit. Ils retournaient à la queue du camp et remettaient la tablette au chef de leur manipule qui, après en avoir pris connaissance, la donnait à son tour au centurion du manipule correspondant dans la cohorte supérieure. Celui-ci agissait de même, et ainsi des autres centurions, jusqu'à ce, que la tessère fût revenue entre les mains du tribun, ce qui devait avoir lieu avant le coucher du soleil. •
TESSÉRATOME s. m. (tè-sé-ra-to-me — de
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tessère, et du gr. tome, division). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, tribu des peulatoiniles , comprenant plusieurs espèces, toutes exotiques, dont le type habite l'Inde.
TESSÈRE s. f. (tè-sè-re — lat. fessera ; du gr. tessares, quatre, ces tablettes étant rectangulaires ou à quatre côté>). Autiq. rom. Tablette d'ivoire ou de métal. Il Tessère hospitale, Celle que deux hôtes brisaient et dont ils gardaient chacun une moitié. 11 Tessère militaire, Celle qui servait à transmettre le mot d'ordre. Il Te-sière théâtrale, Celle qui servait de carte d'entrée au théâtre. Il Tessère judiciaire, Celle dont les juges se servaient pour voter. Il Tessère gladiatoriale , Celle qu'on donnait aux gladiateurs, en souvenir du combat qu'ils avaient soutenu, il Tessère frumentaire ou numéraire , Celle qui servait de bon pour les distributions de vivres et d'argent, il Tessère à jouer, Dé.
— Encycl. Antiq. rom. Il y eut des tessères de théâtre, de gladiateur, de libéralité, d'hospitalité , des tessères convivales , militaires, etc. Les tessères de théâtre se distribuaient lors des jeux solennels; ordinairement de forme ronde, elles portaient les noms des consuls, une effigie d'empereur ou un masque théâtral. Celles des gladiateurs étaient rectangulaires; elles leur servaient de témoignage qu'ils avaient combattu tel ou tel jour. Les inscriptions de ces tessères contiennent le nom du gladiateur, ceux des consuls et la date de la représentation. Sous les empereurs, on distribuait au peuple des tessères pour aller recevoir les dons en blé, en argent ou en huile, qu'on avait coutume de lui faire. On distribuait également des tessères convivales, qui donnaient le droit de prendre part aux banquets publics. Les mots d'ordre militaires s'inscrivaient sur une petite tablette de bois, la tessère militaire. Quant aux tessères d'hospitalité, on les rompait en deux après y avoir gravé des chiffres et des caractères. Lorsqu'on avait été l'hôte de quelqu'un, on partageait avec lui une tessère, et toute personne qu'on lui envoyait porteur de la seconde moitié de la tablette était aussi bien reçue que ceux auxquels appartenait cette moitié de tessère. Les premiers chrétiens employèrent les tessères comme signe de ralliement et de reconnaissance. Les figures les plus fréquemment représentées sur ces (essères étaient le monogramme du Christ. Les nouveaux baptisés recevaient des tessères en témoignage des droits que le baptême leur apportait. Ils les portaient à leur cou.
TESSEREAU (Abraham), sieur DE BERNAT ou de la Haute- Giironne , historien français, né à La Rochelle, mort à Rotterdam en 1689. Il fut reçu secrétaire du roi eu 1653, et assista, comme ancien de l'Eglise de Paris, au synode provincial tenu à Charenton en 1679. A la révocation de l'édit de Nantes, il se retira en Hollande. On a de lui : Histoire chronologique de la grande chancellerie de France (Caen, 1676, in-fol.) ; Histoire des réformés de La Rochelle et du pays d'Aunis depuis l'an 1660 jusqu'en 1685 (Leyde, 1688, in- 12).
TESSEREAU (Auguste), médecin français, né à Epinay (Deux-Sèvres) en 1813. Il fut d'abord chirurgien auxiliaire de la marine à Rochefort, dans le cours de l'épidémie du choléra, qui fit de grands ravages dans l'hôpital maritime. Après avoir passé son doctorat à Paris, en 1838, il se fit recevoir membre de la Société de médecine pratique, à laquelle il a fait plusieurs bons rapports, puis il est allé se fixer à Cauterets. Pendant plusieurs années le docteur Tessereau a fait à l'Association polytechnique un cours d'hygiène pour les ouvriers qui suivent les cours de l'association. Il a été sous l'Empire adjoint au maire du 1er arrondissement de Paris. On doit au docteur Tessereau un Cours d'hygiène (1855, in -18), réédité sous le titre de Cours élémentaire d'hygiène (1861, in-12).
TESSÉROCÈRE s. m. (tè-sé-ro-sè-re — du gr. tessares, quatre ; Aéras, corne.), Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des scolytides, comprenant cinq ou six espèces, toutes exotiques.
TESS1ER (bain de). Art vêtér. Bain arsenical employé dans le traitement de la gale du mouton.
— Encycl. Le traitement de la gale du mouton est subordonné à des conditions qui sont autres, suivant qu'il s'applique à des individus isolés ou à des troupeaux. On no peut espérer la cure radicale d'un troupeau, si elle n'est entreprise après la tonte et à l'époque de l'année où les chaleurs permettent de continuer le traitement ; une toison longue, un temps froid et pluvieux présentent de graves inconvénients. Le traitement général par les bains est, en effet, le seul qui donne des garanties contre les nouvelles efflorescences- son administration dans la saison inopportune imprègne la toison d'une humidité persistante; l'èvaporation soustrait du calorique à la peau et favorise les congestions viscérales. Cette contre-indication n'est pas absolue; une cachexie imminente constitue une indication vitulequine permet pas de temporiser ; duns ce cas, on prend les mesures propres à prévenir des dangers qu'aggrave la débilité des mira aux. Les ap-
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plieatiniu topiques n'ont quelque utilité qu'au début de la maladie et lorsquon se hâte, en inouïe temps, de séparer île la troupe les premières bêtes atteintes, ou qu'il s'agit d'animuux non soumis à la vie collective. Elles se montrent encore uiile.s, après les bains généraux, dans les efflorescences partielles ijui surfissent chez quelques sujets; en toute autre circonstance, une cure partielle n'est que pnlliative.
