VEL
SCLÉRANTHE, ÉE adj. (sklé-ran-té — rad.
sclêruHifai), Bol. Qui ressemble ou qui se rapporte au scléranthe.
— s. f. pi. Tribu de la famille des caryoph3'l!ées, ou de celle des paronychiées, érigée par quelques auteurs en famille distincte, et ayant pour type le genre scléranthe,
— Encycl. La famille des scléranlhées renferme des plantes herbacées, à feuilles opposées et dépourvues de stipules; les fleurs, tantôt soliiuires ou en très-petit nombre à l'aisselle des feuilles, tantôt réunies en cymes axillaires ou terminales, sont dépourvues de corolle; elles présentent un calice à quatro ou cinq divisions; un nombre égal d'étamines fertiles opposées à ces divisions, quelquefois alternant avec autant d'étamines stériles , d'autres fois réduites à une seule, à lileis libres et courts, insérés sur la gorge du calice ; un ovaire à une seule loge uniovulée ou biovulée, surmonté d'un style simple ou double. Le fruit est un utricule renfermé dans le tube endurci du calice ; l'embryon est roulé en an-' neau autour d'un albumen farineux. Cette petite famille, qui a des uflinités avec les paronychiées, les illécébrées et les caryophyllées, comprend les genres sclëranl/ie (guuvelle), guitleminée, mniurum et ditoque.
SCLÈRE s. m. (sklè re — du gr. skléros, dur), Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromeres, de la famille des mélasomes, tribu des blapsides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Espagne, l'Egypte et surtout l'Inde.
SCLÉRECTOMIE s. f. (sklé-rè-kto-mi — de sclérotique, et du gr. ektomâ, excision). Chir. Section de la sclérotique.
SCLÉRÈME s. m. (sklé-rè-me — du gr.
skléros , dur ). Pathol. Endurcissement du tissu iamineux chez les nouveau-nés. Il On dit aussi sclérémie s. f., et on appelle aussi cette affection œdiime ans nouveau-nés.
— Encycl. Lesclérèmc est une maladie anatomique uientcuractérisée par l'accumulation, entre les fibres du tissu Iamineux, d'une substance amorphe, finement granuleuse, demisohde et mélangée avec une plus ou moins grande quantité de sérosité. Cette affection, que les médecins rencontrent rarement dans leur clientèle privée, s'observe assez fréquem-
SCLÉ
ment dans les hospices, chez les enfants âgés seulement de quelques jours. Elle se rapproche sous de beaucoup rapports de l'œdème essentiel et de la maladie de Bright, et il n'est pas rare de trouver h l'uutopsie des nouveau - nés qui en meurent les reins congestionnés ou même plus profondément altérés. Le sclérème n'atteint en général que les enfants faibles, chétifs, nés avant ternie et provenant de parents misérables. Il sévit plus particulièrement' en hiver, et sa cause occasionnelle la plus commune parait être l'impression du froid. Il se rattache aussi dans quelques cas aux causes nombreuses qui sont capables de gêner la circulation et l'hématose.
Les deux symptômes caractéristiques de cette maladie sont l'abaissement de la température du corps et l'induration du tégument externe. La moyenne normale étunt de 37° chez les enfants nouveau-nés, on a vu le thermomètre tomber à 22° chez ceux qui sont atteints d'œdème et marqueren moyenne 31°. Lu bouffissure commence par les pieds, les mains et la face, et elle envahit promptement tout le Corps. La peau acquiert en même temps une coloration bleuâtre, violacée et cyanique, dans toute son étendue et surtout aux extrémités. La respiration s'embarrasse, le pouls devient imperceptible, l'appétit et la soif font défaut, les membres infiltrés sont roidis, difficiles à. fléchir et immobiles dans l'extension. Les jeunes malades sont plongés dans la torpeur, et ils uo sortent de leur somnolence que pour pousser de petits cris, faibles, voilés et entrecoupés. La pneumonie ou la congestion pulmonaire survient fréquemment dans ces circonstances et ajoute a un danger déjà si grave. Au bout de deux à six jours la mort arrive en général par asphyxie, rarement elle tarde plus de deux ou trois septénaires. La terminaison est, en effet, presque toujours funeste ; elle le devient fatalement si la température du corps s'est abaissée au-dessous de 30°.
Le traitement doit consister à relever les forces clés petits malades et à les réchauffer. On les enveloppera dans des langes de laine api es avoir fait sur la peau des frictions sèches ou aromatiques. Les lotions d'eau glacée ont quelquefois réussi en provoquant une réaction salutaire. Il en est de même des bains ttès-chauds convenablement prolongés et répétés. On devra surtout insister sur l'administration à l'intérieur des toniques analeptiques, tels que le lait d'une bonne nourrice, le vin vieux et le bouillon pris par cuillerées.
SCLÉRENCHYME s. m. (shlé-ran-chi-mo — du gr. skléros, dur; egehuma, chose infusée). Zool. Tissu des polypiers.
— Bot. Tissu végétal d'une grande dureté. SCLÉRÉTINITE s> f (sklé-ré-ti-ni-te — du
gr. skléros, dur; rétine, résine). Miner. Résine fossile.
