‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 305 sur 1059 · C8H30»)T [C8H20S)TI (C80«)VI · texte numérisé non relu

C8H30»)T [C8H20S)TI (C80«)VI

Chacun de ces radicaux peut engendrer tout un ensemble de composés qui se groupent autour de lui comme autour d'un centre. Cet ensemble de composés a reçu le nom de groupe , et le radical autour duquel ils se rangent se nomme le pivot du groupe. Les divers radicaux pivots de groupes viennent naturellement tous se ranger autour de l'hydrocarbure dont ils dérivent et qui se nomme leur hydrocarbure fondamental. L'ensemble de tous les groupes qui pivotent autour d'un hydrocarbure fondamental constitue ce ijue l'on appelle une série hétérologue.

Les hydrocarbures saturés ne sont pas les seuls qui puissent engendrer des séries hétérologues. Un hydrocarbure non saturé quelconque peut, dans certaines conditions, se comporter comme s'il était saturé, la seule différence résidant alors dans les propriétés des composés formés, qui sont toujours au même degré de saturation que l'hydrocarbure d'où ils dérivent.

Il résulte de là qu'à chaque terme de la première série homologue doit correspondre, au point de vue de la saturation, une seule série hétérologue ; à chaque terme de la seconde, deux ; à chaque terme de la troisième, trois, et ainsi de suite.

L'ensemble des diverses séries hétérologues dont les termes sont isomères chacun & chacun et ne diffèrent que par le degré de saturation constituent des séries d'un nouvel or-

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dre. M. Naquet a proposé pour ces séries le nom de séries eikologues, du grec ilx<l<, semblable.

Ainsi donc, autour de chaque radical se range un groupe dont ce radical est le pivot.

Les divers groupes réunis autour d'un même hydrocarbure fondamental constituent une série hétérologue. Les diverses séries hétérologues, dérivées d'hydrocarbures fondamentaux isomères au point de vue de la saturation, forment une série eikologue. Ces diverses séries eikologues, dont tous les termes sont homologues entre eux, forment une série homologue. Enfin, l'ensemble de toutes les séries homologues forme la grande série isologue qui comprend tous les corps de la chimie organique.

Nous disons que les séries précédentes renferment tous les corps de la chimie organique, bien qu'on ignore encore la place que doivent y occuper certains composés. Cette ignorance tient, en effet, non à ce que ces composés n'y ont point leur place, mais bien à ce qu'ils ont été trop incomplètement étudiés pour qu'on sache quelle est cette place.

Tous les corps que la classification sériaire laisse prévoir sont loin d'être connus. Trois séries homologues seulement , celle dont les hydrocarbures fondamentaux ont pour formule générale CnH2" + a , celle où ils ont pour formule CnH2™ et celle où ils ont pour formule C"H2n ~ 6 sont bien étudiées. Dans toutes les autres séries, on ne connaît que quelques termes çà et là qui semblent uniquement destinés à attester que ces séries existent; les autres restent à découvrir. De plus, la classification laisse prévoir un nombre immense d'isomères dont très-peu sont connus jusqu'à ce jour, et dont la découverte ne pourra être que le fruit de nouvelles et nombreuses expériences.

Enfin nous sommes loin d'affirmer que tous les corps indiqués soient réellement possibles. Dans les déductions qui nous ont servi à établir leurs formules, nous n'avons pas tenu compte des lois suivant lesquelles décroît la stabilité des corps à mesure que la molécule se complique, lois qui doivent limiter beaucoup le nombre des composés réalisables. Jusqu'ici, ces lois ne sont pa3 connues; elles ne pourront l'être que lorsque de nombreuses découvertes auront rendu les séries plus complètes qu'elles ne le sont aujourd'hui. La classification actuelle n'est donc qu'un grand tableau qui embrasse les formules déduites algébriquement de tous les composés organiques possibles ou impossibles. La connaissance des lois qui régissent la stabilité des corps complétera seule cette classification en lui assignant des limites. Il est évident qu'en partant de l'atomicité d'un corps quelconque on pourrait déduire algébriquement, comme nous venons de le faire pour le carbone, la série de tous ses composés théoriquement possibles et, plus tard, la série de ses composés réalisables, quand on connaîtra les lois de la stabilité des corps.

Or, les éléments étant classés en série d'après leur atomicité, d'une part, et d'après leur polarité électrique de l autre, l'ensemble de la chimie tout entière constituera une vaste série.

Enfin, dans toutes ces séries, les propriétés physiques et chimiques se modifiant suivant des lois qui seront découvertes, nous l'espérons, on peut prévoir, dès aujourd'hui, un état de la chimie où, sans avoir étudié en détail les propriétés des divers corps et connaissant seulement le nombre, l'atomicité et la polarité électrique des éléments, on pourra déterminer par un calcul très-simple les formules, les propriétés et le mode de génération de tous les composés possibles. Nous n'avons pas besoin de montrer tout ce qu'a de grand une telle conception.