Parmi tous les moyens employés pour faire disparaître la gale des moutons, celui qui paraît le meilleur, et qui est en même temps d'une application réellement pratique, est le bain arsenical de Tessier. L'expérience ayant démontré que la simple solution arsenicale ne tue les parasites qu au bout de deux à trois heures, tandis qu'unie à un sel astringent ses effets toxiques s'accroissent considérablement, on a mélangé k Cette solution le protosulfate de fer ou le sulfate de zinc. Cette combinaison présente le double avantage d'exercer une astriction sur la peau des animaux et des hommes qui les immergent; l'absorption est ainsi prévenue. Ledermatodecte ne peut se soustraire à l'astiiction, d'autant plus incompatible avec ses conditions de vie, que l'énergie de son organe perforateur a diminué, alors que la résistance du tissu à perforer a augmenté. Le poison fait le reste et les deux substances su prêtent une aide mutuelle pour réaliser le but désiré. Il est néanmoins prudent de ne pas employer à ces opérations des hommes portant des écorchures ou des plaies aux mains, et de ne pas l'aire saigner les animaux en les brossant au sortir du bain.
La formule du bain de Tessier est la suivante ; acide arsénieux, 1,500 grammes; protosulfate de fer (couperose verte), 10 kilogrammes; eau ordinaire, 100 litres. On met l'acide et le sel dans une grande chaudière en fonte avec les 100 litres d'eau; on fait bouillir huit à dix minutes; on retire du feu et on verse dans un cuvier pour le bain. Mais cette solution jaunit la laine par un dépôt d'oxyde de fer; c'est pourquoi on lui préfère la solution ziuco-arsonicale, ou bain de Clément, qui jouit des mêmes avantages et ne présente pas l'inconvénient du bain de Tessier. Ce bain est comité de : 1 kilogramme d'acide urséuieux; 5 kilogrammes de protosulfate de zinc et 100 litres d'eau. On fait dissoudre l'acide arsénieux dans l'eau bouillante et on ajoute le sulfate de zinc.
Avant île plonger le mouton dans ce bain, il faut le tondre. S'il esfrecouvertde croûtes <hs fraie sur tonte la surface du corps, si les croûtes sont très-dures et occupent de larges surfaces, on plonge l'animal dans une eau savonneuse et on frotte les parties atteintes aveu une brosse. Ce bain ramollit, détache les croûtes et nettoie la peau. Huit jours après ce bain de propreté, on plonge les animaux dans le bain de Tessier de la manière suivante : servez-vous d'une grande baignoire ou d'un grand cuvier pouvant contenir îoo litres d'eau au moins, et inunissezvous de deux brosses rudes ; remplissez le envier de 50 à 60 litres de la liqueur prépane, et k la température chaude; placez le tuvier, si c'est en été et par un temps doux, au milieu d'un parc disposé sur un terrain labouré, ou sur tout autre terrain où les moutons ne trouveront rien ù manger. Placez dans un autre parc k côté les moutons galeux préparés à recevoir le bain. Afin que l'opémtion se fasse vite et avec facilité, quatre hommes sont indispensables. L'un amène les moutons qui vont être baignés; les trois autres font prendre le bain. Ces trois derniers nuisissent le mouton , l'un par les membres posttrieurs, l'autre par les membres antél'.curs, le troisième par la tète, et le renversent de telle sorte que le dos se trouve en d -ssous, et le ventre et les membres en dessus. Le troisième aide tient la tète et recouvre les yeux avec les oreilles. Le mouton est pluugé dans le bain de manière que la liqueur le recouvre entièrement et qu'il y plonge jusqu'à la tête. L'animal doit être niiiï) maintenu tranquille dans le bain pendant deux minutes , puis retourné et placé sur ses quatre membres dans le fond de la buignoire. Les aides, excepté celui qui tient la tête, frottent doucement le mouton avec lit brosse dans toutes les parties du corps, s'attachant surtout aux parties galeuses, qui doivent être parfaitement nettoyées. Cette friction doit être opérée dans l'espace de deux à trois minutes. Les brosses et les mains seront ensuite passées en exerçant une forte pression sur toute la surface du corps et des membres pour faire écouler le plus possible du liquide composant le bain, et le mouton est mis en liberté dans le parc. On passe ensuite a un autre animal amené par le quatrième aide. Eu hiver ou pendant les temps de pluie, ce bain pourra être donné dans une bergerie, sous un hangar, ou dans tout autre lieu, pourvu toutefois, condition importante, que les animaux qui ont pris le bain soient placés dans un lieu dépourvu de litière, de paille ou de tout autre fourrage; autrement les animaux pourraient s empoisonner en mangeant des aliments mouilles par lu liqueur du bain. Les animaux devront être conservés dans le même parc ou dans le même Heu jusqu'à ce qu'ils soient secs.
Les 'hommes qui font prendre le bain ne sont exposés à aucun danger. Us devront être habillés avec de mauvais vêtements, et, au-
tant que possible, en étoffe de laine, la liqueur du bain ayant l'inconvénient de tacher le linge ou les étoffes de toile ou de coton d'une couleur de rouille indélébile. Quatre à cinq heures après le bain, la laine des moutons prend une couleur rouille foncée, si l'on a employé le protosulfate de fer. Cette couleur disparaît après un ou deux mois , et la laine n'en est nullement altérée. Huit ou dix jours après l'emploi de ce bain, on constate que les animaux sont guéris. Quelques bétes souvent se grattent ou se mordillent, mais ce prurit est dû généralement k la cicatrisation des petites plaies galeuses guéries par l'action du bain. La même préparation arsenicale peut être utilisée sous la forme de lotions, nonseulement pour le mouton, mais encore pour le cheval, ie gros bétail et le chien.
