‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 213 sur 1059 · PA · texte numérisé non relu

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mais alors les triangles A"PB' et PA'B" seraient semblables, et par suite les angles A' et A" ou A, B' et B'' ou B seraient égaux. Ainsi, les sections circulaires du second système sont fournies par des plans perpendiculaires au plan de symétrie ou principal du cône, qui coupent ce plan principal suivant des droites inclinées sur les génératrices principales comme les traces des sections ciri culaires du premier système, mais de façon i que les angles égaux ne correspondent pas I aux mêmes génératrices. C'est en raison de ! cette disposition qu'on a donné le nom d'antiparallèles aux sections de ce secoud système.

' — Dr. rom. On vendait à Rome, au nom ' de l'Etat, ou, suivant l'expression consacrée,

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publiquement, publiée, le butin fait sur l'ennemi, les biens des citoyens qui avaient encouru certaines condamnations, jusqu'à la limite où se trouvait remboursée la somma fixée par ces condamnations, et les biens tout entiers des proscrits. Le butin pouvait être partagé entre les soldats par le général ; mais, quand il n'en était pas ainsi, il était vendu par les questeurs et le produit en était versé dans le trésor public. ■ Ces deux captifs, dit Plaute (Capt, I, n), que j'ai achetés hier des questeurs et qui venaient du butin;» . . . htos captivas duos, Bere quoi emi de prmda de quxstorihus.

Les objets du butin étaient vendus sous la haste, c'est-à-dire à l'encan. Dans ce cas, une haste placée devant le lieu de la venta indiquait que l'opération était fuite sous l'autorité des fonctionnaires publi> s. Ou bien le tout était vendu en masse, ou bien l'on faisait plusieurs lots, dont chacun réunissait un grand nombre d'objets. C'était au plus haut enchérisseur qu'étaient adjugés, soit le lot unique, soit les lots séparés. L'acheteur qui revendait en détail ce qu'il avait acheté en masse était pour cette raison appelé secteur (sector), c'est-à-dire partageur, et la vente avait le nom de section. Cette sorto de vente, après avoir été appliquée d'abord aux objets provenant du butin, fut plus tard en usage pour toutes les choses que les magistrats vendaient au nom du peuple. Elle était ordonnée par lepréteuret exécutée parlesquesteurs. C'est surtout au temps des proscriptions que lés sections se multipliaient et que les secteurs étaient appelés sous la haste. « Partout la haste, partout le secteur; uhique hasta et sector, > dit Tacite (Histoires, I, xxj. C'est du règne de Néron qu'il s'ayit. Le Ohrysogonus, familier de Sylla, dont Cicéron a immortalisé l'infamie et qui vendait le droit de faire placer un nom sur la liste des proscrits, était un secteur en mémo temp-> qu'un agent de dotation; il acheta pour 2,000 sesterces les biens confisqués du proscrit Roscius, qui en valaient 6 millions. Dans les derniers temps de la république et sous une grande partie de l'empire , les proscriptions et les confiscations furent si nombreuses qu'on se réjouissait lorsque la haste n'indiquait pas des biens à vendre, comme le dit Cluudien, et qu'une voix avide ne convoquait pas le secteur :

.... Non hasta refixas

Vendit opes, avida tector not\ voce citatur*

Mais souvent les mises en vente se multipliaient au point que le secteur manquait pour acheter, ninsi que le rapporte Manilius r De/uerilse bonis tector...

On donnait quelquefois le nom de section, non pas seulement à la vente, mais encore aux choses mises en vente. Ainsi Tacite dit, en parlant d'Olhon {Bist., I, xc), qu'après avoir rappelé les proscrits il leur accorda les restes des sections qui dataient du régne de Néron et qui n'avaient pas encore été vendues au profit du fisc : Reliquias Neronianarum sectionum, nondum in fiscum conversas, revocatis ub exsilio concessit.

— Art uiilit. Cette expression se distingue en : 1° section administrative ; 2° section d'ambulance ; 30 section tactique.

l» La section administrative est une subdivision de la compagnie d infanterie et elle se compose de trois, quatre ou cinq escouades. L'assiette du logement dans les casernes est réglée sur l'ordre numérique desséchions. Chacune d'elles a son fourneau de cuisine et sa marmite. La première section est commandée par le lieutenant, secondé de deux chefs de division ; la deuxième, par le sous-lieutenant, secondé de même. Un caporal de semaine commande toute section détachée de la compagnie.

2U Les sections d'ambulance sont des détachements de division d'ambulance. Elles se portent aux avant- postes , accompagnent de petits corps détachés ou sont réparties sur les points où l'on s'attend à des combats partiels.

