‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 188 sur 1059 · V. SCOTliUOHE · texte numérisé non relu

V. SCOTliUOHE

SCOTOME s. m. (sko-to-me — gr. skolàma, obscurcissement). Méd. Tache de la cornée, de forme ronde et d'une teinte sombre.

— Encycl. Immobile e*rnrement multiple, le scotome conserve toujours les mêmes rapports avec l'axe visuel et occupe le plus souvent le centre ou son voisinage. Cette tache soustrait aux regards du malade une portion de l'objet qu'il regarde et dans lequel il croit voir une espèce ue trouée ou utî point obscur qui en cache une partie d'ordinaire plus ou moins centrale. La conséquence de ce phénomène consiste dans une vision incomplète, partielle ou latérale. Cette affection doit être considérée comme une insensibilité d une portion peti étennue de la rétine, dépendant soit de l'engorgement ou de l'état variqueux de quelqu'un des vaisseaux rétiniens, soit de la paralysie ou même de la désorganisation d'un point quelconque de la pulpe nerveuse; elle est, par conséquent, symptomatique d'une amaurose commençante. Lorsque ht maladie Suit une marche progressive, la tache opaque et sombre s'agrandit et peut finir par envahir tout le champ de la vision et par amener une cécité complète. Le scotome est toujours un symptôme ue nature k inspirer des inquiétudes ; car il indique une affection profonde, quoique circonscrite, affection qui tend déjà k la désorganisation de la rétine et résiste toujours fort longtemps aux moyens curatifs. Le u alternent du scotome doit être dirigé d'après le caractère de l'ainblyopie, que ce phénomène accompagne (v. amblyopib). Le sco tome ne doit pas être confondu avec les mouches volantes, que Sichel considère comme le symptôme d'une simple aberration de la

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sensibilité de la rétine, une véritable hallucination de in vue.

SCOTOI'HILE s. m. (sko-to-fi-le — du gr. skalos, obscurité; philos, qui aime). Mamm. Genre de mammifères chéiroptères.

— Oniith. Syn. de noctuelle ou nyctale, genre do :'apaees nocturnes, de la famille des chouettes.

— s. f. Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des noctuelles, dont l'espace type habite l'Europo.

SCOTOHNINÉ, ÉE adj. (sko-tor-ni-né — rad. $cùtoi,nis)sQmiih. Qui ressemble ou qui se rapporte au scotornis.

— s. f. i\. Tribu de ta famille des caprimulgidéet ou engoulevents, ayant poui type le genre scotornis.

SCOTOHNIS s. m. (sko-tor-niss — du gr.

skolos, ob: curité ; omis, oiseau). Ornith. Genre do la famille des ctiprimulgidées, formé aux dépens des engoulevents.

SCOTOÏtNITHINÉ, ÉE adj. (sko-tor-ni-tiné). Omita. Syn. de scotorhink.

SCÔTS , en latin Scott, ancien peuple de l'Hibernie, qui alla s'établir dans la Culédonie, où il disputa ce pays aux Pietés, qu'il finit par subjuguer. Les Seots s'établirent principalement sur le territoire qui forme de nos jours les comtés de Stirling, de Dumbarton et d'Argyle.

SCOTT (Daniel), théologien et helléniste anglais, nia Londres à la tin du xvue siècle, mort dans cette ville en 1759. Il se fit recevoir docttur en droit à Utrecht, où il adopta pendant quelque temps les opinion.') des anabaptistes, avec lesquels il rompit par indépendance de caractère. A son retour en Angleterre, I accepta les fonctions de ministre évangélique à Londres et s'y dévoua tout entier. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur la l'iinité démontrée par les Ecritures (Londres, 1725, in-go); New Version of saint Afatthew'.! Gospel, with critical notes (Londres, 174', in-80) ; Appendix ad the&aurum iiïgus grxcx (Londres, 1745, 2 vol. in-l'ol.).

SCOTT [Samuel), peintre anglais, né dans les premières années du xviue siècle, mort en 1772. Il a peint, à l'exemple de Van de Velde, un grand nombre de sujets de marine, parmi lesquels nous citerons : les Vues du pont de Londres et du quai de Custom-House.

SCOTT (Jean), poste anglais, né à Londres en 1730, î îort à Radcliife, près de cette ville, en 1783. Le goût de la poésie s'éveilla en lui k l'âge des dix-sept ans, et il fut élevé par un simple maçon, nommé Frogles , dont il épousa la fille en 1767. Voyant ses premiers essais favorablement accueillis, il se présenta à Johnsor , qui l'encouragea et le mit en relation avao lord Lyttleton, William Jones, Beatlie et, plusieurs autres personnages distingués p.ir l'intelligence et le savoir. On doit à Jean Scott : Codes des lois sur les grandes routes et .-.entiers; Observations, sur l'état des pauvres (Londres, 1773, in-8°); Amwell, poème descriptif (1776); Poésies (1782); Critical essmjs (1785).

SCOTT (John), dit Scott \Ynri„s, homme d'Etat et administrateur anglais, né dans le comté de 'ihrop vers 1737, moi t en 1819. 11 s'engagea au service de la Compagnie des Indes et il vent it d'être nommé à un grade subalterne, lorsque la penséu lui vint dé" faire imprimer ure critique assez vive de l'administration de lord Hastings. Celui-ci comprit le danger et résolut de gagner à sa cause cet adversaire encore obscur, il est vrai, mais qui menaçait d'attirer l'attention publique. Scott fut élevé au grade de oomiuandiintmajor ; puis Hastings, qui avait flairé dans son protégé l'audace et le génie d'intrigue, le lit entrer dans l'administration civile et l'envoya en Angleterre pour combattre la dénonciation de Junius b" rancis (v. Hastings). Scott se montra 1 infatigable champion du déprédateur. Mensonge, calomnie, argent, il prodigua tout et lit si bien par ses tortueuse* manœuvres, que le procès intenté à Hastings dura neuf années et se termina par un acquittement. Comme s'il n'eût attendu qu; ce moment pour disparaître de la vie politique, Scott se maria et se retira dans son doma.ne de Eollmin. Ses principaux écrits sont : Courte reuuc des événements qui ont eu lieu au Bvigale pendant les dix dernières années (1782, in-8<>); Exposé des événements survenus au Bengale pendant l'administration de M. Ilastinys (1784, in-8°); Distours ■prononcé à la Chai.ibre des communes, démontrant l'accroissenie.it des revenus du Bengale sous l'administrai,ou de M. Ijusli'itjs (17a 1, in-S°); 06seroaliom: sur l'élut présent de ta Compaynie des Indes (1808, in-8°, 40 édit.).

SCOTT (Jonathan), orientaliste anglais, frère du précédent, né en 1753 ou 1754, mort en 1829. Il suivit son frère dans les Indes, s'y adonna à l'étude des idiomes indigènes et devint seei'itaire du bureau de ta Perse. A son retour et, Angleterre, il l'ut nommé professeur de angues orientales au collège royal militaire et au collège de la Compagnie des Indes. Ou lui doit, entre autres traductions d'ouvragïs indiens : Mémoires a' Iradut-Kan (1786, 111-40); le Livre- de Ferichthàh ; LSahar- Ùanotich, roimiu persan (1790, à vol. hi-S>); Contes, anecdotes et lettres arabes et persans {1800, in -8°); les A'tùts orales (1811, 6 vol.