TESSIER (Alexandre -Henri), agronome français, né à Angerville, près d'Ecampes, en 1741, mort à Paris en 1S37. Il fut élevé , gratuitement au collège de Montaigu à Paris et prit, sans entrer toutefois dans les ordres, le petit collet et le titre d'abbé. Tessier étudia ensuite les sciences naturelles et la médecine, se fit recevoir docteur et devint membre de la Société de médecine en 1776, Son savoir le fit charger, par le ministre Necker, d'aller étudier en Sologne l'ergot du seigle, qui y causait de grands ravages. A son retour, il publia sur 1 objet de sa mission un savant mémoire, suivi de plusieurs autres sur divers points d'agriculture et d'art vétérinaire, devint membre de l'Académie des sciences en 1783 et fut nommé quelque temps après directeur de l'établissement rural de Rambouillet. Ce fut alors que Tessier se livra k d'intéressantes expériences sur la culture comparée de toutes les variétés de froments français et étrangers, sur les prairies artitfcielles , sur des semences de plantes exotiques, etc.; mais le plus important de ses travaux à Rambouillet fût le soin qu'il mit k conserver et à multiplier le troupeau de mérinos envoyé d'Espagne k Louis XVI en 1786. Frappé des avantages qu'il y aurait à introduire cette précieuse race en France, il demanda et obtint, lors du traité de Bàle(1795), que la France tirât d'Espagne 1,000 mérinos et 4,000 brebis. Grâce k celte importation, on put établir des bergeries à l'ompadour, k Perpignan, à Arles, à Saint-Géran, k Cerrcs, etc Korcé, pendant la Révolution, de s'éloigner de Rambouillet, Tessier alla habiter Eécamp, devint médecin k l'hôpital militaire de celte ville, y connut Cuvier, dont il apprécia le génie ei qu'il adressa à la Société philouialhique de Pans, puis fut appelé k faire partie du bureau d'agriculture créé par la Convention. Nommé peu après inspecteur général des bergeries nationales, il remplit à ce litre diverses missions et devint membre de l'Institut, de l'Académie de médecine, de la Société centrale d'agriculture. Ce savant remarquable s'est occupé d'un grand nombre de sujets, notamment du traitement de la clavelée, de la suette et de diverses maladies épidémiques, de la topographie médicale de la Sologne, des maladies des grains et de leur influence sur la santé de l'homme et des bestiaux, de la culture du coton, etc. En 1791, il fonda le Journal d'agriculture à l'usage des habitants de la campagne et commença k publier, l'année suivante, les Annales de l'agriculture. Indépendamment d'un grand nombre d'articles insérés dans le Journal des savants, l'Encyclopédie méthodique, les Mémoires de l' Académie des sciences, de ta Société de médecine, de la Société d'agriculture, le Bulletin de ta Société pUilomathique , to Dictionnaire des sciences naturelles, etc., on lui doit, entre autres écrits : Dictionnaire d'agriculture et d'économie rurale (Paris, 1787-1816, S vol. in-4»), en collaboration avec plusieurs autres savants; Instruction sur la culture du colon en France (Paris, 1808, in-S°); Instruction sur les bêles à laine et particulièrement sur la race des mérinos (Paris, 1810- 1811, iu-S°); Instruction sur la manière de cultiver la betterave et sur les procédés à suiore pour l'extraction du sucre (Paris, 1SH); JJistoire de l'introduction et de la propagation des mérinos en France (1838% etc. 11 a rédigé la plus grande partie des Observations de la Société d'agriculture sur l'usage des domaines congéabtes (Paris, 1791, in-8°) et a travaille k la rédaction du code rural.
TESSIÉRIE s. f, (tè-sié-rî — de Tessier, agron. français). Bot. Genre de plantes, de la famille des rubiacées, tribu des spermacocces, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
TESSIiVouTÉsmfrt'ciHMjJ.enitalienTici'no, rivière d'Europe. Elle prend sa source en Suisse, sur le revers méridional du Saint-Goihard, traverse le canton auquel elle donne son nom, coule d'abord au S.-E., entre dans le lac Majeur, pénètre en Italie et va se jeter dans le Pô, près de Pavie, après un cour3 de 154 kilom. Elle est navigable sur une partie de son cours. C'est sur les bords de cette rivière qu'Annibal remporta ses premières victoires en Italie. Les Français et les Autrichiens s'y livrèrent aussi uu combat le 31 mai
Tetsin (bataille du). A la nouvelle qu'Annibal venait de franchir les Alpes et qu'il s' avnuçailen Italie, l'alarme se répandit dans Rouie, et Sempronius, l'un des consuls, dut quitter la Sicile pour venir a'oppo3er aux pro-
grès d'Annibal ; en même temps, l'autre consul, P. Scipion, s'avançait à grandes journées, passait le Pô et venait camper sur les rives du Tessin, afin d'en disputer le passage aux. Carthaginois. Ce fut là que les deux armées se trouvèrent en présence (218 av. J.-C).
Annibal sentait toute l'importance du combat qui allait s'engager, car il devait établir son prestige, et la déc.sion des Gaulois dépendait du résultat. Or, ce n'était qu'avec l'appui de ces vaillants auxiliaires qu'il pouvait espérer le succès de son audacieux envahissement. De plus, son armée était inférieure en nombre à celle des Romains, exténuée par des fatigues et des privations inouïes. En général habile, il sut employer les moyens les plus capables de remonter ses soldats découragés. 11 lit combattre ensemble, deux à deux, de jeunes montagnards pris dans les Alpes, promettant la liberté et de riches présents k ceux qui seraient vainqueurs. S'emparant de la circonstance, il harangua ses soldats, leur rappela la tyrannie de Rome, qui voulait les réduiro k la condition de ces misérables esclaves, et le pillage de l'Italie, qui serait le prix de leur victoire. Puis, saisissant une pierre, il en écrasa la tète d'un agneau qu'il immolait aux dieux, adjurant ces dieux de l'écraser aussi lui-même s'il était infidèle à ses promesses.
Lorsqu'il vit ses soldats donner des signes non équivoques de leur impatience de combattre, Annibal partit k la tète de sa cavalerie numide pour aller reconnaître l'ennemi ; le même dessein avait éloigné Scipion de son camp, de sorte que les deux troupes se rencontrèrent en deçà du Tessin. Scipion se forma sur une seule ligne, la cavalerie romaine aux ailes, et des escadrons de cavalerie gauloise, probablement celle des Cénomans, an centre de son corps de bataille. Annibal se réglw îur cette disposition : il mit au centre sa cavi'erie équipée et bridée et jeta sur les ailes son admirable cavalerie numide, dont les chevaux, rapides comme l'éclair, ne portaient ni selle ni mors.
Au premier choc, les cavaliers romains armés à la légère furent enfoncés par les Carthaginois et s'enfuirent honteusement; mais les escadrons du consul combattirent vaillamment, et la lutte se soutint longtemps avec des chances égales. De part et d autre, beaucoup de cavaliers mirent pied à terre, ei l'action sembla se passer alors comme s'il y avait là une véritable infanterie. Tout k coup les Numides, qui débordent la cavalerie romaine, se rabattent rapidement sur les ailes et enveloppent complètement les Romains.
