‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 223 sur 1059 · V. Edétans · texte numérisé non relu

V. Edétans

SEDGEFIELD, village et paroisse d'Angleterre, comté de Durhum, district de Stokton et à 15 kilom. N.-E. de la ville du même nom ; 2,192 hab. Manufactures de coton, industrie

agricole.

SEDG1ÏMOOR, plaine d'Angleterre, dans ie compté de Somerset, entre Bridgewater au N.-O. et Kingsverton au S.-E., arrosée par la petite rivière de Carey. Le duc de Monmouth y fut battu et pris par les troupes de Jacques en 16S5.

SEDGWICK (James), polygraphe anglais, né en 1775. Il fut reçu avocat en 1801 et fut appelé, quelques années plus tard, à des fonctions supérieures dans l'administration' de l'excise à Edimbourg. Il eut ensuite un emploi considérable et lucratif dans l'amirauté, et, en 1817, il entra dans l'administration du timbre. On a de lui des Jlemarques sur les Commentaires de Blackslone (1804-1805, in-8°) et une édition des Lois de l'évidence, par Gilbert. 11 dirigea, de 1807 à 1008, la Revue d'Oxford (Oxford Revieu>),

SEDGWICK (Théodore), économiste américain, né à Shefneld (Massachusetts) en 1781, mort en 1839. Etabli comme avocat à Albany et possesseur d'une belle fortune, il se retira du barreau pour administrer ses domaines et devint successivement membre des communes de l'Etat de New-York, président de la Société d'agriculture et sénateur. On lui doit un très-important ouvrage, Public and private economy (1830), dans lequel se trouvent une foule d'idées pratiques sur l'extinction du paupérisme, sur les banques, le crédit, l'association, enlin sur tous les grands points du problème social qui sont agités de nos jours.

SEDGWICK (Adam), géologue anglais, né à Dent (Yorkshire) en 1786, mort en 1873. Lorsqu'il eut terminé ses études au collège de la Trinité de Cambridge, il entra dans les ordres tout eu s'adonnant à l'enseignement. Attaché comme fellow au collège Ue la Trinité en 1806, il succéda, en 1818, kHailstone comme professeur de géologie à l'université de Cambridge. Elu cette même année membre de la Société royale de Londres, il devint un des fondateurs de la Société géologique de Londres, qui lui décerna, en 1851, la grande médaille de Wollaston pour ses bulles recherches sur la géologie des Iles-Britanniques, des Alpes el des provinces rhénanes ; entin, en 1858, l'Institut de France l'admit au nombre de ses membres correspondants. M. Sedgwick comptait parmi les géologues les plus distingués de son pays. 11 forma un grand nombre d'élèves, et son nom est inséparable de celui de Murehison dans l'étude des terrains devoniens et siluriens de la Grande-Bretagne. Son œuvre capitale, en collaboration avec M. Mac-Coy, est la Classification des roches patéozoîques de l'Anj gteterre (î vol. in- 4°). Outre ce grand ouvrage, il a publié de nombreux mémoires dans des recueils scientifiques, entre autres, dans la Revue d'Edimbourg, Vestiges de l'histoire naturelle de la création, M. Sedgwick a écrit aussi quelques ouvrages de théologie, parmi lesquels ou cite principalement son Discours sur tes études universitaires de Cambridge, dirigé contre ies partisans de la morale utilitaire dj Bentham.