De ce que nous venons d'établir, il ressort encore que tous les éléments tétratomiques doivent pouvoir donner des séries de corps complètement parallèles par leurs formules avec ceux qu'engendre le carbone. En effet, pour déduire ce qui précède, nous n'avons tenu compte que de l'atomicité du carbone, et cette atomicité est la même pour l'étain, le titane, le silicium. Ici, toutefois, intervient une question d'affinité que nous n'avons point fait intervenirjusqu'ici. L'hydrogène n'ayant pas la même affinité pour le silicium, il se peut très-bien qu'il n'existe pas d'hydrogènes siliciès ou qu'il n'en existe qu'un nombre assez restreint; mais il est des éléments monoatoiniques autres que l'hydrogène qui ont une puissante affinité pour le silicium , le chlore, le brome, par exemple, et il se pourrait bien qu'il existât des séries de chlorures et de bromures de silicium analogues aux séries des carbures d'hydrogène.

Cette idée d'une espèce de chimie organique du silicium n'est plus une hypothèse gratuite. Grâce aux travuux vraiment remarquables de MM. Friedel et Ladenburg, on connaît aujourd'hui une série de composés siliciques qui constituent la série méthylique du silicium.

La série méthylique du carbone renferme comme termes principaux le gaz des marais

CH

le gaz des marais mono-, di-, trichloré (chloroforme) et le tétrachlorure de carbone CCI* ; il renferme, en outre, l'aldéhyde méthylique

CH*0

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l'acide formique CH202, l'alcool méthylique

CH3,OH

les éthers méthyliques et les ammoniaques composées méthyliques. L'anhydride formique n'est pas stable; s'il existait, il répondrait à la formule

CHOJ0

CHOJu-

Des termes correspondant à la plupart de ces corps ont été découverts par MM. friedel et Ladenburg dans la série silieiméthylique. Ces chimistes ont découvert l'hydrogène silicié SiH*, le chloroforme silicié SiHCl8, l'alcool siliciméthylique, dont l'hydrogène est remplacé par du chlore et l'oxygène par du soufre SiCl3,SCl , l'oxyde de siliciinéthyle perchloré

SiCIS

SiCIS

et l'anhydride silicoformique

SiOH

SiOH |

Le chlorure de silicium SiCl* est connu depuis longtemps; il en est de même du sulfure de silicium SiS2, correspondant au sulfure de carbone CS2, et de l'anhydride siliciqueSiO2, correspondant à l'anhydride carbonique CO8.

Ces recherches de MM. Friedel et Ladenburg ont une importance philosophique considérable, que nous allons nous efforcer d'exposer. Depuis une dizaine d'années, l'expérience a été portée plus loin qu'on ne pouvait l'espérer. Après la belle découverte de la spectrométrie, on a interrogé la lumière qui nous arrive du soleil et des étoiles, et cette lumière a répondu. La matière dont ces mondes lointains sont constitués est le plus souvent semblable à celle qui forme les corps terrestres. Pourtant, on trouve dans certaines étoiles des corps qui n'existent pas ici-bas et on y remarque l'absence de corps trèscommuns chez nous ; par exemple, Beteigeuse ne renferme pas d'hydrogène et partant pas d'eau.

La majeure partie des composés organiques renfermant de l'hydrogène, l'eau faisant partie de tous les êtres vivants, on est porté à se demander si la vie peut exister sur les planètes qui gravitent probablement autour de Béteigeuse et qui ont probablement aussi la même composition que l'astre central. On est bien tente de répondre négativement à cette question en disant : Pas d'hydrogène, pas de vie.

On ferait fausse route en agissant ainsi. La question est insoluble, et on se tromperait si l'on croyait que l'absence d'hydrogène est une raison suffisante pour conclure à l'absence de la vie. Tout ce qu'on est en droit d'affirmer, c'est que, si des êtres vivants existent sur ces mondes si éloignés de nous, ils diffèrent absolument de nous. Mais qui sait s'il n'y a pas des êtres vivants dont les principes immédiats sont constitués par du silicium, du chlore, du soufre, du phosphore, au lieu de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, d'azote? Qui sait si le chlorure de soufre SCI* (analogue à l'eau OH*), si nauséeux pour nous, ne constitue pas pourcesanimaux d'une autre espèce une boisson bienfaisante? Unie voit, ce sont là tout autant de problèmes insolubles qu'une saine philosophie ne permet pas plus de trancher par une affirmation que par une négation.

Mais nous voilà loin de la classification sériaire; arrêtons-nous sur celte pente. Aussi bien, la série est une méthode si parfaite de classification qu'elle s'applique a toutes les sciences et que, de déduction en déduction, elle pourrait nous conduire trop loin de notre sujet.

