SIND
SINCLAIR (le major), de la même famille que le précédent, diplomate suédois, assassiné en 1739 près de Naumbourg en Silésie. Il avait été envoyé comme négociateur à Constantinople. Le gouvernement russe fut soupçonné d'avoir fait assassiner l'infortuné diplomate pour avoir ses dépêches. Pour détourner les soupçons, la czurine Anne envoya en Sibérie le lieutenant Kutler et cinq autres individus, ses complices; mais ils furent rappelés sous le règne d'Elisabeth.
SINCLAIR (sir John), économiste et philanthrope écossais, né àThurso-Castle (comté de Caithness) en 1754, mort en 1835. Il étudia le droit aux universités d'Edimbourg, d'Oxford et de Glasgow, se fit inscrire en 1775 au barreau écossais, puis en 1702 au barreau anglais. Dans l'intervalle, il s'était déjà fait connaître par diverses brochures sur des questions d'économie sociale et politique, vers l'étude desquelles son attention avait été attirée par Adam Smith, à la fois son maître et son ami, et était devenu membre du Parlement. En 1793, il fonda, avec l'aide du gouvernement, le lioard of agriculture, institution dont il fut le premier président et à laquelle l'Angleterre dut une foule d'améliorations rapides dans l'agriculture. Il s'occupa en outre de faire construire en Ecosse des ponts, des routes et des ports, institua la Société pour l'amélioration de la laine anglaise, et, pendant la guerre avec la France, prit de sages mesures qui empêchèrent de mourir de faim plusieurs milliers d'habitants des Highlands écossais. Il avait été créé baronnet en 1786 et fut nommé en 1810 membre du conseil privé. Nous citerons parmi ses écrits : Pensées sur l'état de nos finances, brochure qui contribua beaucoup à. rétablir le crédit de l'Angleterre sur le continent, en réfutant le bruit, répandu à la fin de la guerre d'Amérique, du délabrement irrémédiable des finances anglaises ; Justification de la puissance maritime du l'Angleterre; Pensées sur . la puissance maritime de la monarchie britannique (1780); Histoire du revenu public depuis les temps les plus reculés jusqu'à la paix d'Amiens; Description statistique de l'Ecosse (1790-1797, 81 vol.), immense ouvrage qui est le fruit de travaux et de recherches dont on peut à peine se faire une idée; Description des districts du nord de l'Ecosse, etc.
SINCLAIR (Catherine), femme de lettres anglaise, fille du précédent, née en 1800, moite en 1864. Après avoir servi de secrétaire h son père jusqu'à la mort de celui-ci, elle débuta dans la carrière des lettres en écrivant sa biographie. Elle publia ensuite une foule de nouvelles et de récits, remarquables surtout par leur esprit moral et religieux, et qui ont obtenu en Angleterre une immense popularité. Nous citerons entre autres : la Perfection moderne; la Société moderne; le Voyage de la vie; les Affaires de la vie; les Intrigues modernes; Beulrix, etc. On lui doit aussi la relation d'un voyage dans la principauté de Galles, l'Ecosse et les Ecossais, Shetland et les Shetlandais, plusieurs ouvrages pour l'enfance et divers recueils de mélanges.
S1NCLAIRIE s. f. (sain-klê-rl — de Sinclair, savant anglais). Bot. Genre d'arbustes, de la famiile des composées, tribu des vernoniées, dont l'espèce type croît au Mexique.
SIND ou SINDII , V Indus des anciens, nommé Mita-Moran (fleuve doux) par les Indous, un des plus grands fleuves de l'Asie méridionale, arrosant ta partie N.-O. des possessions anglaises de l'Inde, Les sources de ce fleuve important ne sont pas encore trèsexactement connues; on sait seulement qu'une des branches principales qui forment son cours supérieur sort du lac Manassarovar, dans le Thibet, sur le versant septentrional de l'Himalaya ; il coule au N.-O. , passe à Gortope, entra dans le Ladak, baigne la ville de Leh, puis décrit un demi cercle vers le S., franchit entre des brèches effrayantes l'immense chaîne de i'Himalaya, sépare pendant quelque temps le Kaboul du Pendjab, traverse ce dernier au S. et y reçoit des affluents considérables, tels que le Chenab et le Setlege, entre dans le Sindhy, baigne Attock, Haïderabad, Tatta, forme au-dessous d'Haiderabad un vaste delta et se jette dans le golfe d'Oman par onze embouchures, après un cours de 2,600 kilom. La base du delta formé par ce fleuve inusure 160 kilom. de longueur et les côtés ont un développement d'environ 115 kilom. L'Indus, comme le Gange, est pour les populations indoues l'objet d'un culte particulier et le sujet d'une foule de croyances et de pratiques superstitieuses. Les ondes de ce fleuve sont sacrées, et presque tous les animaux, même nuisibles, qui habitent sur ses bords sont en grande vénération parmi les populations de l'Inde. Sur ses rives se trouvent le Maggar-Pir, étang où fourmillent des crocodiles qui atteignent une grosseur et une longueur monstrueuses. Les habitants, indous ou musulmans, vénèrent cet animal comme un être saint. Dans le premier mois de son mariage, l'épouse se rend à cet étang afin de sacrifier deux brebis au plus jiros crocodile de la bande; l'offrande est immolée par un faquir, appelé pir ou saint ; celui-ci coupe une cuisse de brebis qu'il présente au crocodile au bout d'une perche. Si l'animal dévore avec avidité la chair de la victime, la jeune épouse