SCLÉREUX, EUSE adj. (sklé-reu, eu-ze — du gr. skléros, dur). Anat. Se dit des tissus fibreux, cartilaginieux et osseux, qui sont les plus durs de l'organisme.
SCLÉRIASE s. f. (sklê-ri-a-ze — gr. skliriasis, dureté; de skléros, dur). Pathol. Endurcissement : La scliïriask dit bord des paupières.
SCLÉRIE S, f. (Sklé-rl — du gr. slclêros, dur). Bot. Genre de plantes, de la famille des cypéracées, type de la tribu des sclériées, comprenant plus de quarante espèces, qui croissent dans les régions tropicales.
SCLÉRIÉ, ÉEadj. (sklé-ri-é — rad. scierie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la scierie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des cypéracées, ayant pour type le genre scierie.
SCLÉROCARDE s. m. (sklé-ro-kar-de — du gr. sklêrokurdios, opiniâtre). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrainères, de la famille des charançons, dont l'espèce type habite l'Afrique australe et orientale.
SCLÉROCARPE s. m. (sklé-ro-kar-pe — du gr. skléros, dur; knrpos, fruit). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, dont l'espèce type croît en Guinée.
SCLÉRQCÊRE s. m. (sklé-ro-sè-re — du gr. skléros, dur ; keras, corne). Emora. Syn. U'œmk.
SCLÉRO-CHOROÏDITE s. f. (sklé-ro-koro-i-ui-te — de sclérotique, et de choroïdite). Pathol. Inflammation de la sclérotique et de la choroïde.
— Encycl. Cette maladie est très-commune chez les personnes atteintes de myopie ; elle est due sans doute à la contraction et à l'activité des muscles de l'œil et surtout des muscles droits internes qui , chez les myopes, sont presque toujours en action. La sclérochoroïdite est caractérisée par l'amincissement de ces doux membranes qui forment en arrière de l'œil un véritable staphylôme, et celui-ci, allongeant le diamètre antéro-postérieur de l'organe, a pour effet d'augmenter la myopie si elle existe, de la produire si elle n'existe pas. Le stnphylome postérieur peut être plus ou moins développé; il a'accoinpagno parfois d'accidents graves pour la vision, tandis que, d'autres fois, il reste stalionuaire après avoir seulement diminué la longueur du foyer. (Desmarres.)
SCLÉ
— Symptômes. L'examen ophthalmoscopique fait découvrir au niveau de la papille du nerf optique une tache blanche semi-lunaire, appuyée sur le nerf ou l'entourant complètement. Cette tache parait saillante, mais a l'autopsie on la trouve réellement creuse. Elle est brillante ; sa limite externe est mal dessinée, souvent déchiquetée. Si la maladie fait des progrès, la tache s'étend dans tous les sens et forme une espèce de cône dont la petite extrémité est tres-arrondie. Ce cône envahit tonte la rétine quand l'affection est à son plus haut degré. Au milieu se trouvent les vaisseaux rétiniens qui n'ont subi aucune altération. La tache blanche est formée, non point par uno altération des membranes de l'œil, mais par la perte du pigment et par la lumière renvoyée par la sclérotique. Dans le début, les malades se plaignent d'abord d'un raccourcissement de la vue et d'une certaine tension dans le fond de l'œil. S'ils sont myopes, ils rapportent ce phénomène à leurs luneites et cherchent à en trouver d'autres qui les servent mieux ; mais ils no tardent pas à s'apercevoir que, malgré le changement des verres, les objets paraissent confus, les ligues droites un peu tortueuses, les lettres d'un livre un peu effacées ou de travers ; enfin, ils aperçoivent du temps à autre des nuages voltigeants. Souvent ils ressentent des cuissons et des élancements intolérables; la lumifre leur fait mal, tout travail leur devient impossible et le moindre écart de régime redouble leurs souffrances. La scléro-choroïdite, une fois déclarée, reste ordinairement stationnaire, c'est-à-dire qu'elle ne disparaît plus. Si elle existe à un faible degré, elle no provoque pas toujours de la gêne, à moins que le malade ne se livre a un travail qui demande une application constante des yeux. Le pronostic île cette maladie n'est pas grave tant que la tache blanche ne présente qu'une petite étendue. Dans le cas contraire, les yeux sont généralement impuissants à soutenir une action prolongée.
— Traitement. Si le mal est stationnaire, dit Desmarres, le malade doit se ménager, ne pas se servir de verres concaves, surtout pour lire, éviter la fatigue des yeux, porter de simples conserves bleues pour diminuer autant que possible la réflexion de la tache blanche scléroticale à travers la rétine souvent excitée, toujours excitable. L'hygiène lui est surtout recommandée ; on étudie i'ètat général et l'on agit selon les conditions les plus favorables pour produire une déiivation salutaire. Si la maladie fait des progrès, on applique près de l'œil des sangsues ou des ventouses scarifiées, on administre des purgatifs et de fréquents pédiluves sinapisés. On emploio avec avantage l'instillation souvent répétée d'un collyre avec : eau distillée, 30 grammes; sulfate neutre d'atropine, 08r,05, pour tenir la pupille dilatée et relâcher les muscles de l'œil. Pendant les moments d'exacerbation, il faut tenir les malades dans une demi-obscurité.