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in-8°). Il a publié aussi un Coup d'œil historique et politique sur le Decan (1798, in-8°).

SCOTT (Thomas), théologien anglais, né dans le comté d'York dans la seconde mo'tié du XViuo siècle. Ardent presbytérien, il fut nommé chapelain adjoint de l'hôpital de Lock, et, k la suite de violentes discussions avec l'un de ses collègues, on l'envoya à Olney en qualité de vicaire; puis, il devint successivement recteur d'Aston-Sandford et curé de Weston, d'Underwood et de Ravenstoke. Ses principaux écrits sont : Essais sur les sujets religieux tes plus importants (1793, in-12); Doctrine de l'Ecriture sur le gouvernement civil (1792, in-12); la Force de la vérité (1789, in-12); les Droits de Dieu (1793, in-12); Sur les signes des temps (1799, in-8°); la Bible de famille (1796, 4 vol. in-4"); Tables chronologiques de la Bible (1811, in-4").

SCOTT (sir Walter), illustre romancier écossais, né à Edimbourg le 15 août 1771, mort à Abbotsford le 21 septembre 1832. Il était le troisième (ils de Walter Scott, écrivain du sceau. Par son père, il descendait des Scott de Harden , qui avaient joué un grand rôle dans les vieilles luttes des frontières entre les Ecossais et les Anglais. Sa mère, Anne Rutherford, tille d'un professeur de médecine à l'université d'Edimbourg, tei nait, du côté materne), à une noble famille ! écossaise , celle des Swinton ; c'était une femme distinguée, ayant le goût des lettres et de la poésie , liée avec les Ramsay, les \ Burns et faisant elle-même de fort jolis vers. ; Né avec les apparences de la santé, Walter 1 Scott fut atteint, à i'àge de dix -huit mois, ( d'une infirmité qui le rendit boiteux pour 1 toute sa vie. Les médecins ordonnèrent son envoi à la campagne, et l'enfant aila habiter la ferme de Sandy-Knowe, située sur les bords de la Tweed, dans un charmant paysage, non loin des ruines du château de Sinaïiholm. Au grand air, en pleine liberté, l'enfant lutta victorieusement contre son mal; ii arriva par degrés k se tenir debout, à marcher et enfin a courir; toutefois, la jambe affectée resta toujours un peu contractée et plus courte que l'autre. A quatre ans, ;on grand-père l'emmena aux eaux de Bath; il y passa un an sans résultat bien avantageux, niais, eu revanche, il y apprit à lire, grâce aux efforts de sa tante , miss Jane S ott, et d'une vieille maîtresse d'école. Walter Scott revint ensuite à Sandy-Knowe, où il resta jusqu'à l'âge de huit uns. Rentré sous le toit paternel, il apprit le latin chez un savant en us, M. Fraser. Trois ans après, il passa dans une classe supérieure, sous la direction du recteur Adam, et, de plus, il eut chez lui un répétiteur do français. Malgré tous les soins donnés k son instruction classique, le jeune écolier faisait peu de progrès ei ses maîtres avaient une idée médiocre de ! son intelligence. Toute sou ardeur se coneen- 1 trait en quelque sorte dans la passion de la lecture et des contes, et l'unique cabinet de lecture qui existât alors à Edimbourg fut pioinptement épuisé. Quelque temps après, il fut envoyé pour se rétablir complètement à Kelso, où il retrouva, avec des sites plus beaux encore que ceux de Sandy-Knowe, une inagnilique bibliothèque qu'il dévora presque en entier. Enfin, à seize ans, riche dune niasse de connaissances assez mal digérées, Sachant assez de latin, un peu de grec, un peu de français, prodigieusement d'histoire, ayant mémo étudié la philosophie sous Dugald-Stewart, il se mit k l'étude du droit, dans l'intention de succéder un jour à son père. Cinq années se passèrent, durant lesquelles le jeune légiste lit marcher de front 1 étude du droit, qu'il n'aimait guère, et les études littéraires, dont il était enthousiaste. Reçu avocat à vingt et un ans, il se inoutra stagiaire assez assidu et recueillit au tribunal ces types originaux d'avocats, d'atlorneys, de plaideurs et de voleurs qu'il voyait deliler devant ses yeux et qu'il a depuis reproduits avec tant d'habileté dans Ses romans. Cependant la tentation d'écrire le tourmentait; il rêvait la gloire poétique, il aspirait k occuper dans ie Parnasse anglais la place laissée vacante par la mort de Cowpar. La Lenore de BUrger, qu'il tradui>it en vers anglais, son premier essai versiiié, tut survie du Chasseur sauvage, imité du même poète (Edimbourg, 1796). Ce début passa complètement inaperçu, ce qui ne l'empêcha pas de faire paraître, quelques années après, une traduction du Goetz de Berlichingen, de Goethe, et une tragédie tirée d'un roman de Weit- Weber et publiée sous le titre de The Housa of Aspen.

Malgré ces tentatives littéraires, Walter Scott n'était encore, à cette époque, un poêle que pour ses amis ; mais, en revanche, c'était un joyeux compagnon, universellement aimé ptiur les bonnes et agréables qualités de sou caractère , partageant son temps entre le barreau, le théâtre, les clubs, les sociétés littéraires et les salons. Pendant les vacances, il parcourait les montagnes de l'Ecosse à pied ou à cheval, recueillant de la bouche des higlilamlers ou des paysans du border des légenites et des ballades que sa merveilleuse mémoire s'appropriait aussitôt. Ce fut dans une de ces excursions pittoresques qu'il fil la rencontre, dans le comté de Cumberland, de Marguerite - Charlotte Carpenier, fille d'un protestant, réfugiée en Ecosse avec sa mère à l.i suite de la l'évolution française. It de-

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manda la main de M"o Cat penter et fut agréé. Le mariage eut lieu en 1797, et il eut de cette union deux lils et deux filles. On dit la vie conjugale incompatible avec la poésie. Il n'en fut point ainsi pour le jeune avocat écossais. Uni à vingt-six ans à une jeune femme qu'il aimait, retiré aux environs d'Edimbourg, dans un petit cottage, et plus tard dans une charmante résidence située dans le comté de Selkirk, où il avait été nommé shérif avec des appointements qui lui permettaient de s'occuper un peu moins de sa profession d'avocat, Wtiltor Scott sentit croître en lui sa vocation pour les lettres, et il rencontra pour j la première fois le succès en publiant en 1802, > sous le titre de Minslrelsey of the Scotlish border (Chants de la frontière écossaise), un recueil k la fois d'antiquaire et de poète qui faisait revivre le souvenir des mille combats livrés, au moyen âge, entre les Anglais et les Ecossais de la frontière. La réussite complète de cet ouvrage le détermina a renoncer complètement à sa profession d'avocat ; il en résulta dans ses relations de grands changements qui influèrent sur le reste de son existence.

