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vénal (Satires, vi, 342), que Nuraase contentait d'un simpulum et d'un plat noir :
Simpuvium ridere Numx nigrumque catinvm.
Le nom du même vase se trouve dans un proverbe latin fort curieux que cite Cicéron [De leg., m, 16) : Esccitare fluctus in simpulo, ou bien in simpuvio (soulever des flots dans un simpulum). C'est textuellement ce que nous appelons : une tempête dans un verre d'eau. N'est-ce pas une chose bien singulière que ces mêmes idées exprimées à deux mille ans de distance en termes presque identiques et sans que les modernes se doutent qu'ils répètent les anciens?
SIMPUVIUM s. m. (sain-pu-vi-omro). Antiq. rom. Vase en usage dans les sacrifices, et qu'on croit être le même que le simpulum.
SIMRA s. m. (si-mra). Métro!. Mesure de capacité usitée dans plusieurs parties de l'Allemagne, et valant, en Saxe-Cobourg, 110l>M4S.
SIMRI s. m. (si-mri). Métrol. Mesure de capacité usitée k Manheim, et valant lS'^ss. 11 Mesure de capacité usitée dons le Wurtemberg, et valant 221it,6I.
SIMUOCK (Charles), littérateur allemand, né à Bonn le 28 août 1802.11 fut élevé au collège français établi dans cette ville sous l'Kmpire et y eut pour condisciple Henri Heine. Après avoir fait ses études de droit à l'université de Bonn, il fut nommé auditeur, puis référendaire dans l'administration à Berlin, où il séjourna huit ans, de 1822 k 1830. Il perdit son emploi pour une pièce de vers qui lui fut inspirée par les événements de Juillet 1830. Obligé dès lors de recourir à ses talents littéraires, il s'adonna exclusivement k la poésie et k l'étude critique des anciennes poésies germaniques. Ce ne fut qu'en 1850 que le gouvernement, reconnaissant le mérite et l'importance de ses travaux, lui offrit une chaire de littérature allemande à l'université de Bonn. Cet écrivain est surtout connu par sa traduction des plus célèbres poésies nationales de l'Allemagne ; nous voulons parler de celle des Nibelungen , qu'il publia à Berlin en 1827 et à Bonn en 1840. Nous citerons, parmi les autres ouvrages ou traductions importantes de M. Simrock : les Sources de Shakspeare dans les nouvelles, contes et traditions (Berlin, 1831) ; Trésor des nouvelles italiennes (Berlin, 1832); Poésies de Walter von der Vogelweide (Berlin 1833), en collaboration avec M. Waekernagel; puis Wieland le forgeron, épopée (Bonn, 1835) ; Traditions du. Rhin recueillies de la bouche du peuple et des poètes, sorte de guide littéraire des voyageurs au bord du Rhin; un édition collective des Livres populaires de l'Allemagne, parmi lesquels le plus renommé est les Marionnettes du docteur Faust (1846); le Livre des héros (1843-1845); Poésies, recueil des œuvres poétiques originales de M. Simrock (Leipzig, 1844); un Manuel de mythologie allemande et le Livre de lecture du vieil allemand en allemand nouveau. On a traduit en français des poésies originales de M. Simrock ; mais il serait a désirer que l'on traduisît aussi dans notre langue les plus importants de ses ouvrages sur l'ancienne littérature allemande.
SIMSIA s. m. (s-msi-a — de Sims, botan. iingl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Mexique. Il Syn. de stirlingie, genre de protéacées.
SIMSIME s. m. (si-msi-me — de l'arabe semsen, sésame). Bot. Genre de plantes, delà famille des sésamées, formé aux dépens des sésames, et qui ne semble pas devoir en être séparé.
SIMSON (Robert) , géomètre écossais, né en 1887, mort en 1768. Il fut nommé à .vingtdeux ans professeur de mathématiques au collège de «lascow et garda cette place jusqu'à sa mort. On a de lui : Deux propositions générales de Pappus, où sont renfermés plusieurs des porismes d'Euclide (1723) ; Note sur l'extraction approximative des racines par le développement en séries (1735) ; Traité des sections coniques (1735); Eléments d'Euclide (1756) et différents mémoires. Presque toutes les recherches de R. Simson se rapportent k l'ancienne géométrie, dans laquelle il était très-versé.
Il est surtout connu par ses essais de divination des porismes d'Euclide. Voici la définition assez peu claire qu'il en donne : « Le porisme est une proposition dans laquelle on annonce pouvoir déterminer et où l'on détermine effectivement certaines choses ayant une relation indiquée avec des choses fixes et connues et avec d'autres choses variables, celles-ci étant liées entre elles par une ou
Îilusieurs relations connues qui établissent la oi de variation à laquelle elles sont soumises. » Sa manière de voir, adoptée par M. Chasles, a, du reste, été contestée par d'autres géomètres.
Il a laissé manuscrite une traduction nouvelle de Pappus, que l'on regrette de ne pas voir publier.
SIMSON (Thomas), médecin écossais du xvmo siècle. On ne sait rien de sa vie, sinon qu'il fut professeur de médecine et d'anatomie à l'université de Saint-André (Ecosse). On possède de lui : De re medica dissertations quatuor (Edimbourg, 1726, in-8°) ; Essai