V. SYNÉTHÈRE
SINÉTHYLAMINE s. f. (si-né- ti-la-mi-ne — contract. de sinamine et de éthylamine). Chini. Composé de sinamine et d'éthyle.
— Encycl, V. BIWAMJNE.
S1NETY »K PUYI.ON (Jean - Baptiste -
Ignace-Elzéar de), littérateur, français, né à. Apt en 1703, mort à Marseille en 1779. Il fut capitaine dans l'armée, puis commissaire général de la marine à Marseille. On a de lui quelques opuscules restés presque tous manuscrits.
SINETY (André-Louis-Esprit, comte de), fils du précédent, littérateur fiançais, mort à Marseille en lgll. 11 servit dans l'armée jusqu'en 1778, fut élu en 1789 député de la noblesse de Marseille aux états généraux et y montra des opinions modérées. On a de lui : \' Agriculture du Midi ou Traité d'agriculture propre aux départements méridionaux (Marseille et Paris, 1803, 2 vol. in-12); Hommage de Phocée (Marseille) ou l'Europe sauvée, drame héroïque en l'honneur de Napoléon le Grand, On a encore de Sinety, dans les Mémoires de l'Académie de Marseille, dont il était secrétaire perpétuel, des rapports, des dissertations, des éloges, etc. — Son fils Antoine leva, à deux reprises, en 1815, un bataillon de volontaires royalistes.
SINETY (André-Marie de), né à Paris en 1758. Il ne doit pas être confondu avec son cousin André-Louis-Esprit, et il fut nommé maréchal de camp honoraire le 11 janvier 1815.
S1NED, ville d'Espagne, dans la province des Baléares, ile Majorque, k 35 kilom. N.-Ê. de Pal ma, presque au centre de l'Ile; 4,000 hab. Elle fut autrefois la résidence des rois de Majorque.
SINGA s. m. (saïn-ga). Arachn. Genre d'a.ranéides, du groupe des araignées, formé aux dépens des épeires, et comprenant six espèces, dont le type habite l'Allemagne.
SINGALAIS, AISE s. et adj. (sain-ga-lè, è-ze), Géogr. Habitant de l'Ile de Ceylan ; qui appartient à cette lie ou kses habitants : Les Singalais. La population singalaise.
SI-NGAN, SI-NGAN-FOU ou SI-AN, Sl-AN- FOU, ville forte de Chine, province de Chen-si, ch.-l. du département de son nom, à 900 kilom. S.-O. de Pékin, sur la rive droite de Oueï-ho, par 340 1 5' de latit. N. et 106" 33' de longit. E. ; 300,000 hab. Fabrication du blanc dont se servent les dames chinoises ; important commerce de mules. Si-ngan est, après Pékin, une des plus considérables villes de l'empire chinois; elle est ceinte de murailles épaisses, élevées et flanquées de tours que protègent des fossés profonds. Ce mur d'enceinte mesure 13 kilom. de circuit. Parmi les portes de la ville, plusieurs se font remarquer par leurs grandes proportions et par leur belle construction. Dans l'intérieur de Si-ngan, on remarque le palais des anciens souverains da la Chine ; cette ville fut, en effet, la capitale du Céleste- Empire sous la dynastie des Han.
Une des principales curiosités de cette ville consiste dans une inscription en chinois et en syriaque qui fut trouvée près de Singan-fouen 1625 ; elle est d'une excessive importance pour l'histoire religieuse en général et en particulier pour l'histoire du christianisme en Orient et en Chine. Son authenticité, souvent contestée et établie définitivement, du moins on a lieu de le croire, par notre célèbre sinologue M. G. Pauthier, prouverait que, dès le vu» siècle de notre ère, les chrétiens nestoriens ou jacobites avaient été reçus et accueillis fraternellement en Chine. On aurait le droit d'en conclure que les chrétiens n'ont été persécutés dans l'empire de la Chine que lorsqu'ils ont voulu faire de leur religion un instrument politique pour troubler la tranquillité de l'empire du Milieu. En outre, cette inscription montre avec quelle tolérance des bouddhistes, Ie3 chrétiens et deux autres religions qui y sont nommées, vivaient entre eux k cette époque. Toutes ces choses, positive- ' ment établies par cette inscription, en font, comme on le comprend et comme nous le dirions en commençant, un monument de la plus haute importance. Or, pour que le lecteur nous suive aisément dans cet article, nous allons le diviser en deux parties bien distinctes: dans la première, nous examinerons l'inscription en elle-même, sans nous inquiéter du problème de son authenticité ; dans la seconde, nous examinerons les arguments allégués contre son authenticité depuis le siècle dernier jusqu'aujourd'hui, et nous leur opposerons les objections les plus décisives qui leur aient été faites.
Il y a trois manières d'envisager l'inscription de Si-ngan -fou: on peut l'envisager au point de vue religieux, historique ou littéraire ; si l'on se place au premier point de vue, on ne peut nier que les doctrines qui sont exposées dans cette inscription ne soient un peu vagues, bien qu'il soit impossible de n'y point