‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 255 sur 1059 · SELLERIE · texte numérisé non relu

SELLERIE

— Encycl. La sellerie comprend à la fois le commerce et la fabrication des harnais, selles et autres ouvrages pour attelage ou à l'usage des cochers et cavaliers; cette industrie se divise en plusieurs spécialités : celle des bourreliers, des harnacheurs et des tapissiers en voitures ou carrossiers, suivant les objets confectionnés et les travaux auxquels tes ouvriers sont employés.

Les selles, harnais, colliers et autres ouvrages de sellerie sont faits en pièces de cuir ou de peau, jointes, piquées ou brédies, doublées de toile ou de peau de mouton, montées quelquefois sur des formes de bois et rembourrées de paille de seigle. Ces ouvrages sont, pour les chevaux de main ou de monture, la selle, la croupière, la sangle, le licou, la bride et les traits; pour les chevaux de carrosse, ce sont les parties du harnais qui se composent du. poitrail, des montants, des chaînettes, de la bricole, du coussinet, du surdos et de ses bandes, de la croupière, de l'avaloire d'en bas, des reculements ou bandes de côté, des guides et rênes. Pour les chevaux de charrette, le collier remplace le poitrail, et cet objet fait plus spécialement partie de l'industrie du bourrelier ; enfin, le sellier s'occupe aussi de la confection et de la vente des fouets et cravaches, des colliers et muselières pour chiens.

Les matériaux employés dans la sellerie sont le cuir de Hongrie ou peau de bœuf préparée en blanc; le cuir d'Allemagne ou vache préparée de la même façon; le cuir d'Angleterre ou peau de vache ou de boeuf apprêtée de couleur fauve ; les peaux de mouton, de veau et de cochon tannées ; celles de castor et de blaireau; la toile forte, la ficelle à deux brins, les fils de Bretagne de différentes grosseurs, la paille de seigle pour le rembourrage et les formes pouf colliers ou pour selles en bois de frêne, qui sont fabriquées en grande quantité par des ouvriers spéciaux habitant les environs des bois ou forêts des Ardenrtes ou des Cévennes. Celles-ci sont envoyées brutes aux selliers, qui les terminent et les approprient aux besoins et aux sujets auxquels elles sont destinées. Ils les achèvent à l'aide de la râpe, de la même manière que les formiers travaillent le bois.

Les procédés de travail de la sellerie sont à peu près les mêmes que ceux de la cordonnerie et quelque peu de la tapisserie. Ils consistent à tailler le cuir, aie tendre, à l'apprêter, l'assouplir, lui faire prendre la forme voulue et enfui le joindre à l'aide de fil ou de ficelle et d'alênes ou de carrelets, à peu près de la même façon qu'on joint et coud les tiges et les semelles. Seulement, ces coutures sont presque toujours plus fortes, exigent des fils ou ligneuls plus résistants, et des efforts plus grands pour serrer les points; aussi faut-il se servir pour cela de maniques, morceaux de cuir qui entourent la main et que les selliers, de même que les cordonniers, nomment yant royal, et d'un morceau de bois en forme de bobine autour duquel on entoure le fil ou la ficelle. Ce fil ou cette ficelle sont passés par un bout dans un carrelet ou aiguille forte, tantôt droite, tantôt courbe, ronde de' la pointe, carrée et un peu plate à l'autre extrémité. On prépare avec l'alêne le trou dans lequel on fait passer le carrelet.

Il est moins facile qu'on ne pourrait le croire de découper une selle ou un collier. Cette opération exige une certaine connaissance du développement des surfaces et tout autant d'habileté que pour bien tailler un vêtement, puisqu'il faut approprier ces objets à laponne du cheval, qui diffère, selon chaque sujet, d'une manière souvent assez notable. Selles et colliers doivent être façonnés de manière à ne point blesser le cheval ni à le gêner dans ses mouvements. Ou arrive à ces résultats par le rembourrage, qui est l'opération, sinon la plus délicate, du moins la plus importante de la sellerie.