En 1805, Walter Scott publia son premier poëme, intitulé le Lai du dernier ménestrel , qui fut accueilli avec d'autant plus de sympathie que la poésie anglaise n'offrait alors aucune production remarquable. L'année suivante, il publia ses Ballades et morceaux lyriques, où se trouvent Gtenfilas ou le Chant funèbre de lord Uonald ; la Veille de la Saint- Jean; le Château de Cadtjow; le Moine de Saint- Iieutdt ; le Roi du feu; Thomas le Himeur, poème consacré au fameux Thomas d'Kroelduune, connu par le surnom de Rimeur, qui réunissait le talent de la poésie à celui de prophétiser; le Précis de l'histoire de sir 'Tristram, espèce de sommaire poétique, et la Recherche dn bonheur ou le Voyage du sultan Soliman. Sir Walter Scott nous avertit par une note que l'idée de ce conte lui a été fournie' par Giam-Battista Casti, auteur des Animaux parlants, dans sa nouvelle intitulée la Cwuisciti magtea. C'est l'histoire si connue de cet homme heureux qui n'avait point de chemise. Charles Nodier a aussi imité en vers la nouvelle de Casti ; mais il lui a conservé sa couleur orientale, ce que Walter Scott a peut-être eu le tort de ne pas faire. On sent, au reste, qu'il n'a voulu donner qu'un badinage qui ne manque pas de grâce dans l'original ; peut-être aussi a-t-il voulu imiter les digressions et les boutades de l'auteur de Bep/10. Aux Ballades succéda le grand poëme de Afarmion, le plus brillant peut-être des contes de chevalerie, paru eu 1808 et qui porta au comble la renommée de Walter Scott. Cet énergique tableau de la féodalité écossaise dut surtout sa popularité en Angleterre aux épîtres placées en tète de chaque chant et adressées aux plus grands hommes du temps, Nelson, Piu, b'ox, etc. La Dame du tac, dont le succès acquit encore de plus larges proportions que celui de ses premiers poèmes, iut éditée en 1810. La Vision de don Rodrigue (1811) ; Rokeby et la Fiancée de Triermain (1813); le Lord des iles (1814); le Champ de Waterloo (1815) et Hurold l'Intrépide (1817) furent les derniers produits de la muse de Scott. On ne cite plus guère les vers de Walter Scott; la gloire du romancier a tout ii t'ait effacé celle du poète. La muse de Walter Scott est surtout la muse des descriptions; elle se plaît dans la peinture des lacs et des montagnes. Tous les détails des costumes de ses héros, elle les reproduit avec exactitude; elle donne à leurs traits mâles et forts la vivacité de l'existence; elle s'adoucit pour peindre la beauté et l'on dirait un écho non affaibli par le temps de la muse de Chaucer et de Spenser. Walter Scott s'était de bonne heure mis à lire beaucoup. Sou imagination se développa lentement; Shakspeare, Milton devinrent ses auteurs favoris; Spenser surtout occupa son esprit et le prépara aux fictions romanesques. Il étudia l'italien et s'inspira de l'Arioste et du Tasse. Les Novelle éveillèrent son goût pour les romans poétiques. La langue française lui était aussi familière ; Eroissart avait lait ses délices. 11 connaissait le Romancero, et l'Allemagne lui avait appris toutes ses vieilles traditions. Joignez k cela le souvenir de toutes les ballades écossaises, la vue des paysages et des sites de son pays, vous aurez une icée de l'érudition poétique de Walter Scott. Néanmoins, il se compare volontiers à la plante sauvage, au chèvrefeuille, à l'églantier. Il répudie les souvenirs classiques; il n'est que 1 enfant de la vieille Ecosse. Il aurait dû naître au temps de Wallace et de Bruce, de Robin Hood et de son lieutenant. Tel ii se peint, tel il se montre dans ces poèmes qu'on ne lit plus, et qui ont, cependant, fondé sa réputation littéraire. A côté de l'éloge, il convient pourtant de mettre un correctif. Nous l'emprunterons k M. Taine, qui dénie à l'auteur de Marmion la. fidélité historique. .«Toutes ses peintures d'un passé lointain sont fausses, dit l'auteur de l'histoire de la littérature anglaise. Les costumes, les paysages, les dehors sont seuls exacts; actions, discours, sentiments, tout le reste est civilisé, embelli, arrangé a la moderne. L'auteur est dans l'histoire, comme dans son château d'Abbotsford , occupé à disposer des points de vue et des salles gothiques. La lune fera bien là-bas entre les tourelles ; voilà une cuirasse heureusement placée, le jet de lu- •

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mière qu'elle renvoie est agréable à voir sur les vieilles tentures; si l'on lirait' de la garderobe les habits féodaux pour inviter les convives à une mascarade-? La f'ète serait belle, agréable k leurs souvenirs et à leurs principes nobiliaires. Des lords anglais, qui sortent dune guerre acharnée contre la démocratie française, doivent entrer avec zèle dans cette commémoration de leurs aïeux. Ajoutons qu'il y a des dames et même do jeunes demoiselles, qu'il faut arranger la représentation de manière à ne point choquer leur morale sévère et leurs sentiments délicats , les faire pleurer décemment , ne point mettre en scène des passions trop fortes, car elles ne les comprendraient pas ; tout au contraire, choisir des héroïnes qui leur ressemblent, attendrissantes toujours, mais surtout correctes; de jeunes gentlemen parfaitement élevés, tendres et graves, même un peu mélancoliques etdignes de les conduire à l'autel. » 11 faut pourtant reconnaître dans Walter Scott un sentiment vrai de la nature. L'Ecosse revit dans ces œuvres poétiques, où l'on voit errer le daim voyageur, où l'on entend le renard glapir dans le taillis, où l'on &uit la coq de bruyère qui s'échappe de sou nid k l'approche du chasseur, où le son du pibroch et les fanfares du cor retentissent sans cesse au fond des bois.