Redescendant des hauteurs où nous nous étions élevés, contentons-nous donc de dire qu'en chimie la classification sériaire a eu pour résultat de substituer l'ordre au chaos, de rendre facile une étude qui jusque-là était fastidieuse et de procurer uux chimistes un guide sûr dans leurs recherches. Ces titres de gloire suffisent déjà, sans même qu'il soit nécessaire de leur ajouter ceux que la théorie fait prévoir.

— Philos. Un philosophe de l'Italie contemporaine, Auguste Conti, partage l'histoire de l esprit humain en trois époques ; une époque de confusion, une époque de séparation et une époque de distinction, celle où nous entrons. Selon Auguste Conti, les hommes ont commencé par confondre toutes les idées qu'ils avaient de l'univers dans une informe unité; ils se sont jetés ensuite dans une violente séparation du mot et du non-moi, de l'homme et de la nature, etc. ; ils n'ont plus connu que le multiple. Et maintenant l'œuvre qui reste à faire, c'est de ramener la multiplicité à l'unité, c'est de distinguer sans confondre et sans séparer; c'est de créer l'ordre. Mais quel est le moyen de distinguer} Comment l'ordre se crée-l-il? La distinction s'obtient et l'ordre se fait par la série.

Les idées générales sont le résultat de classifications opérées par l'esprit en vue de la similitude. Les faits particuliers de la vie, les innombrables détails de la science, avant que celle-ci soit constituée, sont rangés sauf ordre en vertu de leur dissemblance. Un homme qui ne connaîtrait de 1 histoire de l'homme que les premiers et de l'histoire du monde que les seconds serait un anecdotier et non un historien, un érudit et non un sa-

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vant. Le raisonnement par différences qui synthétise les similitudes et les dissemblances a sa forme et son outil dans la série. La série peut être définie « la classification des choses et des idées semblables selon le rapport croissant ou décroissant de leur différence. » Mais la similitude et la différence varient selon le point de vue auquel l'homme se place. La série n'a donc d'autre valeur que celle du point de vue auquel elle a été conçue.

De tout temps, les hommes ont fait des tentatives de sêriation. On peut dire que là convergent tous les efforts des religions et des philosophies. Mais ces efforts oscillaient sans résultat d'une physique enfantine et miraculeuse à une métaphysique absolue et sans réalité. Cependant, tant de grands censeurs n'avaient pas été sans remarquer qu ils pouvaient envisager les faits à plusieurs points de vue. Ainsi, ia trinité indoue, création, destruction, conservation, n'est qu'une application anticipée de la trinité sérielle de liant, Hegel ou Proudhon, thèse, antithèse, synthèse. Les catégories du philosophe Kanad, du Grec Aristote, de l'Allemand Kant, sortes de prédicats qui renfermaient à priori tous les faits et toutes les idées, c'était la série non encore dégagée de l'absolu.

Tant que l'idée de série n'a pas été soumise au critérium de la logique, elle s'est confondue avec l'analogie. De même qu'il est impossible d'avoir une idée qui ne soit à l'origine une comparaison , une métaphore plus ou moins éloignée, de même une science, avant d'avoir sa méthode à elle, copie par analogie, c'est-à-dire par une suite de comparaisons, la méthode des autres sciences. Fourier, qui est le premier inventeur officiel de la série, qu'il appliquait à la sociologie, ne l'a comprise que par les analogies que lui a inspirées sa prédilection pour Ta science sériée par excellence, pour la musique. Il n'a donc pu que sentir la série; il ne l'a pas raisonnée. Proudhon, mêlant la scolastique et

qu'il faut chercher les fondements de la série logique. Un vigoureux, esprit, Louis Lucas, avait, vers la même époque, conçu la série naturelle dans sa Chimie nouvelle. Un disciple de Louis Lucas, le docteur Henri Favi'e, a donné le titre de Développement de la série naturelle à un essai très-remarquable d'histoire naturelle comparée. Tel est l'historique à grands traits de l'idée de série. Il ne faut pas confondre la classification avec la série. Les classifications , avec leurs règnes, leurs embranchements, leurs familles, leurs genres, leurs variétés, sont des moyens d'études et des résumés de notions acquises par la science ; mais dès qu'on veut voir autre chose dans les classifications, la meilleure de toutes arrêtera les progrès de la science, parce que, préjugeant de toutes les questions qui ne sont pas encore résolues, elle immobilise ainsi toute tentative vers l'inconnu. La série naturelle ne procède pas ainsi. Elle a, comme la classification de Ou-, vier, l'homme pour objectif. Mais elle ne fera pas de l'homme son point de départ; elle ne prendra pas un seul caractère pour rapport de sa progression, quand inême ce caractère serait en minéralogie la forme cristalline, en botanique l'étamiue , en zoologie l'organe nerveux.

