‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 427 sur 1059 · SIPA · texte numérisé non relu

SIPA

bâtie sur un rocher de forme conique et entourée de murs flanqués de tours carrées ; ces murs, qui ont 380 mètres de circuit et 17 de hauteur, sont en grande partie construits avec de gros blocs de sel gemme. Les rues sont étroites, rapides, tortueuses et couvertes en partie par des galeries qui les rendent très- obscures. Les maisons, adossées au mur d'enceinte, ont trois, quatre et même cinq étages. Au milieu de la ville, près de la mosquée, qui ne présente rien de remarquable, s'étend une vaste place où se tient le marché des dattes. A peu de distance de Siouah, à l'E., sont des ruines appelées par les habitants Omm-Beydah; ce sont celles de l'ancien temple de Jupiter Ammon, que visita Alexandre le Grand. Plus loin, dans la plaine de Zeitoun, on trouve d'autres temples en ruine, où l'on reconnaît dans les styles, tour a toor égyptien, grec et romain, les traces de la domination des pharaons, des Ptolémées et des Césars. On y voit aussi les traces de quelques constructions chrétiennes des premiers siècles de notre ère. L'histoire des patriarches d'Alexandrie mentionne d'ailleurs les noms de plusieurs évoques de Siouah. Le règne du christianisme dans cette oasis fut de courte durée ; au viiiu siècle, l'islamisme y fit son apparition, et il y domine depuis cette époque.

SIOUAN-HOA, ville de Chine, dans la province de Pé-tchi-li, ch.-l. du département de son nom, à 172 kilom. N.-O. de Pékin, près de la grande muraille, sur la rive gauche du Yang-Ho, qu'on passe sur trois ponts. Elle est entourée d'une muraille crénelée et flanquée de touifs, haute de 10 mètres; les rues sont larges et propres, mais la population est restreinte relativement à l'étendue de la cité. On y fabrique les meilleurs feutres de la Chine et des bonnets en laine dont se servent les paysans chinois.

SIOUEN-TCHÉOU, ville de Chine, province de Fou-Kian, à 140 kilom. S.-E. de Fou- Tchéou, à l'embouchure d'une petite rivière dans le détroit de Formose. Aux environs de la ville on trouve un magnifique pont de pierre, qui a plus de trois cents piles.

SIOCLE, rivière de France. Elle prend sa source dans le département du Puy-de-Dôme, au lac de Serviôres, que domine le puy de même nom, dans le canton de Rochefort, coule au N., passe au village d'Orcival, reçoit le ruisseau de Sioulot, baigne Pontgibaud, entre dans le département de J'Allier, passe à Ebreuil, Saint-Pourçain et se jette dans l'Allier, au-dessus de Contigny, après un cours de 160 kilom. La vallée dans laquelle coule la Sioule est presque partout très-encaissée et très-pittoresque.

SIOUT s. m. (si-outt). Mamm. Nom du phoque a crinière, au Kamtchatka.

SIOCTH ou SVOUTH, la Lycopotis des anciens, ville de la haute Egypte, chef-lieu de la province de son nom, à "dix minutes de la rive gauche du Nil, où le village d'El- Hamra lui sert de port, à 300 kilom. S. du Caire, par 27» 13' de latit. N., 23» 58' de longit. E.; 25,000 hab., dont 2,000 Coptes. Evéché et couvent coptes. Marché considérable, tous les dimanches; commerce important avec le Darfour, dont elle est l'entrepôt. La caravane annuelle du Darfour, qui apporte principalement de l'ivoire, se compose de plusieurs milliers de chameaux. Commerce de toiles, coton, bougies et opium. Siouth renferme plusieurs bazars très-bien fournis, des bains publics, de beaux jardins dans son enceinte et dans ses environs, quinze mosquées, dont une attire l'attention par l'élévation de son minaret; cinq églises et un couvent copte. La ville est divisée en quartiers fermés, comme Le Caire. Le palais bâti par Ibrahim-Pacha est surtout remarquable par l'étendue et la beauté de ses jardins. Aux environs de la ville, on voit les monticules sous lesquels sont enfouis les décombres de l'ancienne Lycopolis; les ruines d'un amphithéâtre romain, quelques grottes antiques renfermant des sépulcres et des peintures curieuses, mais fort détériorées, sont tout ce qui reste da l'ancienne cité égyptienne.

SIOCTH (province de), division administrative, la plus septentrionale de la haute Egypte, sur les deux rives du Nii, entre les provinces de Minyeh, au N.-O., et de Djirdjèh, au S.-E.; elle mesure ISO kilom. sur 25 kilom.; superficie, 1,805 kil. carrés; 200,000 hab.

SIODX, nation indigène de l'Amérique du Nord, établie en grande partie sur le plateau du Missouri, dans le territoire de Dacotah, entre le Missouri et la rivière Jacques. Les 'Sioux, divisés en plusieurs peuplades, formaient autrefois une confédération puissante et belliqueuse; ils sont encore, sur le territoire de la grande république américaine, la plus nombreuse des tribus parmi celles qui ont conservé leur indépendance. Les principales peuplades sioux sont les Dacotahs et tes Assiniboins. Constamment refoulées vers le nord par les progrès de la civilisation, ces peuplades, habituées à la vie libre et indépendante des enfants de la nature, refractaires à toutes les exigences de la vie sociale, sont condamnées k disparaître complètement.

SI PALE s. m. (si-pa-le — du gr. sipalos, difforme). Mamm. Genre de mammifères marsupiaux.

— Entora. Genre d'insectes coléoptères

*SIPE

tétramères, de la famille des charançons, tribu des rhynchophorides, comprenant une vingtaine d espèces, qui habitent l'Afrique, l'Asie et l'Amérique.

SIPANÉE s. f. (si-pa-né). Bot. Genre de plantes, de la famille des rubiacées, tribu des cinohonées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale. Il Syn. de pentas, autre genre do rubiacées.

SIPARIUM s. m. (si-pa-ri-oinm — motlat.). Antiq. rom. Rideau qui, selon certains commentateurs, couvrait le devant de la scène ou, selon d'autres, en formait le fond, il Rideau qu'on plaçait au devant du tribunal du préteur.

— Encycl. On ne sait pas au juste ce qu'était ie siparium du théâtre latin ; les uns pensent que c'était le rideau, d'autres que c'était un simple paravent. Horace et Ovide, pour désigner le rideau, emploient toujours le mot aulxtm ; AulSa premutilur, «Le rideau est baissé, > c'est-à-dire la pièce commence; car la manœuvre du rideau, chez les anciens, était tout le contraire de ce qui se pratique chez nous. Aulseatolluntur, « Le rideau est relevé,» c'est-a-dire la pièce est finie. Apulée, qui emploie le mot siparium et le mot aulseum, marque toujours entre eux une différence; il dit que Yaulaum est baissé ou relevé et que le siparium est plié ou déplié. Il nous présente la double manœuvre de Vaulseum abaissé et du siparium replié au moment où l'on va jouer un ballet, les danseurs étant masqués par le siparium au moment où le rideau abaissé laisse voir tout le reste de la scène (Mélam., liv. Ie" et X). Ainsi la manœuvre de ces deux rideaux était indépendante; il est probable que l'aul&um masquait la scène et le siparium la partie de l'orchestre située au devant et réservée aux mimes.

SIPARUNA s. m. (si-pa-ru-na). Bot. Arbrisseau de la Guyane, peu connu.

Page 1