Tant que lord Byron, connu alors seulement par ses Heures de loisir, qui n'avaient eu aucun succès, n'eut pas encore publié sou Corsaire, Lara, le Cnilde-Harold, Walter Scott fut réputé le premier poète de l'Angleterre et comme tel, suivant l'habitude du pays, richement rente aux frais de l'Etat. En 1805, Pitt, qui aimait en lui l'homme et l'écrivain , lui réserva la charge lucrative de greffier en chef de la cour des sessions ; il mourut avant de pouvoir remplir sa promesse; mais Eox, en succédant a son rival, déclara qu'il se faisait un honneur d'acquitter cette dette, et Walter Scott reçut avis de sa nomination. Cette eh irge de greffier lui rapporta annuellement 40,000 francs, tant qu'elle fut grevée de la pension qu'il dut payer k sou prédécesseur, et, à l'extinction de cette pension, 150,000 ou 160,000 francs. Il acheta alors le magnifique domaine d'Abbotsford, pour environ 150,000 livres (1,200,000 fruncs), restaura le vieux manoir, en fit un véritable musée d'antiquités et, k partir de 1811, en fit sa résidence ordinaire. Lorsque Byron eut publié le Childe-Barotd, Walter Scott sentit qu'il avait un rival, et utt rival victorieux. Dès lors, avec cette fermeté qui le caractérisait, il résolut de renoncer k la poésie et, bien qu'il touchât à sa quarante et unième année, d'ouvrir k son talent une nouvelle carrière, aimant mieux, disait-il, être le premier dans son village que le second dans Rome. C'est alors qu'il entreprit cette belle et longue série de compositions qui ont relégué le poêle au second plan, en signalant le romancier k l'admiration du momie entier. Watoerley, son premier roman, fut mis au jour au mois de juillet 1814, sans nom d'auteur, et éveilla immédiatement l'attention et la curiosité publiques. Cette curiosité fut portée k son comble par la- publication de Guy Manneriny, signé de l'Auteur de Wuiverley (1815); successivement parurent \'A uliquuire (1Z16); les Contes de mon hôte, renfermant le Nain noir,les Puritains d'Ecosse (1816-1817); Bob-Roy (1818), et la seconde série desconirs, qui compreml la Prison d'Edimbourg (1818); la troisième, qui contient la Fiancée de Lammermoor (1818) et la. Légende de il/o;ifrose(l819), enfin en 1820 luanhoë. Tous ces ouvrages valurent au grand inconnu, comme on appelait alors l'auteur anonyme de tant de chefs-d'œuvre , une gloire immense et doublèrent sa fortune. Ses ouvrages traduits, contrefaits ou imités dans toutes les langues littéraires de l'Europe ne lui rapportaient pas moins, k cette époque, de 250,000 francs par an. Dans un voyage qu'il avait fait k Londres, k Bruxelles et k Paris en 1815, il avait été accueilli partout avec une distinction qui touchait de près k l'enthousiasme, et de retour k Abbotsford il vit affluer près de lui une foule de pèlerins littéraires et les personnages les plus marquants de l'époque. L'écrivain américain Washington Irving, qui alla visiler Walter Scott, alors k l'apogée de sa fortune, nous a laissé un tableau de la vie que menait le grand romancier. « Le bruit de ma voilure avait troublé, iiit-il, le repos de l'établissement. Le gardien du château, grand lévrier noir, Sortit et, sautant sur un bloc do pjerre, se mit k aboyer de toutes ses forces; aussitôt l'alarme se répandit parmi la garnison canine, toute bien organisée pour la vocifération. Bientôt après parut le seigneur châtelain; je le reconnus k l'instiuu, d'après les portraits que j'avais vus de lui. Son costume était simple et même rustique. Il arrivait en boitant le long du sentier sablé, appuyé sur une grosse canne, mais d'un pas ferme et rapide; k ses côtés trouait un grand lévrier gris de fer, qui ne prit aucune part aux clameurs du la tourbe canine et qui semblait même se croire obligé, pour l'honneur de la inaison, de m'accueilhravec courtoisie. Avant d'atteindre le portail, Scott me cria d'un ton cordial que j'étais le bienvenu k Abbotsford et me demanda oes nouvelles de Campbell. Arrivé k la portière de mu voiture, il me serra la main avec une cha.eur amicale. ■ Venez, i dit-il, vous arrivez juste à temps pour le . t déjeuner; nous irons ensuite voir les mer-

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» veilles do l'abbaye. » Quelques moments après, je me trouvais assis ii la table du déjeuner commun. La compagnie se composait uniquement de la famille, savoir : mistress Scott; sa fille aînée, Sophie, alors balle personne de dix-sept ans; miss Anne Scott, moins âgée de deux, ou trois ans; Walter, jeuno adolescent de la plus belle espérance, et Charles, petit éveillé de onze à douze ans. .)e me sentis bientôt à l'aise et lo coeur plein d'une joie grave à l'accueil aimable que je recevais.» Tel était Walter Scott au temps de Sa- splendeur, tel il se montra toujours dans cette merveilleuse lésidence restaurée d'a-

firès ses propres plans et qui recevait les lûtes les plus considérables de l'Europe. Le train de sa maison s'agrandit; mais lui, il resta toujours simple, toujours dévoué à. sa famille et à ses amis. La popularité du romancier apparut dans tout son jour lors de l'excursion que le roi George fit en Ecosse on 1822. Ce fut lui que la voix publique désigna pour faire au roi les honneurs du pays, et George, qui vénérait le grand écrivain, l'adopta'pour maître des cérémonies. On vit le romancier diriger les fêtes, organiser les revues, concilier les rivalités intraitables des montagnards et des bourg-cois d'Edimbourg, se promener dans les rangs, le plaid sur l'opaule, salué parles acclamations de tous les Mac en jupon comme un chef renommé. Lorsquu le roi eut quitté l'Ecosse, il ordonna à son ministre sir Robert Peel d'écrire à Walter S-Jott une leLtre dans laquelle il le remerciait cordiiilcmentde sa magnifique réception.

Dans le mémo temps, Walter Scott, tout en continuant la série de ses compositions romanesques, travaillait ii cette 'Vie de Napoléon qui parut en 1827, on S volumes, et qui, accueillie en Angleterre avec la partialité nationale, souleva à l'étranger et surtout en Franco de violentes récriminations. L'illustre romancier avait été poussé à cette tentative historique par le succès qu'avaient eu précédemment en Angleterre ses Lettres de Paul à sa famille, publiées en 1816, en 8 volumes ; succès exclusivement anglais ; car cet ouvrage de circonstance, né du voyage de Walter Scott en France après la chute de l'empereur, est bien inférieur à la Vie de Napoléoi. Cette dernière production , malgré ses défauts, no mérite pas la triste réputation dont elle jouit en France; elle renferme plus . d'un chapitre intéressant et judicieux, surtout quand l'Angleterre n'est pas en cause, et même, pour nous autres Français, elle est utile en tant qu'elle nous présente une histoire de 1'Binpiro au point de vue anglais. Il achevait ce pamphlet historique lorsque éclata, en 1820, la faillile-de son éditeur Constable, dans la maison duquel il avait engagé de graves intérêts pécuniaires. Walter Scott se trouva caution et responsable d'une somme de 120,000 livres sterling. Jl reçut le coup avec une fermeté stoïque. Avec un sentiment moins délicat de l'honneur, il eût pu échapper encore à la i terrible existence qui l'attendait. Il pouvait I ne pas abandonner à ses créanciers, comme ! il le fit, sa maison d'Edimbourg et son niobi- | lier d'Abbotsford. Le domaine, ayant été substitué quelques années auparavant à son fils I aine par contrat de mariage, était devenu insaisissable. Il pouvait vivre à l'étranger. | Mais c'eût été déchoir dans sa propre estime, et, après avoir péché , suivant les puristes, | contre la dignité littéraire en faisant de la librairie, il voulut prouver, du moins, qu'en lui le gentleman primait le négociant. Il ne se contenta pas d'abandonner à ses créanciers tout ce qu'il possédait; il leur demanda dix ans, se faisant fort de payer sa dette année par année, capital et intérêt.

