‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 1058 sur 1059 · ILS ONT ÉTÉ PLACÉS EN CE LIEU EH 17U · texte numérisé non relu

ILS ONT ÉTÉ PLACÉS EN CE LIEU EH 17U

TÉRUEL (province de), située entre celles de lluesca au N., de Saragosse au N.-O., les capitaineries générales de Valence k l'O., au S. et au S.-E. et de Catalogue k l'E., 240,000 hab. et 14,164 kilom. carrés de superficie. Elle est traversée par une chaîne de montagnes qui donnent naissance au Guadalaviar, au Guadalupe et au Xiloca. Formée par les cortès, en 1822, de la partie méridionale de 1 Aragon et d'une très-petite partie de la province de Valence.

TÉRUNCE s. m. (té-ron-se — lat. teruncius, de ter, trois fois, et de uncia, once). Antiq, roui. Poids de trois onces. Il Monnaie qui valait le quart d'un as.

— Encycl. Comme poids, le térunce valait 3 onces, et par conséquent 2 sexcuiices, puisque le sexcunce valait 1 once 1/2. L'once romaine équivalant à 276', 19, le térunce équivalait à 71gr,57. Il fallait 4 térunces pour faire 1 livre, qui comprenait 12 onces. Comme monnaie, le térunce était le quart de l'as; il valait donc environ 3 centimes 3/4. Plauie a employé le nom de cette monnaie dans le sens où nous disons : t Pauvreté n'est pas vice » (Captifs, III, l) :

Ifeque ridicules jam terunci faciunt.

Le térunce portait sur la face une tête d'Hercule ou de Gérés; sur le revers, des grains de blé, un strigile, un dauphin, quelquefois l'image d'un navire, etc.

Il est facile de voir que le mot térunce est composé de ter, trois fois, et de uncia, once. Quand on considérait cette monnaie comme

' étant la quatrième partie de l'as, on la nom-

' niait quadrans, quart d'as.

TERVAGANT, dieu prétendu qu'adoraient, , disait-on, les mahométans, et qu'invoquaient

les enchanteurs. Il On dit aussi termagant.

TERVUEREN, bourg de Belgique, à 13 kii lom. de Bruxelles, sur la lisière N.-E. de la ' foret de Soignes; 2,300 hab. Résidence favo-

F' le

TERZ

rite des ducs de Brabant. Le château, démoli par ordre de Joseph II, a été remplacé par un pavillon royal, entouré d'un beau parc. Ce pavillon fut offert uu prince d'Orange par les deux nations réunies, la Belgique et la Hollande. Il reste du vieux château des écuries et une chapelle de Saint-Hubert. Selon une antique légende, saint Hubert fit le premier construire ici, à la fin du vue siècle, un rendez-vous de chasse. On montre encore kTervueren le gigantesque cor de chasse de ce personnage.

TERWESTEN (Augustin) , peintre hollandais, né a La Haye en 1649, mort en 1711. Tout enfant, il s'adonna, sans maître, k l'étude du dessin et acquit, en outre, une grande ♦habileté à modeler des figures en cire et à ciseler des pièces d'orfèvrerie. Vers l'âge de vingt ans, il entra dans l'atelier du peintre N. Wieling et passa, peu de temps après, dans celui de Guill. Doudyns, sous la direction duquel il fit des progrès rapides. En 1C73, il partit pour l'Italie, où il résida surtout a Rome et k Venise et, après avoir visité la France et l'Angleterre, il revint, en 1C78, k La Haye, où il jouit bientôt d'une grande réputation. Il peignait indifféremment des sujets historiques ou mythologiques, profanes ou religieux ; mais il empruntait de préférence ses motifs à Ovide. Un de ses principaux mérites est d'avoir restauré l'Académie de peinture de La" Haye, qui était tombée dans une décadence complète. En 1690, l'électeur de Brandebourg, plus tard roi de Prusse sous le nom de Frédéric I«, l'appela k Berlin et le nomma peintre de ta cour. Il fut, en outre, chargé d'établir à Berlin une Académie de peinture, dont il devint le premier directeur et qu'il sut élever au rang des meilleures écoles de l'Allemagne à cette époque. Les qualités principales de ce maître étaient une grande variété de conception et une facilité vraiment prodigieuse d'exécution. Il a gravé quelques planches, qui sont fort rares aujourd'hui.

TERWESTEN (Elie), peintre hollandais, frère du précèdent, né à La Haye en 1651, mort en 1724. Il fit ses premières études sous la direction de son frère et s'adonna à la einture de fleurs et de fruits, genre dans equel il obtint de bonne heure beaucoup de succès. Il alla se perfectionner en Italie, où ses toiles ne furent pas moins goûtées que dans sa patrie, ce qui le décida à se fixer dans cette contrée, où il résida jusqu'à sa mort. Lors de la fondation de l'Académie de Berlin, son frère le chargea, au nom de l'électeur de Brandebourg, de faire exécuter les plâtres des plus beaux chefs-d'œuvre de la sculpture antique pour servir aux études de la nouvelle école berlinoise. Terwesten acheta, en outre, pour le même prince la collection d'objets d'art formée par Belloie, que l'on voit aujourd'hui au musée de Berlin.