A rencontre de la classification , la série, "pour remplir sa fonction de progrès, marche de bas en haut; elle va aussi du simple au composé. L'homme est donc au sommet de la série naturelle. Mais, dans ce vaste système d'escalade, n'y aura-t-il qu'une échelle? La nature a-t-elle suivi une ligne droite depuis la première manifestation de la vie jusqu'à l'homme? N'y a-t-il pas des culs-de-sac, des erreurs évidentes (erreurs dans le sens latin à'error, voyage en zigzag)? N'y a-t-il pas plusieurs voies tentées, abandonnées, puis reprises dans le processus de la nature? La série naturelle répond affirmativement; elle voit partout que les fonctions sont subordonnées aux organes et que les orgaues sont subordonnés aux milieux. La série naturelle se compose donc de plusieurs séries, absolument comme pour une escalade beaucoup d'échelles, et non pas une seule, sont employées.

Il faut d'abord sérier les milieux ; mais dans cette série générale des milieux rentrent beaucoup de séries, la série astronomique, la série chimique, la série physique, avant de commencer même la série minéralogique , celle des zones et celle des climats.

L'élément phytolûgique (des plantes), qui est terreux, pourra paraître, et on étudiera danslaseVÉe botanique ses divers modes d'évolution : 1° confusion absolue dans le minéral; îo apparition de deux membranes dans la planie, mais activité plus grande de la membrane externe qui accomplit le travail nutritif et formateur, tandis que la membrane interne se remplit provisoirement de matériaux ; 30 deux membranes aussi dans 1 aiiimal, ce qui constitue son rapport avec la plante; mais le travail nutritif accompli dans la membrane interne, ce qui est le caractère différentiel de l'animal et de la plante : telle est la série au point de vue de la nutrition et de la forme. Mais il ne faut passe borner là; il faut faire une série pour chaque organe, poursuivre les développements de la membrane externe et les circonvolutions de la membrane interne, chercher la

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progression respiratoire, protectrice, locomotrice, squelettique, sensorielle (avec les subdivisions, de tactile, visuelle, auditive, olfactive, gustative, vocale, génitale). Alors la sêriation du contenant (crâne), du contenu (cerveau) et de l'expansion céphalique (face) peut venir à son ordre; car on n'a entrepris cette sêriation qu'à propos des déveveloppements de la membrane externe qui existait avant qu'une tête fut formée. C'est ainsi que d'échelon en échelon, ayant procédé élément par élément, organe par organe, on peut arriver à la sêriation des animaux, puis à celle des races zoologiques. Dans la première, on arrive au corps humain ; dans la seconde, à l'anthropologie, à la sociologie. Ainsi élaborée, la série naturelle est le contrôle nécessaire de la classification dite naturelle. Tandis que cette dernière invoque l'ombre de Cuvier, la première a pour elle Lamarck, Goethe, Geoffroy Saint- Hilaire, Merkel, Carus, Virchow, Vogt, Louis Lucas, Favre et, dans la série particulière de l'embryologie, Musset, Pouchet, Darwin, Tremaux.

On appelle logique sérielle les procédés de critique et de redressement que porte en soi la série. La logique sérielle examine le point de vue auquel se place celui qui affirme. Elle ne peut critiquer cependant que dans un seul cas : lorsque le point de vue n est pas humain, car l'homme ou l'humanité est le sommet de toute série naturelle. Le point de vue admis, la logique sérielle recherche si les termes de la série, qui doivent être tous classés par rang de progression, rentrent bien tous dans le point de vue. Enfin, cela constaté, il reste à chercher les dernières erreurs dans l'omission, la répétition, la transposition d'un ou de plusieurs termes de la série. Exposée dans Création de l'ordre dans l'humanité, pratiquée et perfectionnée dans ses autres ouvrages, la logique sérielle a été la grande arme de Proudhon , contradicteur et polémiste. Ce dialecticien de génie a enrichi d'un critérium l'arsenal de la vieille logique.

La série, qui a pris le nom de naturelle quand elle existe autant et plus dans l'objet (la nature) que dans le sujet (l'homme), peut encore donner à l'art sa loi et son princjpe d'évolution.

La série est dans les arts une transposition de la série naturelle. C'est au figuré qu'on dit que l'homme crée; il transpose seulement. Il ne gagne parenhautquece qu'il abandonne par en bas. Un peintre -peint relativement juste s'il essaye d observer entre les tons artificiels et intérieurs de sa palette les qapports qu'il perçoit entre les couleurs beaucoup plus intenses de la réalité. La peinture est le grand art moderne, parce que, n'ayant pour elle que la couleur, elle est heureusement forcée d'exprimer la perspective et le mouvement, la nature des choses et la nature du peintre, tout cela par une série de relations. Or, l'esprit de combinaison et de relation n'est autre chose que l'esprit moderne. La statuaire a renoncé à la polychromie , c'est-à-dire que de gaieté de cœur elle a voulu avoir un moyen matériel de moins, justement afin de se créer une relation de plus. Un peintre pourrait à la rigueur peindre une pierre précieuse en trompe-l'œil. Il s'en gardera bien s'il a le sens de son art, parce qu'il lui est impossible de rendre avec des mélanges de couleurs les intimes combinaisons vivantes qui produisent le ton naturel des chairs. La réalité de la bague ferait ressortir sur la toile l'infériorité de la main.