Sous le poids de la calamité qui pesait sur lui, il trouva encore une souffrance de plus dans la nécessité où le plaçait la faillite Constable de rompre enlin l'incognito qu'il avait si obstinément garde, malgré sa transparence, et c'est avec une gaieté un peu amure que, le 22 février 1827, il vint dans un meeting tenu à Edimbourg à cet effet déclarer, aux. applaudissements de la foule et en faisant allusion aux. formes des tribunaux anglais, que cette fois il plaidait coupable et qu'il était bien l'auteur unique de tous les romans publiés sous le pseudonyme de l'Auteur de Wuwerley. Walter Scott refusa tout secours, soit du public, soit du gouvernement. Il s'enferma dans Abbotsfoid avec sa femme et sa fille cadette, toutes deux déjà frappées à mort par le coup qu'il supportait avec tant de fermeté. Sa filie aînée était mariée à JL Lockhart; son (ils aîné, également marié, servait clans un régiment do hussards; son fiis cadet achevait ses études; tous deux étaient, par conséquent, loin de lui. Fresque seul dans cette magnifique résidence, jadis si bruyante, maintenant morne et solitaire, dans ce même cabinet où il venait autrefois travailler en se jouant une heure ou deux, entre une promenade ou une partie de chasse, l'intrépide vieillard aborda sans pâlir une lâche qui consistait à remplir chaque jour une feuille d'impression. Il suftit mandant près de cinq ans à cet effrayant labeur. Il avait publie depuis 1820 i'Abbc-, K«nilwortk (1S21), Quentin Durioard (1823), le Monastère (1820) , le Pirate, les Aventures de Niyel (1822); Pcueril du Pic (1823), les Eaux de Saint- Jlonan (1S2-1), Uedtjauiulet (182-t), la Jolie fille de Penh (i&ïd). Malgré la mort de sa femme et de son petit-tils, qu'il aimait tous deux passionnément, imposant siifluce à sa douleur, il produisit successive-

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inent : Woodstnck (1826); les Chroniques de la Canongate (1827); les Contes d'un grandpère (1828); une Seconde série des Contes d'un grand-père (is;0); Anne de Geiersten (1829); une Histoire d'Ecosse (1S30); une troisième série des Contes d'un grand-père (1830); une nouvelle édition de tous les romans déjà parus, édition corrigée, augmentée de préfaces et de notes ; un essai sur la ballade ; des Lettres sur la démonolorjie; uno quatrième série des Contes d'un grand-père (1831); le second volume de V Histoire d Ecosse (183 1) ; et enlin, en laissant de côté une foule d'articles sur différents sujets, deux autres romans : Holicrt de Paris et le Château périlleux (1831).

Ici, l'affaiblissement intellectuel était devenu sensible; l'esprit épuisé no pouvait plus obéir aux ordres de cette impérieuse volonté ; le corps était vaincu également; deux attaques d'apoplexie et de paralysie vinrent annoncer l'heure fatale ; il fallut s'arrêter. Mais il avait payé plus de la moitié de sa dette, capital et intérêts; le droit de propriété de ses ouvrages suffisait pour couvrir le reste, et ses créanciers en assemblée générale arrêtaient à l'unanimité «que sir Walter Scott >erait supplié de vouloir bien accepter d'eux la restitution de son mobilier, en témoignage de leur reconnaissance pour son honorable conduite et les efforts inouïs qu'il avait faits en leur faveur. » De nouveaux chagrins attendaient encore Walter Scott, Lorsque Charles X vint à Holyrood, il lit en sa faveur un touchant appel à ses compatriotes, leur demandant pour le vieux roi le respect dû à l'âge et au malheur. Sa voix fut écoutée ; mais il fut moins heureux lorsqu'il tenta de s'opposer, en vrai tory qu'il était, au mouvement réformiste, et cet échec lui porla un coup mortel. Son état de maladie s aggrava tellement qu'on parvint enfin à le faire consentir a un voyage en Italie. Il s'embarqua, en décembre is;i, stirun vaisseau que l'Etat mit à sa dispos;!. un ; mais, après un séjour de quelques mois a Rome et à Nnples, sentant que sa lin approchait , il voulut retourner en Ecosse pour mourir dans son cher manoir d'Abbotsford. A peine débarqué à Londres, il tomba dans un affaissement moral presque complet. Cependant, a la vue des tourelles de son château (il juillet 1S32), un cri de joie s'échappa de la poitrine du mourant; l'intelligence se réveillait, il fallut lo maintenir dans sa voiture. Le soir, il s'endormit en souriant. Le lendemain , il demanda, à être porté dans son cabinet de travail, se fit placer devant son bureau et s'efforça de tenir dans ses mains une plume ; mais il ne put la faire agir et elle retomba sur le papier. A cette vue, il se renversa en arrière et se mit à pleurer en silence. Au bout de quelques instants, il dit : « Einportez-moi d ici et mettez-moi au lit; c'est maintenant la seule place qui me convienne. » A dater de ce jour, il ne donna plus signe de connaissance. 11 vécut encore deux, mois. Quatre jours avant sa mort, sou esprit eut un moment de réveil, durant lequel il adressa des paroles touchantes à ceux, qui l'entouraient. Il expira à. une heure et demie de l'après-midi, par un beau soleil. Le lendemain, tous les journaux d'Ecosse parurent encadrés de noir. L'illustre romancier fut enterré dans l'abbaye de Dryburgh, à côté de sa femme. 11 ne reste aujourd'hui de cette famille que M"1* Charlotte-Ilenriette-Jeanne, épouse de M. J.-Ii. Ilope. Les œuvres do Walter Scott ont été traduites dans toutes les langues. En français, la meilleure traduction que nous ayons est celle de M. Defaueonpret, dont on a vendu un nombre incalculable d'exemplaires. On peut consulter, pour la vie de Walter Scott, l'ouvrage de soo gendre Lockhart, intitulé Mémoires sur ta vie de sir Walter Scott (1830-1812, 10 vol. in-S°).

« L'extérieur de Walter Scott, die M, Rosenwald, était sans grâce, même dans sa jeunesse^! sans distinction, même quand Use vit recherché des sommités du grand monde. Ses vêtements étaient communs. Sa taille était de G pieds anglais ; il était large de poitrine, sans tendance a l'obésité. Il existe de lui des portraits et des bustes. On cite, parmi ces derniers, celui de Chautrey, qui a magnifiquement rendu l'expression de la tète du poète. Il faut en dire autant de son portrait par Watson Gordon. La vivacité n'était ni dans les moyens, ni dans les goûts de Walter Scott, et mèine pour la conversation unie et sensée sans vulgarité, peu d'interlocuteurs trouvaient en lui l'homme qui voulût ou qui sût leur tenir têto. Eu réalice, il y avait en lui certaine lourdeur qui nuisait à l'essor do la pensée; de là sa parole empâtée et sans sonorité. La plume à la main, au contraire, il cause à ravir, il jette le mot, il relève la réplique ; il laisse, ïi reprend la parole avec bonheur; il est vigoureux, précis, incisif; il est bonhomme et homme d'esprit, et, s'il y a lieu, il devient éloquent. Voilà pourquoi son dialogue est généralement admirable; pourquoi ses préfaces le plus souvent égalent, quand elles ne le surpassent, ce qu'il y a de plus exquis dans le Spectateur, pourquoi ses lettres présentent au plus haut degré la réunion de tout ce qui constitue la perfection épistolaire. On retrouve quelque chose de ce mélange d'insuffisance et de qualités dans les résultats de ses études linguistiques. Doué d'une très-heureuse mémoire et pouvant retenir de longues tirades do vers entendues une ou deux, fois, il n'avait pourtant pas poussé très-loin, lui antiquaire,

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l'étude du gaélique et de l'anglo-saxon. Il savait très -passablement l'espagnol et l'italien, bien l'allemand, très-bien le français; dans aucune de ces langues, cependant, il n'eût pu converser longtemps avec aisance. »

