SAIL
château; 'vieille église paroissiale du xnc siècle.
SA1LER (Jean-Michel), théologien et prédicateur catholique allemand, né à Aresing (Bavière) en 1751, mort en 1832. Entré en 1770 chez les jésuites, après la suppression de cet ordre il alla, en 1773, continuer ses études théologiques à Ingolstadt, où il devint, en 1780, second piofessseur de théologie dogmatique. Cette place ayant été supprimée l'année suivante, Sailer obtint une petite indemnité annuelle qui lui permit de se livrer à ses études favorites. De 1784 à 1794, il professa la philosophie morale et la théologie pastorale à l'université de Dillingeu et, aprus la transformation du régime gouvernemental en Bavière, il fut appelé a la chaire de théologie de l'université d Ingolstadt. Cette université ayant été transférée à Landshut, il fut maintenu dans sa chaire et, plus tard, devint successivement chanoine du chapitre de Ratisbonne, évêque de Germanopolis, coadjuteur de l'évéque de Ratisbonne, archiprélre de la cathédrale (1825) et enfin évéque de cette \ille (1829). Il a écrit un grand nombre d'ouvrages ascéûques, parmi lesquels son Livre de prières à l'usage des catholiques est encore en usage. Widraer a publié une édition complète de ses Œuvres (Salzboutg, 1830-1842, 40 vol.). Elles renferment, entre autres : Doctrine de la raison ; Doctrine de la félicité; Doctrine fondamentale de la religion ; Explication de quelques-unes des idées principales de la théologie catholique; Lettres sur tous tes siècles de la chronologie chrétienne ; Biographies de Neumiller, de Statller, de Winler, de Sambuga et de Zimmer, de Feneberg, etc.
SA1LLAGOUSE , bourg de France (Pyrénées-Orientales), ch.-l. de cant., arrond. et à 47 kilom. S.-Û. de Prades, sur la rive gauche de la Sègre; pop. aggl., 463 hab. — pop. tôt., 593 hab. Poterie, tricotage de bas, élevé de bétail et de chevaux. Fabrique et filature de soie grége et ouvrée.
SA1LLANS, bourg de France (Drôme), ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kilom. S.-O. deDié, sur la rive gauche de la Drôme; pop. aggl., 1,625 hab. — pop. tôt., 1,801 bah. Filatures de coton et des déchets de soie, huileries, fours à chaux, marbreries. Belle église paroissiale surmontée d'un clocher de mauvais goût; jolies fontaines et belles promenades.
SAILLANT, ANTE adj. (sa-llan, an -te; Il mil. — rad. saillir). Qui avance, qui sort, qui dépasse en dehors : Corniche saillante. Les parties saillantes d'un bâtiment. (Acad.)
— Fig. Vif, qui ressort, qui frappe, qui attire l'attention : Une pensée, une idée saillante. Un trait saillant. Cet ouvrage est passablement écrit, mais on n'y trouve rien de saillant. (Acad.) Rien ne s'oppose plus à la chaleur du style que le désir de mettre partout des traits saillants. tBuif.) Rendre la vertu aimable, le vice odieux, le ridicule saillant , voilà te projet de tout honnête homme qui prend la plume, le pinceau ou te ciseau. (Dider.) Il est des mots saillants qui s'emparent de l'attention au point de la détourner de la pensée. (Joubert.) Les imperfections saillantes d'une œuvre peuvent en constituer l'originalité. (Lerininier.)
— Blas. Se dit d'une chèvre, d'un mouton ou d'une licorne représentés en pied : Morlat de Doyx : D'azur, à une licorne SAILLANTE d'argent.
■— Géom. Angle saillant, Angle dont l'ouverture est tournée vers l'intérieur de la ligure : Duns la sommation des angles d'un polygone, les angles saillants doivent être considérés comme plus petits et tes angles rentrants comme plus grands que deux droits.
— s. m. Fortif. Angle saillant : Ils avaient poussé leurs tranchées jusqu'au saillant d'un bastion, (i'hiers.)
SAILLER v. a. ou tr. (sa-llé ; Il mil.). Mar. Faire glisser dans le seus de sa longueur : Sailler une pièce de bois. Il Sailler les boulines, Les lmler avec force pour bien ouvrir et orienter les voiles.
— v. n. ou intr. Sailler de l'avant, Aller de l'avant : Cette embarcation saille bien de l'avant, il Sailler par le travers, Se dit d'un taiigon qui s'écarte du bord dans cette direction.
Sailleruyo (CHÂTEAU DE! LA) , château de
France (Loire-Liiferieure), situé à l kilom. de Mauves. Reconstruit au xvho siècle, ce château doit son nom au Sail, petite rivière qui en arrose les dépendances. Il possède dans sa circonscription quatre-vingt-douze métairies. Le principal souvenir historique qui s'y rattache est le séjour qu'y fit Mme de Sévigné en 1675. Le jardin, dessiné à cette époque par Le Notre, a depuis été remanié dans le genre anglais. On remarque dans la belle galerie de tableaux qui forme la principale richesse du château un portrait de la célèbre marquise, représentée par Mignard sous le costume et sous les attributs de Diane chasseresse.
SAIllET (Alexandre de), littérateur, né à Paris vers 1804. Pendant de longues années, il a tenu une pension dans sa ville natale et s'est fait connaître en publiant, soit sous son nom, soit sous le pseudonyme de Joseph H6riu, un grand nombre d'ouvrages destinés à la jeunesse. Nous citerons de lui : les Enfants