Le sellier découpe d'abord son cuir, ajuste la doublure s'il y a lieu, d'après les mesures données et qui doivent, être prises sur le cheval même pour que le travail soit irréprochable ; puis, après avoir assemblé la peau ou la toile qui forme le dessous avec le cuir qui forme le dessus, quand il s'agit d'un collier ou d'une belle, de manière à faire une sorte de sac ouvert par un seul côté, il la bourre de paille de seigle ou de crin, formant des bourrelets là où il est nécessaire, amoncelant la paille en certaines places déterminées, l'étalant en d'autres, de façon à mouler eu quelque sorte les formes du sujet auquel la pièce est destinée. Quand ce bourrelage est terminé et qu'il est bien égalisé suivant les ondulations qu'il doit offrir, l'ouvrier arrête les bourrelets par des piqûres et ferme le côté par lequel la bourre a été introduite, après avoir essayé et même fa-

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çonné préalablement la pièce sur une forme ou instrument de bois qui représente les parties du cheval sur lesquelles l'ouvrage de sellerie doit être appliqué. On attache ensuite à cette pièce, lorsqu elle est achevée, les ornements, courroies et autres accessoires à l'aide de jointures, piqûres ou brédissages. Par ce dernier mot, on entend l'enlacementde lanières ou brides de cuir passées dans des trous percés à l'avance et nouées ensuite par l'un des nœuds en usage dans \n sellerie. Enfin on décore les bords du cuir à l'aide d'outils de fer chauffés avec lesquels on trace des filets ou des lignes de points égaux.

SElLES-SOR-CHËR, ville de France (Loiret-Cher), ch,-l. de cant., arrond. et à 18 kilom. S.-O. de Romorantin, sur la rive gauche du Cher; pop. aggl., 3,185 hab. — pop. tôt., 4,659 hab. Récolte et commerce de grains , vins et fourrages. Fabrication de draps, poterie et faïence. Cette ville, autrefois entourée de fortifications, dont il reste quelques tours en ruine et des pans de murs, tire son nom d'une ancienne abbaye, qui ellemême eut pour origine l'ermitage d'un solitaire, nommé Eusiii ou Eusice. Le roi Childehert, allant faire la guerre en Espagne et traversant le Berry, se recommanda aux prières de cet ermite, et, ayant eu un plein succès dans son expédition, il crut lui en être redevable et voulut lui en témoigner lui-même sa reconnaissance; mais l'ayant trouvé mort à son retour, il fit bâtir sur son tombeau une belle église et y fonda uu monastère autour duquel se forma la ville actuelle.

SELLETTE s. f. (sè-lè-te — dimin. Ae selle). Petite selle, petit siège de bois : Et me montrant du doigt un petit tabouret gui ressemblait assez à une sellette, «7 me fit signe de m'y asseoir. (Le Sage.)

— Petit siège de bois fort bas, sur lequel on obligeait autrefois un accusé à s'asseoir lors de son interrogatoire, quand les conclusions du ministère public tendaient à une peine afflictive : Mettre un accusé sur la sellette, le tenir longtemps sur la sellette. (Acad.) U Etat d'un accusé à l'audience : Beaumarchais fut un des premiers à oser, sur la sellette même, prendre et garder son rang. (St-Marc Girard.)

j — Etat d'une personne qu'on examine, qu'on I interroge : Ne me tenez donc pas sur la sellette. Je me crus placé sur la sellette et j'eus un moment de terreur et de dépit. (G. S'and.)

Et mis sur ta sellette au pied de la critique, Je vois bien tout de bon qu'il faut que je m'explique.

Boileau.

— Jeux. Nom d'un jeu où l'un des joueurs se place dans la position d'un accusé sur la sellette.

— Sculpt. Petit siège de bois sur lequel le sculpteur place son ouvrage, lorsqu'il est de petite dimension.

— Artill. Pièce qui porte la cheville ouvrière d'un affût ou d'un chariot.

— Techn. Sorte de petite selle étroite, qui couvre le dos d'un limonier et sur laquelle glisse la dossière. Il Morceau de planche qui forme le fond des crochets d'un crocheteur. il Sorte de boîte où le décrotteur met ses ustensiles et sur laquelle ceux qui se font décrotter posent leurs pieds l'un après l'autre, il Etabli sur lequel le vannier tourne les paniers, il Châssis servant à assujettir le haut du frayon d'un moulin. |] Petit siège à l'usage du badigeonneur et d'autres ouvriers. Il Pièce de bois moisée, posée de niveau au sommât de l'arbre d'un engin, et sur laquelle sont assemblés les deux liens qui portent le fauconneau.