SÉRIER v. a. ou tr. (sé-ri-é — rad. série). Disposer par séries : Sérier des nombres.

SÉRIEUSEMENT adv. ( sé-ri-eu-ze-man — rad. sérieux). D'une manière sérieuse, grave , sans plaisanterie , sans légèreté : Parler , répondre sérieusement. Il y a des choses qu'il faut faire sérieusement et avec connaissance de cause. (Mme de Sév.) La nation française fait sérieusement tes choses frivoles et gaiement les choses sérieuses. (Momesq.) Repousser sérieusement le ridicule est un ridicule de plus. (Barthél.) J'ai entendu un homme d'esprit dire sérieusement que les gardes champêtres étaient la principale cause des délits forestiers. (Guizot.)

— Avec application : Travailler sérieusement.

— D'une manière importante, grave, qui doit avoir un résultat sérieux : Le combat est sérieusement engagé. Vous n'êtes pas sérieusement malade. A Londres, le club est à peu près le seul endroit où l'on puisse diner sérieusement. (E. Texier.)

Loc. Prendre une chose sérieusement, Sa

formaliser d'une chose qui n'a été dite qu'en badinant.

SÉRIEUX, EUSE adj. (sé-ri-eu, eu-ze — du lat. fictif seriosus, qui est formé àeserius, , plus tard, pour exprimer ia réflexion). Grave, non léger, non gai, non frivole : Homme sérieux. Femme sérieuse. Air sérieux. Visage sérieux. Maintien sérieux. Conversation sérieuse. Explication sérieuse. Si l'on faisait une attention sérieuse à tout ce qui se dit de froid, de vain, de puéril dans certains entretiens, on aurait honte de parler et d'écouter. (La Bruy.) La légèreté voit gaiement les c/ioses sékieusi:s et gravement les choses frivoles. (D'Alemb.) Quand on attaque avec des armes légères les manies et les vanités des hommes, ils ont bien vite fait de vous ac-

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cuser de n'être pas un homme sérieux.

(A. Karr.) Le mariage est de toutes les choses les plus sérieuses la chose la plus bouffonne. (Beaumarch.) Toutes les heures de la vie des sages ne sont pas également sérieuses; leur âme n'est pas toujours tendue ni toujours guindée. (Balz.) La véritable joie est plus sérieuse que bruyante. (Dussault.) Les gens sérieux sont des comédiens tristes et mal rétribués. (E. About.)

Tous les gens gais ont le don merveilleux De mettre en train tous les gens sérieux. Voltaire.

Tout change avec le temps! on ne rit pas toujours; On devient sérieux au déclin des beaux jours.

Voltaire.

Que fais-tu, mon vieux télégraphe, Au sommet de ton haut clocher, Sérieux comme une épitaphe, Immobile comme un rocher?

Nadaud.

— Positif, réel, sincère : Parole sérieuse. Engagement sérieux. Vos promesses sontelles sérieuses? Les protestations d'amitié qu'il vous fait sont sérieuses. (Acad.) Toute grande passion est sékikuse. (J.-J. Rouss.) La bienveillance d'une amitié sérieuse fait abonder les pensées. (Chateaub.)

— Se dit d'une personne qui a une situation sociale importante : Un négociant sérieux.

— Qui convient aux personnes sérieuses : Une couleur sérieuse. Un ameublement sérieux.

— Qui a de l'importance, dont les suites peuvent être considérables : Une affaire sérieuse. Dès que l'adulation a corrompu les grands, les devoirs mêmes de la religion, gui avaient fait la plus sérieuse occupation de leur premier âge, ne leur paraissent plus que les amusements puérils de l'enfance. (Mass.) A peine commence-t-on à bégayer que l'on décide déjà de l'affaire la plus sérieuse de la vie. (Mass.) Il Qui peut avoir des suites graves et fâcheuses : Mal sérieux. Querelle sérieuse. Jeu qui devient sérieux. Il est trèsmalade et je crains que sa maladie ne soit trop sérieuse. (Volt.) Un pouvoir n'a de dangers sérieux à craindre que ceux auxquels l'exposent ses amis. (E. de Gir.)

— Loc. fam. Etre sérieux comme un âne qu'on étrille, comme un âne qui boit dans un seau, Affecter une gravité déplacée, ridicule.

— Jurispr. Qui n'est point simulé : Contrat, traité sérieux. Dette sérieuse. Il Intervention Sérieuse, Celle d'une personne qui a intérêt dans l'affaire, qui est poussée par un motif grave, réel.

