‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 222 sur 1059 · SEDE · texte numérisé non relu

SEDE

Creuse près de Crozant, après un cours de 40 kilom.

SEDELMEYER (Jérémie-Jacques), peintre et graveur allemand, né Augsbourg eu 1704, mort dans la même ville en 1761. Entré eu qualité de commis chez un marchand d'estampes nommé Pfeffel, il fut exploité par son patron, qui mit largement à contribution sou talent pour la gravure. Fatigué de ce rôle de dupe, Sedeltneyer partit pour Vienne et se lia avec Fuessli, dont il partagea l'existence et les travaux. Il avait déjà acquis une certaine notoriété lorsque, dans le but de frapper un coup décisif, il se mit à, graver les tableaux que Gran avait peints dans la bibliothèque impériale. Son ouvrage terminé, il le présenta à l'empereur François 1er, qui ne lui accorda aucun encouragement. Sedelniever en devint fou de désespoir. Ses principales compositions sont ; Portraits de ùiannone et de Christian Wol/f, Médaillon de François de Lorraine, de l'Evéque de Passait, d'après Gran ; Sainte Rosalie, d'après Bastoli ; Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge, ies Tableaux de la bibliothèque impériale de Vienne, d'après Gran, etc.

SÉDENTAIRE adj. (sê-dan-tè-re — lat. sedentarius; de sedere, Être assis, fixé). Qui demeure ordinairement assis : Cet homme ne fait point assez d'exercice, il est trop sédentaire, (Acad.)

— Qui se tient presque toujours chez soi, qui soit ou voyage peu : Il est devenu, depuis quelque temps, fort sédentaire. (Acad.) De tous les malades, le plus ambulant, c'est vous, et le plus sédentaike, c'est moi. (Volt.) L'espèce humaine se partage en deux catégories : ceux gui aiment à rester chez eux et ceux qui aiment à voyager, les sédentaires et les nomades. (Rigault.)

Cet hôtel est peupla de gens peu sédentaires Qui, du matin au soir, courent à leurs affaires. C. d'Harleïille.

— Fixe, attaché à quelque lieu .• Philippe le Bel rendit le parlement sédentaire. (Acad.) Le parlement, d'abord ambulant avec te monarque, fut ensuite rendu sédentaire ; il eut ses sessions fixes et devint enfin perpétuel. (Chateaub.)

— Qui se passe, qui s'exerce dans le même lieu : Vie sédentaire. Emploi, profession sédentaire. Le climat le plus tempéré doit être le plus favorable à l'industrie sédentaire. (Raynal.) La vie sédentaire est inoins préjudiciable à la santé de la femme qu'à celle de l'homme. (Chorael.)

— Administr. milit. Se dit des troupes qui ne changent point de garnison, qui ne se mettent jamais en campagne : Troupes sédentaires. Compagnies sédentaires de vétérans. La garde nationale mobile et la garde nationale sédentaire. (Acad.;

— s. m. Soldat sédentaire : Une compagnie

de SÉDENTAIRES.

SÉDENTA1REMENT adv. ( sé-dan-tè-reraan — rad. sédentaire). D'une manière sédentaire : Vivre sédentairement.

SÉDENTAR1TÉ s. f. (sé-dan-ta-ri-té— rad.

sédentaire). Etat d'une personne qui a une vie sédentaire.

SEDERA, nom latin de la Saddrb.

SBDERBANDE s. f. (sé-dèr-ban-de). Techn.

Plate-bande, dans une pièce d'ébénisterie à compartiments.

SEDEKHOLM (Charles), poète et philosophe suédois, né en Finlande en 1789, mort aux euvirons de Moscou en 1S53. Appelé, vers 1310, au poste de professeur de tangue suédoise au collège Ue Viborg, il compléta son éducation en instruisant ses élèves ; puis, vers 1814, il fut nommé pasteur ambulant des communes protestantes de Russie et aumônier divisionnaire des soldats protestants de l'armée russe. On lui doit : Médemption, poiime (Berlin, 1833); Etudes dans le désert {Berlin, 1333) ; Philosophie de l'histoire el de l'avenir (Leipzig, 1836); les Faits accomplis dans leur valeur éternelle ou Essai de conciliation de ta philosophie avec le christianisme (Leipzig, 18*5).

SÉDEKON, bourg de France (Drôme), cheflieu de cunt., arrond, et à 63 kilom. S. -E. de Notons, dans la petite vallée de Mauge; pop. aggl., 416 hub. — pop. lot., 635 hab. Miel renomme. Ce bourg est situé dans une gorge resserrée eutre les rochers de la Tour et du Crampon.

SEDET, JÏÎTERNUMQCE SEDEB1T 1N- FEL1X. THESEUS, Passage du VIo livre de V Enéide (v. 617), et qui signifie : Là est et sera éternellement assis le malheureux Thésée. Selon la tradition mythologique , les héros vertueux goûtaient chez les morts les plaisirs qu'ils avaient recherchés sur la terre ; par la même raison, les coupables se voyaient frappés des châtiments qui faisaient un contraste douloureux avec leur vie passée. C'est ainsi que, pour expier l'offense faite à Pluton en aidant Piiithoùs quand celui-ci tenta d'enlever Proserpine, Thésée, qui avait été sans cesse errant et voyageur, fut condamné dans les enfers à rester éternellement assis.

Les écrivains' font souvent allusion au supplice de Thésée :

« Le mari travaille, il vend son temps et sa vie ; il arrive le matin à son bureau et il y Teste jusqu'au soir, il subit le supplice que le

SEDO

poète latin inflige à. un damné de l'enfer païen :

Sedet, atermimque sedebil

Jnfelix »

A. Kakr.

«L'Angleterre désolée par une famine perpétuelle et livrée aux horreurs d'une misère qui défie la description ; les races appauvries, dégénérées, redevenues sauvages et farouches, tels sont les signes épouvantables par lesquels s'exprime la liberté quand elle est frappée par le privilège, quel qu'il soit, et comprimée dans son essor. On croit entendre la voix du grand coupable que Virgile place dans les enfers, enchaîné sur un trône de marbre :

Sedel, mlermimquc sedebit

Infclix Theseus, et maguâ teslalurvoce pcrumliras : Discitc justitiam moniti et non temnere divos!' Pbouduon.

SÉDÉTANS, peuple de l'Espagne ancienne.

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