SCLÉROCOQUE s. m. (sklé-ro-ko-ke — du gr. skléros, dur; kokkos, grain). Entom. Genre d'insectes coléoptères tetiamères, do la famille des charançons, tribu des braehydérides, dont l'espèce type vit au Brésil.
— Bot. Syn. de métabole. Il Genre de champignons.
SCLÉRODERME adj. (sklé-ro-dèr-ine — du gr. iktêros, dur; derma, peau). Hist. nat. Qui a la peau dure.
— s. ni. Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des sphégiens, tiibudes mutillides.
— Bot. Genre de champignons, type de la tribu des sclérodermés.
— s. m. pi. Mamin. Groupe de mammifères édentés.
— Ichthyol. Famille de poissons plectognathes, comprenant les genres aluthèro, baliate , coffre, triacanthe et monacanthe : Au nioyen de cette armure défensive, les Scléro- DERjiiiS jouissent d une vie calme, (A. Guiche-
— Encycl. Ichthyol. Les sclérodermés ont pour caractères : un museau conique ou pyramidal; lu bouche très-petite, n'ayant de dents que sur ses bords; un corps globuleux ou discoïde, couvert de plaques dures, osseuses, articulées entre elles, de manière à former une sorte de bouclier impénétrable; des nageoires très-petites. Ils ont peu d'agilité dans leurs mouvements, et leur nourriture consiste en vers, en mollusques, en zoophytes ou en plantes marines. La petitesse de leur bouche et la pauvreté de leur système dentaire ne leur permettraient pas de satisfaire des appétits plus carnassiers. Par contre, l'armure résistante dont ils sont revêtus est pour eux une excellente défense contre la voracité des grands animaux marins, au milieu desquels ils peuvent vivre paisiblement. Cette petite famille comprend les genres alutère, buliste, coffre ou ostracion, monacanthe et triacanthe.
SCLÉRODERME, ÉE adj, (sklé-ro-dèr-mé — du gr. skléros, dur ; derma, peau). Hist. nat. Qui a la peau dure.
— s.,m. pi. Mamm. Ichthyol. Syn. de gclérodeiîmes.
— Bot. Tribu de champignons, ayant pour type le genre scléroderuie.
BCLÉRODERRIS s. m. (sklé-ro-der-riss —
SCLE
du gr. skléros, dur; derris, peau). Rot. Syn. de ciîkangion, g^nre de champignons.
SCLÉROLÈNE — du gr. skléros, dur ; laina, enveloppe). Bot. Genre de sous-ai bris-eaux, de la faiiiilla des ehénopodées, dont les espèces principales croissent en Australie.
SCLÉBOLÉPIS s. m. (sklé-ro-lé piss — du gr. skléros, dur; lepis, écaille). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des eupatoriées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique du Nord. Il Syn. de pacuylei'is, autre genre de végétaux.
SCLÉROIiOBE s. m. (sklé-ro-lo-be — du gr. skléros, dur; lobio», gousse). Ilot. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses, tribu des césalpiniées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.
SCLÉROME s. m. (sklé-ro-me). Pathol. Syn.
de SCLlilUASIi.
SCLÉROMÈTRE s. m. (sklé-ro-mè-tre — du gr. skléros, dur; melron, mesure). Physiq. Instrument dont on se sert pour mesurer la dureté des corps, par l'effort nécessaire pour les rayer à l'aide d'une pointe, n Instrument servant a mesurer la densité des poteries.
SCLÉRO-MUQUEUX, EUSE adj. (sklé-romu-keu, eu-ze — de sclcreux, et do muqueux). Anat. S j dit du tissu cellulaire membraneux.
SCLÉRONOTE s. m. (skléro-no-te — du gr. skléros, dur; nùtos, do\). ICntom. Genre d'msecies coléoptères tétruinères, de la famillo des longicornes, tribu des lamiuircs, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
SCLÉROPE s. m. (sklé-ro-pe — du gr. skléros, dur; pous, pied). Bot. Genre de plantes, de la fninillo des amarantitcées, tribu des achyranthées, comprenant des espèces qui croissant aux Antilles.
SCLÉROPHORE s. m. (sklé-ro-fo-re — du gr. ikiéros, dur ; plioros, qui porte). Bot. Syn. de coniocybk, genro de cryptogames.
SCLÉP.OPHRYS s. m. (sk!é-ro-fiiss — du gr. skléros, dur; ophrus, sourcil). Erpét. Genre de batraciens anoures, do la famille des crapauds.
SCLÉROPHTHALMIE s. f. (sklé-ro-ftalniî — du gr. iklêros, dur; opthalmns, œil). Pathol. Ophthaimie, dite aussi ophtiialmii; sèchk, et caractérisée par une induration du globe de l'œil, accompagnée de douleur, de rougeur et de difficulté di\ti3 les mouvements.
SCLÉROPHTHALMIQHE adj. (sklé-ro-ftulmi-ke — rad. sclêropMIuilmie). Pathol. Qui a rapport a la sclérophthahnie.