— s. m. Gravité : Avoir du sérieux dans l'air, dans les manières, dans le caractère. Il est d'un SÉRIEUX très-comique, itflle de Vendôme avait un sérieux qui n'avait pas de sens. (Cal de Retz.) // n'y a rien de plus ridicule que le sérieux dans les niaiseries. (Boss.) La physionomie de Fénelon avait du sérieux et de ta gaieté. (St-Sim.) On peut faire fi du sérieux et des grandeurs de l'àme, mais il ne faut pas le dire. (Chateaub.) Je crois qu'il manque du sérieux à l'éducation de nos filles. (Mme de Rémusat.) Le sérieux apparaît avec bien plus de puissance quand c'est la plaisanterie qui l'annonce. (H. Heine.)

— Genre sérieux : Cet acteur n'est bon que dans le sérieux. C'est un poète qui échouera toujours dans le sérieux. L'expression, chez M. Pariset, est juste, quelquefois jolie, volontiers épigrammatique, même dans le sérieux. (Ste-Beuve.)

— Loc. Prendre au sérieux, Prendre, accepter pour vrai, pour réel, pour important : Plus un peuple prend au sérieux ses affaires et ses destinées, plus on peut aisément l'amuser. (Vitet.) L'orgueil de l'homme ne consent pas facilement à prendre la femme au sérieux. (Vacherot.)

— Syn. Sérieux, grave. V. GRAVE.

SÉRIEYS (Antoine), littérateur français, né à Pont-de-Cyran (Aveyron) en 1755, mort en 1819. Il fut lancé dans la carrière des lettres par Marmontel, d'Atembert et Bailly, mais il ne répondit pas, par Ses œuvres, aux espérauces de ses illustres patrons. Devenu, en 1795, bibliothécaire et professeur d'histoire au Prytanée français, il perdit cette place et ne sut pas mieux se maintenir au ycée de Douai, où on lui avait confié une chaire. Alors il se mit à écrire sur toutes sortes de sujets, tantôt sous son nom, tantôt sous le nom d'autrui, sans parvenir à enrichir ni lui-même ni les imprudents éditeurs qui achetaient ses manuscrits. Le nombre des ouvrages qu'il a composés s'élève à soixante-quatre, formant environ cent cinquante volumes. Ceux qui conservent quelque intérêt sont les suivants : Anecdotes inédites de la fin du xvm« siècle (1802, in-8") ; Tablettes chronologiques de l'histoire ancienne et moderne (1803, in-12 ; t* édit. 1812) ; Souvenirs du comte de Caylus (1805 , 2 vol. in-12); Recherches historiques sur les dignités et teurs marques dùtinctives (1808, in-8°) ; Delilliana (1813, in-18); Correspondance inédite, de l'abbé Galiani (1818, 2 vol. in-8°).

SÉRIGÉNE adj. (sé-ri-jè-ne — du gr. sêr, soie; genos, origine). Qui produit la soie : Insecte sérigene.

SÉRILOPHE s. m. (sé-ti-lo-fe — du gr.

SERI

fi

sêr, soie; lophos, aigrette). Ornith. Syn. d'nurylaime, genre d'oiseaux.

SER1MAN (Zacharie Scëriman ou), écrivain italien, mort à Venise en 178-1. Sa vie n'est pas connue ; on sait seulement qu'il mourut de misère. Son principal ouvrage est un roman philosophique dans le genre des Voyages de Gulliver de Swift, intitulé : Viaggi di Enrico Wanton ai regni délie Scimmie e de' Cinocefati (Berne [Venise), 1764, 4 vol. in-S°). On a, en outre, de Seriman : Atmanacchi ad vso de' pedanti (Venise, 1767 et 1783); Storia délia republica di Venezia, traduit du français de Laugier (Venise, 1767-1769, 12 vol. in-80); / Medici e le medieine (Venise, in-8»); Il Sogno d'Aristippo, petit poème en vers blancs, etc.

SÉRIMÈTHE s. m. (sé-ri-mè-tre — du lat. sericus, de soie, et du gr. metron, mesure). Techn. Instrument qui sert à l'appréciation de la ténacité et de l'élasticité des fils de soie.

SERIN, INE s. (se-rain, i-ne. — Nicot croit que cet oiseau est ainsi nommé du latin siren, sirène, grec seirên, à cause de son chant mélodieux comme celui d'une sirène. Dans Hésychius, en effet, on trouve le grec seirên avec la signification de petit oiseau). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des fringillidées, comprenant plusieurs espèces, dont une habite l'Europe centrale et méridionale : Si te rossignol est le chantre des bois, le serin est le musicien de la chambre. (Buff.) Le chant du serin des Canaries offre presque autant de nuances que l'espèce elle-même offre de races diverses. (Z. Gerbe.) On écoute avec plaisir un serin, même lorsqu'il n'a eu d'autre maître que la nature. {V, de Bomare.)

