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type de la tribu des simulides, formé aux dépens des cousins, et comprenant une dizaine d'espèces qui habitent l'Europe.
— Encycl. Les simulions ont pour caractères : un corps assez court; la tète presque globuleuse; les yeux grands; point d'ocelles; les antennes courtes, épaisses, presque cylindriques; la trompe courte, aigus, verticale; le3 palpes allongées, un peu courbées, avancées, cylindriques; le eorselet très-petit, peu visible; l'abdomen cylindrique; les ailes grandes, larges, parallèles et couchées l'une sur l'autre dans le repos; les pattes assez longues. On connaît peu les mœurs de ces insectes; ils vivent en très-grand nombre, Se tiennent surtout dans les bois et sont trèsincommodes, par leurs piqûres, pour l'homme et les animaux ; on leur donne quelquefois le nom de moustiques. Nous citerons le simulion orné, très-petit, noirâtre, avec des taches blanches, qui est répandu en France et en Allemagne.
SIMULTANÉ, ÉE adj. (si-mul-ta-né — lat.
fictif simultaneus ; de simul, ensemble, en même temps, qui représente le gothique sama, samana, allemand sammen, sammt;le grec omou, ama, et le sanscrit saman, sama, conjointement; de la racine sanscrite sam, confondre, réunir, d'où aussi le sanscrit sam, sa, avec, grec sun, lithuanien sa, Je sanscrit samas, même, grec omos, gothique sama, le.sanscrit samiyas, égal, grec omoios, latin similis). Qui se fait, qui a lieu en mémo temps : Mouvements simultanés. Actions simultanées.
Les idées qui composent une pensée peuvent être simultanées dans l'esprit, mais elles sont successives dans le discours. (Acad.) La marche de l'humanité n'est pas simultanée dans toutes ses parties. (Renan.) Comment expliquer cet accroissement parallèle et simultané de la richesse et de ta pauvreté? (Blanqui.)
— Enseignement simultané, Mode d'enseignement dans lequel le professeur s'adresse constamment à tous les élèves d'une classe et leur fait faire en même temps les mêmes exercices.
— Gramm. Passé simultané, Nom donné par quelques grammairiens à l'imparfait de l'indicatif,
— Physiq. Contraste simultané des couleurs, Phénomène qui modifie le ton des couleurs quand elles sont placées dans le voisinage d'autres couleurs.
SIMULTANÉITÉ S. f. (si-mul-ta-né-i-té — rad. simultané). Existence, production simultanée : Nous ne percevons que la simultanéité, jamais la causalité. (Renan.) Dans l'état somnambulique, il y a simultanéité et contemporanéité entre te raisonnement et la conclusion, entre la cause et l'effet. (Baudelaire.)
SIMULTANÉMENT ad v. (si-niul-ta-né-man — rad. simultané). D'une façon simultanée, en même temps : La royauté et la théologie sont destinées à s'évanouir simultanément. (Littré.)
SIMURS CWilliam-Gillmore), écrivain américain, né à Charlestown en 1807. Il commença à écrire dans les journaux de sa ville natale vers 1822 et fit paraître, en 1825, son premier livre de poésies, sous le titre de Poésies lyriques et autres poèmes. 11 se maria fort jeune, se fit recevoir avocat et prit la direction du principal journal de sa ville natale, la Gazelle de Charlestotun. Après la mort de sa femme, il se retira à Hingham, où il écrivit l'Atlantide, sa principale œuvre poétique. Ensuite il abandonna la poésie poulie roman. Il fit successivement paraître : Martin Faber, Guyurivers, le Partisan , Melliehampe, Catherine Wallon, Hardis, les Frontières, Yemassee, Cari Werner, Marie de Jiermeres, etc. Son recueil de nouvelles, le Wigwam et la cabine, passe pour un chefd'œuvre de narration. Nous citerons encore de -lui : Poèmes descriptifs (New- York, 1853) ; Vie du capitaine George Smith; Vie du général Marion; Vie de Boyard; Histoire et géographie de la Caroline du Sud, et de trèsnombreux articles dans les revues, principalement dans la Reuue trimestrielle du Sud, dont il est rédacteur en chef.
