SEID
| les oiseaux, on ne s'en sert plus que pour
polir certains métaux et nettoyer le papier.
On ne connaît pas encore toutes les espè-
! ces de seiches ; on en a cependant signalé une trentaine. On trouve abondamment dans toutes nos mers d'Europe la sepia officinale, qui
I atteint jusqu'à 0™,35 de longueur, à peau lisse, un peu visqueuse, blanche, pointillée de roux.
I La sepia kierredda est propre aux mers d'Afrique, et surtout à la rade de Gorée et au Cap de Bonne - Espérance. La sepia tubercu-
] lata, de la mer des Indes, a la peau hérissée de tubercules.
| — Paléorit. On a décrit aussi une dizaine , d'espèces de seiches fossiles , mais toutes beaucoup plus grosses que celles que nous possédons aujourd'hui. On les a partagées en deux types distincts. Les unes proviennent des bancs de pierre lithographique d'Allemagne et de l'oolithe supérieur; les autres sont dues au calcaire grossier des environs de Paris; elles affectent une forme un peu ditférente de celles de l'époque actuelle, avec un rostre plus gros et plus aigu. Dans le lias, on trouve des débris qui rappellent les poches d'encre des seiches et qui atteignent quelquefois un assez grand volume. Ils se rencontrent dans le lias de Lime-Regis, en Angleterre, avec des osselets dorsuux de calmar, et aussi avec des béleranites , dans les cavités desquelles on en voit également. L'encre ou sepia qu'on peut en tirer est encore aussi bonne que celle que l'on prépare avec la seiche commune ; de nos jours, cette encre a servi avec succès pour le lavis.
SEICHES, bourg de France (Maine-et- Loire), ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kilom. O. de Baugé, sur la rive gauche du Loir; pop. aggl., 813 hab. — pop. tôt., 1,466 hab. Tanneries, huileries, papeterie, filatures de laine, moulins à blé, fabrique de pointes ; commerce de grains , bois, porcs, écrivisses. Beau château du Verger, entouré d'un vaste parc; ruines d'un ancien prieuré.
SEICHES, bourg de France. V. Skychks.
SÉID s. m. (sé-idd). Mot arabe qui signifie seigneur, et qu'on donne comme titre d'honneur aux Ismaéliens et aux descendants de Mahomet. Il Ou dit aussi sidi.
SÉID, esclave de Mahomet. Le premier avec Ali, il ajouta foi à la mission du Prophète, reçut la liberté en récompense et fut tué a ftloutah, en combattant contre les Grecs. Son nom est devenu le synonyme du dévouement aveugle et fanatique à la cause d'un homme.
SÉ1D-BÉCHAR, derviche turc du ixe siècle. Les historiens turcs, cités par Mouradgea d'Ohsson, prétendent qu'il s'appelait
Scl>eiB*-Ei)dj>»-Molinmme(l Bokhary et qu'il était surnommé Emir -Sultan (sans doute parce qu'il avait épousé une tille de Bajazet 1er), enfin qu'il n'était pas derviche, mais docteur. En 1422, Séid-Béchar, averti, prétendait-il, par Mahomet lui-même de la victoire que devait remporter le sultan Amurat sur le faux Mustapha, communiqua cette prédiction au sultan, qui était venu le consulter. Amurat vainqueur conçut une grande admiration pour le derviche-prophète et le lit appeler auprès de lui lors du siège de Constantinople. Arrivé au camp turc avec 500 disciples, Séid apprit de la bouche de Mahomet lui-même, qui pour la seconde fois daigna apparaître au pieux derviche, que Constàntinople allait être prise d'assaut. Mais , malgré les efforts d'Amurat, malgré son prophète et son sous-prophète, la ville tint bon ; Amurat fut forcé de lever le siège au bout de deux mois. Séid retourna au désert avec ses disciples et mourut dans l'obscurité.
SÉID-BEN-THABET, secrétaire de Mahomet. V. ZÈw.
SB1D-A10CSTAPHA, ingénieur turc, mort en 1807. 11 montra dès son enfance beaucoup de goût pour l'étude des sciences exactes. Jour et nuit, il étudiait la géométrie et l'algèbre et il cherchait à trouver une application de ces sciences à l'art militaire. Désireux de profiter des travaux scientifiques publiés en Occident, il apprit le français et lut plusieurs ouvrages des savants français. Il se préparait à faire un voyage en Europe, lorsqu'il fut placé «n qualité d'élève salarié à la nouvelle école de miuhémutiques que le sultan Sélim III avait fondée près de l'arsenal, k Sudlidzé. Cette école, vue d'abord de mauvais œil par les Turcs, fut bientôt estimée comme elle le méritait, lorsqu'on eut vu les exercices stratégiques, constructions de forts, etc., auxquels se livrèrent les élèves. On croit que Séid-Moustapha périt lors des troubles qui suivirent la mort de Sélim III. On a de lui : Diatribe de l'ingénieur Séid-Moustapha sur l'état actuel de l'art militaire, du génie et des sciences à Constantinople,en français (1803 ; 2eédit., avec préface et notes de Langles, Paris, 1810).
SEIIUH RIIATOCiV, princesse bowaïde, morte en 1024. Elle était épouse de Fakhred-Dau!ah, dont les Etats s'étendaient depuis Ispuhan etHamadan jusqu'à la mer Caspienne. Après la mort de son inari (997), elle hérita de son pouvoir et de ses immenses richesses. Elle eut à soutenir une guerre contre Cabous, qu'elle essaya sans succès d'empêcher de recouvrer ses Etats héréditaires sur les bords de la mer Caspienne. Elle se réconcilia bientôt avec lui pour résister à