TIA
SCOTIAPLEX s. m. (sko-ti-u-plèks). Orttilh. Syn. de syrnie ou syrnion, genre de rapaces nocturnes, de la famille des chouettes.
SCOTIE s. f. (sko-ti — lat. scotia ; gr. skotia; do s/cotas, ténèbres). Archit, Moulure concave, bordée de deux tilets.
— Encycl, Lascotie est une moulure creuse u plusieurs centres, employée le plus généralement dans la bas-' des colonnes et des édifices. Sa forme allongée permet de donner plus do surface d'appui au socle, sans établir de discontinuité entre les diverses moulures qui composent cette base. La scotie se rencontre souvent en double dans les bases des colonnes; la plus rapprochée du fût prend le nom de scotie supérieure, et celle qui la suit en descendant vers le socle s'appelle scotie inférieure. Le tracé de la scotie peut se faire par deux méthodes; les difficultés qu'elles présentent nous font un devoir de les indiquer ici. La première méthode, que
SGOT
demi-arc KT. On tire Ho indéfinie et on porte
Fig- 1
nous croyons être la plus simple, est expliquée par la figure ci-dessus; elle consiste à joindre les deux extrémités des filets T et t par une ligne droite Tt, que l'on prend comme diamètre et sur laquelle on décrit une demicirconférence. Cette dernière tracée, on lui mène autant d'ordonnées 11', 22', 33',..., qu'on I veut avoir de points de la courbe, Par les \ points 1, 2, 3,.., on mène des parallèles à MT, ' mt , et on porte respectivement sur ces parai- ! lèles 11", 22", 33",.., égales à 11', 22', 33',..; i puis, en joignant les points 1", 2", 3",..., on ; détermine la courbe qu'affecte la scotie et qui dans ce tracé n'est autre qu'une ellipse.
— Deuxième méthode. Pour tracer la scotie entre les parallèles MT, mt, tangentes en leurs points respectifs T et t, on emploie la méthode représentée par la ligure ci-dessus. Far les points de tangence T, t et par un point n quelconque pris sur mt, on élève des perpendiculaires 10, Ti, nX. On prend
et par y ainsi déterminé on mène yi parallèle à XT, qui détermine le point i par sou intersection avec Ti. Du point i comme centre et du rayon t'T on décrit le quart de circonférence TK; sur le prolongement de yi on porte
io = - fit.
Du point o, ainsi déterminé, comme centre, et du rayon oli on décrit l'arc KH. limité au pomt H déterminé lui-même par la condition que sa corde KH soit égale à la corde du
en arrière de o une longueur OZ égale à
ou à - de Ho, selon le cas. Le point 5 étant
ainsi trouvé, on porte ZH sur la perpendiculaire (O de t en Q ; on joint Z et Q, et on élève une perpendiculaire rnO sur le milieu nt de ZQ.
Pig. 2.
laquelle rencontre tO en O, qui Se trouve déterminé. On tire 0:L, puis, du point O comme centre avec Ot = OL pour rayon, on décrit l'arc il,; enfin, de z avec z\, = sH pour rayon on achève la courbe en décrivant l'arc LH ; comme on le voit, ceito srotie est tracée avec quatre .-entres. I,c [dus souvent on se contente de deux centres, en prenant le
premier rayon égal à - de la hauteur de la
scotie , et le second égal k - de cette
même hauteur; les centres, dans ce cas, se placent, comme dans l'exemple précédent, sur les perpendiculaires aux lignes parti! lèles qui limitent la scotie, de manière que celles-là .soient tangentes k celle-ci. Dans les ordres ionique, corinthien et composite, le module étant divisé en 30 parties et égal au rayon de la colonne, on donne généralement k la scotie le-, hauteurs .suivantes : 1" ordre ionique, scoties supérieure et inférieure,
4 parties ; 2U ordre corinthien, scoties supérieure et inférieure, 2,5 parties; 3° ordre composite, scorie supérieure, 3 parties ; scotie intérieure, 4 parties. Les saillies qu'on leur donne sur le nu de la partie inférieure du fût sont : 1" ordre ionique, scotie supérieure, 4 parties au droit du creux, 5 parties au bord du filet supérieur et 8 parties k celui du filet inférieur, ce qui donne un empâtement do 3 parties ou pour mieux dire une
inclinaison de - à la ligne qui joint les points
de tangence; scotie inférieure, 6 parties au creux, 8 parties au plat supérieur et 12 au plat supérieur, soit un empâtement de 4 parties et une pente de- ou - pour la ligne des 4 1
points de tangence, appelée Tt dans les figures précédentes; 2° ordre corinthien, scolie supérieure, saillie 3 parties au creux, 4 parties au tiletsupéricur et 6,23 au filet inférieur, soit 2,25 parties d'empâtement, ou une inclinaison Tt de — *— = — ; scotie inférieure, saillio 2,25 9 '
5 parties au creux, filet supérieur 6,2, filet inférieur 9, soit 2,8 d'empâtement et une in-
2 5 clinaison de-1-; ordre composite, saillie sco- 2, S
lie supérieure, 4 parties, filet supérieur 5, filet inférieur 6,67; soit 1,67 d'enipatv'ineni ou
une inclinaison de ; scotie inférieure
5,33 parties, filet supérieur 6,67, filet inférieur 10, soit un empâtement de 3,33 ou une
inclinaison Tt de — . Comme le montrent ces 3,33
ordres, la scotie n'a pas d'empâtement réglé ; on peut lui donner, dans les cas ordinaires de la construction, celui que l'un juge le plus conven ible pour reporter la charge sur une plus grande surface, tout en donnant à l'ensemble un aspect découpé et élégant.