— Serin d'Italie. Nom vulgaire du tirin ou venturon. Il Serin vert de Provence. Nom vulgaire du cini. Il Serin vert ou mulet, Serin qui provient du serin et de la linotte ou du chardonneret.

— Dans le langage pop,, Niais, niaise, sot, sotte : C'est un serin, une serine. Quel serin I Tl faut être bien serin, bien serine pour croire, pour dire de pareilles choses.

— B.-arts. Jaune queue de serin, Jaune plus vif que le jaune serin. On dit aussi couleur queue de serin dans le même sens : Le tout soigneusement recrépi de couleurs assez fantasques, vert oéladon, cendre bleue, ventre de biche, queue be serin, rose pompadour et autres teintes plus ou moins anacréontiques. (T.Gautier.) Il Adjectivem.yaune serin, Jaune pâle.

— Encycl. Ornith. Ce genre a pour caractères : un bec gros, court, bombé, renflé jusqu'à son extrémité, qui est Jégérement comprimée, plus large au delà des fosses nasales que partout ailleurs, à mandibule supérieure débordant la mandibule inférieure ; les fosses nasales larges, les narines arrondies, les tarses médiocres, les ailes pointues, atteignant le milieu de la queue, qui est de forme deltoïdienne, profondément échancrée et de moyenne largeur.

■ Si le rossignol est le chantre des bois, dit Buffon, le serin est le musicien de la chambre ; le premier tient tout de la nature, le second participe à nos arts. Avec moins de force d'organe, moins d'étendue dans la voix, moins de variété dans les sons, le serin a plus d'oreille, plus de facilité d'imitation, plus de mémoire, et comme la différence du caractère (surtout dans les animaux) tient de trèsprès à celle qui se trouve entre leurs sens, le serin, dont l'ouïe est plus attentive, plus susceptible de recevoir et de conserver les impressions étrangères, devient aussi plus sociable et plus doux, plus familier; il est capable de connaissance et même d'attachement; ses caresses sont aimables; ses habitudes naturelles le rapprochent encore de nous ; il se nourrit de graines comme nos autres oiseaux domestiques; on l'élève plus aisément que le rossignol, qui ne vit que de chair et d insectes et qu'on ne peut nourrir que de mets préparés. Son éducation plus facile est aussi plus heureuse; on l'élève avec plaisir parce qu'on l'instruit avec succès; il quitte la mélodie de son chant pour se prêter à l'harmonie de nos voix et de nos instruments; il applaudit, il accompagne et nous rend au delà de ce qu'on peut lui donner. Le rossignol, fier de son talent, paraît vouloir le conserver dans toute sa pureté, et du moins semble-t-il faire peu de cas des nôtres ; ce n'est qu'avec peine qu'on lui apprend à répéter quelques-unes de nos chansons. Le serin peut parler et siffler, le rossignol méprise la parole autant que le sifflet et revient sans cesse à son brillant ramage. Son gosier, toujours nouveau, est un chef-d'œuvre de la nature, auquel l'art humain ne peut rien changer, ni rien ajouter ; celui du serin est un modèle de grâce, d'une trempe moins ferme, que nous pouvons modifier. L'un a donc bien plus de part que l'autre aux agréments de la société ; le serin chante en tout temps, il nous récrée dans les jours les plus sombres. 11 contribue même à notre bonheur, car il fait l'amusement de toutes les jeunes personnes, les délices des recluses; il charme' au moins les ennuis du cloître, porte la gaieté dans les âmes innocentes et captives, et ses petites amours, qu'on peut considérer de près en le faisant nicher, ont rappelé mille et mille fois à la tendresse des cœurs sacrifiés. C'est dans le climat heureux

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des Ilespérides que cet oiseau charmant semble avoir pris naissance ou du moins avoir acquis tontes ses perfections. Cet oiseau est maintenant répandu dans l'Kiropo «litière, une partie de l'Asie, eu Russie et jusqu'en Sibérie. »