SIMUS s. m. (si-muss — du gr. simos, camus). Erpét. Une des subdivisions du grand genre couleuvre.
S1MYRE s. f. (si-tni-re). Entom, Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des leucanides, comprenant un petit nombre d'espèces, dont plusieurs se trouvent dans l'Europe centrale.
S11HZEHLA, nom, chez les peuples slaves, de la déesse de l'aurore. Elle était habillée de blanc et portait une ceinture de roses; en planant dans l'air, elle répandait un parfum de lis. Elle était l'amante de Pogoda, le printemps, et sa fête se célébrait avec celle du dieu, à l'épanouissement des premières feuilles.
SIN s. m. (sinn). Philol. Douzième lettre de l'alphabet arabe, répondant k notre s. Il Signe numérique de 60 chez les Arabes. Il Quinzième lettre de l'alphabet turc.
— Bot. Arbre du Japon, peu connu, li Un des noms du ginseng ou nin-zin.
SIN ou SIM, nom ancien d'un désert que traversèrent les Hébreux , sous la conduite de Moïse, à leur Sortie d'Egypte. Ce désert, situé au N.-E. de l'Egypte, dans la partie
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septentrionale de la presqu'île Sinaïtique, porte de nos jours te nom arabe de Ouady- Mokatteb; c'est là que les Israélites furent, suivant la Bible, nourris par la manne céleste.
SIN, petit Etat de l'Afrique occidentale, d'ans la Sénégarabi'e, au S.-E. du cap Vert et k l'O. du royaume de Saloun. La superficie de cet Etat est évaluée à 2,600 kilom. carrés; 60,000 hab. Capitale, Joal.
SIN-LE-NOBLE , bourg et commune de France (Nord), cant,, arrond. età 3 kilom. E. de Douai ; pop. aggl., 3,814 hab. — pop. tôt., 4,919 hab. Distillerie, blanchisserie et fabrication de sucre; brasseries, moulins, fonderie de fer et de cuivre, filature de lin; exploitation de houille.
SINA (Georges), banquier autrichien d'origine grecque, né àSorrès, prés de Salonique, vers 1796, mort en 185G. Il hérita en 1820 de la fortune considérable et de la clienièle de son père, Simon-Georges, et étendit peu à peu le cercle de ses opérations, il tel point qtnl y eut des années où il paya 1 million d« florins à la douane cisleithanienne en droits d'importation et d'exportation. 11 était le directeur d'un grand nombre de maisons de commerce et de fabriques. En 1821, il fut nommé directeur de la banque nationale, puis accablé de titres et d'honneurs de toute sorte. Il était en 1834 consul général a Raguse. U faisait un noble usage de son immense fortune, qu'on a évaluée à 90 millions do florins, et fonda plusieurs établissements de bienfaisance en Autriche et un observatoire en Grèce. — Simon - Georges Sina, son fils, né en 1810, fît don au gouvernement grec d'une somme de 1 million do drachmes (900,000 fr.), somme qui a été principalement affe,etéeàla création, à Athènes, d'une Académie des beaux-arts.
SINAGRA, bourg du royaume d'Italie, dans la Sicile, province de Messine, district de Patti, mandement de Sunt'Angelo-di-Brolo; 3,111 hab.
