SHAN
speare j qui rappelle le style, la manière de Shakspeare : Spectres, apparitions, changements à vue, fantaisie espagnole, profondeur shakspeariennu , ironie française, tout s'y trouve, (Th. Gaut.)
SHAL s. m. (chai). Ichthyol. Autre orthographe du mot SCHAL.
SHALL s. m. (chai). Autre orthographe du mot CHALE.
S FI ALLER (Louis), statuaire allemand, né à Vienne (Autriche) en 1804. Fils d'un peintre d'histoire qui n'est pas tout à fait inconnu, il fit ses premières études dans l'atelier de son père, entra à seize ans à l'Académie de Vienne et en sortit à vingt-deux ans avec le grand premier prix de sculpture. L'œuvre qui lui valut ce prix , Persée tenant la tête de Méduse, donna de lui les plus hautes espérances. Quelques bustes de personnages appartenant au monde officiel, qu'il exécuta ensuite, lui procurèrent sur-le-champ une certaine vogue ; le roi de Bavière le fit venir à Munich pour exécuter les frises de deux salles de la pinacothèque. Ce travail considérable, qui a été gravé, est d'une grande allure et d'une exécution savante. M. Shaller exécuta ensuite quatre grands bas-reliefs pour l'Académie de Carlsruhe et une grande frise , les Jeux Olympiques, souvent moulée en réduction et souvent gravée ; puis le Fronton du nouveau musée de Pesth et le Monument de l'empereur François l**, son œuvre capitale.
Après ce Monument et la Statue de Herder, inaugurée à "Weimar en 1850, qui marquent l'apogée du talent de M. Shaller, on ne peut guère citer que deux figures décoratives en ronde bosse, Promet liée et Phidias, qui ornent la façade de la glyptothèque de Munich.
SHAMROCK s. m. (chainm-rok). Bot. Nom que les Irlandais donnent au trétle blanc.
— Encycl. Le shamrock est la fleur nationale de l'Irlande. C'est une sorte de petit trèfle blanc. La légende du shamrock se rattache au souvenir de saint Patrice, l'apôtre de la verte Erin. Un jour, il prêchait sur les collines de Tara et essayait d'expliquer le mystère de la sainte Trinité; mais son auditoire refusait de comprendre et de croire qu'il pût y avoir trois personnes en un seul Dieu; Patrice s'interrompit un instant, et apercevant un shamrock qui s'épanouissait à ses pieds sur la pelouse, il le cueillit et dit en le montrant aux Irlandais : « Vous voyez dans cette humble fleur champêtre comment trois feuilles réunies n'en forment qu'une, et vous refuseriez de me croire quand je vous annonce, d'après l'Ecriture sainte, qu'il n'y a qu'un seul Dieu, et cependant trois personnes en Dieul » Cette comparaison naïve produisit l'effet que souhaitait Patrice, et à partir de ce jour le shamrock, devenu l'emblème national de l'Irlande, resta a jamais cher à ses enfants, en quelque lieu de l'univers que le malheur les ait dispersés. L'Eglise d'Irlande célèbre la fête de saint Patrice le 17 mars de chaque année, et ce jourlà, il n'y a pas de véritable Irlandais qui ne porte le shamrock à son chapeau ou à sa boutonnière.
SHANG-HAÏ , ville et port fluvial de la Chine, chef-lieu de l'arrondissement de son nom, dans la province de Kiang-Sou, sur le Hoang-pou, qui se jette dans la mer de Chine à 50 kiloin. de là et non loin de l'embouchure du Yang-tsé-Kiang (le fleuve par excellence), à 870 kilom. S.-E. de Nankin, par 31» 16' de latit. N., et 119<> 12' de longit. E. La population, évoluée autrefois k 200,000 hab.tants, s'élève actuellement, d'après les dernières statistiques, à 360,000 âmes, en y comprenant les faubourgs et les factoreries. L ouverture du port de Shang-Haï au commerce étranger a eu lieu le 17 novembre 1843; elle a été maintenue et continuée par les traités conclus k Tien-Tsiu en 1858 et ratifiés k Pékin en 1860.
On trouve k Shang-Haï un grand nombre d'artisans, mais peu de manufactures. Les seules qui méritent d'être mentionnées, et dont plusieurs sont aux environs de la ville, sont des moulins à huile, des distilleries, fabriques de nankin et autres tissus de coton , soieries, passementerie, cordages, poterie, soie, papier, lanternes , pipes , statuettes et autres objets de bambou. Il existe dans la ville quelques filatures de soie montées k l'européenne et des ateliers de teinture et d'impressions d'étoffes. Mais si l'industrie do Shang-Haï est peu développée, il n'en est pas de même de son commerce, qui est immense. Sa situation sur un fleuve navigable et communiquant avec le Grand-Canal et avec io Yang-tsé-Kiang, la met eu relation avec toutes les vastes et fertiles contrées que traversent ces grandes voies navigables. On évalue à 6,000 le nombre de bateaux venant annuellement de l'intérieur, et à 6,500 celui des jonques de cabotage. Voilà pour le commerce avec l'intérieur de la Chine. Le commerce étranger représente à lui seul un mouvement de 600 navires et de près de 800 millions de francs. On importe à Shang-Huï des tissus de coton et de laine, des rubans de soie, du plomb, du fer, étain, quincaillerie, charbon, alun, nids d'hirondelle, indigo, riz, sucre, rotins, vermillon, bois de satit.il et de campêche, tabac, poivre, bois de construc-