TERWESTEN (Matthieu), peintre hollandais, frère des deux précédents, né à La Haye en 1670, mort en 1735. Il fut aussi l'élève de son frère aîné, travailla ensuite dans les ateliers de Doudyns et de Daniel Mytens et, k peine âgé de vingt ans, fut jugé capable de terminer plusieurs plafonds que son frère Augustin avait laissés inachevés à son départ pour Berlin. Il s'était déjà fait connaître par plusieurs compositions remarquables, entre autres par une Diane au bain avec ses nymphes. Après avoir visité successivement Rome, Venise, Vienne et Berlin, il revint se fixer, en 1699, dans sa ville natale, qu'il ne quitta plus jusqu'à sa mort. Il y exécuta un grand nombre de tableaux et de plafonds, et l'on cite comme son oeuvre la plus remarquable une Transfiguration qui décorait l'église des jansénistes.

TERZA RIMA s. f. (tèr-dza-ri-ma — de l'ital. tersa, troisième ; rima, rime). Littér. Système de versification usité chez les anciens postes italiens, et consistant à couper tout le pogine en tercets, k rimes croisées, malgré la coupe de la strophe.

— Encycl. V. TERCET.

terzes. m.(tèr-ze — espagn. terxo,mèm& sens). Ancien régiment espagnol.

TERZETTO s. m. (tèr-dzétt-to — mot ital. formé de terzo, troisième). Mus. Petite composition pour trois voix ou trois instruments.

TERZI ou TE11ZO (Ottobone), tyran de Parme, mort en 1409. Il servit d'abord sou» les ordres d'Albéric de Barboano, puis sous Jean-Galéas Visconti, aux conquêtes duquel il eut une grande part. Après la mort de Visconti, il résolut de se créer une souveraineté indépendante, réussit, en 1404, k s'emparer du pouvoir à Parme, massacra plus de trois cents membres du parti guelfe et se rendit maître peu après de Plaisance et de Reggio. Obligé, en 1406, d'évacuer Plaisance à l'approche de Facino Casse, général de Philippe-Marie Visconti, il le battit l'année suivante à Binasco et se trouva par cette victoire maître d'une grande partie de la Lombardie, sur laquelle il fit peser un joug de fer. Ses cruautés et ses exactions le rendirent odieux à toute l'Italie, et il vit se former contre lui une ligua dans laquelle entrèrent le marquis d'Esté, le duc de Milan et les seigneurs de Mantoue, de Brescia, de Crémone. Se voyant sur le point d'être abandonné de ses troupes, Ottobone Terzi en fut réduit à demander la paix et se rendit, en 1409, à

TESB

Rubbiera pour avoir une conférence ayee la marquis d Este ; mais il y fut assassiné pendant les négociations par Sforza Attenoolo, et son cadavre' fut abandonné aux outrages de la populace de Modène.

TES adj. poss. (te). Pluriel de ton.

TÉSAN s. m. (té-zan). Moll. Coquille du genre buccin, qu'on trouve dans les mers du Sénégal.

TESAURO (Antoine), jurisconsulte italien, né k Fossauo (Piémont), mort à Turin en 1586. Il portait le titre de seigneur de Salmours. De bonne heure il acquit la réputation d'un jurisconsulte éminent, à laquelle il dut d'être nommé sénateur de Turin, puis gouverneur d'Asti. Tesauro rétablit dans cette ville l'ordre, la justice, et sfettacha à guérir les maux que lui avait causés la rivalité des Français et des Espagnols dans le Piémont. Il laissa en mourant un recueil de décisions de jurisprudence, lequel a été publié par son fils Gaspard, sous le titre de Novsû decisianes sacri senatus Pedemontani (Turin, 1602, in-fol.). — Gaspard Tesauro, fils du précèdent, a publié les ouvrages suivants : Tractatus de augmenta ac varialione monetarum (Turin, 1602, in-fol.); Quxstionumforensium libri IV quorum singutarum qusstionum resolutiones confirmantur senatus decisionibus (Turin, 1604, in-fol.); De censibus (Turin, 1612, in-fol.).