Ce fulalors un désordre complet chez cesderniers; le consul lui-même fut blessé et renversé à terre, et il ne dut la vie qu'à l'héroïque courage de son tils, âgé seulement de dix-sept ans, qui inaugurait ainsi sa glorieuse carrière militaire. C'est lui qui fut surnommé plus tard ['Africain. Les légions battirent en retraite, ayant nu milieu d'elles le consul, qu'une troupe d'élite couvrait de ses armes. 11 s'éloigna aussitôt du Tessin et se bâta de repasser le Pô, pour aller reprendre sa première position sous les murs de Plaisance.
La bataille du Tessin ne fut qu'un simple engagement de cavalerie, qui ne compromit en rien le salut de l'une ou l'autre armée; mais il remplit le but d'Annibal, que le succès grandissait aux yeux des Gaulois. De toutes paris, les chefs instibriens accoururent pour lo félici>er, et, au bout de quelques jours, les vivres et les troupes affluèrent dans son camp,
TESSIN (canton du), un des vingt-deux cantons suisses, borné par ceux d'Uri et du Valais au N., des Grisons au N.-E., le royaume d'Italie (provinces de Novare et de Côtne) au S.-O. et à l'O. ; entre 40' 46' 45" et 46' 31' 15" de latit. N.,5»4l' 21" et 6° 39' 38" de longit. E. ; superficie, 2,S3C kiloin. car. ; 119,619 hab. Ch.-l., Lugano. « Adossé au pied méridional des Alpes, le Tessin, dit M. Knnery, s'étend vers le S. et offre au voyageur étonne, ici la température chaude de l'Italie, fécondant un •iùl des plus fertiles; là, des districts stériles, exposés au climat alpestre. Les magnifiques vallées de Levaiitina, de Belgno, de Riviera, de Muggia produisent les fruits délicieux qui ne croissent que dans les contrées mérioionales de 1 Europe; les environs du lac Majeur sont depuis longtemps renommés par leur beauté. Un grand nombre de ruisseaux et de torrents, tels que le Tessin, le Blegno, la Muesa, la Tresa, l'Agna, arrosent le canton, auquel appartient la partie supérieure du lac Majeur et le lac de Lugauo. Toutes ces eaux facilitent beaucoup le commerce. Le sol, malgré sa fertilité, est assez mal cultivé ; il produit des céréales, du maïs, du tabac, des fruits délicieux, beaucoup d'amandes, de tiques, d'oranges, du vin en abondance, mais mal préparé. La pèche, l'éducation du bétail, la culture du ver k soie, qui prend tous les jours plus d'accroissement, l'exploitation de belles et nombreuses forêts fournissent des ressources aux habitants. •
L'industrie manufacturière y est d'une petite importance et n'y a guère pour objet que des fabriques de tabac et de chapeaux de paille et quelques forges. On en exporte annuellement environ 3,000 quintaux de froînige, du papier, du verre, des châtaignes, de la soie, des fruits, du bois, des peaux de chamois, du charbon, de la térébenthine, des veaux, des poissons, du gibier, de la pierre
ollaire, du marbre, des cristaux, des chapeaux de paille et des truffes. Les habitants sont catholiques et parlent généralement l'italien; beaucoup d'entre eux vont exercer des métiers dans les contrées voisines. Le Tessin est un des cantons les moins connus de la Suisse, ce qui tient à ce gu'il n'a d'accès commode et facile que du côté de l'Italie. On n'y trouva que peu de villes et qui sont peu peuplées. Lugano, la cité la plus importante et la plus commerciale du canton , ne compte qu'un peu plus de 5,000 habitants; les autres villes, Bellinzona, Locarno, Mendrisio, n'ont pas 3,000 habitants. Pour le reste, ce ne sont plus que de petites agglomérations de chaumières , situées Sur le penchant des montagnes. Le Tessin n'a guère de commun avec les autres parties de la Suisse que les institutions politiques, lu haine de la police et l'amour de l'indépendance. « Pour le reste, dit un écrivain, le Tessinois est un pur Italien. S'il a quelques-unes des qualités montagnardes, quelques-unes des vertus nécessairement enfantées par le régime républicain, il a aussi beaucoup des défauts de sa race. Profondément, exceptionnellement honnête, parce qu'il n'est pus encore sorti de ta vie pastorale et ne s'est point frotté à l'étranger, assez bienveillant parce qu'il n'a guère eu l'occasion de tromper et d'être trompé, il est déjà moins travailleur que les autres Suisses, moins actif, plus disposé à préférer la misère à la fatigue ; il n'a plus au même degré l'amour du sol, l'amour de la famille, la préoccupation des enfants, le respect des faibles et de la nature. Il aime davantage le plaisir, le factice l'attire. »
Le Tessin, qui, au moyeu âge, faisait partio de la Lombardie et plus tard appartint aux ducs de Milan, passa sous la domination des Suisses à la suite de luttes sanglantes, qui se prolongèrent de 1466 k 1512, et les Suisses le firent administrer par des baillis sous le nom de bailliages d'Ennetbourg. Lors de la constitution do la Suisse en république helvétique, une et indivisible, en 1798, les bailliages furent déclarés indépendants et formèrent les cantons de Bellinzona et de Lugauo, qui, par l'acte de médiation en 1803, fuient réunis pour n'en plus former qu'un sous le nom de Tessin. La constitution du nouveau canton, rédigée en 1814, fut modifiée en 1830, en 1839, en 1853 et 1861. Le pouvoir iégi-tntif a k sa tête un grand conseil, auquel chacun des trente-huit districts envoie trois représentants; le pouvoir exécutif suprême se compose d'un conseil d'Etat de neuf membres nommés par le grand conseil. Le siège des diverses autorités alterne tous les six ans entre les villes de Luguno, Locarno et Bellinzona. Le Teisin est le 18<J État de la Confédération parordred'admissinn, le3o par son étendue, le 7» par sa population.
TESSIN (Nicodème-Vi.lentinson), dit l'Ancien, architecte suédois, né à Stralsund en 1619, mort vers 1688. Il succéda, en 1645, k Simon de Lavallée, en qualité d'architecte royal. On a peu de renseignements sur sa vie; on sait seulement qu'il fit un voyage en Italie, qu'il reçut de Charles XI, en 1674, des lettres de noblesse et qu'il fut magistrat de la ville de Stockholm. On cite, parmi ses principaux travaux, le palais da Drottningsholro, construit pour la reine douairière Hedwige- Klcouore et qui fut terminé par son fils, la villa royale de Strœmsholm et le mausolée de Charles-Gustave.