SINAÏ ou SINA, montagne célèbre de la partie N.-O. de l'Arabie, comprise entre les deux golfes étroits que la mer Rouge forme en se bifurquant à son extrémité septentrionale. La grande presqu'île que forme ainsi le golfe Aramque porte le nom de péninsule du Sinaï ou Sinaïtique. Le groupe de montagnes qui s'élève au milieu de cette presqu'île, et que les Arabes nomment aujourd'hui Djebel- Mousa ou Djebel-Tor, a reçu de Moïse une célébrité qui tient aujourd'hui encore une certaine place dans les scènes plus ou moins authentiques de l'histoire des temps primitifs. Le massif montagneux qui couvre la presqu'île Sinaïtique se compose de deux formulions principales, le calcaire et le granit. De ces deux formations, la première constitue le noyau même et la partie de beaucoup la plus considérable du massif; la seconde est la bordure extérieure, au N età l'E. L'une et l'autre se montrent sous une couleur rouge foncé qui donne au paysage une chaleur de ton, une richesse de nuances inconnues aux montagnes ternes et grises du Nord. A part de rares plantations de dattiers, à part les jardins situés au pied des monts Horcb et Sinaï, dans le voisinage de Tor, on ne trouve dans toute la presqu'ile ni culture ni terre cultivable.
Pour arriver au mont Sinaï, situé à 24 milles environ de l'ancienne ville de Tor, on traverse le mont Khouryb ou Horeb, qui est un mamelon du Sinaï, et non pas, comme l'indiquent la plupart des cartes, un pic séparé et peu distant. Le pic qui en est réellement séparé à l'est n'est autre que celui de Sainte- Catherine, qui est un peu plus élevé. Le Sinaï grandit derrière l'Horeb, qui en forme le côté nord ; mais de la vallée on ne voit que ce dernier mamelon. Au pied de l'Horeb est situé le couvent de Sainte-Catherine, dont il est question dans toutes les relations de pèlerins ou de voyageurs, sans oublier Alexandre Dumas. On y entre par une lucarne élevée au-dessus des murs, qui n'ont pas inoins de 10 à 12 mètres de hauteur; cette lucarne couvre une large poulie sur laquelle passe un gros câble qui se roule autour d'un tambour établi dans une sorte de parloir. Quand on veut admettre quelqu'un, on descend le câble ; le visiteur se place dans un anneau de corde qui le termine, et on l'enlève en tournant le tambour avec des leviers croisés, semblables k ceux qui servent sur tes ports à retirer les pierres des bateaux. Le couvent a une porte cochère, mais elle est mur«e, couverte en partie do terre; elle ne s'ouvre que pour recevoir la visite du patriarche. Les murs d'enceinte, crénelés, forment un carré de 102 mètres environ de côté et sont construits en blocs de granit de 0m,50 de hauteur à peu près, sur une largeur un peu plus grande. De petits bastions aux quatre angles portent des embrasures garnies de faibles pièces d'artillerie qui n'ont jamais fait dans la montagne qu'un bruit très-inoffensif. L'arsenal se coinpose d'un petit nombre de fusils dont les moines ont été obligés quelquefois de se servir contre les Arabes qui venaient piller leur jardin, situé à l'extérieur et emouré de murs plus faibles et moins élevés que ceux du couvent. Un souterrain fermé par une porte doublée en fer met Je jardin en communication avec le couvent.
La maison, assise sur un terrain inégal et accidenté, se compose d'un grand nombre de
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bâtiments irréguliers construits sur divers clans. Elle renferme une grande église dédiée à Sainte Catherine, vingt-six chapelles qui ont chacune leur patron, une mosquée bâtie à l'époque où des Arabes étaient employés au service intérieur du couvent, des cellules simples communiquant à des galeries extérieures en bois, une galerie sur laquelle s'ouvrent plusieurs chambres réservées aux étrangers, enfin des celliers et quelques fabriques pour les choses nécessaires à l'existence des religieux et a l'entretien du couvent. L'église comprend trois nefs, séparées par des colonnes de granit qui supportent un plafond de bois peint en bleu et parsemé d'étoiles d'or. Le sanctuaire est fermé par une belle boiserie sculptée et dorée: l'autel est en marqueterie de nacre et d'écaiile d'un travail remarquable; la chaire, en marbre; le siège de l'évéque, en bois sculpté et doré, a pour fond un tableau peint sur bois qui présente dans une perspective mal entendue des détails très-exacts du couvent; les murs sont couverts d'assez mauvais tableaux sur bois, et le pavé est un composé de marbre, de granit et de serpentin. Une grande mosaïque décore la voûte du rond-point.
