‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 390 sur 1059 · HC · texte numérisé non relu

HC

Acide chlorhydrique.

fOC^HS Nouveau corps.

— Oxychlorures siliciques. Lorsqu'on fait passer un mélange de chlorure de silicium en vapeur et d'oxygène à travers un tube de porcelaine chauffé au rouge, l'oxygène déplace en partie le chlore et engendre une série d'oxychlorures dont les formules sont

SiOC16, Si*0*C18, SiSOlOCUS.

La constitution du premier de ces corps, qui est seul étudié, peut être exprimée par la formule

SiIT j C13

Si1' ! Cl»"

11 forme un liquide incolore, bouillant à 139°, fumant à l'air, que l'eau décompose en acide silicique et chlorhydrique.

— Hexachlorure de silicium

siîcie - Si'T cl3

Ce corps prend naissance lorsqu'on chauffe l'hexaiodure qui est décrit plus loin, avec du chlorure mercurique :

Sin« + 3Hg"Cl* = 3Hg"I« + SiaCl»

Hexaio- Chlorure lodure Hexa-

dure eili- mercu- mercu- chlorure

cique. rique. rique. silicique.

L'hexachlorure silicique! forme un liquide qui bout à 146° et qui cristallise à — 1°; ses autres propriétés sont entièrement analogues à celles de l'hexaiodure.

— Bromures de silicium. TétraLramure de silicium SiBr*. Ce composé, découvert par Serullas, se produit lorsqu'on fait passer de la vapeur de brome sur un mélange intime de

SILI

charboH et de silice chauffé au rouge dans un tube de porcelaine. On le purifie en l'agitant avec du mercure et en le distillant. C'est un liquide incolore, d'une densité de 2.813, d'une odeur piquante. Il se solidifie vers 12° ou 15° et forme alors une masse blanche, opaque, légèrement nacrée. Il bout à 153°, 4 sous la pression de om,762. Il répand d'épaisses fumées en l'air, et, au contact de l'eau, il Se résout immédiatement en acide bromhydrique et en silice gélatineuse. Chauffé avec du potassium, il te décompose en détonant.

— Bromoforme silicié. MM. Friedel et Ladenburg n'ont point isolé et étudié le bromoforme silicié ; mais ce corps se forme certainement dans les mêmes conditions que le composé chloré. WOhler, en effet, en faisant passer de l'acide bromhydrique gazeux sur du silicium chauffé au rouge tendre, a obtenu un liquide qu'il nomme bromure silicohydrique, et qui est évidemment, comme le chlorure silicohydrique du même chimiste , un mélange de tétrabromure et de bromoforme silicié. Nous ne décrivons point tes propriétés du bromoforme silicié, parce que ce corps n'a pas été obtenu à l'état de pureté, et que les caractères que Wôhler attribue à son bromure silicohydrique n'ont aucun intérêt, puisqu'elles s'appliquent à un mélange.

— Iodurës de silicium. On en connaît deux : le tétraiodure Sil* et l'hexaiodure SisI«. On a aussi préparé l'iodoforme silicié.

— Tétraiodure S'il*. Il prend naissance lorsqu'on fait passer de l'iode en vapeur, entraînée par un courant d'anhydride carbonique, à travers un long tube de porcelaine presque plein de silicium et chauffé au rouge. Il se sublime dans les parties froides de l'appareil en une masse cristalline blanche. Si l'iode est en excès, le produit est souillé d'iode libre, dont on le débarrasse en dissolvant la masse entière dans le sulfure de carbone et en l'agitant avec du mercure. L'iodure silicique cristallise par sublimation, ou encore par le refroidissement ou l'évaporation de sa solution sulfocarbonique. 11 torme des octaèdres réguliers transparents et incolores, qui sont sans action sur la lumière polarisée; de petites quantités de ce corps prennent la forme dendritique. L'iodure silicique fond à 120°, 5 en un liquide jaune, et se solidifie de nouveau par le refroidissement en une masse qui présente l'éclat de la soie et qui est généralement colorée en rouge par un peu d'iode mis en liberté. Il bout vers 200" et distille sans altération dans un courant de gaz carbonique. Sa densité de vapeur, déterminée à 360<>, égale 19,12; le calcul exigerait 18,56. Le chiffre trouvé est donc un peu trop élevé, à cause d'une décomposition partielle du produit. La vapeur de l'iodure silicique brûle à l'air avec une flamme rouge, en dégageant de grandes quantités d'iode. L'eau convertit ce corps en un mélange d'acide iodhydrique et de silice gélatineuse. L'alcool absolu le transforme en silice, iodure d'éthyle et acide iodhydrique :

Si"

Tétraiodure de silicium.

ïC*H»I

lodure

d'éthyle.

Alcool.

Page 1