TESSIN (Nicodème, comte), architecte suédois, fils du précédent, né k Nikœping en 1654, mort en 1728. Il fit ses études aux universités de Stockholm et d'Upsal, reçut de son père les premières leçons de son art, partit ensuite pour l'Italie, où il passa a Rome quatre années à travailler sous Beruini, et visita alors Naples, la Sicile et Malte. Nommé, en 1669, architecte royal, il employa encore quelques années k se perfectionner en Angleterre et en Franco et, à son retour dans sa patrie, reçut lu titre d'architecte de la ville de Stockholm. L'incendie qui dévora en 1C97 le palais royal lui fournit l'occasion de déployer ses talents, et il reconstruisit cet édifice ue fiiçon k en faire un des plus beaux monuments de l'Europe. Parmi ses autres travaux, il faut citer la cathédrale de Calmar, le monument d'Oxenstiern, les plans des jardins de, Drottningsholm et d'Ulriksdal, ceux pour la reconstruction du palais de Copenhague, qui furent publies par son fils, sous la litre de Regise Hafniensis faciès, etc. Tessin remplit , en outre , plusieurs charges élevées k la cour de Suéde et prit une part importante aux affaires publiques et politiques. Il avait reçu, en 1714, le litre de comte et était k sa mort chancelier de l'université de Lund.
TESSIN (Charles -Gustave, comte »b), homme d'Etut suédois, fils du précédent, ne k Stockholm en 1695, mort en 1770. Mêlé aux luttes politiques après ia mort de CharlesXII, il contribua au triomphe du parti des chapeaux, présida l'assemblée de la noblesse k la diète de 1738, fit accorder des encouragements au commerce et aux manufactures et se prononça pour l'alliance française. Envoyé comme ambassadeur à Paris en 1739, il y conclut un traité d'alliance et de subsides, quitta la France en 1748, assista, k son retour, au couronnement de l'empereur Charles VII k Francfort et fut nommé peu après sénateur. Le comte de Tessin quitta bientôt
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son pays pour aller remplir de nouvelles fonctions diplomatiques & Copenhague, puis à Berlin (1744), où il négocia le mariage de Louise - Ulrique , sœur du prince royal de Suède. De retour dans son pays, il devint président de la chancellerie, dirigea à ce titre les affaires étrangères (1747-1752) et fut nommé vers la mémo époque gouverneur du prince royal, S'étant démis de toutes ses fonctions en 1761, il passa le reste de sa vie dans la retraite. Tessin fut un des fondateurs de l'Académie des sciences de Stockholm et donna le plan de l'Académie des beaux -arts. Pendant sa carrière publique, il contribua a replacer la Suède à un rang honorable parmi les nations, tant par ses relations extérieures que par le développement qu'il sut donner au commerce et à l'industrie. On lui reproche cependant d'avoir négligé l'agriculture.
TESSIN1E s. f. (tè-si-nt — du comte de Tessi», gentilhomme suédois, protecteur de Linné). Bol. Genre de plantes grimpantes, de la famille d«îs ménispermées, dont l'espèce type croit à la Guyane.
TESSON s. m. (tè-son — pour testait, diminutif de têt, anciennement test). Débris d'un objet en verre, en poterie : Un tesson de verre, de porcelaine. Aidez-moi à le ramasser, autrement les voitures t'écraseront comme un vieux tesson de bouteille, et je serai veuve. (G. Sand.) |] On dit aussi tôt.
— Mamm. Nom donné au blaireau par quelques auteurs anciens. Il Nom vulgaire du cochon, en Gascogne.
— Agric. Bêche de forme concave.
TESSON, village de France (Charente-Inférieure), cant. de Gémozac, arrond. et à 18 kiiom. de Saintes, à 64 kilom. de La Rochelle; 762 hab. Belles carrières de pierre. Hospice fondé en 1777 et supprimé en 1793; château du xvme siècle.
TESSULAIRE adj. (tè-su-lè-re — du lat.
tessula, cube ). Miner. Qui se rapporte au cube.
TESSURE s. f. (tè-su-re). Pêche. Réunion de pièces d'appelets, jointes bout à bout.
TESSY-SUR-V1RE, bourg de France (Manche), cb.-l. de cant., arrond. et à 18 kilom. de Saint-Lô ; pop. aggl,, 735 hab. — pop. tôt., 489 hab. On y remarque un beau château du xvi« siècle, flanqué aux angles de tourelles carrées et en encorbellement.
TEST s. m. (tèstt — mot angl. qui signifie épreuve). Hist. Serment du test, Serment par lequel les fonctionnaires et les officiers anglais déclaraient ne pas croire à la transsubstantiation et ne pas pratiquer le culte de la Vierge et des saints. Il Acte du test, Acte du Parlement qui avait imposé le serment du test,
— Encycl. Hist. L'acte du test fut un bill du Parlement anglais, rendu en 1673 sous le règne de Charles II et dont l'objet fut d'écarter de tout office public, militaire ou civil, les personnes suspectes d'attachement a la religion catholique. L'acte du test prescrivait une mesure odieusement inquisitoriaie et attentatoire à la liberté de conscience ; il soumettait tout sujet anglais remplissant une fonction publique, ou aspirant à la remplir, & l'obligation de signer et d'affirmer avec serment une déclaration formelle contre le
. dogme catholique de la transsubstantiation. Le bill du test lut l'ouvrage du parti exclusioniste, et plus particulièrement de Shaftesbury, l'un des plus ardents organes de ce parti. Son but à peine déguisé était d'exclure de la succession au trône l'héritier présomptif, le duc d'York, plus tard Jacques II ; son premier résultat fut de contraindre ce prince à se démettre de sa charge de grand amiral d'Angleterre et d'obliger Clilford à se retirer du ministère. Nous allons faire l'histoire de la législation du test jusqu'à son entière abolition, qui date seulement de 1828 ; elle se rattache étroitement aux principes politiques de la suprématie religieuse des rois de ce pays, et pour présenter un aperçu complet de la matière, il est convenable d'en fixer, au moins en quelques traits rapides, les premières origines.