Dans tout le couvent de Sainte-Catherine, il n'y a pas une seule cloche. On supplée, tant bien que mal, à l'absence de cet instrument religieux, .en frappant avec un maillet une planche de hêtre suspendue horizontalement par les deux extrémités. L'intérieur de la maison est entretenu avec un soin et une propreté irréprochables. On y a de l'eau en abondance; le jardin est arrosé par un ruisseau qui continue de couler alors même que la plupart des sources de la montagne sont taries. Les religieux ont des mœurs tout à fait hospitalières; ils vivent très-frugalement, ce qui ne les empêche pas de jouir d'une excellente santé. Leur industrie se réduit à peu de chose : ils font de l'huile, un peu de vin avec le raisin de leur treille, de l'eau-de-vie avec des dattes, des ligues et des raisins secs. Toutes leurs provisions leur sont envoyées du Caire par le principal couvent, où affluent les dons des chrétiens qui aspirent a être compris dans les prières des religieux du Sinaï. Une fois qu'ils ont assisié à l'office du matin et à quelques prières du soir, ils ont la libre disposition de leur temps. Ils possèdent une assez belle bibliothèque composée d'un grand nombre de volumes grecs. Tous parlent cette langue, et, à part ceux qui vont au Caire pour les affaires du couvent , il n'en est guère qui entendent l'arabe.
A une centaine de mètres au-dessus du couvent coule une fontaine dite du Cordonnier qui donne en toute saison un peu de très-bonne euu. Plus loin s'élève une petite chapelle appelée chapelle de Marie ou du Commissionnaire. Sur le plateau de l'Horeb, on trouve une citerne en maçonnerie et une sorte de grand vivier que les pluies remplissent. Sur un point un peu plus élevé du même plateau, deux petites chapelles ouvertes portent les noms d'Elie et d'Elisée; les murs sont couverts des noms des visiteurs du Sinaï. Au milieu de l'espèce de vallée qui sépare les monts Sainte-Catherine et Sinaï, on montre le rocher d'où la baguette de Moïse lit, dit la Bible, jaillir de l'eau. C'est un bloc de granit, de quatorze pieds environ de surface carrée, précipité de la montagne. La surface verticale est sillonnée par une rigole d'environ neuf pouces de largeur sur trois et demi de profondeur, traversée par dix ou douze stries ou coupures d'un pouce et demi à deux pouces de profondeur, creusées sans doute par les eaux. Les moines et les Arabes appellent ce bloc le rocher de Moïse. Ces derniers lui attribuent encore des propriétés merveilleuses : ils mettent dans les fentes de ce rocher de l'herbe qu'ils font manger à leurs chameaux malades dans l'espoir de les guérir.
Plusieurs vallées, aboutissant à quelques milles de celle dont nous venons de parler, forment par leur réunion un large plateau sablonneux encombré de blocs de granit et de cailloux qui s'appelle « plaine des Israélites. » Au milieu de ce désert s'élève un petit monticule connu sous le nom de montagne d'Aaron, où quelques Arabes vont en -ore tuer des chèvres. Non loin de là est une ro<he creuse dans laquelle les moines prétendent que le veau d'or fut coulé.
Les premiers pèlerins chrétiens débarqués en Orient partaient du Caire ou de Jérusalem, arrivaient au Sinaï dont ils visitaient scrupuleusement toutes les parties et se préparaient, au couvent de Sainte-Catherine, à traverser le désert. Un traité conclu, en 1403, entre l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le Soudan d'Egypte, mentionna, parmi les droits il prélever sur les pèlerins de la terre sainte, ceux qu'on pouvait percevoir sur ies visiteurs de Sainte-Catherine du Sinaï. Par le même traité, le couvent fut autorisé à réparer ses bâtiments et à en construire de nouveaux.