— Agric. Partie d'une charrue sur laquelle le timon est appuyé : La sellette est une pièce de bois mobile sur laquelle vient reposer l'âge dans le travail. (Math, de Dombasle.)

— Encycl. Législ. La sellette était un siège de bois disposé dans le prétoire des tribunaux criminels et sur lequel on faisait asseoir l'accusé pour subir son dernier interrogatoire, lorsque les conclusions du procureur du roi ou du procureur fiscal tendaient contre lui à l'application de la peine capitale ou du moins d'une peine afflictive. La sellette était infamante et c'est pour cette raison que l'usage d'y faire subir le dernier interrogatoire élait limité aux accusations, de crimes entraînant peine afflictive, c'est-à-dire corporelle. L'accusé de moindres délits ne donnant lieu qu'à des peines pécuniaires ou à une amende honorable n'était pas hissé sur la sellette; il subissait l'interrogatoire final debout, derrière les sièges du barreau, (Ordonnance criminelle de 1070, titre iv, art. 21.)

L'interrogatoire sur la sellette était le dernier acte de l'instruction dans les procès au grand criminel et précédait immédiatement la sentence. Il avait lieu après ce que l'oit appelait la Visitation du procès, c'est-k-dira après le dépouillement des pièces et l'exposé des charges fait par le juge commissaire clans son rapport. Le procureur du roi n'était pas présent; il transmettait à la courses conclusions écrites sous un pli cacheté. Le cachet n'était rompu et la cour ne prenait connaissance des conclusions qu'après l'entière Visitation du procès et l'audition du rapporteur. Cette disposition de l'ordonnance avait pour but, d'après les anciens criminalistes, Pothier vt Muyard de Vougland entra autres, d'em-

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j pêcher que l'opinion des juges fût influen- : cée par le réquisitoire du ministère public. En tout cas, l'accusé subissait ou non j l'humiliation de la sellette k son dernier interrogatoire, suivant que ce réquisitoire concluait ou non aune peine afflictive. L'ordonnance criminelle de 1670 imposait à l'accusé l'obligation, avant de subir son interrogatoire, de prêter serment qu'il ne dirait que la vérité et la dirait tout entière. Les anciens criminalistes se distinguaient peu par leurs sentiments d'humanité. Plusieurs d'entre eux néanmoins ont protesté contre cette, pratique odieuse de contraindre la conscience de l'accusé et de le forcer k se charger lui-même par l'intimidation religieuse du serment. Le placide Pothier lui-même exprime des doutes sur l'honnêteté d'une semblable règle et se permet une timide réclamation. Le serment imposé à l'accusé fut l'objet de discussions dans le conseil entre les rédacteurs de l'ordonnance de 1670. Pussort et Talon firent décider que l'usage du serment, qui datait de l'ordonnance de Villers-Cotterets, serait maintenu dans la législation criminelle. Ils en donnèrent pour raison que les plus grands coupables peuvent conserver des scrupules religieux et être amenés à déclarer la vérité même à leur préjudice, par la terreur que la violation du serment fait éprouver aux consciences timorées. Ils ajoutaient que, si des parjures étaient & craindre, le môme danger existait en matière civile, et que ce péril n'avait pas néanmoins empêché le législateur d'admettre, dans les procès civils, l'usage du serment supplétoire, ainsi que du serment décisoire déféré à la partie dans sa propre cause.