En se séparant de l'unité romaine et en rompant avec l'autorité spirituelle du pape, Henri VIH n'inaugura pas à beaucoup près dans son royaume le principe luthérien du libre examen en matière de religion. L'amant d'Anne de Boulen fonda au contraire une liturgie et une Eglise anglicane, dont il se déclara le protecteur et le chef spirituel, tranchant en dernier ressort les questions théologiques, donnant seul l'investiture canonique aux évêques, archevêques et primats, convoquant, dissolvant et régentant à son caprice les synodes nationaux, etc. C'est cette papauté des rois d'Angleterre qui constitue ce que l'on appelle leur droit de suprématie religieuse. Le Parlement sanctionna les volontés de Henri VIII, et ta suprématie ecclésiastique du souverain temporel devint une loi fondamentale du droit public de l'Angleterre, consacrée parle statut 26 du règne de Henri VIII. La première fille de Ce prince, la reine catholique Marie Tudor, rapporta l'acte de suprématie, et le Parlement toujours docile abolit le statut de Henri VIII. Elisabeth suc- '
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céda à Marie ; elle rétablit i'acte de suprématie et trouva dans le Parlement la même obéissance passive et le même empressement de servilité que ses prédécesseurs. Le légiste Blackstone, tout bon Anglais et tout zélé anglican qu'il soit, ne peut s'empêcher de flétrir en passant tant de pusillanimité -, il parle avec une certaine pudeur de ces volte-face du Parlement de son pays se succédant en si peu d'années.
L'acte de suprématie fit d'ailleurs de l'abjuration publique du papisme et de la reconnaissance avec serment de l'autorité du roi ou de la reine comme chef spirituel de l'Eglise anglicane la condition de l'admissibilité a tout emploi public , particulièrement du droit d'éligibilité à la Chambre des communes et du droit de siéger à la Chambre des lords, même pour les pairs de race. L'historien Macaulay, qui n'est certes pas suspect de papisme et qui inclinerait plutôt du côté des lètes rondes que des cavaliers, l'historien Macaulay se récrie cependant contre une loi qui excluait du Parlement anglais les successeurs encore vivants des barons qui avaient apposé leur signature à la grande charte du roi Jean. Le serment de suprématie n'était pas, du reste, uniquement exigé des sujets anglais qui aspiraient à remplir des offices publics ou à siéger au Parlement; les juges de paix avaient la faculté de le faire piéter à toute personne domiciliée dans le ressort de leur juridiction et dont l'orthodoxie anglicane et conformiste pouvait leur paraître suspecte. Enfin, le statut 7 de Jacques Ier soumit à la prestation du serment de suprématie les étrangers qui obtenaient par un bill du Parlement leur naturalisation comme sujets anglais. La présentation du bill devait, en outre, être précédée d'une singulière cérémonie : l'étranger qui voulait passer sous l'allégeance du roi était obligé de recevoir le sacrement de la cène selon le rit anglican et d'en rapporter des attestations régulières, selon le statut de Jacques.
Quant aux peines du refus du serment de suprématie, elles étaient les mêmes que celles de l'offense ou crime dit de prxmunire, d'après le statut 6 du règne d'Elisabeth. Le nom un peu barbare de prxmunire, dont il serait trop long et d'un médiocre intérêt de rapporter ici l'étymolngie, avait été donné anciennement aux offenses envers l'autorité royale qui consistaient à favoriser les prétentions ou les entreprises d'une puissance étrangère. Bien avant la réforme de Henri VIII, les peines du prxmunire étaient particulièrement encourues par les apologistes de la cour de Rome. Le prxmunire n'était point puni du dernier supplice, mais il pouvait néanmoins entraîner la peine capitale en cas de récidive. Le refus du serment de suprématie comportant implicitement la reconnaissance de l'autorité temporelle du pape, il parut logique à Elisabeth de lui l'aire l'application de la terrible pénalité du prsmunire.
L'acte du test enchérit sur les rigueurs des statuts de Henri VIII et d'Elisabeth. Le serment de suprématie, en effet, n'impliquait que l'adhésion au schisme et la négation de I autorité spirituelle du pape; il n'obligeait au reniement explicite d'aucun dogme particulier de la religion chrétienne. Lacté du test allait au delà ; il obligeait à renier avec serment le mystère de la transsubstantiation. Tel était ie lest à l'époque de sa promulgation en 1673. En 1678, ce serment, outre Je reniement du mystère eucharistique, dut comprendre l'abjuration et la détestation explicites du culte rendu à la Vierge et aux saints. Jusque-là le test n'avait été une arme que contre les catholiques; quelques années plus tard, en 1682, Jacques II régnant, il fut retourné contre les sectes protestantes non conformistes et devint un actif moyen de persécution contre des presbytériens et des puritains écossais. Les individus soumis à prêter le serment du test durent jurer haine au covenant et protester de leur foi aux principes de la non -résistance et de l'obligation de l'obéissance passive envers l'autorité royale. Les dragons rouges du fameux colonel Claverhouse étaient les missionnaires, et les théologiens chargés de faire sur ces matières l'examen de conscience des paysans de l'Ecosse. Le serment du test était leur grand moyen, leur manière de donner la question aux gens qui exhalaient une odeur d'hérésie. Si le patient biaisait ou répondait à l'interrogatoire par des versets de la Bible sentant un peu trop le puritain et le prêche, les dragons le pendaient sommairement, ou le rançonnaient sans pudeur s'il possédait de quoi se racheter de la corde. Walter Scott a peint avec une admirable fidélité historique ces scènes de persécution et d'intolérance sauvage dans son admirable, dans son épique roman des Puritains d'Ecosse.