SEDGWICK (Catherine-Marie), femme de lettres américaine, née à Siockbridge (Massachusetts) en 1700, morte en 1867. Son père, homme politique et juge à la cour suprême de son Etut, lui fit donner une excellente éducation. Ce fut à trente-deux ans seulement que miss Sedgwick débuta dans les lettres par un ouvrage intitulé le Roman de la Nouvelle-Angleterre (New-York, 1822), dans lequel elle peignait les mœurs des puritains et dont le succès fut très-grand. A partir de ce moment, elle publia de nombreux romans, dont quelques-uns rappellent d'assez près ceux de Fenimore Cooper, des ouvrages destinés aux enfants et des nouvelles. En 1839, elle partit pour aller visiter l'Angleterre, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et publia, en 1840, ses impressions de voyage sous le titre de Lettres écrites de l'étranger à sa famille (Lelters from abroad to kindred at home). Les couvres de Catherine Sedgwick, empreintes d'un vif sentiment reli-

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gieux, sont écrites dans un style simple et attrayant, et on y trouve des peintures fort bien faites de la vie, des mœurs et des traditions nationales. Nous citerons de cet écrivain les ouvrages suivants : Redwood (1824) ; Hope Leslie (1827); Clarence (1830); le Bossu (1832) ; les Linwoods (1835) ; le Pauvre riche et le riche pauvre (1836); Vivez et laissez vivre (1837) ; Moralité des habitudes (1846) ; le Berger du mont Righi (1849). Elle a donné aussi ies biographies de Lucretia et Alargarita Davidson en tète de leurs œuvres. Quelquesunes des productions de miss Sedgwick ont été traduites en français. Nous citerons, entre autres : le Livre des jeunes filles ou Éducation de soi-même (L84S, in-18).

SEDHIOU ou SEGHIOU, comptoir français et port fortifié du Sénégal, sur la rive droite de la Casamance, fondés en 1837. Les navires de 40 k 100 tonnes peuvent remonter le fleuve jusqu'à Sedhiou. Les arachides composent la principale marchandise d'exportation.

SED1CO, bourg du royaume d'Itaiie, province, district et à 8 kilom. S,-0. de Bellune, près de la Piave ; 3,558 hab.

SEDIER s. m. (se-dié). Econ. rur. Nom qu'on donne aux magnaneries dans certains départements,

SÉDILLEZ ( Mathurin - Louis - Etienne ) , homme politique français, né à Nemours en 1745, mort vers 1830. A l'époque de la Révolution, il était avocat et procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts. Il adhéra à la Révolution et devint administrateur du district de Nemours, puis, en 1792, membre du tribunal de cassation. Elu député à l'Assemblée législative par le département de Seineet-Marne, Sédillez y siégea parmi les révolutionnaires modères. Il ne fut point réélu à la Convention, mais il fut envoyé, en 1798, par le département de Seine-et-Marne, au conseil des Anciens. S'étant montré favorable au 18 brumaire, il fut nommé membre de la commission intermédiaire du conseil: il entra ensuite au tribunat, où il siégea jusqu en 1 804 ; il y remplit les fonctions de secrétaire et s'y occupa spécialement d'administration judiciaire. Au commencement de l'Empire , il fut nommé inspecteur général des écoles de droit d'Aix , de Grenoble et de Turin, puis, en 1811, candidat au Corps législatif. Enlin, pendant les Cent-Jours, i! lie partie delà Chambre des représentants et fut nommé inspecteur général des études. Sous la seconde Restauration, cette dernière nomination fut annulée et Sédillez ne remplit aucune fonction. On a de lui un écrit intitulé : De l'unité en politique et en législation ou Développement d'un principe naturel, etc. (Paris, 1802, in-8<>).

SÉDILLOT (Joseph), médecin français, né à Vire (Calvados) en 1745, mort en 1825. Membre du collège et de l'Académie royale de chirurgie de Paris et d'nutres socié;és savantes, il s'adonna spécialement à l'art des accouchements et rédigea deux observations sur des cas curieux de maladie, qui ont été insérées dans le premier volume du Journal général de médecine.

SÉDILLOT (Jean), médecin français, né à Vaux-de-Cernay en 1757 , mort en 1840.