L'histoire a à remplir un devoir de justice en rappelant que c'est k Louis XVI que notre législation criminelle doit l'abolition de la torture ainsi que de l'usage de la sellette au dernier interrogatoire. Une déclaration royale du 24 août 1780 avait aboli la question préparatoire. C'était celle & laquelle on appliquait l'accusé au cours de l'instruction pour obtenir de lui des aveux par les tourments, lorsque les charges étaient déjà graves , mais insuffisantes pour motiver une condamnation. Outre la question préparatoire , il existait ce que l'on appelait la question préalable. Celle-ci n'était point un moyen d'instruction, car elle était donnée à l'accusé, non uu Gours des débats, mais après la sentence même de condamnation , et en vue d'obtenir de lui qu'il fit connaître ses complices. La question préalable était d'un usage exceptionnel; on n'y recourait que dans les cas où il y avait lieu de supposer qu'il y avait des complices occultes et qu'on avait affaire k quelque ténébreuse affiliation d'empoisonneurs, de meurtriers ou autres malfaiteurs. C'est sans doute la rareté de l'emploi de la question préalable qui explique que Louis XVI lait laissée subsister quand il supprima la question préparatoire par son édit de 1780. Quoi qu'il en soit, le même prince compléta la réforme qu'il avait eu l'honneur d'ébaucher, et par un nouvel édit du l«r mai 1788 il abolit tout ensemble et la question préalable, la seule qui restât en pratique, et l'usage du dernier interrogatoire sur la sellette. Un décret de l'Assemblée constituante, portant la date du 3 novembre 1789, confirma, l'abolition de la torture et de la sellette.

— Sculpt. La sellette remplit pour le sculpteur à peu près le même rôle que le chevalet pour le peintre. C'est l'instrument sur lequel le sculpteur place l'ouvrage qu'il exécute quand cet ouvrage est de petite dimension. Lorsqu'il sagit de blocs de pierre ou de marbre, la sellette n'est plus suffisante. Pour comprendre l'utilité de cet instrument, il faut songer que la sculpture est un dessin qui, au lieu d'être ombré et modelé à l'aide de la couleur ou du crayon, l'est par le jeu de la lumière et de l'ombre, résultant des reliefs et de la disposition des plans. Le sculpteur juge la saillie des reliefs par la largeur des ombres qu'ils portent, et la netteté des contours par celle de ces ombres et par les dessins que forme la lumière en s'arrêtant sur les saillies. Comme, en second lieu, l'œuvre, lorsque c'est une ronde bosse, doit être vue de tous les côtés, sous toutes ses faces, il s'ensuit que l'artiste doit, pour exécuter toutes les parties et les relier les unes aux autres, les exposer à une même lumière qui lui permette de juger son ouvrage tout à la fois dans ses détails et dans son ensemble. La sellette est composée d'uue forte tablette circulaire de bois fixée à pivot à un axe carré mobile attaché a son tour à un solide trépied. Grâce a un mécanisme très-simple, cet axe peut s'élever ou s'abaisser, élevant et abaissant avec lui la tablette, et celle-ci, à son tour, peut pivoter sur l'axe à peu près comme le tour du potier, qui n'est guère autre chose qu'une sellette très-simplitiée et mue par le mouvement du pied. On place la terre glaise, le plâtre ou la figurine sur la tablette circulaire, qu'on élève ou abaisse suivant les nécessités du travail ; puis, a mesure qu'on veut terminer une partie de l'ouvrage ou la juger, on tourne cette tablette, qui présente de cette façon l'objet modelé à la lumière; on peut faire ainsi passer successivement sous le même rayon lumineux tous les points d'une ronde bossa et se rendre un compte exact de l'effet général, examiner tous les détails et s'assurer que. toutes les saillies sont bieu proportionnées

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les unes aux autres, que les plans sont bien placés et bien modelés, qu'ils ne prennent pas trop de lumière ou ne donnent pas trop d'ombre, qu'enfin les contours sont nets et purs, formés de lignes harmonieuses, reliées entre elles sans ressauts ni cassures. Il en est de la lumière comme de l'ombre : toutes deux, quand elles sont un peu fortes, effacent les contours; en pleine lumière comme en pleine ombre, un relief, une saillie, dos nous, des creux, peuvent être a peu |irès invisibles; c'est eu déplaçant le point illuminé, en le mettant dans un autre angle, dans la situation qu'on appelle en langage technique à joui- frisant, que ces saillies, ces reliefs, ces trous, ces creux, apparaissent. Aussi est-il nécessaire d'éclairer en tous sens les travaux de scul[)ture et de faire jouer la lumière sur chaque partie à l'aide des mouvements de lu sellette pour bien s'assurer qu'elle fera bon effet de quelque manière qu'elle soit éclairée. Si ces sortes d'ouvrages devaient toujours recevoir le même jour, ces précautions ne seraient pas d'une grande utilité et il serait à présumer que les défauts qui auraient échappé à l'œil de l'artiste échapperaient de même à celui du spectateur. Mais il n'en est pas ainsi; presque toutes les œuvres sculpturales sont placées de telle sorte qu'elles sont exposées à toutes les variations de la lumière qui tourne autour d'elles, pour ainsi dire, et qui, éclaire successivement chacune des parties* en jour frisant d'abord, puis en plein, puis en un autre jour frisant, jusqu'au moment où elle les abandonne à l'ombre. Ce sont ces variations que l'artiste doit reproduire dans l'atelier, afin de juger de l'effet que fera son ouvrage dans ces diverses situations et de corriger ce que l'une d'elles pourrait révéler de défectueux, ou de désagréable pour la vue.