Nous ne pouvons terminer cet article sans citer au moins quelques lignes de Blackstone, qui parle du test sans colère, sans émotion, avec l'impassibilité d'un légiste.» Pour mieux, affermir l'Eglise établie, dit Blackstone, contre les dangers que peuvent lui faire courir les non-conformistes de toutes les dénominations, infidèles, Turcs, juifs, hérétiques, catholiques romains et sectaires, on a de plus érige deux sortes de boulevards : ce sont les actes de corporation etdu test. D'après le premier, nul ne peut être légalement élu pour un emploi ou office relatif à l'administration d'une cité ou corporation quelconque à moins
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que, dans les douze mois précédents, il n'ait reçu le sacrement de la sainte cène conformément au rit de l'Eglise anglicane ; et de plus il lui est enjoint de prêter le serment d'allégeance et de suprématie, en même temps qu'il prête le serment de son office ; à défaut de l'une de ces conditions, son élection est nulle. L'acte du test oblige tous les officiers civils et militaires à prêter leur serment et faire leur déclaration contre la transsubstantiation en l'une des cours royales de Westminster ou aux quartiers-sessions dans les six mois de calendrier à compter de leur admission ; comme aussi à recevoir dans le même temps le sacrement de la cène, conformément à l'usage de l'Eglise d'Angleterre, dans quelque église publique, immédiatement après le service divin et le sermon, et à en remettre à la cour un certificat signé du ministre et des marguilliers, le tout à peine d'une amende de 500 livres et d'être déclarés inhabiles à posséder leurs offices. ■
Un statut de George III , le trente-etunième du règne de ce prince, adoucit dans une certaine mesure les intolérables rigueurs de l'acte du test. Ce statut permit aux sujets anglais faisant profession de la religion catholique de pratiquer leurcuiteen secret, mais à titre de simple tolérance, et les dispensa de suivre les exercices du culte anglican et d'être inquiétés pour fait de non-conformisme. Pour jouir du bénéfice du statut, les catholiques durent faire leur déclaration à la cour de leur comté et y prêter un serment spécial, qui était le serment d'allégeance ordinaire, mais dégagé de l'accessoire des serments de test et de suprématie. A ces conditions, les catholiques furent tolérés, mais nullement placés sur le pied d'égalité avec les autres sujets anglais. Us demeurèrent exclus du droit de siéger tant à la Chambre haute qu'à la Chambre basse du Parlement. Quelques offices subalternes, et sans aucun caractère politique, leur furent seulement accessibles, l'office de solicitor par exemple, les fonctions d'avocat jusqu'au grade de attrister seulement, et enfin les fonctions de notaire, qui, chez nos voisins d'outre-Manche, ne signifient à peu près rien et ne sont entourées d'aucune espèce de considération. Le notaire anglais rédige des protêts et légalise les signatures des actes. Quant à la rédaction des contrats, elle ne regarde pas cet infime officier public ; les actes sous seing privé sont à peu près seuls en usage en Angleterre, l'acte authentique y est presque inconnu.
Le statut de George III fut un premier pas, un pas timide dans la voie de la tolérance religieuse. L'acte du test a été définitivement abrogé en 1828.
TEST s. m. { tê — lat. teslum, couvercle en terre cuite, puis objet creux, bombé, qui est de mêm'e formation que lesta, vase de terre, brique, etc. Ces deux mots viennent du latin texo, qui ne signifie plus que tisser, mais qui a signifié dans l'origine fabriquer, façonner, et qui représente une racine que l'on trouve en sanscrit sous la double forme de tuaksh et taksh, avec les significations de tailler, couper, fendre, gratter, former, fabriquer, puis en général, iigir, travailler), Chim. et métall. Vaisseau de terre dont on se sert pour faire en grand l'opération de la coupellation. it On dit aussi têt.
— Zool. Tégument solide qui enveloppe le corps d'un grand nombre d'animaux invertébrés : Le tkst des mollusques, des crustacés, des infusoires rotateurs, it Carapace des tortues et des tatous. Il On dit aussi têt.
— Bot. Enveloppe ou tégument des grains. Il On dit aussi testa.
— Encycl. Zool. La signification spéciale attachée à ce mot, depuis Aristote jusqu'aux auteurs modernes, est celle d'une enveloppe dure, calcaire, plus ou moins pierreuse, destinée à protéger le corps mou ou peu résistant d'un très-grand nombre d'animaux invertébrés. Quelques auteurs l'ont employé aussi pour designer les tubes ou fourreaux des annélides tubicoles ; toutefois, il faut remarquer que ces tubes ne constituent pas une enveloppe calcaire inhérente ou adhérente au corps de l'animal, mais bien plutôt une sorte d'habitation fabriquée par celui-ci, et dont on retrouve l'analogue dans les fourreaux mobiles qu'un grand nombre d'insectes et de larves se construisent avec toutes sortes de débris des corps extérieurs.
Le mot test devrait donc peut-être s'appliquer exclusivement à l'enveloppe calcaire des mollusques. La majeure partie de ces animaux en est pourvue; il est externe dans la plupart des genres, interne chez quelques-uns, en partie interne et en partie externe chez d'autres ; on en trouve quelquefois des rudiments à l'intérieur, d'autres fois il n'existe que dans le très-jeune âge ; enfin il peut manquer complètement à toutes les époques de la vie. Il peut être calcaire et opaque, ou cartilagineux et transparent. Sa forme varie à l'infini; il se compose d'une, deux ou plusieurs pièces, ce qui a fait diviser les coquilles en univalves, bivalves et multivalves; les premières sont souvent accompagnées d'une pièce accessoire destinée à en boucher l'entrée et qu'où nomme opercule ; les secondes le sont quelquefois d'un tube calcaire plus ou moins allongé, connue chez les tarets et les iistuUnes.
Outre ces pièce*, qui constituent esseir
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tièdement le tordes mollusques, on en trouve fl'autres qui ont une importance moindre ou une durée temporaire. Tels santl'épiphragme, qui bouche pendant l'hiver l'ouverture de la coquille des escargots, et qui se distingue de l'opercule en ce qu'il n'adhère nullement au corps de l'animal ; les dards simples ou doubles de quelques espèces d'hélices ; les styles calcaires de l'estomac de certains acéphales ; les granules de carbonate de chaux qu'on trouve dans l'intérieur du tissu d'un grand nombre de mollusques, mais qui, le plus souvent, ne se roulent pas de manière a former une coquille interne. Toutefois, il ne parait pas qu'on doive rapporter au test le bec corné des céphalopodes ou les dents d'autres mollusques, qui sont des appareils spéciaux.
La consistance du test est dure ou molle, rigide ou flexible; sa structure est compacte, fibreuse ou lamelleuse; sa cassure crétacée, apathique ou vitreuse. L'intérieur offre souvent des cloisons rudimentaires ou complètes, qui, dans ce dernier cas, le divisent en plusieurs loges. Quelquefois, les derniers tours de spire se détachent à un certain âge, comme dans le bulime décollé.
On donne aussi le nom de test à la peau solide des échinodermes, à la carapace des rotateurs et des infusoires polygastriques, à l'enveloppe solide des foraminifères ou rhizopodes, et même aux charpentes spiculaires, siliceuses, calcaires ou cornées qui, chez les spongiaires, servent de support au tissu animal. Mais, dans tous les cas, on ne saurait comparer le test aux parties solides qui constituent le squelette interne ou externe des vertébrés et des articulés. V. coquille.