Reçu docteur en médecine en 1784, a Reims, il fonda, sous la Terreur, la Société de médecine du département de la Seine, destinée à remplacer l'Académie de chirurgie et la Société royale de médecine, alors supprimées. Il fut nommé secrétaire général de la nouvelle société et fonda, en 1795, un journal de médecine (1797), qu'il rédigea pendant vingtcinq ans et dont il fit paraître 63 vol. in-8°. On a en outre de lui : Réflexions sur l'état présent de la chirurgie dans la capitale et sur ses rapports militaires (1791, in-8"); Réflexions historiques et physiologiques sur le supplice de la guillotine (1795, in-8°) ; plusieurs articles dans le Dictionnaire des sciences médicales et un grand nombre de mémoires, notices, etc., sur les sciences médicales.

SÉDILLOT (Jean-Jacques -Emmanuel ), orientaliste et mathématicien français, parent des précédents, né à Montmorency en 1777, mort à Paris en 1832. En sortant de l'Ecole polytechnique, il entra à l'Ecoledes langues orientales vivantes, où il fut chargé bientôt ^d'enseigner le turc en qualité de professeur adjoint. En 1814, Sédillot devint astronome adjoint au bureau des longitudes. Il est le premier qui ail fait véritablement connaître en France les travaux des Orientaux, et en particulier des Arabes, sur les mathématiques et l'astronomie, en traduisant des manuscrits jusqu'alors enfouis dans la poussière de nos bibliothèques. Ces traductions sont celles d'Aboul-Hassan-Ali, de dix-neuf chapitres d'Ebn-Jounis, de vingt-huit livres inconnus d'un ouvrage d'Ebn-Skatir, de VAlmageste d'Aboul-Wefa. On y trouve l'emploi des tangentes et des sécantes et des artifices de calculs qui n'ont été imaginés en Europe que vers le milieu du xvme siècle; la théorie du quart de cercle y est indiquée tout entière, et cela à la date du xo siècle, c'està-dire cinq cents ans avant que Montanus en fit la découverte en Italie. Les recherches de Sédillot ont été très-utiles k Delambre et à Laplace pour leurs grands ouvrages. Sa traduction du Traité des instructions astronomiques des Arabes, qui lui avait valu,

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en 1810, un des grandi prix décennaux, h été publiée par son fils (:.834, 2 vol. iti-4").

SÉDILLOT (Charles-Emmanuel), chirurgien fiançais, fis du précédent, né a P,aris en 1804. Il étudiait lu médecine et était interne des hôpitaux lorsqu'il entra, en 1824, dans le service sanitare de l'armée. Il devint chirurgien sous-aide en 1825, alla s'enrôler dans les rangs des P( lonais révoltés en 1831 et revint à Paris en 1832. Successivement aide-major (1832), ch rurgien-inajor et professeur au Val-de-Grâce (1836), attaché à l'armée d'Afrique, où il fit la campagne de Constanline (1837), il fut nommé au concours, en 1841, profosseur de clinique chirurgicale k la Facultt de Strasbourg, puis il devint chirurgien en chef de l'hôpital militaire de cette ville, médecin principal de première classe (1850), < irecteur de l'Ecole de médecine militaire, et prit sa retraite en 1869. M. Sédillot était à celte époque membre associé de l'Académie de médecine, correspondant de l'Académie des sciences et, depuis 1863, commandeur de la Légion d'honneur. S'étant fixé à Paris eu 1871, il a été nommé, en 1872, membre titulaire de l'Académie des sciences. Indépendan ment de mémoires et de notices, on lui doit un assez grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : Manuel de médecine légale (Paris, 1830, in-18); Relation de la campagne de Constanline de 1837 (Paris, 1838, in-8°); Recherches sur le cancer (Strasbourg, :846, in-8°) ; Traité de médecine opératoire (Strasbourg, 1839-1815, 2 vol. in-8°) ; De l'opération de l'empyème (1811, in-8") ; Résumé général de la clinique chirurgicale de ta Ficu'.lé de médecine de Strasbourg (1842, in-î°j; De l'insensibilité produite par le chloroforme et par l'éther, et des opérations sans douleur (1848, in-s°); De l'infection purulente ou pyoiiémie (1849, in-8°) ; Ues règles de l'application du chloroforme aux opérations chirurgicales (1852, in-8°); De l'urélrotomie interne (1858, in-8») ; De l'évidement sous-j ériosté des os (1S60, in-8°); Contributions à la chirurgie (1867, 2 vol. in-8°); De la certitude en médecine (1870, in-8»); Du relèvement de la France (l874, in-go), ouvrag(' très-remarquable et aux idées tres-élevées,

