SELO
ton, où il mourut fou. Ses principaux ouvrages sont : Dissertatio philosophico-juridica de imaginario, etc. (Leyde, 1730, in-4°)i Bistoria naturalis teredinis (Utrecht, 1733, in-4»); Histoire générale des Provinces- Unies, en collaboration avec Dujardin (Paris, 1757, in-4»).
SELLOA s. m. (sèl-lo-a — de Sellow, botan. prussien). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Mexique, il Syn. de qymnospermb, autre genre de composées,
SELI.ON (Jean-Jacques, comte de), philanthrope suisse, né à Genève en 1782, mort en 1839. Sa première éducation fut confiée au gendre d'Obeilin, le pasteur Witz, qui exerça sur lui une grande intluenoe. Pendant un voyage qu'il fit à Rouie eu 1794, encore enfant, il y fut fortement impressionné par le spectacle des. exécutions sanglantes exercées contre les Français réfugiés, et il raconta combien son passage en Toscane, où la peine de mort était abolie, l'avait décidé à s'occuper de questions humanitaires. En effet, après avoir longtemps étudié les diverses constitutions de 1 Europe, les divers plans et les'tentatives faites pour sa pacification, tels que ceux de l'abbé de Saint-Pierre et de Henri IV, le comte de Sellon fonda, en 1830, une Société de la paix et ouvi it un concours sur les meilleurs moyens d'amener une entente cordiale universelle. Il plaida surtout pour l'application du système d'arbitrage aux affaires internationales, démontrant sans cesse qu'il est aussi barbare de vider les différends entre peuples par le glaive qu'il l'est d'agir ainsi entre les particuliers. Adversaire delà peine de mort, il voulait que toujours le système pénitencier la remplaçât. « Quant k la guerre, disait-il, disons bien haut à tous les économistes : il en coûte un million par chaque mille hommes. Le plus grand coup qu'où puisse porter à la guerre. est de faire remplacer par des milices ou gardes nationales les armées permanentes. »
En fondant a Genève la Société de la paix, de Sellon savait bien que les idées ne se répandent pas en un jour; aussi travailla-t-il patiemment et courageusement, heureux des sympathies générales qu'éveillait Bon œuvre et disant, quand il rencontrait des sceptiques : • Les idées commencent par aller à pied et finissent par monter en voiture. • Ce digne philanthrope mourut dans son magnifique château d'Allanian, près du lac de Ueneve, où sa famille habite encore. Parmi les nombreux écrits de de Sellon, nous citerons : Un mot sur la proposition de ta suppression de la peine de mort (Genève, 1826, in-8o); Mes réflexions (1829); Programme d'un concours ouvert à Genève sur les meilleurs moyens d'assurer une paix générale et permanente (1830, in-8u); Fragments sur divers sujets (1833, 2 vol. in- 8°) ; Adresse aux chrétiens de tous tes pays en faveur d'une paix permanente et générale (1834, in-8°).
SELLOWIE s. f. (sèl-lo-vt — do Sellow, botan. prussien). Bot. Syn. d'AMMANNiE ou ae WINTBRLIK, genre de plantes Ue l'Inde.
SELMEEt (Annibal-Pierre), écrivain danois, né à Garden-Mein (Norvège) en 1802. Il se rendit en Danemark, devint chef du secrétariat de l'université de Copenhague, puis parcourut l'Allemagne, la France et l'Italie en 1836 et 1837. En 1840, M. Selitier fui nommé conseiller titulaire de chancellerie, mais il se démit de ces fonctions quelques années plus tard. On lui doit la publication de quelques recueils : Nouvelles académiques (1833-1835, 4 vol.); Annales de l'université de Copenhague (1837 et suiv.), contenant des documents intéressants sur l'instruction publique en Danemark; Jiecueil nécrologique (1848-1852, 2 vol.).
SÉLOCHUSE s, f, (sé-lo-ku-ze). Ornitb.
Genre d'oiseaux, formé aux dépens des engoulevents.
SELOMMES, bourg de France (Loir-et- Cher), oh.-l. de canton, arrond. et à 13 kilom. É. de Vendôme, à la source de la Baumay; pop. aj;gl., 438 hab. — pop. tôt., 796 hab. sur le bord d'un marais voisin, ruines d'un ancien château.
SELON prép. (se-lon. — Diez et Burguy expliquent selon par une espèce de fusion du latin leciiiidun» et longum. Le sens ancien de selon, autrefois selonc, est, en effet, comme celui du latin secundum, le long de, tout le long de, à côté de :
Mes en I pré, selonc Palerme Fist cil, ki tante gent governe, Tondre son tref gentil et noble.
[Roman de Dolopalhot.) Scheler trouve cette explication peu probable et préfère se ranger à l'avis d'Orelli, à qui les formes du vieux fiançais solunc, sulunc, etc., avaient fait proposer, pour le mot en question, l'étymologie sublongum. Diez et Burguy remarquent que M. d'Orelli aurait dû, avant tout, expliquer la signification qu'on peut attribuer à sublongum, signification qui ne leur paraît pas facile à découvrir. Mais Scheler leur oppose l'étymologie de suùdiurnare pour séjourner, étyinologie qu'ils acceptent eux-mêmes, bien que le latin classique ne produise pas de composé semblable. Il propose, en outre, deux explications pour le mot sublongum, admis par d'Orelli comme