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Vemmélie, et ajoute que toutes les trois doivent leurs noms à des noms de satyres.
L'inventeur de la sicinnis se serait donc appelé Sicinnis ou Sicinnus. Le premier de ces noms est, en effet, noté comme un nom propre par Suidas. Athénée prétend de son côté que Sicinnus, l'inventeur de cette danse, était un barbare, ou suivant d'autres un Cretois. Plutarque et d'autres auteurs font de ce Sicinnus un Perse, ami de Thémistocle et instituteur de ses enfants.
SICINSKI (Ladislas), député d'Upita à la diète polonaise de 1658 et grand maître d'hôtel (stolnik) de la couronne de Pologne. C'est une des personnalités les plus tristement célèbres de l'histoire de Pologne. Sicinski fut le premier député qui ait osé scandaleusement abuser du droit exorbitant de- liberum veto. Ce droit avait été exercé jusque-là, à plusieurs reprises, par des groupes considérables de députés. Sicinski osa le premier, seul et sans consulter ses collègues, arrêter par son veto les délibérations de toute la diète et la forcer à se dissoudre. Malheureusement pour la Pologne, l'exemple du député d'Upita trouva plus tard des imitateurs, et l'événement de 1652 ne fit qu'inaugurer les désordres parlementaires dont la Pologne fut le théâtre. Le nom de Sicinski est depuis cette époque resté chargé des malédictions de ses compatriotes. Son cadavre a, comme la tête de Cromwell, passe par une foule de péripéties. En parfait état de conservation au commencement de ce siècle, il était traîné dans les maisons et dans les cabarets d'Upita pour y faire office d'épouvantail. Mickiewicz, dans sa poésie intitulée Une halte à Upita, décrit en termes saisissants cette sinistre relique. Le cadavre fut enfermé en 1860 par le curé d'Upita dans une armoire construite dans le coin de l'église. Le romancier Maleszewsk'i le vit à cette époque et le décrivit dans la Semaine illustrée de Varsovie. Une foule de traditions populaires ont cours sur ce député légendaire. On croit généralement qu'il fut frappé de la foudre aussitôt après son retour de la diète de 1652. Ce fait, dont l'authenticité est contestée par M. Wojcicki dans V Encyclopédie de Varsovie, est considéré comme veridique par d'autres écrivains. M. Wojoieki a annoncé que l'historien polonais Szajnocha préparait vers 1866 une étude historique sur Sicinski. Nous ignorons si cet ouvrage a été publié.
SIC ITUR AD ASTRA (C'est ainsi que l'on s'élève jusqu'aux astres). V. Macte animo.
SICK (Paul), statisticien allemand, né à Stuttgard eu 1821, mort dans la même ville en 1859. Il étudia à l'université de Tubingue le droit et les sciences administratives, puis voyagea en Autriche, en Italie, en France et en Angleterre pour se rendre compte des travaux de statistique dans ces diverses contrées. A son retour en Allemagne, il ouvrit un cours à Tubingue,' puis fut appelé quelque temps après à Stuttgard pour y organiser le bureau de statistique dans cette ville. On lui doit : Nouveau système d'après les principes rationnels (Stuttgard et Tubingue, 1851); Bureau de statistique Wurtemberg eois (Stuttgard et Tubingue, 1853); Résultais probables du congrès international de statistique à Paris (Stuttgard et Tubingue, 1857).
SICK1NGEN (Franz dis), capitaine allemand, né au château d'Iibernbourg en 1481, mort à Landsthul en 1523. Elevé militairement par son père, il iispira, dés son enfance, k la gloire des armes. On le vit successivement bloquer Worins et déclarer la guerre au duc de Lorraine, qui arrêta ses ravages en lui payant 30,000 écus comptant, plus une forte pension. Entré au service de François 1er, il alla assiéger Metz, qui acheta la paix au prix de 20,000 florins d'or. Quelque temps après , il rompit avec le roi de France pour s'allier à Charles-Quint, à l'élection duquel il contribua puissamment en faisant camper ses 15,000 soldats sous les murs de Francfort. Après avoir combattu quelque temps sous les ordres de ce prince avec le titre de capitaine des armées, il licencia ses bandes, revint à Ebernbourg et se déclara le protecteur de la Réforme naissante. 11 espérait même, a-t-on prétendu, en prenant parti pour les novateurs, opérer une révolution radicale et arriver au trône impérial. A cet effet, il rassembla une armée et marcha sur Trêves. Battu par l'évêque de cette ville , coalisé avec Philippe de Hesse et l'électeur palatin, Sickingen se renferma dans son château, qui fut assiégé, et mourut de ses blessures trois jours après la capitulation qui suivit une défense désespérée. Albert Durer nous a conservé les traits de ce vaillant soldat dans sa fameuse gravure du Chevalier de la mort.
