‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 418 sur 1059 · S1NN · texte numérisé non relu

S1NN

iiai.ts, à sauver quelque mémoire à detuinaufragée, à recueillir çà et là une perle, à rendre une fleur a la corbeille antique d'André Chénier. On pourrait même donner pour épigraphe à plusieurs de ses portraits le sinite parvulos venire ad me. »

Louandre.

«Confiez-nous vos enfants! Ne sommesnous pas les successeurs de Celui qui a dit : Laissez les petits venir à moi? Eh bien , nous avons des établissements pour tous les prix. »

Louis Jourdan.

« Relever une société détruite ou qui tombe, n'est-ce pas la plus grande chose que puisse entreprendre la créalure? C'est le but que s'était proposé Gerson, et il se bornait à répondre avec humilité à ceux qui le censuraient : « Ma dignité de chancelier, qu'est- » elle auprès de la grandeur de Dieu ? Et ce- » pendant il a dit : Laissez les petits venir » à moi. Puis il se livrait avec d'autant plus de ferveur à la sainte mission qu'il s'était donnée. »

Ernest Fouinet.

a Aux représentations gratuites, le spectacle n'est plus sur la scène, il est là où se trouve placé le spectateur.

» Laissez venir à moi les petits! s'écrient sur toutes les affiches les opéras, les drames, les comédies, et les portes des théâtres s'ouvrent toutes grandes, pour laisser entrer ceux qui, n'ayant que le temps pour toute richesse, ont consenti à passer cinq ou six heures à faire la queue. »

Jules Lecomte.

SIN-KIANG, une des provinces miiitaires de l'empire chinois, comprenant la Dzoungarie et la petite Boukharie. Cette contrée est gouvernée par des chefs presque indépendants; la suzeraineté du Fils du Ciel sur cette province est purement nominale.

SIN-KOO s. m. (sinn-kou — mot japonais). Bot. Arbre du Japon, appelé aussi bois b'aiglk ou calambac : L'odeur du sin-koo ne se fait bien sentir que lorsqu'il est desséché et très'vieux, (V. de Bomare.)

SINNAI, bourg du royaume d'Italie, dans la Sardaigne, province et district de Cagliari, chef-lieu de mandement; 2,824 hab.

SINNAMARl ou S1ÎUMÀR1 , fleuve de la Guyane française. Il prend sa source dans les montagnes du centre de la colonie, coule au N., reçoit le Couriége et se jette dans l'océan Atlantique, à 90 kilom. N.-O. de Cayenne, après un cours de 250 kilom., à travers de nombreux marais qui rendent le pays malsain. A son embouchure, sur la rive droite, on trouve un bourg du même nom.

SINNAMARI, commune ou quartier de la Guyane française, compris entre la crique Crossoni et la petite rivière Mannanoury. Il peut être parcouru dans toute sa longueur sur un chemin assez bieu entretenu et est traversé du nord au sud par le fleuve Sinnamari. Les montagnes sont très-nombreuses dans ce quartier, à une certaine distance du littoral. La plus remarquable , qui se voit de fort loin en mer, est nommée Anuiïbo ou Grande-Montagne. Le quartier possède, à 7 kilom. de l'embouchure de la rivière, un bourg contenant une église, un presbytère, une maison d'école et 37 maisons. Le sol y est plat et sablonneux, coupé de savanes sèches ou noyées. Il y existe quelques caféières, des plantations de rocou et de coton, mais l'élève du bétail est la grande ressource de la localité. On y trouve de l'or comme sur presque tous les points du territoire de la Guyane. Le quartier de Sinnamari possède 28,000 hectares et 797 habitants. C'est à Sinnamari qu'en 1798 furent transportés les exilés du 18 fructidor an V (4 sept. 1797). Ils y moururent presque tous. En 1795, Collot d'Herbois, condamné à la déportation, avait été envoyé à la Guyane. Accusé, à tort ou à raison, d avoir provoqué une insurrection des nègres contre les blancs, il fut enfermé aussitôt dans le fort de Sinnamari, où il ne tarda pas à être attaqué d'une fièvre cérébrale. Il but dans un accès de délire une bouteille de rhum qui lui brûla les entrailles. Il mourut après une épouvantable agonie tandis qu'on le transférait du fort k l'hôpital,