TESAURO (Emmanuel), littérateur italien, second fils d'Antoine, né k Turin en 1581, mort on ne sait à quelle époque. Il entra dans l'ordre des jésuites en 1610 et devint professeur k leur collège de Milan. On lui doit : Elogia duodecim Cxsarum cum epigrammatibus (Oxford, 1627, in-12); La magnificenza, discours remarquable prononcé devant le cardinal de Savoie à Chieri (Turin, 1627) ; Oratio in qua probatur Academiam Cremonensem animosorum esse verum Herculis templum (Crémone, 1620). — Son frère, Charles-Antoine Tesauro, né à Turin en 1 587, mort k Rome en 1655, entra également chez les jésuites, professa la morale à Rome et devint pénitencier du Vatican. On a de lui : De pœnis ecctesiasticis seu censuris latB sententis praxim bipartitm (Rome, 1640).

TESAURO (Alexandre), poëte italien, de la famille des précédents, né kFossato en 1558, mort en 1621. Il publia, sous le titre de la Séréide (Turin, 1585, in-8°), un poëtne en deux chants sur l'éducation et les maladies des vers k soie. Il devait le compléter en traitant de l'art de filer et de teindre les étoffes, mais il finit par y renoncer. Ce poème est écrit avec élégance et facilité, en vers non rimes, harmonieux et d'une bonne facture; maison y trouve des épisodes trop longs et sans rapport avec le sujet.

TESAURO (Emmanuel), historien italien, fils du précédent, né k Turin en 1591, mort en 1677. Il fit, sous la direction de son père, d'excellentes études qui furent principalement dirigées vers l'histoire. Le duc de Savoie, Charles-Emmanuel, l'ayant chargé d'écrire l'histoire de Turin, il ne se contenta pas de remplir la tâche qui lui était imposée; il étendit ses recherches sur toute l'Italie. Mais cet ouvrage, qui a été loué outre mesure par les contemporains de L'auteur, est rédigé dans un style barbare et incorrect et contient une foule de fables et de légendes parfois d'une absurdité inimaginable; aussi est-il complètement oublié aujourd'hui. L'auteur n'en jouit pas moins d'une grande faveur auprès de son souverain, qui te chargea de plusieurs missions politiques importantes et le combla d'honneurs et de dignités. Parmi les nombreux ouvrages de Tesauio, nous citerons : la Vierge triomphante et le Capricorne écorné (Cologne, 1635, in-fol.), réponse à l'ouvrage du P. Monod, intitulé le Capricorne ; Campagnes ou histoire du Piémont (Turin, 1640 , in-fol.) ; Saint-Omer assiégé par les Français et délivré par le prince Thomas de Savoie (Turin, 1640, in-fol.); la Politique d'Esope phrygien (Turin, 1640, in-fol.); Patriarche siue Christi.genealoyia per mutidi tetates traducta (1651, in-8»); la Lunette d'Aristote ou Idée des pointes d'esprit héroïque, vulgairement appelées devises, etc. (1654, in-fol.); Histoire de ta vénérable compagnie de la foi catholique sous l'invocation de saint Paul (1657, in-fol.); Panégyriques et raisonnements (1660, 3 vol. in-8°) ; Du royaume d'Italie sous tes barbares (1664, in-fol.); Panégyrique de il/me Christine de France, duchesse de Savoie (1665, iû-4°), traduit en français (Paris, 1665) ; Inscriplianes. , quotquot reperiri potuerunt (Turin, 1666); la Philosophie morait tirée de la haute source du grand Aristote (1670, in-fol.) ; Campagnes du prince Thomas de Savoie (1674, in-fol.); Histoire de l'auguste cité de Turin (1679, in-fol.), ouvrage continué par Giraldi et terminé par Fenero (1772 et 1779, 2 vol. in-fol,), etc. On dojt aussi à Tesauro une tragédie, Erménégilde (1661), et des traductions italiennes de l'Œdipe et de l' Hippolyte de Sophocle.

TES8IK s. m. (tè-sbik). Chapelet musulman.

— Encycl. Le tesbik ou chapelet des musulmans, que les Turcs nomment aussi cornboloïo, ne devrait avoir que quatre-vingt-uixneuf grains, puisque c'est le nombre des attributs qu'ils reconnaissent à Dieu; mais comme Allah fait le centième, ils se servent