Le romancier a. été jugé de la manière suivante : a Quel est donc, dit Hoffmann, le prestige employé par sir Walter Scott pour nous tenir attachés à la lecture de ses romans, comme l'avare couve des yeux un trésor qu'il craint de voir diminuer? Ce piestige, ce talent consiste dans l'art d'exciter la curiosité, et, en effet, tous les débuts de ses histoires sont charmants; de soutenir l'attention pardes incidents inattendus, d'alimenter l'intérêt par des situations qui aggravent sans cesse l'embarras des personnages et par une teinte mystérieuse qui semble annoncer l'intervention des êtres surnaturels, mais qui ne s'étend presque jamais jusqu'au merveilleux. Tous les romans de l'auteur peuvent se ranger eu deux grandes divisions, l'une classique et l'autre romantique. La première comprendrait ceux où (ous les événements sont naturels et où l'auteur n'a pris ses ressorts que dans les passions humaines; la seconde réunirait les romans fondés sur le merveilleux, sur les terreurs superstitieuses, sur 1"S apparitions des êtres surnaturels. Il me semble que sjr Walter Scott s'est efforcé d'imiter la vraisemblance des premiers sans dédaigner les effets que peuvent produire les autres; mais, trop historien pour se jeter dans la fantasmagorie, il a substitué ie mystérieux au merveilleux, et il se réserve presque toujours la ressource d'expliquer par des moyens physiques ce qui

paraît produit par une cause surnaturelle

Si l'on excepte les personnages amoureux et que sir Walter Scott a Cru sans doute avoir caractérisés suffisamment par cette seule passion, tous les autres personnages, depuis les chefs jusqu'aux derniers valets, out une physionomie propre à chacun d'eux, une passion, une vertu ou un vice qui domine, avec un mélange do quelques qualités en sousordre, dont la réunion forme un caractère distinetif, original et saillant. 11 n'en est aucun qui ne soit remarquable par des traits qui n'appartiennent qu'à lui; quand une même passion, une même vertu ou un même vice domino dans plusieurs personnages, le peintre a séparé Ces ressemblances par des nuances si habilement contrastées qu'il en fait des figures différentes, et quand on observe que chacun de ces romans fait agir quarante ou cinquante personnages principaux ou subalternes et que les personnages d'un roman n'ont rien de commun avec les personnages des autres romans, on ne peut trop admirer l'imagination d'un autour qui, avec un si petit nombre de passions primitives, a su composer tant de caractères distincts et de figures différentes. »

« Simple romancier, dit d'un autre côté Aug. Thierry, i) a porté sur l'histoire de son pays un coup d'œil plus ferme et plus pénétrant que celui des historiens eux-mêmes. Il a curieusement étudié, à chaque période, la composition essentielle de la nation écossaise; et c est ainsi qu'il est parvenu à donner aux scènes historiques où figurent ses personnages quelquefois imaginaires le plus haut dogré de realité. Jamais il no présente le tableau d'une révolution politique ou religieuse sans la rattachera ce qui lu rendait inévitable, ù. ce qui doit, après elle, en produire d'analogues, au modo d'existence du peuple, à sa division en races distinctes, en classes rivales et en factions ennemies. La plus importante de ces divisions, celle des races, est l'hostilité native des llighlunders et des Lowlanders, et c'est le fond sur lequel il a bâti le plus volontiers les aventures fictives de ses héros. En ne cherchant peut-être que des moyens de frapper plus vivement l'imagination par des contrastes de inteurs et de caractères, il est allé aux sources mêmes de la vérité historique. Il amis en évidence le point fixe autour duquel ont roulé, pour ainsi dire, toutes les grandes révolutions accomplies ou tentées eu Ecosse ; car on retrouve les habitants des montagnes opposés aux habitants de la plaine dans les guerres de dynastie, où un i reLendant lutte contre un autre; dans les guerres aristocratiques, où la noblesse combat contre les rois; dans les guerres religieuses, où le catholicisme est aux prises avec la Réforme; enfin, dans les révoltes vainement essayées pour briser le lien d'union de l'Ecosse et de l'Angleterre sous un même gouvernement. Cette espèce d'unité historique, qui ne se rencontre au même degré dans aucun autre pays, a produit en grande partie, le vif intérêt qui, pour la première fois, s'est attaché à de-> récits d'amour encadrés dans des" scènes d'histoire nationale, i

Outre les romans, les recueils de vers et les ouvrages historiques énuinèrés pjus haut et qui sont les principaux titres de gloire de Walter Scutt, on doit encore à ce fécond écrivain : une réimpression dos Œuvres complètes de Dryden, enrichie de notes biographiques et de commentaires (1808, 18 vol. in-s°); une édition des Mémoires du capitaine G. Carleton, de la Reine Hoho-Hall, de Strult (1808); du Drame des anciens temps, du même auteur, auquel Walter Scott ajouta les derniers chapitres (1808, in-S°) ; des Traités de lord Somers (1809, 3 vol. in-4"); des Pièces et documents officiels de sir Robert Cary (1810, in-S°) ; des Œuvres poétiques de miss Anna

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Sftii'ard (lRlo . 3 vol. iu-su); des (Eurres de Junathan Swift (l:<14, 11) v<d. in-8°); ■!.■•* Mémoires di' tîtrijmtc sur la tjtterrc civile ( 18'i'J, in-l°); «1rs Mrti.niris de Li lit eh. jti(]fvli'in (1827, in-R ') ; divi rs ouvrages d'are. :éoln.,'.e : Antiquités de In frontière tiuglo- :coS.rt/w(ltil-l, 2 vol. in-8u); JS'oions sur les mayuifn cures royales de l'Ecosse (1819, tri- S °) ; Antit/m'trs et sites pitturrsqtit's tli-s provinces d'Ecf.^e (1810, in-S°) ; Antiquités isUtndui-es (1815, in-8°S; des Lettres sur la démonologie e' la sorcellerie (1817-1830, 2 vol. in-8°) ;, une Histoire de l'Eglise d'Angleterre (1828, 2 vol. in-8°); des liomuns merveilleux (1830, 2 vol. in-8°), qui Sont en réalité des contes fantastiques dans lo gei.re d'Hoffmann ; le recueil se compose de deux ouvrages, lo Miroir de ma tante Margwitevtla. Chambre tapisvie ou la Femme en sac. L"s ceircurs de Waiicr Scott ont ausM ré. .ni après sa niurl,sous les titres d'Etudes et iw'anges d'histoire et de biographie, de Biographies littéraires des romanciers célèbres et d.; Mémoires biographiques, un grand nombre il 'art i des dispersés par l'auteur dans la Quarterly Iteoietv, Y Ediuburgh Jtevieui, VAnnual lleyislcr, etc.