SCLÉROPHYLLE adj. (sklé-ro-fi-le —du gr.
skléros, dur; phulton, feuille). Bot, Qui a de3 feuilles dures.
SCLÉROPHYTON s. m. (sklé-ro-fi-ton — du gr. sktêros, dur; phuton, plante). Bot. Genre de lichens, de la tribu des grapbi.lées, dont l'espèce type croît au Brésil, sur les écorces des arbres.
SpLÉROPODE adj. (sklé-io-po-de — du gr.
skléros, dur; pous, pied). Bot. Qui a le pied ou les pédoncules roides.
SCLÉROPTÈRE adj. (sklé-ro-ptè-re — du gr. sk'êroSy dur; pteron, aile). Zool. Qui a des ailes dures.
— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant deux espèces, qui habitent l'une la Livonie, l'autre la Cariuthie.
SCLÉROPTÉRIS S. m. (skté-ro-pté-riss — du gr. skléros, dur; pteron, aile). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, originaire du Brésil.
SCLÊROSARCOME s. m. (sklé-ro-sar-eome — du gr. skléros, dur; sarkoma, tumeur charnue). Pathol. Tumeur dure et charnue des gencives.
SCLÉROSCIADIEs. f. (sklé-ro-si-a-dî — du gr. sklêros, dur; skiadion, ombrelle). Bot. Genre de plantes, do la famille des ombebifères, tribu des sésélinées, dont l'espèce type croit dans le nord- ouest de l'Afrique et à Ténériffe.
SCLÉROSE s. m. (sklé-rô-ze — du gr. sklé- 7-os, dur). Pathol. Induration des tissus.
— Encycl. Ce mot indique un endurcissement, une induration morbide des tissus, ca- . ractérisée par l'atrophie ou la disparition des éléments constitutifs de ces tissus et par la substitution en leur lieu et place du tissu conjonetif. Cette altération peut atteindre tous les tissus, mais c'est surtout dans les centres nerveux et en particulier dans la moelle qu'on l'observe le plus souvent. Elle consiste alors en une atrophie, en une destruction plus ou moins complète des éléments nerveux et dans la prolifération du tissu conjonctif qui réunit ces éléments et que l'on nomme névrorjlie. La névroglie, en s'hypertrophiant, se substitue aux éléments nerveux, tubes nerveux et cellules.
Considérée spécialement comme une altération du tissu nerveux, la sclérose est encéphalique ou spinale suivantqu'elle a son siège dans l'encéphale ou dans la moelle. Suivant sa forme, elle est rubanée ou disséminée. La sclérose des centres nerveux peut être primitive ou secondaire. Dans le premier cas, elle survient sans cause connue; dans le second,
SCLE
el.e succède toujours à une lésion produite soit par des tumeurs des méninges, soit par des collections purulentes, des fractures, etc., qui compriment la moelle. L'altération nerveuse dont nous parlons, bien qu'encore peu conn le, a déjà conquis une place dans la science, grâce aux importants travaux d'hommes l'minents, comme MM. Charcot et Vulpian. Son étude a permis de réduire le nombre «les naladies dont on ne connaissait que les Eymi tomes, sans savoir à quelle Lésion les rapporter. Ainsi, l'ataxie locomotrice est produite par une sclérose des cordons postérieurs de la moelle.
La forme de sclérose la mieux connue jusqu'à présent est celle dite en plaques disséminées. Depuis l'année 1835, un certain nombre d'observations ont été publiées sur ce suje'. en France, en Angleterre et en Allemagne JarCruveilhier,Carswell, LudwigTûrck, Iîok tanski, Prenons, Reiidfleisch, Leyden, Zenlter, et plus récemment pur Vulpian, Charcot et Bouchard. Elle est caractérisée, anatomiquement par des plaques grises, circonscrites, répandues sans ordre sur les différents cordons de la moelle ou sur les diverses régions de l'encéphale. Ces plaques ont des contours irréguliers, mais bien définis ; leurs dimensions sont variables. Quelquefois linéaires, elles peuvent mesurer 0m,03 à 0«>,ii4 de longueur sur om,02 ou 0^,03 de largeii?. Leur nombre est, en général, assez con iidéiable. Au toucher, elles présentent une consistance plus ferme que colle des tissus environnants. Leur coloration est d'un gris cendré qui rappelle celle de la substance grise du cerveau ; exposées pendant-un certair temps à l'air, elles deviennent rougeatres. La macération dans l'acide chroinique étendu leur donne une teinte jaune, puis tout :i fuit blanche. La solution ammoniacale de carmin les colore en rose, tandis qu'elle laisse aux parties voisines leur aspect.
L'examen microscopique des plaques scléreuses permet de constaterdes lésions de plus en plus accentuées de la substance nerveuse, de lu périphérie vers le centre. Sur les bords de la plaque, on trouve les trabécules de la névroglie épaissis et une diminution de volume des tubes nerveux portant spécialement sut les tubes de myéline et laissant intact le cylindre axe. Vers la partie moyenne, les tubes nerveux sont encore plus petits; dans quilques endroits, le cylindre de myéline a disparu, les trabécules ont plus de transparence ou sont remplacées par des faisceaux de longues et minces librilles. Enfin, au centre, la myéline a disparu, les cylindres axes euxmêmes sont devenus plus petits et tous les in'.ervalles qui les séparant sont comblés pur des faisceaux de ribrilles qui s'entrelacent et fo-ment uue espèce de feutrage.
