SEPS
spool, etc. Le nom germanique appartient peut-être à la grande racine spâ, filer, proprement étendre). Techn. Morceau de roseau sur lequel le tisserand dévide une certaine quantité de trame.
SEPP (Jean-Népomucène), théologien catholique allemand, connu aussi par ses travaux sur l'histoire et l'archéologie, né à Tœlz (Bavière) en 1816. Il étudia la théologie et la philosophie à Munich et commença à l'âge de vingt-trois ans sa Vie de Jésus (Ratisbonne, 1845-1846, 7 vol; 1858 et suiv., 2<= édit.), destinée à réfuter celle de Strauss. Dans cet ouvrage, qui renferme beaucoup de faits nou\ eaux et d idées originales, il a subi l'influence de Schelling et de Gœrres, tout en s'ustreignanc à une critique plus rigoureuse que la leur. Dans le but de recueillir des documents pour ce grand travail, il visita pendant les années 1845 et 1846 la Syrie, la Palestine et l'Egypte, et, à son retour, fut nommé professeur d'histoire a l'université de Munich; mais à la suite de la crise de
1847, provoquée par Lola Montés, il fut destitué avec sept de ses collègues et fut même expulsé de la ville, à cause de l'attachement que lui portaient les nombreux auditeurs que ses cours avaient attirés. La révolution de mars 1848 lui rouvrit les portes de sa patrie. Elu, presque aussitôt après son retour, à l'Assemblée nationale de Francfort, et l'année suivante à la Chambre des communes de Bavière, il siégea dans ces deux Assemblées sur les bancs du parti conservateur et fut réintégré en 1850 dans sa chaire, qu'il a conservée jusqu'en décembre 1967, époque où il a été mis à la retraite. En février 1868, le cercle de Kelheim l'a élu membre du parlement douanier allemand. Au mois de mars 1870, M. Sepp, regardé comme un des chefs du parti catholique en Bavière, publia contre l'infaillibilité du pape un livre très-vigoureux qui fut mis aussitôt à l'index. Outre l'ouvrage précité, on a encore de lui : une Etude biographique sur Joseph de Gœrres (Ratisbonne,
1848, 2e édit.); le Paganisme et ses rapports oBec/ecArù(i(iH[îm8(Ralisbonne, 1853,3 vol.) ; Documents pour l'histoire de l'Obertand bavarois (Augsbourg, 1853-1854) ; Marco» Botzaris, drame (Mayence, 1800) ; deux autres écrits dirigés contre Strauss et contre Renan, savoir : les Actes et la doctrine de Jésus dans leur confirmation par l'histoire universelle (Schaffhouse, 1864) et Histoire des apôtres depuis la mort de Jésus jusqu'à la destruction de Jérusalem (Sehalfhouse, 1866, 2» édit.); Jérusalem et la terre sainte ou Journal d'un pèlerinage en Syrie, en Palestine et en Egypte (SehaiThouse, 1862-1865, 2 vol.) ; Nouvelles études architectoniques et recherches historiques et iopographiqu.es en Palestine (Wurzbourg, 1867), etc. Ces deux derniers ouvrages renferment des documents importants sur la géographie de la Palestine et la topographie de Jérusalem.
SEPPHOR1S, ville de l'ancienne Palestine. V. Skphoris.
SEPS s. m. (seps — mot lat. lire du gr. séps, dérivé de sépeiti, pourrir, à cause des effets putréfiants attribués à la morsure de ces reptiles). Erpèt. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincoïdiens, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent le pourtour du bassin méditerranéen et l'Australie ; Aux approches de l'hiver, le Seps se cache dans des trous, sous la terre. (E. Desînarest.) La couleur du seps est d'un gris livide. (V. de Bomare.)
— Bot. Syn. de cèpe ou ceps, nom de certains champignons.
— Encycl. Les seps ont pour caractères génériques : un museau conique, des narines latérales, une langue plate, squameuse, en fer dellèchè; des dents coniques; de simples ouvertures auriculaires; le corps très-allongé, couvert d'écaillés lisses; la queue conique et pointue; quatre pattes très- petites, ayant chacune trois doigts inégaux, onguiculés, presque cylindriques. On a longtemps varié sur la place que les seps devaient occuper dans la série zoologique. Tantôt on les regardait comme des serpents à pieds et tantôt comme des lézards à forme de serpent. En etfet, leur corps serpentiforme les rapproche des ophidiens, et, par l'intermédiaire des orvets et des scinques, ils établissent le passage gradué à l'ordre des sauriens.
Dumérit et Bibron ne reconnaissent qu'une espèce unique : c'est le seps chalcide, dont la partie supérieure est d'un gris d'acier, avec quatre bandes brunes longitudinales ; sa longueur totale est d'environ om^S, Lacépède dit à propos da cet animal : « Lorsqu'on regarde un seps, on croirait voir un serpent qui, par une espèce, de monstruosité, serait né avec deux très-petites pattes près do la tête et deux autres très-éloignées situées a l'origine de la queue. On le croirait d'autant plus que cet animal a le corps très-long et très-menu et qu'il a l'habitude de se rouler sur lui-même comme les serpents. A une certaine distance, on serait même tenté de ne prendre ses pieds que pour des appendices informes. >
Les anciens regardaient le seps comme essentiellement venimeux. Mais, en 1754, Sauvager a démontré par des expériences décisives que cet animal n'était pas nuisible. On ne s'explique donc pas comment aujourd'hui encore la morsure de cet animal est regardée comme venimeuse par le peuple, puisque tous