TESE

en général de chapelets à cent grains. Voici comment ils procèdent. Sur chacun de ces grains, celui qui les défile invoque tour à tour le nom de Dieu, suivi d'un de ses attributs : Allah Akbarl (Dieu grand !) Allah Taâlafit (Dieu très-hautl) etc., sorte de litanies, -terminées par le nom seul, sans attribut, qu'ils prononcent sur le centième grain : Allah.' ce qui équivaut à notre amen. En Perse, cependant, on se borne k dire sur les trente-trois premiers grains : O Dieu très-haut t sur les trente-trois qui suivent : Gloire àDieul et sur les trente-trois derniers : Louanges à Dieu! Les dévots récitent sur chaque grain la confession de foi musulmane. Tous ces chapelets sont noirs; dans quelques-uns seulement le cinquantième grain est un peu plus gros. Les derviches, comme chez nous les moines, portent le chapelet à la ceinture. Les laïques eux-mêmes, en Turquie, avaient toujours autrefois le chapelet a la main ou bien dans leur poche, usage auquel n'ont point encore renoncé les dames de qualité. Tout cela, du reste, n'était et n'est aujourd'hui u'affaire d'amusement ou de contenance. On 'abrique ordinairement les chapelets avec les fruits desséchés du tagek, ou avec une . espèce de jujubier; ce sont les plus communs. Les plus riches, ceux des femmes, ont des grains de jaspe ou d'agate, ou d'ambre blanc, ou de corail, artistement ciselés, entremêlés de perles fines et ornés de glands à fils d'or. Les plus précieux, aux yeux des dévots du moins, sont faits de la terre des lieux saints, c'est-à-dire des lieux où repose la cendre des imans issus d'Aii, pour les Persans, et pour les Arabes et les Turcs de celle des sépulcres de leurs plus célèbres docteurs, ou bien des mosquées de La Mecque et de Médine.

TESCARET s. m. (tè-ska-rè). Comm. Certificat des douanes du Levant, attestant que les droits d'entrée ont été payés. Il On dit

aussi THESKÉRB.

TESCATILPUTZA ouTLALOCH, dieu mexicain, qu'on adorait sous la ligure d'une idole en pierre noire, ornée d'or et de pierreries. Ce dieu était spécialement chargé de pardonner les péchés, et on lui offrait, pour le toucher, des sacrifices humains. On célébrait, au printemps, une grande fête en son honneur.

TESCHEN ou T1ESSEN, ville des Etats autrichiens (Silésie autrichienne), sur la rive droite de l'Olsa, prés de son confluent avec la petite rivière de Bobreck, à 220 kilom. de Brùnn, par 49° 41' de latit. N. et 16<> 12' de longit. E.; ch.-l. de cercle; 7, OûO hab. Gymnase catholique et luthérien, musée, bibliothèque. Fabriques de draps fins, de casimirs, de toiles, de liqueurs et .d'armes ; tanneries. Commerce de laine, étoffes, cuirs, miel et cire. C'était jadis le chef-lieu d'une principauté de même nom. 11 y fut signé, en 1779, un traite qui mit fin à la guerre dite de la succession de Bavière, entra l'Autriche et la Prusse.

TESCHEN (cercle de), entre la Prusse au N., la Galicie à l'E., la Hongrie au S., la Moravie à l'O.; 200,000 hab. Sa surface est très-montagneuse au S., où commencent les monts Karpathes, mais plate et marécageuse dans sa partie N., qui est arrosée par la Vistule et l'Olsa et où se trouvent aussi un grand nombre de lacs. Cette contrée est riche en bois et en prairies; 011 y élève beaucoup de chevaux, de bêtes à cornes et de porcs. On récolte très-peu de grains, mais une assez grande quantité de pommes de terre. On exploite du fer et de la houille; l'industrie consiste surtout en forges et en fabrique de draps, de toile et d'objets en bois.

TESCOU, rivière de France. Elle prend sa source au pied du coteau de Broze, entre Gaillac etCastelnau-de-Montmiral, entre dans le département de Tarn-et-Garonne et se jette dans le Tarn, à Montauban, après un cours de 60 kilom.

TÈSE s. f. (tè-ze — du lat. txda, torche de bois résineux). Petit morceau de racine de pin, dont les montagnards des Pyrénées se servent en guise de chandelle.

TESEO-AMBBOSIO, orientaliste italien, né à Pavie en 14G9, mort dans la même ville en 1540. Il descendait de la famille des comtes d'Albonèse. De très-bonne heure, il montra une grande aptitude pour les langues, se fit admettre dans l'ordre des chanoines réguliers de Latran, après avoir passé son doctorat en droit à Pavie, et se rendit a Rome en 1512. Là, il profita du concile de Latran pour se lier avec des religieux orientaux et syriens, dont il apprit la langue. Quelque temps après, Léon X le nomma professeur de syriaque et de chaldéen à l'université de Bologne. Teseo-Ambrosio s'occupa pendant longtemps de donner un psautier en langue chaldeemie et il avait réuni dans ce but les planches et les caractères nécessaires, lorsque le couvent où il s'était retiré fut pillé par les troupes françaises et tout ce qu'il avait réuni à grands fiais fut perdu et dispersé. Quelques années après, il fit un voyage à Venise, où il se lia avec Guillaume Postel, puis retourna dans sa ville natale et y fit imprimer, un an avant de mourir, son Introduction aux langues chaldéenne, syriaque, arménienne (Pavie, 1539), livre rare et curieux.

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