Quant aux symptômes produits par la lésion qui nous occupe, ils varient suivant qu'elle n'atteint que la moelle ou, à la fois 1 encéphale et la moelle. De là deux formes, la forme spinale et la forme cérébro-spinale.
Dans la forme spinale, la maladie débute pi.r des fourmillements et une faiblesse générale, qui des membres inférieurs gagnent consécutivement les membres supérieurs. La marche devient de plus en plus pénible , le malade titube connue un homme ivre.
S îrvient ensuite , dans les membres supérieurs et inférieurs, un tremblement qui o.ïre cela de particulier, qu'il ne se produit q je dans les mouvements spontanés ou voulus o; cesse à l'état de repos. Enlin, il se produit une paralysie de plus en plus complète dos membres avec contracture permanente, mais conservation de la sensibilité.
Dans la forme cérébro-spinale , aux symptômes que noua venons d'énumérer s'ajoutent îles phénomènes cérébraux qui tantôt les précèdent, tantôt leur succèdent. Ces phénoinèr.es sont : des vertiges, l'affaiblissement de li vue, de la céphalalgie, de l'embarras de la parole , des attaques apoplectiformes. Le tremblement signalé plus haut envahit, en outre, la globe oculaire et la langue.
Dans l'un et l'autre cas, le pronostic est toujours très-grave. La maladie ne s'arrête jamais dans son évolution progressive et tous les cas connus jusqu'à ce jour so sont terminés par la mort. On a surtout à redouter les complications qui surviennent très-fréquemnetii et ajoutent, à la gravité de l'affection. On ne connaît encore aucun traitement qui lit donné des résultats satisfaisants.
SCI.ÉROSOME s. in. (sklé-ro-so-me — du gr. sklêros, dur ; soma, corps). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétiainères, de la famille des charançons, tribu des cholides, comprenant deux espèces, qui vivent au Urêsil.
SCLÉROSTEMME S. m. (sklé-ro-Stè-me — du gr. sklêros, dur; stemma, couronne). Bot. Syn. de scAtiiEusa, genre de dipsacées.
SCLÉBOSTOMEjjldj. (sklé-ro-sto-me — du gr. sklêros, dur ; siomu, bouche). Zool. Qui a, la bouche dure, cornée.
— s: m. Annél. Genre de vers nématoïdos, de la famille des asearidiens, dont l'espèce type a été trouvée dans le corps des chevaux.
— Entom. Genre d'insectes diptères, voisin des hippobosques.
— Encycl. Entom. La famille des sclêrostomes est caractérisée surtout par une trompe sol.de et cornée, le plus souvent coudée et articulée, plus rarement droite et allongée,
SCLE
sortant de la bouche dans l'état de repos; deux ailes nues et membraneuses. La plupart de ces insectes peuvent piquer la peai des animaux pour en sucer les humeurs. Ce groupe, il faut en eouvenir, est assez peu naturel; il réunit des genres très-différents au point de vue des métamorphoses et surtout du développement des larves ; parmi celles-ci , en effet, les unes vivent dans l'eau, les autres dans la terre, dans le sable ou dans les fumiers; d'autres enfin, véritables parasites, dans le corps des animaux. La forme des antennes présente aussi des différences trèsnotables. Cette famille comprend les genres cousin, bombyle, hippobosque,conops, myope, stomoxe, rhingie, chrysopside, taon, asile et empide.
SCEÉROSTYLE s. m. (sklé-ro-sti-le — du gr. sklêros, dur, et àe style). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des aurautiacées, tribu des limonées, dont l'espèce type croit dans l'Asie tropicale.
SCLÉROTE s. ni. (sklé-ro-te — du gr. sklêros, dur). Bot. Genre de champignons, auquel appartient l'espèce qui produit l'ergot du seigle ; Le scléroTE des safrans offre des tubérosilés dont l'écorce est dure. (Buse.)
— Encycl. Les selérotessts présentent ordinairement sous la forme d'une petite coupe arrondie ou irrégulière, libre, de consistance ferme, élastique et presque cornée ; leur tissu interne, compacte, blanc, est recouvert d'un épidémie brunâtre, saupoudré d'une poussière blanchâtre qui constitue pour quelques auteurs les corps reproducteurs, tandis que pour d'autres les spores ou séminules sont contenues dans l'intérieur du tissu. Ces cryptogames naissent et se développent sur lej idertr.e des végétaux morts ou malades, sur les fumiers, les feuilles pourries, sur les champignons en décomposition , etc. Comme ils adhèrent souvent plus ou moins à l'épidémie des végétaux sur lesquels ils vivent, on les a quelquefois régardés, non comme des plantes cryptogames, mais comme des productions ou des altérations morbides de ces végétaux. L'-espèeo la plus intéressante est connue sous le nom ù'erijot. Y. ce mot.
