‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 431 sur 1059 · S1PH · texte numérisé non relu

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plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, réuni aujourd'hui aux ériocéphales.

SiphoÏBE adj. (si-fo-i-de — de siphon, et du gr. eidos, aspect). Qui a la forme d'un siphon.

— Vase siphoîde, Appareil de fermeture permanente, à sonpnpe et à piston, dont on se sert pour introduire des liquides gazeux dans les vases destinés a les recevoir.

SIPHOMÉRIS s. m. (si-fo-mé-riss — du gr. sip/tà», tube; meris, partie). Bot, Syn. de grewia, genre de tiliacées.

SIPHON s. m. (si-fon — lat. sipho, gr. siphon, même sens). Tube recourbé, à deux branches inégales, dont on se sert pour puiser l'eau contenue dans un récipient, en la faisant passer par-dessus les parois de ce récipient.

— Canal tabulaire recourbé, au moyen duquel onvfait franchir à une conduite d'eau une dépression du sol : Le grand égout, à Paris, passe sous la Seine au moyen d'un siphon.

— Vase contenant de l'eau gazeuse qu'on peut en tirer à volonté, sans déperdition de gaz, au moyen d'un tube central fermé à soupape.

— Mar. Tourbillon ou nuage creux qui descend sur la mer en forme de colonne.

— Techn. Coulage à siphon, Mode de coulage des bouches à, feu, dans lequel le métal fondu est amené par un siphon dans la partie inférieure du moule.

— Chir. Siphon à double courant d'air, Instrument dont on se sert pour vider la vessie et y injecter des liquides médicamenteux.

— Zool. Nom donné au rostre de quelques arachnides et de quelques crustacés suceurs.

— Moll. Canal qui traverse les cloisons et fait communiquer entre elles les diverses loges des coquilles polythalames. il Nom donné à deux genres de mollusques gastéropodes.

— Bot. Espèce d'aristoloche.

— Encycl. Phys. Le siphon est un instrument qui sert spécialement à transvaser les liquides. C'est un tube recourbé formé de deux branches de longueurs inégales; lorsqu'on veut employer un siphon, on commence par l'amorcer, c est-à-dire par le plonger, rempli du liquide k transvaser, dans le récipient qui coniient ce liquide; pour amorcer un siphon ordinaire, on le retourne, on le remplit directement, on bouche les extrémités du tube et on plonge la branche la plus courte dans le vase qui contient le liquide. On voit alors l'écoulement se produire par la branche la plus grande, et le récipient plein de liquide se vide d'une manière continue.

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L'explication de ce phénomène peut èlre donnée par les considérations suivantes. Soit abcd (fig. l) le siphon. Désignons par P la pression atmosphérique au plan horizontal du point b, le plus haut de l'instrument, et par

Îi et les n densités spécifiques de l'air et du iquide à transvaser; si nous appelons k et h' les différences de niveau des points a été, ou b et c, ce dernier point du siphon étant pris au niveau du liquide dans le vase à vider, nous pourrons évaluer les pressions qui sollicitent en 4 les deux faces d'un élément plan de liquide égal à l'unité de surface et pris à l'intérieur du tube.

Dans le sens bc, nous avons une pression exprimée par

P + ph — nA ; c'est la pression qui s'exerce à l'extrémité a du tube et qui se transmet intégralement en à, conformément au principe de Pascal.

I ans le sens ba, la pression est semblablement égale à

P-\-ph' — nh';

il y a donc une différence de pression de sens 6a et de valeur égale à

h — h' est positif par construction de l'instrument; il en est de même de it — p, car l'air est plus léger que tous les liquides. L'écoulement se produira de la plus petite branche à la plus grande.

On remarque que le siphon ne peut fonctionner et se vide à la fois par les deux extrémités si la pression qui a le sens de a en c est négative, ce qui a lieu lorsque

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