SELLIER s- m. (sè-lié — rad. selle). Ouvrier qui fait des selles, des objets d'équipement et de harnachement pour les chevaux; industriel qui fabrique ces objets : Le travail du sellier a beaucoup d'analogie avec celui du bourrelier.

SELLIÈRE s. f. (sè-liè-re — fém. de sellier). Femme d'un sellier :

Je vois votre selliire : elle a flairé l'argent.

Keotiard.

— Bot. Genre de riantes, de la famille des goodéniaeées.dontl espèce type habite l'Australie et l'Amérique du Sud.

SELI.IÈRES, bourg de France (Jura), ch-l. de canl., airond. et à 20 kilom. N. de Lonsle-Saunier, sur le revers d'un coteau; pop. aggl., l,687hab. — pop. tôt., 1,778 hub. Brasserie, fonderie; commerce do grains et de bétail. Dans l'église paroissiale, construction du xvie siècle, on remarque une belle chaire à prêcher et les boiseries du chœur.

SELLIGUÉE s. f. (sè-li-ghé — de Setligue, physicien fr.). Bot. Genre de fougères, de la tribu des polypodiées, dont l'espèce type croît à Java.

SELLING-STAKE s. m. (sè-lingh-stè-ke — de l'angl. selling , vendant, et stake, enjeu). Course dans laquelle les chevaux engagés sont destinés a. être vendus un prix, proportionné à celui qu'ils ont gagné dans cette course.

SELLISTERNE s. m. (sèl-li-stèr-ne — lat. sellisternium ; de sella, siège, et de slerno, je couvre d'une housse). Antiq. rom. Festin en l'honneur des déesses, dans lequel on posait les statues sur des sièges.

— Encycl. Dans les sellisternes, les Romains donnaient de grands festins à leurs déesses, en plaçant dans les temples leurs images sur des sièges (selles), devant une table magnifiquement servie. Cette cérémonie était analogue au lectisterne ou festin donné aux dieux, dont on plaçait les statues surdos lits, et on célébrait cette fête dans des conditions particulières, l'usage ne permettant pas aux femmes de s'asseoir sur les lits de repas à côté des hommes.

SELL1US (Adam-Bernard), historien russe d'origine danoise, mort en 1746. Il fit ses études en Allemagne et, en 1722, arriva à Saint- Pétersbourg, où il fut d'abord professeur particulier et où il devint dans la suite secrétaire du comte Lestocq. Il s'occupa beaucoup de travaux relatifs à l'histoire de la Russie et recueillit un grand nombre de manuscrits et de livres sur cette histoire. On a de lui : Schediasma litlerarium de scriploritins gui liistoriampolitico-ecclesiasticum Russix scriptis illustrarunt (1736) ; Ue Ilussorum hierarchia, le plus important de ses écrits et qui a été presque littéralement traduit en lusse par les auteurs de la Hiérarchie russe; Miroir des souverains de la Jiussie depuis lturik jusqu'à l'impératrice Elisabeth (Moscou,

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SELLIUS (Gottfried), historien allemand, né à Danlzig au commencement du xvme tiède, mort à Charentoii en 1767. Ses études terminées à l'université de sa ville natale, il visita les principales villas de l'Europe et accepta une place de professeur aux académies de Gœttingue et de Halle. Après un séjour de dix ans environ dans ces deux pays, il vint se fixer à Paris et chercha à gagner sa vie en faisant des traductions de l'allemand, du hollandais et de l'anglais. Accablé par la misère, il fut transporté à l'hospice de Charen-

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