SCOTT (Winneld), général américain, né dans la Virginie en 178G, mort en 1SG0, Petit-fils d'un Ecossais jacob.te qui avait émigré en Amérique après In bataille de Calloden, il suivit en 1800 la carrière du burrcau, qu'il abandonna b.ontôt pour entrer dans l'armée, devint capitaine d'artillerie en 180S, et, lorsque éclata la guerre entre l'Angleterre et l'Amérique en 1812, il fut envoyé sur le. frontières du Canada avec le grade de lieutenantcolono). Fait prisonnier, malgré dos prodiges de valeur, à la bataille de Queen's Town, Scott répara cet échec quelques mois plus tard en s'emparaut du fort George (27 janvier 1813), que les Anglais ne puient lui reprendre malgré plusieurs attaques consécutives. Promu alora général de brigade, il battit à Chippowa (juin 1814) le général anglais Real cl se signala encore à la batnillj du Niagara, où il fut grièvement blessé. Scott partit peu de temps après pour l'Europe, afin de s'y remettre des suites de ses blessures, étudia â Paris le :,y;.tè:.io d'armement français et, à son retour, fit aux Etats-Unis dos cours publics sur l'organisation militaire". Envoyé en 1832 contre le chef d'Indiens Ulackllawk, il l'amena proiiiptemeiit ù, merci, réprima eu 1S35 un soulèvement de3- Sèiniuoleï et soumit les Ci eeks eu 1838. Lorsque le Canada se souleva, i! fut chargé de faire respecter la neutralité du territoire de l'Union et reçut ensuite la mission d'aller installer les Chorokees dans le nouveau territoire qu'on leur avait assigné sur la rive occidentale du Miasissipi, a 1 autre extrém.te des Etats-Unis. Eu 1841, il succéda au général Macoaib, eu qualité de général en chef de l'année américaine, et prit dès lors une part importante aux »f faires politiques. La guerre du Mexique vint mettre le Comble à sa réputation militaire. Eu mars 18-17, il s'empara de Vera-Cruz, battit le général Santa - Anna successivement à Cerro-Gordo (18 avril), ù Contreras (19 auùt) et à Cliurub...;co (20 août), et, lo 15 septembre, se renuit maître de la ville de Mexico. A la suite do ces victoires, il signa, le 2 février 1818, le traité de GuaJalupe-Hidalgo , qui augmenta le torriloite des Etats -Cuis do IC,500 myriuiiiètres carrés. Malgré les éclatants services qu'il avait rendus à son pays, il ne réussit pas à arriver à la présidence, à laquelle il visait depuis plusieurs années. On lui préféra le générai Taylor en 18iS, et, bien qu'il fût parvenu en 1832 à se faire nomme".' candidat du parti vvhig, il fut encore battu, aux élections qui eurent lieu en novembre de la même année, par Pierce, candidat du parti démocratique. Pour lui rendre cette defailo moins anière, lo nouveau président le noimn t lieutenant général pour prendre rang à dater de la prise de Mexico. Lorsque s'alluma la guerre civde, il défendit en ardent patriote la cause de l'Union et lit tous ses efforts pour étouffer en germe la révolte des sécessionnistes. CepeiiJant le pré-ideut Buchauan le laissa à l'écart; il n'eu fut pas de même de Lincoln, qui le maintint à la tète de l'armée. .Mais Scott était trop vieux pour paraître encore sur les champs de bataille et il prit sa retraite le l^r novembre 1861, ayant pour successeur le général Mae-Clellaii. Il a pub. te ses Mémoires (New-Xork, 1801, 2 vol.).

SCOTT (David), peintre anglais, né à Edimbourg le 10 avril 1800, mort le 5 mars 1813. Il manifesta, tout enfant, une telle aptitude pour les arts du dessin que son père, qui était graveur, s'empressa de lui faire étudier la ■ peinture. Ses toiles de début furent : les Espérances du génie détruites par la mort, l'ingal et l'esprit de Losti , Loth et ses filles fuyant les cités maudites. Ce genre biblique et mystique ne plut pas d'abord et l'on prétend qu'il ne vendit son premier tableau qu'en 1831. Loin de se laisser décourager par find.lIVrciice du publie, il redoubla d'ardeur. En 2Sti2, il partit pour l'Italie, dans le dessein de se pei feetionner par l'étinie et la comparaison des chufs-d'œu vre des arts plastiques, et parmi .tous les m. illres, il choisit pour modeie Po!yclore de Caravuge, dont le tempérament artistique lui parut, avoir le plus d affinités avec le sien. De retour en Ecosse, il produisit succ ssivenient : ie Génie de la discorde, une Descente de croix, Jane Shore trouvée morte dans la rue, Oresle tourmenté var les Furies,

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Achille pleurant sur le cadavre de Palracle, Y Alchimiste Paracehe dans son laboratoire, l'Espérance passant sur l'horizon dit Désespoir, la Résurrection des morts nu moment du crucifiement, Pierre l'Ermite haranguant les croisés, Y Amour aiguisant ses flèches, la Beauté blessée par l'Amour, le Triomphe de l'Amour, etc. « Dans toutes les œuvres de Scott, dit un de ses biographes, on reconnaît l'esprit d'un puritain. Une iinajjtnaiion puissante, un travail soutenu distinguent sas productions, irais il manque d'habileté pratique ; il ne sait ni se fixer un but ni intéresser. » Son œuvre capitale est une toile de vaste dimension, actuellement à l'hôtel de ville de Lerth et représentant VascO de Gama rencontrant l'Esprit des tempêtes et doublant le Cap. Cette composition l'ut aussi l'une de ses dernières. Abreuvé de chagrins domestiques, blessé dans son honneur et sa dignité, il mourut à l'âge de quarante-trois ans. Scott a fait paraître vers. 1840, dans le Blackwood Magazine, des critiques artistiques intitulées: Essais sur les caractères des grands maitres, des vers et des notes de voyage qui ont été publiées par son frère, William Scott.

SCOTT (George-Gilbert), architecte anglais, né a- Gawcott, près de Buekingham, en 1811. Comme sa famille était riche, M. Scott put se livrer en toute liberté à ses instincts d'artiste. Ce fut par des études séi ieuses et spécialement archéologiques qu'il se prépara à ses travaux d'architecte. En 1842, il débuta en construis int, dans le style gothique dont il s'était épr.s, la chapelle des .Martyrs , à Oxford. D'un archaïsme pur , d'une grande simplicité d'aspect, d'une richesse d'ornementation réglée par un goût parfait, cette création devait frapper un public depuis trop longlemp-i habitué aux banalités d'une architecture lourde et vulgaire, qui n'avait de recominandable que sou côté utilitaire. Le succès qu'obtint ce monument fut très-grand, et le jeune architecte, dés son début, attira vivement sur lui l'attention publique. L'année suivante, le gouvernement lui couda la construction de l'église neuve de Camberwell, et ce fut pour lui un deuxième succès. Il éleva successivement ensuite les églises de Croydon, de Leeds, de Liverpool, qui portèrent à son comble l'engouement du public pour le genre gothique. En 184G, il était devenu le chef de la nouvelle école d'architecture anglaise, quand s'ouvrit, après l'incendie de Hambourg, le grand concours pour la reconstruction de l'église Saint-Nicolas. Les dessins.envoyés par il. Scott l'emportèrent sur ceux de tous ses compétiteurs et il obtint ie premier prix. La basilique qu'il fut chargé de faire élever est sans cuii'.redit l'oeuvre la plus considérable du maître à tous les points de vue. Elle appartient au style gothique fleuri et e-t presque aus-ji élevée que la cathédrale de Strasbourg. Le succès de ce monument lit charger M. Scott de reconstruire, dans la même ville, l'hôtel de ville et le palais du s<'nat. Ou signale, après ces créations hors ligue, une église île Saint- Jean, à Terre-Neuve (1818), la chapelle de Puneaster (1851), etc. Los restaurations de la cathédrale d Kly, d'ilereford, do Westminster doivent compter au^si parmi ses œuvres les plus intéressantes.