3° Les sections tactiques ou demi-pelotons sont des sections d'infanterie qui forment les moindres des subdivisions qu'un officier inférieur commande en manœuvre. Vers le milieu du siècle dernier , section et peloton étaient synonymes. Ce ne fut que vers la fin du siècle qu'on leur donna à chacune un sens différent. En manœuvre , le capitaine est chef de la première section; le lieutenant, de la seconde. Un conducteur d'aile gouverne lo mouvement circulaire des sections quand elles conversent. Un ou deux serre-files surveillent les rangs. Un bataillon par le flanc se rétablit en colonne par sectiuns.

— Hist. Sections de Paris. Avant la Révolution, Paris était divisé en vingt et un quartiers. Louis XVI , dans son règlement du 13 avril 17S9 pour la convocation des états généraux, le partagea en soixante districts. Cette division servit naturellement à la première organisation municip le. Enfin, la loi du 27 juin 1790 créa une nouvelle division en quarante-huit sections qui subsistèrent, avec les mêmes circonscriptions, jusqu'en 1SC0, jusqu'à l'annexion des communes situées dans l'enceinte des fortifications. Seulement , le nom de section avait été depuis longtemps remplacé par celui de quartier.

Dans le système adopté par l'Assemblée

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constituante pour l'organisation municipale et départementale, les citoyens actifs, c'està-dire les Français âgés de vingt-cinq ans et qui puyaient une contribution directe de trois journées de travail, se réunissaient, pour 1 exercice de leurs droits électoraux, en assemblées primaires. A Paris, ces assemblées Turent d'abord les districts, puis les sections. Les sections élisaient directement, et suivant une forme de scrutin assez compliquée, les membres de la municipalité, ainsi que divers fonctionnaires de la section. Elles élisaient au.-si les électeurs du second degré, à raison d'un électeur par cent citoyens actifs présents ou absents (on sait que c'étaient ces électeurs qui nommaient les députés, l'évêque, etc.;. Jusqu'après le 10 août 1792, les citoyens actifs avaient seuls le droit de délibérer dans les assemblées de section. Mais diverses sections plus populaires avaient ouvert des tribunes publiques pour que les citoyens non actifs et même tes femmes fussent au moins spectateurs, lly avait à Paris à peu près 82,000 citoyens actifs inscrits sur les registres civiques. Mais, le plus ordinairement, 15,000 à 20,000 seulement prenaient part aux élections et aux travaux des assemblées. Plus tard même, quand les sections furent ouvertes à tous, les abstentions furent parfois encore plus nombreuses et l'on fut obligé d'accorder une indemnité aux artisans pour qu'ils exerçassent leurs droits. Ces abstentions, qui s expliquent par les exigences du travail et du commerce et par diverses autres circonstances, donnent le mot de la conduite souvent contradictoire des sections. Ainsi, pendant la Terreur, les révolutionnai- I res, les sans-culottes y dominaient. La laasi- < tude et surtout la crainte en avaient éloigné | la classe riche et une partie de la bourgeoisie. Pendant la réaction thermidorienne, les royalistes y reparurent en foule et la jeunesse dorée y dictait ses volontés.

Dans l'origine, les sections, une fois les élections faites , ne pouvaient s'assembler qu'en vertu d'une convocation spéciale du corps municipal ou sur la demande de huit d'entre eïies. Mais, peu à peu, les réunions se multiplièrent et l'Assemblée législative régularisa par un décret (juillet 1792) une permanence qui existait déjà en fait. Les assemblées se tenaient, pour la plupart, dans une des églises de la circonscription.

Les sections de Paris étaient des foyers de vie politique et d'agitaliou. Elles exercèrent une influence très-yrande sur la marche de la révolution par leurs délibérations, leurs adresses, leurs arrêtés, leurs élections, par leur pression sur la commune et l'Assemblée nationale, etc. Elles communiquaient entre elles an moyen 6e commissaires et d'un bureau central de correspondance. Les plus ardentes et les plus révolutionnaires étaient celles du Théâtre-Français (ancien district des Gordeliers), Mauconseil, des Quinze- Vingts, des GravillierS, etc. La plupart, d'ailleurs, jouèrent un rôle décisif dans les mouvements révolutionnaires. Mais, après le 9 thermidor, elles subirent le contre-coup des événements et, dominées dès lors par les réacteurs et les meneurs royalistes, elles se jetèrent presque toutes dans la réaction. Au 13 vendémiaire, trente-deux se prononcèrent et s'armèrent contre la Convention. Leur suppression fut prononcée en octobre 1795. En voici la liste, suivant l'ordre adopté par la loi de 1790 ;

1. Section des Tuileries. Elle a toujours porté le même nom, sauf la substitution du mot quartier.

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