C est vers le xv<s siècle que l'on a commencé à Connaître en Europe le serin des Caitaries; les premiers qui y parurent venaient des lies Fortunées. A peu près vers le milieu du XViie siècle, un vaisseau qui portait, outre sa cargaison, une grande quantité de ces oiseaux, viut échouer sur les côtes d'Italie. Tous les serins, devenus libres par suite de cet accident, se sauvèrent dans l'Ile d'Elbe, où ils se multiplièrent dans l'indépendance et où ils se seraient peut-être naturalisés, si on ne leur eût donné la chasse; néanmoins, ces oiseaux avaient commencé à s'abâtardir dans cette Ile. Si l'espèce transportée sous un autre ciel avait subi en peu de temps, et quoique libre, des changements appréciables, a plus forte raison ces changements ont-ils dû être rapides et profonds en captivité. Aussi ne eompte-t-on pas moins aujourd'hui de trente faces ou variétés de races, toutes issues du serin gris commun. Ces variétés, accouplées avec le chardonneret, la linotte, lu cini, le tarin, le venturon et même le bouvreuil, produisent des hybrides ordinairement impropres à, se reproduire, niais excellents chanteurs et dont la voix a plus d'éten.ne, plus do d :rée et un timbre plus clair que celle dos variétés dont ils proviennent. L'eus qui .sont is*us d'un ihardonn'ret mâle et d'un serin fi-molle sont les [dus estimés. I.e gris de la couleur primitive du serin, plus foncé sur le dos, plus verdàtre sur le ventre, a subi tant de m >dilieations que si l'on n'avait des preuves suffisantes que les canaris sont originaires des lies Fortunées, on pourrait croire, comme le pensait iiuifon, que les venturous, les cinis, les tarins sont les types sauvages de cette race civi li-sée.

Le ramage des canaris, aussi fort que varié, n'est interrompu dans aucun temps do l'année, à l'exception de celui de la mue, exception qui n'est [.us même générale. Il y a, en outre, des individus qui le font emendre pendant la nuit. l,es uns le font d'eux-mêmes, les autres y sont amenés de jeunesse, e"h couvrant leur cage et en les tenant dans l'obscurité pendant m jour assez longtemps pour qu'ils aient faim-, on les force ainsi de mangt-r le soir aux lumières. Pou à peu, ils s'y accoutument et finissent I ar chanter.

Ceux qui mêlent dans leurs mélodies plusieurs passages de la chanson du rossignol sont les plus estimés de tous les canaris-, ils portent le nom de tyroliens, parue qu'on les croit originaires du Tyrol, où l'on élève beaucoup de ces oiseaux ; les seconds sont les serins anglais, qui imitent dans leur chant celui de l'alouette des bois. Mais, en Thuriuge, on donne généralement la préférence à ceux qui, au lieu d'une suite d'éclats bruyants, savent d'une voix argentine et ïûfiore descendre par tous les tons de l'octave. Il y a des mâles qui, dans le temps des amours surtout, chantent avec tant de force et d'ardeur qu'ils rompent les vaisseaux délicats de leurs poumons et meurent subitement. La femelle, particulièrement au printemps, fait aussi entendre sa voix, mais ce ne sont que quelques notes peu suivies et peu harmoniques, lie vieilles serines dont la fécondité est épuisée chantent souvent de cette manière dans toutes les saisons.

Les canaris se distinguent encore par la bonté et la justesse de leur Oreille, par leur grande facilité à rendre exactement les sous musicaux et par leur excellente mémoire ; non-seulement ils imitent tous les oiseaux au voisinage desquels ils ont été placés dans leur jeunesse, mêlent agréablement leurs chants au leur propre, d'où sont venues ces belles variétés que chaque famille transmet à ses descendants ; mais ils parviennent de plus k répéter parfaitement deux et jusqu'à trois airs de flageolet ou de serinette, et même à prononcer clairement de petits mots. On a vu aussi des femelles siffler des airs qu'on leur a appris. Rien ne fait plus de plaisir que de leur entendre imiter le chant du rossignol. Nous ne devons pas oublier de faire part d'une jolie observation qui a été faite plusieurs fois, c'est que si l'on donne deux femelles à un mâle et que l'une vienne à mourir pendant l'incubation, l'autre se charge aussitôt de couver les oeufs délaissés et s'attache tellement aux devoirs de mère adoptive que, pour les remplir rigoureusement, elle évite et repousse même les caresses de son époux.

Mais tous ces détails, quelque intéressants qu'ils soient, ne concernent que l'oiseau tel que le façonne la civilisation ou la société de l'homme ; pour connaître véritablement les habitudes du serin, il faut se rapporter k ce que nous connaissons de celles du cini. V. ce mot.

SERIN (Nicolas, comte de), héros hongrois, mort eu 1566. Il commauda en 1554, dans la basse Hongrie, les troupes impériales, fit lever le Siège de Sigeth k Ali-Pacha, qui attaquait cette place avec 100,000 hommes, et remporta un grand nombre de succès sur les Turcs. Il détermina par ses conseils l'empereur Alaximilien à rompre la paix conclue en 1555 entre Ferdinand I" et Soliman. Assiégé

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dans Sigeth par l'armée turque en 1566, il refusa de se prêter à la transaction que lui proposait l'ennemi, combattit jusqu'à la dernière extrémité et périt les armes à la main.

SERINAGE s. m. (se-ri-na-je — rad. serin). Action de seriner, de faire apprendre une chose à force de la répéter, comme on agita l'égard d'un serin.

SER1NAGOR, ville de l'Indoustan anglais.

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