SCOTIE, en latin Scotia, nom donné par les anciens à la partie septentrionale delà Grande Bretagne (Ecosse), pareequ'eile était habités par les Scots.
SCOT1MYZE ; s. f. (sko-ti-mi-ze — du gr. skottn, obscurité; muia , mouche). Kniom. Genre d'insectes diptères brituhocercs, de la
SCOT
famille des athéricères, tribu des muscinVs, dont l'espèce type se trouve aux enviions de Liège.
SCOT1NE s. m. (sko-ti-ne — du gr. skntn3, obscurité). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétêromères, delà famille des mélasomes, tribu des blapsides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent le Brésil.
SCOTIOPTÈRE s. f. (sko-ti-o-ptè-re — du gr. skotia, obscurité; pteron, aile). Entom. Genre d'insectes diptères brachoeères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, comprenant deux espèces, qui habitent le Brésil.
SCOT1STE adj. (sko-ti-ste), Hist. relig. ' Qui a rapport k Scot Erigène ou k sa doctrine, il Qui a l'apport k Duns Scot ou à sa doctrine.
— s. m. Partisan de Scot Erigène. Il Partisan de Duns Scot.
— Encycl. Au commencement du xiii" siècle, Jean Scot se distingua dansl'Université de Pans par la pénétration et la subtilité de son génie, ce qui lui fit donner le nom de Docteur subtil; d'autres l'ont appelé le Docteur résolutif, parce qu'il avança plusieurs opinions nouvelles et qu'il ne s'assujettit point k suivre les principes des théologie. is qui l'avaient précédé. Il se piqua surtout d'avoir embrassé des sentiments opposés k ceux de saint Thomas : c'est ce qui a fait naître la rivalité entre les deux écoles, celle des thomistes et celle des scotistes; la première est celle des dominicains, la seconde celle des franciscains.
Dans les questions de philosophie, l'une et l'autre ont ordinairement suivi les opinions des péripatéticiens; quant k la théologie, Scot soutint l'immaculée conception de la sainte Vierge contre les dominicains, qui la niaient; pour le surplus, ces deux écoles ne sont plus divisées que sur des questions problématiques très-peu importantes et fort obscures, telles que la manière dont les sacrements produisent leur effet, la manière dont Dieu coopère par sa grâce avec la volonté da l'homme, en quoi consiste l'identité personnelle, etc.
11 ne faut pas confondre Duns Scot, dont bous venons de parler, avec Scot Erigène ou Irlandais, qui u vécu et qui a fait du bru t au ix« siècle, sous le règne de Charles le Chauve. Il faut donc distinguer avec soin les scotistes qui avaient pour chef l'un ou l'autre des Scot.
SCOT1STIQUE adj. (sko-ti-sti-ke). Qui se rapporte à la doctrine de Scot Erigène ou k celle d^- Duns Scot.
SCOTLAND, nom anglais de I'Ecosse.
SCOTOBIE s. m. (sko-to-bl — du gr. slcotos, obscuiité | fctudje vis). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétêromères, de la famille des niôla-oines, tribu des piiuêliaires, comprenant une trentaine d'espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
SCOTOCHARE s. m. (sko-to-ka-re — du gr, skotos, obscurité ; charizomni,je me plais). Oriiith. Syn. de mona.su ou barbacou.
SCOTODE s. m. (sko-lo-de — du gr. skotodês, obscur). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétêromères, de la famille des stei.élytres, tribu des serropalpides, comprenant deux espèces, qui habitent l'une la Livonie et l'autre les Etats- Cuis.
SCOTODINIE s. f. (sko-to-di-nî — du gr. skotos, ténèbres; dinos, vertige). Pathol. Obscurcissement de la vue accompagné de vertige.
SCOTŒBORE s. m. (sko-té-bo-re). Entora.