SELA
On a constaté que le sel activait un peu l'accroissement chez des taureaux et des agnelles. Quant à l'engraissement, il n'a été fait d'expériences que sur la race ovine, et dans la plupart des cas le sel a produit de bons effets. Il augmente la qualité de la chair; mais rien ne prouve jusqu'à présent qu'il influe sur la production ou la qualité de la laine ou des peaux. Il augmente aussi la production du lait, mais indirectement, en excitant la soif des animaux et les poussant k absorber une grande quantité d'eau, qui augmente la quantité du lait aux dépens de la qualité. Le lait prend même, quand la quantité de sel consommée dépasse une certaine limite, un goût salé très- prononcé. Le sel agit fortement sur la puissance génératrice et par suite sur la propagation et la conservation des races. Il exerce une action favorable sur l'ensemble des fonctions organiques, la conservation des forces musculaires et le travail produit par les animanx. Il double et triple même la proportion d'azote des urines et augmente ainsi la valeur des engrais. .
Le sel a encore une action physiologique ou thérapeutique très-marquée. A dose modérée, il est tonique et diurétique. Il possède aussi des propriétés laxatives, dont la médecine vétérinaire peut tirer bon parti. 11 prévient et atténue les effets des épizooties de l'espèce ovine. Ici encore on peut ajouter que le sel est utile pour conserver les fourrages, en arrêtant la fermentation et en empêchant la moisissure ; pour remplacer les sets solubles que perdent par le lavage les racines et autres aliments pulpeux; pour neutraliser l'action malfaisante des fourrages aigres, humides ou avariés; enfin, pour augmenter l'appétit, uinsi que l'action digestive et assiinilatrice des animaux. Il est vrai que le chlorure de sodium, si on le donne a trop hautes doses, peut produire réchauffement; mais c'est un inconvénient auquel il est aisé de remédier, en remplaçant de temps à autre ce sel par le sulfate de soude.
En résumé, on peut dire que, si l'emploi agricole du sel offre encore bien des points obscurs ou incertains,* son utilité générale n'en est pas moins incontestable, et le sujet mérite d'être soumis à des études sérieuses.
SEL (le), bourg de France (Ille-et- Vilaine), ch.-l. de canton, arrond. et à 50 kilom. N.-K. de Redon; pop. aggl., 212 hab. — pop. tôt., 728 hab. Eglise paroissiale fort ancienne ; aux environs du village, deux menhirs de quartz blanc.
SÉLA.CHE s. m. (sé-la-che — du gr. selachos, poisson cartilagineux). Ichthyol. Syn.
de PÉLliBIN.
SÉLAGHOPS s. m. (sé-la-kopss — du gr.
selackos, cartilagineux ; ôps, œil). Entom. Genre d'insectes diptères brachocères, de la famille des athéricètes, tribu des muscides.
SÉLACIEN, IENNE adj. (sé-la-si-ain, i-ène — du gr. selacàos, poisson cartilagineux). Ichthyol. Syn. de cartilagineux ou chon-
DROPTERYG1ËN.
— s. m. pi. Famille de poissons cartilagineux ou chondroptérygiens, comprenant les deux grands groupes des raies et des squales : Les selacikns se montrent à l'état fossile non moins variés que les espèces vivantes. (Valeacieunes.)
— Encycl. Cette famille, réduite longtemps aux genres squale et raie, comprend aujourd'hui des poissons qui ont leurs palatins et leurs postmandibulaires armés de dents te-
.nant lieu de mâchoires, caries os maxillaires proprement dits n'existent qu'en vestiges ; un seul os suspend ces mâchoires apparentes au crâne et représente à la fois le tympanique, le jugal, le temporal et le préopercule; l'os hyoïde s'attache à ce pédicule unique et porte des rayons branehiostéges, comme dans les poissons ordinaires, et quoiqu'il ne paraisse pas au dehors il est de même suivi des arcs branchiaux; mais il n'y a aucune des pièces qui composent l'opercule ; il y a des nageoires pectorales et ventrales, ces dernières situées en arrière de l'abdomen et des deux côtés de l'anus, Les sélaciens sont dans quelques cas les plus grands poissons connus et rarement ils sont de petite taille; on en rencontre dans presque toutes les mers. Cuvier, dans son Règne animal, a donné quelques particularités unatomiques curieuses sur les sélaciens. Le labyrinthe membraneux est enfermé dans la substance cartilagineuse du crâne, et le sac qui en fait partie ne contient que des masses amylacées et non des pierres comme chez beaucoup de poissons ordinaires; le pancréas est sous forme de glande conglomérée, et non divisée en tubes ou en caecums distincts; le canal intestinal est proportionnellement court ; mais une partie de cet organe est constamment garnie en dedans d'une lame spi- ' raie, qui prolonge le séjour des aliments. Il se fait une intromission réelle de la semence du mâle ; les femelles ont des oviductes bien , organisés qui tiennent lieu de matrice à celles dont les petits éclosent dans le corps; les au- 1 très font des œufs revêtus d'une coque dure et cornée. Les mâles se reconnaissent facilement à certains appendices souvent trèsgrands et très-compliqués, placés au bord : interne des nageoires ventrales, et dont l'u- I sage n'est pas encore bien connu, Cuvier par- 1 tage les sélaciens en cinq genres seulement : ,es squales, les raies, les marteaux, les anges