‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 40 sur 1059 · SAIGNEUX · texte numérisé non relu

SAIGNEUX

— Bouch, Bout saigneux, Le cou de veau ou de mouton tel qu'on le vend à la boucherie.

SAIGON ou SAÏGONG, ville de l'Indo-Chine, chef-lieu de la colonie française de la Cochincliine, située entre les deux bras du Doiîg-Nal, à 84 kilom. N. de l'embouchure de ce fleuve dans ta mer de Chine, par 10° 50' de latit. N, et 104° 22' de longit. E.; 115,000 hab. Résidence du contre-amiral gouverneur de la colonie, des autres autorités civiles et militaires et d'un évéque, vicaire apostolique de la basse Cochinchine; chambre de commerce; hospices; théâtre français, inauguré le 20 janvier 1875. Le mouvement commercial annuel de Saïgon, qui, d'après le directeur de l'intérieur, s'élevait à la fin de 1868 à plus de 60 millions de francs et qui a crû depuis cette époque, est facilité non-seulement par la rivière de Dong-Naï, mais surtout par un canal large et profond qui fait communiquer la ville avec le Muy-Kong, large fleuve qui relie notre colonie avec la partie septentrionale de l'Indo-Chine. Des communications à vapeur régulières ont été établies entre Saïgon et Pnum-Penh. Les principaux articles de commerce sont : bois à brûler, I colle de poisson, sel, chaux, riz, poterie, huile I de coco, cordages, sucre, poisson salé, soie, I thé, nattes pour voiles, coton, etc. Ajoutons ici que Saïgon est mis en communication avec la France par les services maritimes des Messageries, qui fout le trajet de Marseille en Cochinchine en trente-deux jours par l'isthme de Suez.

La ville de Saïgon, prise par les Français le 17 février 1859 et cédée par le traité qui y fut signé en 1868, s'étend sur un espace de 8 kilom. le long de la rivière; ses rues sont régulières , bordées de maisons à un seul étage, coupées à angle droit et plantées d'arbres de chaque côté, mais non pavées; les animaux domestiques qu'on y laissait naguère errer partout répandaient une odeur fétide et malsaine qui a disparu en grande partie depuis que le service de la voirie a été amélioré par 1 administration française. Les maisons sont assez généralement construites en bois et couvertes de chaume de riz ou de feuilles de palmier; quelques-unes cependant sont en brique et présentent un aspect plus séduisant. Au centre de la ville, près d'un bras de la rivière et sur une éminence de 20 mètres au-dessus du niveau de l'eau, est la citadelle, construite par des ingénieurs français et entourée d'un fossé profond qui communique à la rivière par un canal. Elle renferme l'ancienne résidence du roi, des casernes, plusieurs autres édifices et une nombreuse artillerie. Au N.-E. de la ville s'élève l'arsenal, qui pourrait soutenir la comparaison avec plusieurs de ceux qu'on voit en Europe. Les Annamites, qui professent une espèce ne bouddhisme, ont à Saïgon plusieurs temples j les Chinois y ont deux pagodes, et les chretiensy avaient déjà, avant l'occupation française, deux églises. Depuis 1862, cette ville a été presque complètement transformée ; de larges voies macadamisées ont remplacé ses rues non pavées et boueuses, de nombreuses maisons de commerce s'y sont fondées ; on y a élevé des casernes, des nos-' pices, des prisons, et l'installation de toutes les branches de l'administration française (poste, télégraphe, etc.) a nécessité la construction de plusieurs édifices qui forment un contraste frappant avec les habitations des Annamites. 11 se publie à Saïgon un journal officiel de la Cochinchine française. Le 15 mars 1874, un traité, destiné à fixer les rapports politiques que la France est appelée à entretenir désormais avec le royaume d'Annam, a été signé à Saïgon. Un traité de commerce a été conclu dans la même ville le 31 août 1874.

SAI1, ancien peuple de la Gaule. V. Sagh.

SAIL LES BAI.NS ou SA! L- LEZ -CHÂTEAU- MORAND, village et coinm. de France (Luire), cant. do La l'ucaudiére, arrond. et à 32 kilom. de Roanne ; 600 hab. Etablissement d'eaux thermales (34°). Ruines d'un ancien

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