SCLÉROTHAMNE s. in. (sklé-ro-ta-mne — du gr. sklêros, dur; tliamnos, buisson). Bot, Genre d'arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des podalyriées, dont l'espèce type croît en Australie.
SCLÉROTHÈQUE s. m. (sklé-ro-tè-ke — du gr. sklêros, dur; thâkê, boite). Bot. Genre d'arbres, de la famille des lobéliacées, tribu des lobéliées, dont l'espèce type croît à Taïti.
SCLÉROTHRIX s. m. (sklé-ro-trikss — du gr. sklêros, dur; tltrix, poil). Bot. Genre de plantqs, de lu famille des loasces, comprenant des especesqui croissent au Mexique. Il Genre d'algues filamenteuses, croissant dans les eaux douces.
SCLÉROTICAL, ALE adj. (sklé-ro-ti-kal, a-le — rad. sclérotique). Aimt. Qui appartient à la sclérotique.
SCLÉROTICONYXIS s. f, (sklé-ro-ti-koni-ksiss — de sclérotique, etdugr. nuxis, piqûre). Chir. Incision pratiquée dans la sclérotique pour atteindre le cristallin.
SCLÉROTICOTOMIE s. f. (sklé-ro-ti-koto-ml — de sclérotique, et du gr. tome, section). Chir. Incision de la sclérotique.
SCLÉROTIQUE adj. {sklé-ro-ti-ke — du gr. sklêros, dur). Med. Se dit des médicaments employés pour donner de la fermeté aux tissus ! Médicaments sclérotiques.
. — s. f. Membrane fibreuse, dure, opaque, qui forme le globe extérieur de l'œil : La sclérotique a pour principale fonction de protéger l'œil. Chez les insectes, la sclérotique est composée de facettes qui sont autant d'yeux distincts. (H. Bertlioud.)
— Encycl. Anat. Cette membrane, encore nommée cornée opaque ou tunique albuginée de l'œil, constitue la plus grande partie de l'enveloppe extérieure du globe oculaire. Elle est d'un blanc nacré, très-épaisse surtout en arrière, très-résistante, inextensible, fibreuse et composée de petites lames entre-croisées. Certains anatomistes la considèrent comme une prolongation de la dure-mère par l'intermédiaire du îiévrilème du nerf optique. Elle sert à protéger l'œil dont elle détermine en même temps Ja forme. Sa face externe est recouverte en avant par la conjonctive qui lui adhère au moyen d'un tissu cellulaire très- lâche, et elle donne attache aux muscles moteurs du globe oculaire. Sa surface interne est tapissée par la choroïde, les nerfs et les vaisseaux ciliaires. Elle présente en avant un oritice circulaire d'environ o1",!)!! de diamètre, taillé en biseau aux dépens de sa face interne et dans lequel s'enchâsse la cornée transparente. Elle est aussi perforée eu arrière pour le passage du nerf optique.
— Plaies de la sclérotique. Elles ont toujours une certaine gravité et elles peuvent devenir la source d'une inflammation suivie de perte de la vision et même d'atrophie da globe oculaire. Si la sclérotique est seule blessée, il n'est pas rare de voir la choroïde faire hernie a travers la plaie. Si cette dernière membrane a été atteinte en même temps, on peut observer la hernie de l'iris, rt'coîi)"itiPnt de l'humeur vitr '■■-■, l'opacité
SCLO
consécutive du cristallin ou même son issue immédiate hors de l'œil.
La sclérotique peut s'enflammer (v. sclÉrotite), s'atrophier, se ramollir, être affectée de staphylôme et même s'ossilier ou mieux s'incruster de dépositions calcaires lamelleuses, qui s'organisent à la longue.
SCLÉKOTITE s. f. (sklé-ro-ti-te — rad.
sclérotique). Med. Inflammation de la sclérotique : SclÉrotite chronique.
— Encycl. Cette affection existe rarement seule et elle accompagne plutôt la kératite, j la conjonctivite et les phleguiasies des parties i profondes de l'œil. Elle reconnaît les mêmes causes qu'elles et su montre souvent sous la dépendance du vice rhumatismal et du vice syphilitique. La sclérolile est caractérisée par les signes suivants : injection vasculaire et rougeur de lu sclérotique, surtouten avant, dans uue largeur de 0m,001 à 0ln ,006 autour de la cornée; photophobie, spasme des paupières, épiphora; douleurs tensives plus ou moins violentes suivant le degré d'acuité des phénomènes inflammatoires et s'irradiant parfois autour de l'orbite sous forme névralgique; faiblesse aniblyopique de la vision due probablement à l'irritation des lilets du ganglion ophthalmique. A ces symptômes se joignent ceux qui dépendent de l'ir.tis, de la elioroïdite et des autres phleguiasies de l'œil, puisque la sclérolile n'existe presque jamais seule. Quand elle est d'origine traumatique, son diagnostic est facile; mais le cas est moins simple quand il s'agit de savoir à quelle diathese ou iloit la rattacher. Pour s'en assurer, on aura égard aux commémoratifs et à l'état général de 1 organisme. On s'informera si le malade a été infecté par un chancre, s'il est sujet aux rhumatismes. Quand les douleurs augmentent le soir, qu'elles s'accompagnent d'oidème et de névralgie faciale, on peut présumer que l'inflammation est de cause rhu- . matismale.