SICK1NGIE s. f. (si-kain-jî — de Sicking, nom angl.). Bot. Genre d'arbres , rapporté avec doute à la famille des rubiacées, tribu des cinchonées, comprenant plusieurs espèces qui croissent à Caracas.
SICKLER (Jean-Valentin), agronome allemand, né k Gunthersleben en 1712, mort vers 1820. Entré dans la carrière ecclésiastique et nommé pasteur de Kleinfahner, en Thuringe, il consacra ses loisirs à la publication d'ouvrages d'économie rurale, dont les principaux sont : le Pépiniériste allemand (Weimar, 1794); Y Agriculture allemande (Erfurt, 1802 , 9 vol. in-8<>) ; le Pépiniériste saxon
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(Weimar, 1802, in-8°) ; l'Education des abeil' les (Krfurt, 1808, 2 vol. in-8°).
SlCKLER(Frédéric-Charles-Louis),nrehéologue allemand, fils du précédent, ne à Graefentonua (Saxe-Gotha) en 1773, mort k Hildburghausen en 1836. Ses études terminées k léna, il vint à Paris occuper une place de précepteur, se lia avec de Huniboldt, qu'il suivit k Rome, et, k son retour en Allemagne, fut nommé professeur à Hildburghausen, puis directeur du collège de cette ville. Ses principaux écrits sont : Almanacâ de Home (1810, 2 vol.) ; les Monuments d'Herculanum (Leipzig, 1819) ; Cadmus ou Recherches sur les dialectes sémitiques (Hildburghausen, 1819); la Langue hiératique des anciens prêtres égyptiens (Leipzig, 1822, 3 vol.); Histoire et antiquités de la ville de Home (1831, 2 vol.).
SICKMANNIE s. f. (si-kma-nî — de Sickmann, savant alleil).). Bot. Genre de plantes, de la famille des cypéracées, tribu des fuirénées , dont l'espèce type croît au Cap de Bonne-Espérance.
SICKSA, nom d'un faune ou d'un satyre germain. Ces faunes prenaient les formes les plus monstrueuses et faisaient cortège k la dame Holla (v. ce mot)j la terrible chasseresse qui traînait une armée de spectres à sa suite.
SICLE s. m. (si-kle — latin siclus, de l'hébreu sikal, sichql ou schiquel, morceau d'argent d'un poids déterminé ayaut cour.'; comme monnaie, du verbe saqala, peser). Métro!, anc. Monuaie des Juifs, d'argent pur, pesant 6 grammes. Il Sicle du sanctuaire, Sicle estimé, qui avait toujours Je poids légal, au lieu que les sicles ordinaires avaient souvent un poids inférieur.
— Encycl. Chez la plupart des peuples de l'antiquité, les poids et les monnaies avaient une origine commune; les monnaies, en effet, étaient une valeur fictive, fiduciaire, en quelque sorte, qui représentait soit un poids déterminé d'une certaine matière, soit un objet de trafic et d'échange, tels qu un bœuf, un mouton , un trépied (ehea les Grecs). De même que le talent grec, le sicte ou sekel hébraïque représentait un poids que la plupart des auteurs anciens représentaient comme équivalant k une tétradrachme attique. Cependant, la version des Septante représente le sicle parla drachme couranted'Alexandrie, qui étaitle double de ladrachme attique. Iiesychius l'évaluait tantôt k 4 , tantôt k 2 drachmes attiques, et Suidas à 5. Le mot sicle dérive de la racine hébraïque sakal, être pesant, qu'on retrouve en arabe dans l'adjectif çakil, pesant, et dans le nom d'instrument miçkal, poids. Un certain nombre de sicles constituait un maneh, compte (ce mot sémitique se retrouve dans l'expression française almanacâ, empruntée k l'arabe), et un certain nombre de mane/ts constituait un kikkar, somme totale, que la version des Septante, la Vulgate et les autres traductions rendent par talent. L'Exode nous apprend positivement que le kikkar représentait 3,000 sicles. Le maneh en représentait 100 suivant les Itois, et co seulement d'après Ezèchiet. Ces différentes vuleurs attribuées au sicle pruuvent qu'il a varié suivant les époques. Le sicle avait aussi ses sousmultiples; c'étaient le beka, la moitié; le reba, le quart, répondant au suz ou suza des tnlinudisies, et le géra, sorte de fève, vingtième partie du sicle, répondant k l'obole des Grecs. On peut donc représenter les valeurs des multiples et des sous-multiples du sicle par les proportions sui vantes : le sicle étant 1, le maneh sera 60, le kikkur 3,000, le beka 1 demi, le reba l quart et le géra 1 vingtième.