SÉDILLOT (Louis-Pierre-Eugêne-Amélie), orientaliste, frère du précédent, né k Paris en 1808. Il fit de forti s études littéraires et juridiques, et, après être devenu licencié en droit et es lettres, il fut reçu agrégé d'histoire (1831). M. Sédillot, qui a professé l'histoire aux coliéges Bourbon , Henri IV et Saint-Louis, devint, en 1832, secrétaire du Collège de France, fonctions qu'il exerce encore (1875). Pendant longtemps, il a été secrétaire de l'Ecole des langues orientales vivantes. Enfin, il est officier de la Légion d'honneur. Très-versé dans la connaissance des langues orientales, qu'il a apprises sous la direction de son pèi-j, M. Sédillot s'est fuit connaître par des ouvrages estimés. Outre des mémoires adressés k l'institut et de nombreux articles insérés dans la Revue encyclopédique, la Revue britt unique, la Biographie Michaud, le Journal asiatique, le Bulletin de la Société de géograpluc, clc, on lui doit, entre autres écrits : Lettres sur quelques points de l'astronomie orientt le (1834) ; Manuel de chronologie universelle (1835, in-8°), souvent réédité; Recherches nouvelles pour servir à l'histoire des sciences mathématiques chez les Orientaux (1837, in-4°) Mémoire sur un sceau du sultan Schak-Hokh (\.SiO, iit-8°); Mémoire sur les systèmes géogriphiques des Grecs et des Arabes (1842, 111-40) ; Matériaux pour servir à l'histoire comporte des sciences mathématiques chez tes Grecs H les Orientaux (1845- 1849, 2 vol. in-8") ; Lefre à M. Alexandre de Ilumboldt sur les travaux de l'école arabe (1853, in-8o); Prolégomènes des tables astronomiques d'Ouloug-beg (1847-1853, ï vol.

in-8°); Histoire des /.raies (1854, iu-12) ; Courtes observations sur quelques points de l'histoire de l'astronomie et des mathématiques chez les Orientaux (1803, in-S°) ; Sur l'origine denos chi/fres (i&G5,iD-il), etc. Ou lui doit aussi la publication du 7'raile des instruments astronomiques des Arabe; (1834, 2 vol, in- 8°), traduit par son père el auquel il ajouia un mémoire.

SEDILO, bourg du royaume d'Italie, dans l'île de Sardaigne, prov nce de Cagliari, district d'Oristano, clief-.ieu de mandement; 2,371 hab. Industrie agricole.

SEDIMAN, villago de l'Egypte, dans la province de Fa^ouin, nome de Médinet. Le 7 octobre 1798, Desaix y défit les mameluks.

SÉDIMENT s. m. (sé-di-man — latin sedimentum, affaissement, tassement; venu luimême de sedere, s'asseoir, être assis ; de la racine sanscrite sad, munie sens). Dépôt qui se forme par la précipitition des substances en dissolution dans un l.quide : II n'y « point de scdimknt dans ses urines. (Acad.)

— Géol. Matières que les eaux ont laissées en se retirant : La limmite appartient exclusivement aux terrairs de sédiment, (a. Maury.) Les sédiments marins qui se déposent dans quelques ansis chaudes de Tenériffe prennent des formes sphéroïdales du genre des oolithes. (L. Figuier.)

— Encycl. Terrains de sédiment. V. géologie.

SÉDIMENT AIRE adj. (sé-di-man-tè-re —

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