La sclérolile peut se terminer par résolution, mais il est rare que celle-ci soit com- Plète. Son pronostic peut être fort grave; si inflammation se répète, elle peut amener l'amaurose en s'étendaut au nevrileme -du nerf optique, et, si elle est assez intense pour se propager jusqu'aux méninges, elle peut être suivie d'accidents cérébraux mortels. Son traitement initial doit être franchement antiphlogistique. Une fois le premier danger conjuré, on aura recours à une médication spécifique appropriée, suivant les cas, contre les scrofules, la syphilis ou le rhumatisme (amers et toniques, mercure et iodure de potassium, sudontiques et teinture de colchi-
SCLÉRYSME s. m. (skl'é-ri-srae — du" gr. skieras, dur). Pathol. Squirre du foie.
SCLÈTHRE s. m. (sklë-tre — du gr. skleà, je nie durcis). Entom. Genre d'insectes coléoptères tetramères, de la famille des longicornes, tribu des eérainbycins, dont l'espèce type vit aux lies Philippines.
SCLOPIS DE SALEUANO (le comte Frédéric-Paul), magistrat, écrivain et homme d'Ktat italien, né à Turin en 1708. Docteur en droit à vingt uns, il fut, l'année suivante, reçu agrégé à la Faculté de droit de Turin et entra au ministère des affaires étrangères. En même temps, il consacra ses loisirs à l'étude des lettres, des sciences et de l'histoire et publia plusieurs écrits qui lui ouvrirent, en 1828, les portes de l'Académie de sa villa natale. Charles-Albert le nomma successivement procureur général, conseiller de la couronne en matière juridique et l'appela à faire partie de la commission chargée u'élaborer le code civil promulgué eu isas. Ce souverain inaugura ses réformes politiques le 30 octobre 1847, en chargeant le comte Sclopis de présider le comité supérieur de la presse. Cette institution eut peu de durée, et, le 8 février 184S, le roi, en promettant une constitution, désigna encore Sclopis pour présider la commission chargée de rédiger la loi sur la presse. Sclopis eut la plus grande pari dans la rédaction de cette loi, une des plus libérales de l'Europe; en effet, elle reconnaît la liberté absolue de publier un écrit quelconque, périodique ou non, sans aucune entrave, et la répression des délits de presse appartient en principe au jury. Le & mars, Sclopis eut le portefeuille do la justice dans le premier ministère constitutionnel du Piémont et fut élu député à Turin. Voulant séculariser la juridiction en matière religieuse, il entama des négociations avec la cour de ltoine pour obtenir un nouveau concordat et l'abrogation de l'aucieu, mais il échoua dans sa tentative. Il fut plus heureux eu faisant voter par la Chambre une amnistie générale. Le comte Balbo, président du conseil, étant allé rejuin- ' dre le roi en Lombardie au mois d'avril, ce fut le comte Sclopis qui eut, à partir de cette époque, la véritable direction inorale du ministère et qui dut représenter le gouvernement dans la première et orageuse session des députés subalpins. Après la retraite du miniature Bnlbo-Sclopis (25 juillet 1S48), ce dernier siégea comme simple député auprès de Cavour, d'Azuglio, etc., qui représentaient les constitutionnels modères. Nommé sénateur du royaume sarde en is-i'J, le comte Sclopis prit part comme orateur et souvent comme Rapporteur aux débats les plus importants de cette assemblée. Devenu un des hommes tes plus remarqua b'u-s de la Péninsule par ses lu-
SCOL
mières, son caractère et ses convictions politiques, le comte Sclopis fut nommé premier vice-président du sénat italien en 18C0. C'est en celte qualité qu'il dirigea les travaux de cette assemblée pendant la première législature des Chambres italiennes. Pendant la ses sion laborieuse de 1863, Sclopis prit la plus grande part aux discussions relatives à l'uni- (i.ation législative, et depuis cette époque il îi prononcé des discours sur les matières les plus importantes. Après la guerre de 1S10- 187-1, il a-été un des promoteurs les plus ardents du système de l'arbitrage international. Membre, puis vice-président de lAcadémio des sciences de Turin, il a été élu présider:: de cette compagnie en 1S04, après la mort du baron Plana. Il est, en outre, président du coinilé des études de l'histoire nationale, membre libre de l'Académie des sciences morales et politiques de Paris (IS69), et il fait partie de plusieurs autres sociétés savantes. Outre des articles publiés dans divers recueils, notamment dans la Jtevue de législation et de jurisprudence de Paris, on lui do.t : fJistoirr> de l'ancienne législation du Piémont (IS33) ; Histoire de la législation italienne (IS40-1S57, 3 vol.), traduite en français parle fils de l'auteur (Paris, 1861, 2 vol. in-8u); Essai sur 1er. étais généraux et autres institutions politiques du Piémont et de la Savoie (1S31) ; Hériter ■ c/ies historiques sur les rapports politique! entre la dynastie dé Savoie et le gouvernement anglais (1S53); la Domination française en Italie (1861, iu-8»); 1'Auloriié judiciaire, etc.