On distinguait deux espèces de sicles, le sicle royal ou du sanctuaire et le sicle vulgaire ou profane; le premier était employé k calculer les offrandes du temple et en général à exécuter toutes les opérations qui se rattachaient k l'organisation religieuse ; le second servait dans les impôts et les tributs. D'après la tradition des rabbins, le sicle du sanctuaire était le double du sicle ordinaire.
Il n'est fait mention de sicles frappés, de véritables coins monétaires, qu'à partir de la captivité. Les premiers furent en argent; les sicles d'or font apparition pour la première fois, à l'époque de David, sous le nom de darkemon ou d'adarkemon. Démétrius II ou Antiochus "VII accorda k Simon Macchabée l'autorisation de battre monnaie. Ces pièces portent, d'un côté, une figure représentant soit un vase de manne, soit un des vases sacrés, avec la légende suivante : Chekel Israïl (textuellement sicle d'Israël) et une lettre initiale désignant l'année, et k l'avers, soit la verge d'Aaron ou le lis de la vallée d'Israël, avec la légende : Ierouschalaïm hagodescha (Jérusalem la sainte) ; les musulmans arabes, persans et turcs appellent aujourd'hui encore Jérusalem Godsi cherif, la sainteté illustre. Les demi - sicles étaient identiques aux sicles entiers; seulement, ils portaient la suscription : Khatzi cliekei (demisicle). Les caractères hébraïques do ces inscriptions ne se rattachent pas k l'écriture carrée ordinaire ou chaldèenne , de date beaucoup plus récente, et constituent un alphabet spécial connu sous le nom d'alphabet hébraïque des monnaies, écriture numismatique et offrant de grandes analogies avec l'alphabet samaritain. Cette collection da
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monnaies n'embrasse pas un espace de plus Je quatre années, parce que l'autorisation de battre monnaie fut retirée aux Juifs. A peine trouve-t-on quelques petites pièces de cuivre postérieures à cette époque. Cependant Barkozib ou, plus correctement, Barkaukeb (le fils de l'étoile), qui, sous le règne d'Adrien, suscita parmi les Juifs une insurrection demeurée célèbre, fit frapper des pièces qui sont très-recherchées. Elles portent, d'un côté, une branche de palmier ou un épi de blé, avec la légende lerouschalaîm (Jérusalem). Le revers montre Je portail majestueux du temple et une étoile {allusion à l'étoile de Jacob et au nom de Barkaukeb), avec cette légende : Chenal a/chat legulat Israïl, c'està-dire année première de ia rédemption d'Israël. Outre ces sicles , Barkaukeb fit refrapper des deniers romains en guise de rebas ou quarts de sicle; d'un côté, l'on voit une grappe avec ce mot : Siméon, et de l'autre un instrument de musique (une lyre ou une trompette courbe), avec cette légende:
Lekharut Israïl, ce qui signifie : la liberté d'Israël.
Il existe dans le commerce un nombre considérable de sicles, couverts d'inscriptions en caractères carrés ou chaldéens; mais ils doivent être considérés comme complètement apocryphes, et, la plupart du temps, ils sont fabriqués par des juifs allemands pour abuser des collectionneurs inexpérimentés.
Quant à la valeur pécuniaire du sicle, les auteurs sont loin d'être d'accord. Le rabbin Raschi l'évaluait à 24 oboles et saiut Jérôme à 20 oboles. D'après cette dernière autorité, que l'on suit plus généralement, un reba ou quart de sicle représentait 5 oboles, et un géra
I obole juste ; le géra, k son tour, se subdivisait en kkatzi ou moitié et en reba ou quart, représentés par des pièces de cuivre et constituant la monnaie de billon. Pour plus de détails, consultez l'article numismatique juimIq.uk.
SICOMORE s. m. (si-ko-mo-re). Bot. V.