SINNER (Jean-Rodolphe de), savant suisse, né à Berne en 1730, mort dans la même ville en 1787. Après avoir terminé ses études, il visita les académies de l'Allemagne, et à dix-neuf ans devint bibliothécaire de sa ville natale (1749). Malgré sa jeune'sse, il se montra le digne successeur du docte Engel et rendit de grands services k l'établissement dont on lui avait confié la direction. En 1776, Sinner se démit de ses fonctious, devint membre du grand conseil et bailli d'Erlach, terre seigneuriale des bords du lac de Bienne. Ses écrits se composent de : Extrait de quelques poésies des xue, mi' et xive siècles (Lausanne, 1759, in-8°); Catalogus codicum mss. bibliothecx Bernensis, annotationibus criticis illustratus (Berne, 1760-1772, 3 vol. in-8», pi.). M. Weiss fait un grand éloge de ce catalogue précieux pour l'histoire littéraire. On

SlNO

a un abrégé de ce travail (1773, in-8°); Bibliothecx Bernensis librorum catalogus (Berne, 1764,2 vol. in-S*" et suppl.) ; Essai sur les dogmes de la métempsycose et du purgatoire, enseignés par les bramines de V Indouslan (Berne, 1771, pet. in-8»); Voyage historique et littéraire dans la Suisse occidentale (Neuchâtel, 1781, 1787, 2 vol. in-8»). On attribue à cet érudit un Essai sur l'éducation publique (Berne, 1765, in-80)- Il a été l'éditeur de deux livres de Mait. Capella (Berne, 1763, pet. in-8<>) et des Nouvelles de Marguerite de Valois (Berne, 1781, 3 vol. in -8°).

SINNINGIE s. f. (si-nain-jl — de Sinning, n. pr.). Bot. Genre de plantes, de la famille des gesnéracées, réuni par plusieurs auteurs, comme simple section, aux gloxinies, et comprenant quelques espèces, qui croissent au Brésil.

SINNIS, l'un des brigands tués par Thésée. Posté à l'islhme de Corinthe, il dépouillait les vo3>ageurs et les écartelait en les attachant à la cime de deux pins qu'il courbait jusqu'à ce qu'ils se touchassent, et qu'il laissait ensuite se redresser d'eux-mêmes.

SINOCL1TE s. m. ( si-no- kii- te). Crust. Genre de crustacés çirripèdes, peu connu.

SINODENDRE s. m. (si-no-dan-dre), Entoni. Syn. de sinodendron : Les mœurs des SInodendbes sont à peu près "semblables à celtes des lucanes. (H. Lucas.)

SINODENDRON s. m. (si-no-dain-dron — du gr. sinô, je nuis ; dendron, arbre). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères de la famille des lamellicornes, tribu des lucanides, dont l'espèce type habite le nord de la France.

— Encycl, Entom. Les sinodendrons ont pour caractères : un corps allongé, cylindrique; la tête et les yeux petits; les antennes fortement coudées; le labre peu distinct ; les mandibules cornées, presque entièrement cachées ; les mâchoires presque membraneuses ; les palpes maxillaires peu avancées, filiformes , près de deux fois plus longues que les labiales; le corselet presque carré; l'écusson petit, arrondi en arrière; l'abdomen assez épais, recouvert par les ély très ; les pattes de longueur moyenne. Ils ressemblent aux oryctès par leur aspect général et aux lucanes parleurs antennes et surtout par leurs mosurs. Leurs larves vivent dans le tronc des arbres fruitiers et forestiers, dont elles rongent le bois. Le sinodendron cylindrique , long d'un peu plus de 0m,01, brun noirâtre, se trouve dans le nord de la France.

SINOLOGIE s. f. (si-no-lo-jî — du iat. Sina, Chine, et du gr. logos, discours). Philol. Etude de la langue et de l'écriture des Chinois; connaissance des mœurs et de l'histoire de ce peuple.

SINOLOGIQUE adj. (si-no-Io-ji-ke — rad.

sinologie). Qui a rapport à la sinologie : Etudes SINOLOGIQUES.

SINOLOGUE s. m. (si-no-lo-ghe — rad. sinologie). Philol. Celui qui s'occupe de sinologie, qui est versé dans cette science.

SINOMBRE adj. (si-non-bre — du lut. sine, sans, et de ombre). S'est dit d'une lampe disposée de façon à donner peu ou point d'ombre.

SINON conj. (si-non — de «et de «oh). Autrement, faute de quoi, sans quoi : Vous me garantissez ce cheval de tout défaut, sinon marché nul. Si vous êtes sage, je vous récompenserai'; sinon, non. (Acad.) Si tu es jeune et jolie, danse ; sin6n, garde-t'en bien. (Mme de Rosemberg.) Si l'on vous indique un pays où les hommes soient presque parfaits, quittez tout pour aller y vivre; sinon, restez chez vous. (Boiste.)

Qu'il me tende la main.

Je fais pour l'embrasser la moitié du chemin ;

Sinon, il partira....

Page 1