Le mont Sinaï dont nous venons de parler est-il le véritable mont Sinaï sur lequel , d'après la légende biblique, Moïse alla rece- . voir les tables de la loi ? Quelques savants, s'appuyant sur des traditions arabes, assez obscures du reste, ont pensé que l'on avait fait fausse route et qu'il fallait placer cette montagne non dans la presqu'île Sinaïtique, mais au nord-est d'Akaba, dans une région
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montagneuse, où l'on entendaitdes bruits souterrains d'une nature volcanique. Ces bruits pouvaient expliquer, par des causes naturelles, le tonnerre que les Hébreux avaient entendu lorsque Moïse était monté sur la montagne pour y passer quarante jours au milieu de la fondre et des ténèbres. Le docteur anglais Beke, qui partageait cette opinion, se rendit en Arabie au mois de. décembre 1873, avec un géologue, M. Milne, et se mit à explorer le pays. En février 1874, il annonça qu'il venait de découvrir le véritable mont Sinaï à une journée de marche environ d'Akaba, k près de 100 milles de distance du lieu où jusqu'ici se rendaient les chrétiens. La montagne dans laquelle le docteur Beke a cru reconnaître ce Sinaï est appelée par les Arabes Djebel-el-Nur {montagne ae lumière).
Le savant voyageur anglais y a trouvé, sur le sommet, des restes d'animaux sacrifiés et, plus bas, plusieurs inscriptions sinaïtiques qu'il a copiées et qui, d'après lui, ont été gravées par les tribus mêmes auxquelles Moïse a donné sa législation, dans des conditions propres à frapper vivement leur imagination et à leur faire croire qu'il la tenait de Jéhovah lui-même.
— Allus. hlst. Le Sinaï, Allusion à la montagne sur laquelle, au dire de la Bible, Dieu se manifesta à Moïse, au milieu du tonnerre et des éclairs, et lui promulgua sa loi. D'après l'Exode, trois mois après la sortie d'Egypte, les Hébreux arrivèrent auprès de la montagne de Sinaï, où ils dressèrent leurs tentes. Le Seigneur appela Moïse seul auprès de lui et lui dit : « Sanctifie ce peuple aujourd'hui et demain, car dans trois jours je descendrai sur la montagne devant tout Israël. » Le troisième jour étant arrivé, sur le matin on commença à. entendre le, tonnerre et à voir briller des éclairs; une nuée épaisse, mêlée do feux et de fumée, couvrit la montagne ; la trompette céleste sonna avec grand bruit, et tout le peuple fut saisi de frayeur. C'est au milieu de cet appareil imposant, et tandis que le peuple se tenait à une certaine distance dans un religieux effroi, que Dieu, toujours suivant la Bible, promulgua aux Israélites cette loi fameuse que les Ecritures nomment Décalogue,
Les Hébreux épouvantés prièrent Moïse de monter sur le mont Sinaï. Moïse rassura le peuple et pénétra dans la nue où était le Seigneur. Il reçut lui-même de la bouche divine les autres commandements touchant les cérémonies du culte, les châtiments pour les divers délits, la charité envers l'esclave et l'étranger, l'année sabbatique, qui, tous les sept ans, effaçait les dettes; le jubilé, qui, tous les cinquante ans, rendait la liberté à l'esclave et la propriété aliénée à son premier possesseur. Moïse alors, descendant de la montagne sainte, rapporta, aux Hébreux, sur deux tables de pierre, cette législation universelle qui devait régler à Ja fois tous les rapports politiques, civils, moraux et religieux.
La poésie fait souvent allusion aux tonnerres du Sinaï :
Mil huit cent onze! 0 temps où des peuples sans
{nombre, Attendant, prosternés sous un nuage sombre,
Que le ciel eût dit oui!
Sentaient trembler sous eux les Etats centenaires, Et regardaient le Louvre entouré de tonnerres Comme au mont Sinat!