‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 233 sur 1059 · FROMAGER · texte numérisé non relu

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SE1BO, ville de l'Amérique centrale, dans l'île d'Huîti, département de l'Est, à 100 kilora. N.-E. de Saint-Domingue; 4,500 hab.

SEIBOLD (Chrétien), peintre allemand, né à Mayence en 1697, mort à Vienne en 1768, Il n'eut d'autre maître que l'étude de lu nature et réussit cependant à peindre d'excellents portraits. En 1759, il fut nommé peintre du cabinet de l'impératrice-reine Marie-Thérèse. Parmi ses ouvrages les plus remarquables, on cite : Un vieillard à mi-corps, habillé de grosse bure, ouvrant des yeux presque éteints et paraissant faire des efforts pour parler. Le musée du Louvre possède un portrait deSeibold, peint par lui-même.

SlilBOUSE ou SEYBOUSE, le Jtubricatus des Romains, rivière de l'Algérie. Elle prend sa source au S.-E. de Constantine, sous le nom de Oued-el-Serf, coule au N.-E., baigne Guelnia et se jette dans la Méditerranée, près et à l'E. de Bône, après un cours tortueux de 153 kilom.

SEICHE s. f. (sè-che — latin sepia, grec sêpia, mot dont l'origine est inconnue). Moll. Genre de mollusques céphalopodes, comprenant plusieurs espèces, répandues dans les diverses mers, ou fossiles des terrains secondaires et tertiaires : La liqueur noire de la vessie à l'encre, chez la seiche, est un moyen de défense pour cet animal. (Dujardin.) Il On écrit aussi skcHE.

— Encycl. Les seiches [sepia) ont pour caractères principaux deux branchies et dix bras, dont deux sont pédoncules, longs comme ceux des calmars, et huit égaux, chargés do suçoirs ou ventouses, environnant la bouche. One nageoire charnue règne le long des côtés du corps de l'animal, qui eslen forme de sac. Un os libre, crétacé, spongieux, opaque, ovale, bombé , s'enchâsse, vers le dos, dans l'intérieur de ce sac; c'est cette plaque, destinés à protéger les viscères, et formant une espèce de coquille, que l'on nomme os de

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seiche. On la trouve en grande abondance sur certaines plages, parmi les débris que rejettent les vagues. La tête est très-grosse, courte, déprimée, plus largeque longue et conformée en un bec corné, mû par des muscles vigoureux et assez semblable à celui du perroquet ; sur les côtés de cette bouche sont deux yeux énormes sans paupière et presque immobiles. Il existe des oreilles, invisibles extérieurement, situées dans l'épaisseur de la base de la tête. Le corps est trapu, plus grand que celui des poulpes, plus large que celui des calmars. Les deux branchies sont symétriquement placées dans une cavité qui s ouvre au dehors sur le ventre par une fente transversale au niveau du cou. C'est aussi dans cette fente que se trouve l'anus, terminé par un entonnoir membraneux qui donne passage aux déjections. A la bouche sont annexées deux glandes salivaires. L'animal est doué d'un œsophage étroit, mais extensible, conduisant à un grand estomac suivi d'un intestin peu contourné ; un foie volumineux est adhérent à la naissance de l'intestin. Un cœur reçoit le sang réviviflé par les branchies et le pousse dans deux artères, l'une pour la partie supérieure, l'autre pour la partie inférieure. Le sang n'est pas rouge, mais incolore, et il est froid, c'est-àdiie privé d'une température propre. C'est dans la partie postérieure du sac qui forme le corps qu'est située la glande qui sécrète ce liquide, d'odeur musquée, de couleur brun noir plus ou moins foncé, nommé l'encre de la seiche ou encore la sépia. Plusieurs anatomistes ont considéré ceite glande comme correspondant aux reins des vertébrés ; s'ils ne se 3ont pas trompés, l'encre de la sépia serait son urine. Le tube par où l'animal lance cette liqueur s'ouvre, avec l'anus, dans la cavité branchiale. Les poulpes, au reste, et les calmars sécrètent et projettent une liqueur semblable par un appareil pareillement construit; et tous ces animaux font usage de ce liquide dans le cas d'alarme, pour obscurcir l'eau, se dissimuler au regard de leur ennemi et s'esquiver. Le système nerveux consiste en une espèce de cerveau logé dans la tête; c'est un renflement ganglionnaire compliqué, d'où partent deux rubans nerveux qui se développent ensuite autour de l'œsophage en un collier nerveux; de ce collier naissent deux paires de filets, dont l'une, externe, aboutit à une paire de ganglions pour les muscles latéraux du corps, et l'autre, interne, ii une autre paire pour le coeur et les branchies.

Les mouvements des seicAes,pour la vie de relation, sont moins connus que ceux des calmars et des poulpes ; elles n'ont pu être observées aussi bien parce qu'elles sont trop des animaux de pleine mer, suivant toujours les reflux, et que, dès qu'elles sont prises, elles expirent. Comment nagent-elles? On croit que c'est à l'aide de la nageoire circulaire qui les enveloppe et, comme les calmars, à l'aide aussi des contractions de leur chambre branchiale. Ce qufil y a de certain, c'est qu'on les voit, quand ou les approche, faire des élans très-rapides en arrière, en répandant avec force tout alentour leur encre ; ces élans s'expliquent par les coups de siphon de leur appareil que nous dirions urinaire si l'opinion des naturalistes que nous avons cités était démontrée vraie. On les observe aussi parfois nageant très-lente* ment dans un sens contraire, au moyen (Te leurs tentaculeset s'approchant doucement de la proie qu'elles veulent surprendre. Les seiches vivent en troupes nombreuses et se. nounissent de poissons et de crustacés, qu'elles chassent à la nage bien plutôt qu'à l'affût. Elles sont très-carnassières, tuent dans leur voisinage autant qu'elles peuvent, et bien au delà de leurs besoins, les petits animaux qu'elles rencontrent.

Sur nos côtes, il n'y a point de seiches durant l'hiver, tandis que,- clans le printemps, on en trouve en grand nombre. Kllea se reproduisent, paraît-il, en avril et en mai, au moyen d'oeufs en forme de globules, qui se relient entre eux comme les grains d'une grappe, et qu'elles déposent dans les varechs. Ces œufs, puiformes, sont recouverts d'une enveloppe noire; d'abord gélatineux, ils deviennent bientôt plus consistants, et, au bout d'un mois, les petits rompent l'enveloppe et écloseut. On ignore s'il y a un véritable accouplement pour la fécondation de ces œufs; on suppose qu'il eu est des seiches comme des autres mollusques aquatiques et des poissons en général , c'est-à-dire qu'après la ponte des œufs le mâle les féconde.

L'encre de seiche servait aux Romains pour écrire, et malmenant c'est la substance que les peintres emploient pour obtenir la magnifique couleur connue sous le nom du sépia. On a cru longtemps que l'encre de Chine était fabriquée avec celle de la seiche; on sait maintenant qu'il n'y en entre point, mais qu'elle se prépare avec du noir de fumée mêlé de gomme et aromatisé. La seiche peut servir a la nourriture de l'homme, mais elle est surtout employée comme appât pour la pêche. Tout le monde connaît le biscuit de mer^que l'on suspend dans les cages des petits oiseaux, arin que ces oiseaux y trouvent a aiguiser leur bec et à détacher des parcelles ué carbonate de chaux; c'est l'os de seiche dont nous avons parlé. Cette substance fut autrefois fort employée en médecine; outre l'usage qu'on en fait aujourd'hui pour

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