‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 304 sur 1059 · CH»' H · texte numérisé non relu

CH»' H

de là deux isomères possibles. Par des raisons analogues, on trouverait à l'hydrocarbure CSHi* trois isomères possibles ; à l'hydrocarbure C6Hl*, quatre isomères possibles, et ainsi de suite.

Au point de vue de ces isoméries qui ne dépendent pas de la saturation, on peut établir une division rationnelle des hydrocarbures. Prenons, en effet, pour type des hydrocarbures le gaz des marais CH*. Nous pourrons y remplacer un hydrogène par un radical hydrocarboné lui-même ; nous aurons ainsi des hydrocarbures primaires.

i R'j HS'

mais nous pourrons aussi y remplacer 2H par deux radicaux bydrocarbonés monoatomiques ou par un radical hydrocarboné diatomique. Nous aurons ainsi des hydrocarbures secondaires de la forme

ou de la forme C

En remplaçant 3 atomes d'hydrogène du type par trois radicaux monoatomiques ou par un radical monoatomique et un radical diatomi-

que ou par un radical triatomique, on a des hydrocarbures tertiaires de la forme

Enfin, par un remplacement semblable de 4 atomes d hydrogène, on a des carbures quaternaires répondant aux formes CR'*, CR"*, CR'R'" et CRÎV.

La substitution des radicaux monoatomiques à l'hydrogène du type fournit des hydrocarbures saturés qui appartiennent tous à la série C'lH2n+2 ; la substitution des radicaux polyatomiques produit, au contraire, des corps, saturés aussi, mais appartenant à des séries moins hydrogénées. Quant aux corps non saturés, les atomes y sont groupés de la même manière que dans les corps saturés dont ils dérivent et dont ils ne diffèrent que par le nombre moins grand d'atomes d'hydrogène.

Remarquons encore que, dans les substitutions dont nous parlons, le3 radicaux qui se substituent ne sont eux-mêmes que les hydrocarbures non saturés qui peuvent eux aussi être primaires, secondaires ou tertiaires, ce qui fait une extrême complication.

En partant de l'atomicité du carbone, on peut donc déduire quels sont les hydrogènes carbonés qui existent ou tout au moins que la théorie permet d'espérer, et l'on peut classer tous ces hydrocarbures en séries homologues, reliées entre elles et formant une vaste série isologue qui les embrasse toutes.

Si, maintenant, nous examinons quelles doivent être les propriétés des hydrocarbures saturés des différentes séries, nous nous convaincrons qu'en perdant 1, 2, 3, ..., n atomes d'hydrogène, ces composés peuvent engendrer des radicaux mono, di, tri,n atomiques.

Parmi ces radicaux, ceux d'atomicité impaire ne sont autres que les hydrocarbures non saturés indiqués dans le tableau. Les radicaux d'une atomicité paire n'y figurent pas, fiarce qu'ils ne peuvent pas exister à l'état de iberté,

A l'hydrocarbure saturé C8H18, par exemple, correspondent les radicaux : C8HH inonoatomique, C8H16 diatomique, C8H15 triatomique, C8!!1* tétratomique, C8HiS pentatomique,.., etc.

L'expérience a démontré d'autre part que, dans tout radical monoatomique, on peut substituer 1 atome d'oxygène à 2 d'hydrogène ; que dans un radical diatomique on peut substituer 1 atome d'oxygène à 2 d'hydrogène, ou 2 d'oxygène à 4 d hydrogène ; que dans les radicaux triatotniques on peut substituer I, 2 ou 3 atomes d'oxygène à 2, 4 ou 6 atomes d'hydrogène; qu'en un mot, dans un radical hydrocarboné quelconque, on peut substituer OàH1 un nombre de fois égal au nombre qui représente l'atomicité du radical.

Ces substitutions ne changent, d'ailleurs, en rien l'atomicité du radical, qui reste après ce qu'elle était avant. Seulement, le radical devient de plus en plus électro-négatif à mesure que l'oxygène y remplace plus complètement l'hydrogène. Un même hydrocarbure saturé peut donc donner naissance à un trèsgrand nombre de radicaux oxygénés ou non.

A l'hydrocarbure C8H18, et sans compter l'isomérie, correspondent les^ radicaux suivants d'une atomicité croissante jusqu'à 6. Nous n'avons pas poussé au delà parce qu'on ne connaît pas de radicaux dont l'atomicité dépasse 6.

(C8H1&0)' (C8Hl*0)" (C8H130)"' (CWSC-V' (C8H«Oî)"' (C8H903)'"

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