SCOBIÇULB, ÉE adj. (sko-bi-ku-lé — du lat. scobs, sciure). Bot. Fin comme de la sciure de bois.
SCOBIFORME adj. (sko-bi-for-me — du lat. scoiis, sciure, et de forme). Bot. Qui ressemble à de la sciure de bois.
SCOBINE s. f. (sko-bi-ne — lat. scobina , de scobs, sciure). Techn. Espèce de lime ou de râpe.
SCOBINE, ÉE adj. (sko-bi-né — rad. scobine). Hist. nat. Raboteux comme une râpe.
SCOBULIPÈDE adj. (sko-bu-li-pè-de — du lat. scopa, baiai ; pes, pied). Zool. Dont les pattes sont en forme de houssoir.
SCOD1ISGUE (pays de), en latin Pagus Scudensis, petit pays de l'ancienne France, dans la Fianche-Couilô. La localité principale était Salins ; il est aujourd'hui compris dans le département du Jura.
•SCODIONE s. f. (sko-di-o-ne). Entom.
Genre de lépidoptères.
— Encycl. Les scodiones sont caractérisées par des antennes très-longues, à tige épaisse, brièvement pectinées clieî les mâles ; les pal pes très-courtes, velues; la trompe presque nulle; le corselet robuste, velu; les ailes très-entières, pulvérulentes, traversées, les supérieures par deux ligues de points plus ou moins marqués, les inférieures par une seule de ces lignes. Les chenilles, uilougées, cylindriques, lisses, rayées en long, ont la tête petite, ronde et un tubercule en forme d'épine vers l'autre extrémité; elles vivent sur les plantes basses et s'enfoncent en terre pour se métamorphoser en chrysalides. Ce genre, qui, pour les caractères et pour les mœurs, a beaucoup d'affinités avec les lidonies, comprend une dizaine d'espèces, dont la plupart habitent le midi de la Fiance et l'Espagne. Nous citerons, entre autres, la scodioue brûlée, qui a les ailes d'un blanc grisâtre, ponctuées de noir.
SCODRA, aujourd'hui Sculari, ville de l'illyrie ancienne, chez les Labéates, D'abord place forte du roi Geutius, e.le devint sous l'empire romain le chef-lieu de la Prévalitane.
SCOLAIRE adj. (sko-lè-re — du lat. schola, école). Qui appartient, qui a rapport aux écoles : Etudes scolaires. Vie , habitudes scoLAirtiiS. L'enseignement devrait être gratuit pour tous tes enfants qui ne sont pas en état d'acquitter la contribution sgolaiue. (E de La Bédoll.)
— Aimée scolaire, Temps d'études qui s'écoule depuis la rentrée des classes jusqu'aux vacances.
SCOLAR1 (Philipppe), connu aussi sous le nom de Pîppo - Spnuo , général et homme d'Etat de Hongrie, puis de l'ancien empire d'Allemagne, ne iiTizzano, près de Florence, en 136U, mort à Lippa en 142tî. De simple commis de magasin, il devint intendant du trésorier de Sigisinoud, roi de Hongrie. Il passa ensuite au service du roi lui-même, qui le plaça à la tète du département des mines. Pendant la révolte des Hongrois contre Sigisinond, Scolari resta fidèle à son souverain et réussit à le faire échapper à ses ennemis. Sigisinond, reconnaissant, lui donna le titre de comte de Teinésvar; le nouveau comte acquit une grande gloire en combattant les Turcs. Sigisinond étant devenu empereur d'Allemagne, Scolari conserva la faveur du souverain. 11 fut envoyé en ambassade auprès du pape et lit en passant la guerre à Venise, ce qui, disent quel pies auteurs, lui attira la disgrâce de Sigisinond. La disgrâce, si disgrâce il y eut, ne fut pas de longue durée, car, aussitôt après cette guerre, Scolari l'ut nommé gouverneur général de Ja Hongrie. Il fut chargé de plusieurs missions importantes pour le concile de Constance, où il reçut l'ordre de se rendre. De retour dans sou
SCOL
gouvernement, le comte de Temesvar tomba malade. L'empereur étant venu avec les plus grands dignitaires de l'empire pour le prier de se meure à la tête de l'armée qui devait, combattre les Turcs, l'illustre malade se fit porter sur un brancard et conduisit, ainsi ses trouves à la victoire. Sa biographie a été écrite par Mellini (Florence, 1509 et 1606, in-8°) et par Jacques Poggio. On trouve aussi des détails sur Scolari dans les Elogi degl' illustri Toscani (t. 1er, p. «35).
SCOLARITÉ s. f. (sko-Ia-ri-té — rod. scolaire). Coins d'études suivi dans les écoles : Les conditions de scolarité eu France appellent plusieurs réformes.
— Privilège de scoian'fs, Privilège en vertu duquel les causes des membres et suppôts des universités étaient portées devant le tribunal spécial des conservateurs des privilèges de l'Université : Le privilège de scolarité ne durait qu'autant que les membres des universités exerçaient réellement leur charge; les étudiants attachés depuis six mois à une université jouissaient du même privilège. ■
SCOLAH1US, patriarche de Constantinople.