— Bot. On désigne quelquefois en botanique, sous le nom de test, l'enveloppe ou tégument propre de la graine ; cette enveloppe * est double; l'enveloppe intérieure, appelée tegmen, est ordinairement mince et membraneuse ; l'enveloppe extérieure, nommée testa, est plus épaisse et plus consistante, bien que sa nature varie. C'est cette dernière qui mérite plus spécialement le nom de test ; elle est quelquefois, en effet, d'une consistance solide, épaisse, cassante, qui rappelle jusqu'à un certain point le test ou la coquille des mollusques; le ricin en offre un exemple remarquable ; on pourrait citer aussi à cet égard le marron d'Inde. Il ne faut pas confondre, comme on le fait souvent dans la pratique, avec le test le noyau ou enveloppe ligneuse de certaines graines, comme l'amande ou la noix ; ce dernier appartient au fruit-, c'est Vépicarpe épaissi et devenu ligneux.
TESTA s. m. (tè-sta). Bot. Partie extérieure ou test de la graine. V. test.
TESTA (Pietro), dit le Luccboilno, peintre italien, né à Lucques en 1617, mort à Rome en 1650. Il se rendit tout jeune à Rome, y compta Pierre de Cortone au nombre de ses maîtres, se lia avec Poussin et s'attacha à s'approprier la manière de ce grand artiste, ainsi que celle du Doininiquin. Testa était d'un caractère difficile et hautain, qui lui fit de nombreux ennemis. Il se noya dans le Tibre. Parmi ses oeuvres, qui dénotent un véritable talent, nous citerons de lui : à Rome, la Massacre des innocents, composition d'une grande et saisissante expression, qu'on voit au palais Spada; la Mort du B. Ange, toile pleine de vigueur et d'énergie, à San-Martino-ai-Monti ; k Florence, laAfort de Didon et le Portrait de l'artiste, dans la galerie publique; à Lucques, le Miracle de saint Théodore, dans l'église San-Paolino, et la Liberté, fresque qu'on voit au palais public. Testa a laissé, en outre, des eaux-fortes très-remarquables.
TESTA (Antoine-Joseph), médecin italien, mort en 1814. IL fut professeur de médecine et de chirurgie dans le grand hôpital de Kerrare, occupa longtemps a Bologne une chaire de médecine et fut membre de l'Institut d'Italie. Testa avait fait une longue étude des anciens, et l'amour qu'il avait pour celit littérature l'a entraîné dans des digressions bien diffuses et moins utiles que curieuses. Voici les titres des deux ouvrages que nous lui devons : De vitalibus periodis xgrotanlium et sanorum, seu elementa dynamicx animalis (Londres, 1787, 2 vol. in-go); belle malattie det cuore, loro cagioni, specie, segni, e cura (Florence, 1823,3 vol. in-8<>, 2e édition).
TESTA (Felice), sculpteur italien, né à Turin, mort dans la même ville en 1826. Il s'adonna d'abord à l'étude de la peinture, dans laquelle il avait déjà obtenu des succès remarquables lorsque, s'étant rendu à Rome pour y perfectionner son talent, la vue des chefs-d'œuvre de la sculpture antique éveilla en lui un penchant irrésistible pour cet art. Testa se livra tout entier au travail. Il avait acquis une place honorable parmi les sculpteurs les plus distingués de son temps lorsqu'il fut emporté par une mort prématurée. Feu de temps avant de mourir, il avait entrepris le mausolée du roi Chiirles-Ermmtnnel, qu'il n'eut pas le temps d'achever. Un cite parmi ses oeuvres les plus remarquables des statues de Cupidon,As Persée etde Léda, ainsi que le tombeau du comte de Maurienne, à Cagliari, et celui du duc de Montferrat, k Sassard.
I TESTACÉ, ÉE adj. (tè-sta-sé — lat. testa-
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cens, de testa, test). Moll. Qui est recouvert d'une coquille ou d'une enveloppe eak*air<;.
— s. m, pi. Groupe dans lequel les anciens naturalistes réunissaient tous les animaux inférieurs, annélides, mollusques, éohinodermes, recouverts d'une enveloppe calcaire.
— Arsenic testacë , Arsenic délayé dans de l'eau miellée, qu'on emploie a la destruction des moUL-hes.
— Miner. Se dit des minéraux formés do feuillets courbes superposés qui , lorsqu'ils sont isolés, ressemblent à des coquilles,
— Encycl. Moll. Les auteurs anciens ont confondu sous ce nom tous les animaux recouverts d'un test ou enveloppe de nature calcaire ou cornée. Ils rapprochaient ainsi des êtres de presque toutes les classes; car si
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Ton voulait prendre ce terme dans le sens le plus rigoureux, il faudrait ranger parmi les testacés les tatous, les pangolins, les poissons à cuirasse, les tortues, tes crocodiles, les crustacés, les serpules, etc. Par contre, il faudrait en exclure les mollusques qui ont une coquille intérieure. Linné avait restreint le groupe des testâmes aux mollusques pourvus d'une coquille externe; encore même comprenait-il dans cet ordre les balanes, qui sont des crustacés, les serpules, genre d'annélides, etc. Le mot testacés n'a donc plus aujourd'hui aucune valeur taxonomique; aussi est-il à peu près abandonné.
TESTACBIFORME adj. (tè-sta-sé-i-for-me — de testacé, et de forme). Hist, nat. Qui îcsscmble à une coquille.
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TESTACELLE s. f. (tè-sla-sê-la — dimin.
du lat. testa, coquille). Moll. V. cryptelle.
TESTACÉOGRAPHE s. m. (tè-stft-sé-ogra-fe — de teslacé, et du gr. graphô, j'écris). Naturaliste qui s'occupe spécialement des testacés, qui a écrit sur cette matière. I) On dit aussi testacéologue.
TESTACÉOGRAPHIB adj. (tè-Sta-sé-o-
fjra- fi — de testacé, et du gr. graphô, j'écris). Description des testacés. n On dit aussi tbs-
TACÉOLOG1E.
TESTACÉOGRAFHIQUE adj. (tè-sta-sé-ogra-fi-ke — rad. testacéographie). Qui a rapport à la testacéographie. Il On dit aussi TES-
TACÉOLOGIQUB.
TESTACÉOLOG1E 9. f. (tè-sta-sé-o-lo-jt —
TEST de testacé, et du gr. logos, discours). V. tks-
TACÉOGRAPHIR,
TESTACÉOLOGIQUE adj. (tè-sta-sé-o-loji-ke — nid. testacéulogie). V. testackogra- PHrqrjE.
TESTACÉOLOGUE S. m. (tè-sta-sé-o-loghe — de testacé,. et du gr. logos, discours).