Lors de l'Exposition universelle de 1855, M. Scott envoya à Paris plusieurs dessins : Intérieur du choeur de la cathédrale d'Ely tel qu'il vient d'être restauré; Vue de la partie S.-E. de l'église de Saint-Nicolas, à Hambourg ; Intérieur de la même église; Retable de la cathédrale d'Ely ; Jiestuuration de la salle du chapitre de l'abbaye de Westminster; Dessin d'un nouvel hôtel de cilla et de la chambre du sénat , d Hambourg. Cette exposition valut à 11. Scott une médaille de seconde classe. A l'Exposition universelle de 1807, il envoya le dessin du Monument à la mémoire du prince A tberl.

M. Scott est trésorier du musée d'architecture de Londres. 11 fait partie de plusieurs sociétés artistiques, notamment de l'Académie royale des beaux-arts. Enfin, on lui doit un écr.t intitulé : Plaidoyer en faveur de la restauration fidèle des anciennes églises (1850).

SCOTT (William-Henry), numismate et orientaliste écossais, né a Edimbourg en 1831, mort dans la même ville en L856. Le plus grand nombre de ses travaux ont été publiés par le Numismatic Chronicle, eu particulier dans les tomes V, XIV, XV et dernier. La Revue archéologique de 18.>5 a inséré de ce savant une notice sur les Ortooides et sur une monnaie des atabeks. Scott laissa en mourant de riches collections archéologiques , parmi le.ique.les un cabinet numismatique compose en grande partie d'anciennes monnaies de l'Orient. Il légua cette dernière collection a la Société asiatique, dont il était membre.

SCOTTÉA s. m. (sko-té-a). Bot. Syn. de

SCOTTIA.

SCOTTI (Jules-Clément), théologien italien, le véritable auteur de la Monarchie des Salisses , né à Plaisance eu 1602, mort à Pauoue eu 1069. Il entia dans la compagnie de Jésus, professa la philosophie à Parme, à ferrure et fut nomme recteur à Curpi. Déçu, dit-on, dans son ambition, il se retira de la société et écrivit contre les jésuites son livre ; Lucii Corueiii Europtei monarchia Solip-

scou

sorum (Venise, 1645), traduit en français par Uc-taut (1721).

SCOTT1 (.Varccl-Eusèbe), littérateur italien, né à Naplesen 1742, mort dans la même ville en 1800. Entré dans les ordres, il obtint un immense succès comme prédicateur; mais accusé d'hétérodoxie, il renonça à la parole et s'a ;onna à la littérature. La révolution qui s'opéra à Naples en 1798 jeta Scotti dans la politique; il fut nommé membre de la commission législative de la république napolitaine et se signala par sa modération et sa prudence. Mais il était désigné aux coups de la réaction, et quand Ferdinand VII rentra dans Naples, escorte de Nelson et de Ruil'o, Scotti fut emprisonné et condamné à mort. Les brigands à la solde des Bourbons saccagèrent sa maison et b: ûlèrent ses manuscrits. On doit à ce savant : Catechismo nantico destine à l'instruction des gens de mer (Naples, 1778, in-S°); Délia monarchia universate de' papi (Naplos, 17S9, in-8").

SCOTTI (Côme-Guléas), littérateur italien, né à Môrate (Milanais) en 1759, mort k Crémone en 1821. Il avait commencé à Milan l'étude du dro.t; pu.s ii renonça à la jurisprudence pour suivre la carrière littéraire, composa des contes et rit représenter quelques pièces de theâtre. Atteint d'hypocondrie à

I âge de trente-deux ans, ii prit l'habit chez les barnabites et alla professer la rhétorique à Milan. Quelque temps après, il fut appelé à Crémone pour y enseigner l'éloquence. Lorsque la révolution supprima les communautés religieuses, Scotti fut très-vivement affecté.

II accepta une chaire d'histoire à Crémone ; mais désorienté, rejeté ainsi violemment dans le monde qu'il fuyait, il perdit la tranquillité d'esprit et la sauté et fut emporté par une attaque d'apoplexie. Ses pi incipaux ouvrages sont : Scella di prose e versi (Milan, 1779, in-12) ; Nocelle inurali (Milan, 17S2, in-12); Galeuzzo Sforza, Il Perlariîu, Il Sacerdote Zaccnria, l Principi Estensi, tragédies; Giornate del Urembo, contes dans la manière de Boccace (Crémone, 1S0G, 6 vol. in-S°); Accademia Borromea, recueil du même genre.

SCOTTIA s. m. (sko - ti - a — de Waller Scott, ècc'w. angl.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des lotées, dont l'espèce type croît eu Australie.

SCOTTISH s. f. (sko-ticii — mot angl. qui signif. écoa,aisc). Chorégr. Sorte de danse analogue à la poika :

Adieu concerts, tcoltishs, glaces à l'ananas.

Tu. de Banvillb.

—Encycl. La scoltish est- e. le d'origine polonaise, comnid ses sœurs la cracocienue, la ntazourka et la polka? Un ne sait trop. Toujours est-il que c'est une danse gracieuse, onduy.mte, élégante, tenant h la fois de la valse et du la polka, et qui, importée eu France il y a une vingtaine d'années, y obtint un vuritablj sucées de \ ogue ; quo. qu'on la danse un peu moins aujourd'hui, elle n'a pas cessé d'être en faveur, uus.ii bien dans les salons que dans les bals publics.

Le rhythme musical de la scolliih se rapproche de celui de la poika, mais avec moins de monotonie dans l'accompagnement, qui n'e-st pas toujours formulé, eu, mue dans eelieci, par trois temps réguliers et successifs, suivis d'un siienee. Maudis que fair de la polka est écrit à deux-quatre, celui de la scoltish est à deux temps et s'exécute beaucoup plus moderato. Pourtant, nous ie répetons, les deux rhythmes ont de gratins rapports entre eux, et, eu e.i serrant un peu ie mouvement, on peut presque toujours polker sur un air de scoltish.

SCOTTO (Albert), partisan italien, chef des gibelins de Plaisance (1290). Il se tit nommer capitaine perpétuel de sa république, renversa les Viscouti à Milan (13 J2> et rétablit les DelLr Torre. Chasse de Plaisance à plusieurs reprises ; ii terni. 11a s^s jours dans l'exil , laissant uu nom exécré pour les maux que sou ambition avait attires sur sa patrie.

SCOTTO (François), fils du précédent. Il s'empara de Plaisance en 1335 avec l'aide d'Azzo Viseonti. Il refusa de céder la souveraineté de cette ville à son allié, fut assiégé par lui dans Plaisance et capitula le 15 uéeembre 1330, renonça à la souveraineté de cette ville et reçut eu fief la bourgade de Firenzuola.

SCOTUSE, en latin Scoiusa, nom de deux villes du monde ancien. L'une, dans la Thessalie, au S.-E. de Larisse, près des monts Cynocéphales ; l'autre, dans la Thrace occidentale, près du Strymon,

SCOUE s. f, (skoû). Mar. Extrémité supérieure d'une varangue.

SCOUFFIN s. m. (skou-fain — autre forme du mot couffin). ïe>hn. Sorte de cabas en sparterie, rond et plat, ayant une ouverture centrale, circulaire, dans lequel on met les olives écrasées, pour les placer sous la presse et en extraire 1 huile, || On dit aussi scour-

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