‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 432 sur 1059 · S1PH · texte numérisé non relu

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c'est-à-dire lorsque la hauteur verticale do la colonne d'eau ab est plus grande que celle qui fait équilibre à la pression atmosphérique au point a; un ca3 particulier de ce phénomène est celui qui se produit lorsqu'on essaye de faire fonctionner un siphon dans le vide; l'amorçage est impossible.

On conclut encore de cette théorie qu'un siphon peut fonctionner sans être à branches inégales; il suffit, en effet, que le niveau du liquide dans le vase A que l'on veut vider soit plus élevé que l'ouverture de l'autre branche, ce qui a toujours lieu quand la branche bd plonge dans le liquide.

On comprend, d'après ce qui précède, que la vitesse d'écoulement à l'ouverture a change continuellement et diminue graduellement lorsque le siphon est fixé dans une certaine position , ainsi que le vase dans lequel il plonge, et qu'on ne change pas les conditions de l'écoulement. On peut arriver de plusieurs manières à obtenir un siphon à écoulement constant. Le but à atteindre pour obtenir ce résultat est de maintenir une différence constante de niveau entre a et c, ou, plus simplement, de conserver à h' une valeur constante. La méthode la plus commode & employer consiste à tenir en équilibre le siphon par un flotteur et un poids attaché k l'extrémité d'un fil qui s'enroule sur la gorge d'une poulie et

Fig».

est relié au siphon, comme l'indique la figure î. Le poids P étant un peu plus faible que te poids du siphon , celui-ci tend à descendre lorsque le niveau en c s'abaisse; le flotteur s'abaisse en même temps , h' ne change pas de valeur et l'écoulement reste constant.

On peut encore obtenir un écoulement constant du siphon en remplaçant dans le vase le liquide qui s'écoule par une égale quantité, car alors le niveau du liquide dans le vase ne change jamais et la hauteur À' est constante. Cette remarque peut être appliquée de diverses manières dans l'industrie ; elle permet d'opérer avec une vitesse connue le transvasement d'un liquide d'un récipient quelconque dans un autre par l'intermédiaire d'un vase à siphon; on peut aussi , par l'emploi de cet instrument, s'assurer que le débit d"un liquide dans un vaste récipient se fait d'une manière continue et avec une valeur constante; on sent que cette condition est remplie lorsque le débit du siphon reste luimême constant.

Le siphon peut être employé pour le transvasement d'un liquide soumis dans un vase à une certaine pression P' dans un autre vase où s'exerce une autre pression P"; il faut alors que la pression dans le sens ba, exprimée en colonne de liquide par P'

soit plus grande que la pression exercée en sens contraire et exprimée de la même manière par

si cette condition n'est pas remplie, l'écoulement ne se produira pas dans le sens demandé, mais bien, s'il est possible, en sens contraire.

Le liquide à transvaser peut être corrosif; on emploie alors un siphon que l'on amorce sans danger et qui est- semblable à celui de

Pig. 3-

la figure 3. La branche ba étant plongée dans le liquide, on ferme l'ouverture d et od aspire par l'extrémité du tube latéral cf l'air compris dans le siphon; la diminution dépression fait monter le liquide, qui se répand dans la branche bd et monte en même temps dans

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la branche cef; on ouvre alors l'extrémité d et le siphon est amorcé. Le tube cf est muni d'une boule plus lente à se remplir que le tube lui-même et qui permet d éviter tout acciilent. Si le liquide est dangereux à respirer, on peut munir le tube latéral cf d'un petit piston qui glisse à frottement doux dans ce tube et constitue ainsi une petite pompe aspirante; mais il faut remarquer que les liquides qui répandent des fumées ne se prêtent que difficilement à l'emploi du siphon.

On emploie le siphon pour enlever un liquide clair au-dessus d'un dépôt mobile et qui se mélangerait facilement avec la liqueur sans cette précaution; on l'emploie aussi, par contre, pour décanter un liquide qui s'est déposé au fond d'un vase au-dessous d'une liqueur moins dense.

Le siphon est utilisé dans les fabriques de fécule ; il sert à l'épuration, i Quand on a râpé la pomme de terre, disent à ce sujet Mil. Moll et Gayot daiis l'Encyclopédie de l'agriculteur, et que , par le tamisage , on a séparé la pulpe de la fécule en suspension dans l'eau, cette fécule se trouve toujours mêlée à des matières étrangères plus denses qui en troublent la pureté. On agite alors la fécule avec de l'eau , on attend quelques instants pour donner aux matières les plus denses le temps de se déposer, puis, à l'aide d'un gros siphon à branches égales que l'on amorce directement en le plongeant dans le liquide de la cuve, on sépare le liquide chargé de fécule qui surnage le dépôt. »

Le siphon intermittent, qui porte aussi le

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Fig. 4.

nom àevase de Tantale (fig. 4), est un siphon dont la petite branche s'ouvre près du fond d'un vase, tandis que la grande branche le traverse. On verse un liquide quelconque dans le vase, qui se remplit peu à peu ; mais en même temps la petite branche du siphon se remplit elle-même et, lorsque le niveau du liquide dans le vase atteint le point le plus haut du siphon, celui-ci est amorcé, l'écoulement se produit et le vase se vide , à condition toutefois que le débit de la source qui alimente le vase soit moins grand que celui du siphon. Le vase, une première fois vidé, tend à se remplir de nouveau, et le phénomène se produit aussi longtemps qu'on le veut de la même manière.

L'idée de cet appareil a été donnée par la connaissance de fontaines intermittentes qui n'ont de débit qu'à, de certains intervalles périodiques. Les unes coulent pendant quelques mois et s'arrêtent pendant un temps à peu près égal; d'autres ne coulent que quelques heures, puis restent inactives pendant un même espace de temps environ. Ces fontaines, déprimées ou exhaussées en certains points de leurs conduites, s'amorcent comme de véritables siphons.

Pour les siphons a eaux gazeuses, v. Sbltz (eau de).

SIPHONACANTHE s. m. (si-fo-na-kan-te — du gr. siphon, canal, et de acanthe). Bot. Genre de plantes, de la famille des aeamhacées, voisin des ruellies, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.

S1PHONAIRE s. f. (si-fo-nè-ra — rad. siphon). Moll. (ienre de mollusques gastéropodes cyclobranches , comprenant une vingtaine d'espèces, répandues dans les diverses mers, et quelques autres fossiles des terrains tertiaires.

— Encycl. Les siphonaires sont des animaux a corps ovale , un peu aplati ; la tête, divisée en deux lobes égaux, est dépourvue de tentacules et d'yeux apparents ; le manteau a ses bords crénelés; entre celui-ci et le pied, à droite, est une branchie membraneuse carrée. La coquille, patelloïde, elliptique, à sommet bien marqué, un peu gauche et postérieur, présente à, droite une espèce de canal ou de gouttière et une impression musculaire en forme de fer à cheval, le lobe droit partagé en deux par le canal. Ces mollusques out beaucoup d'analogie avec les patelles et les cabochons. Ils sont marins et se trouvent sur les rochers, où ils semblent rester longtemps à la même place. L'espèce type vit au Sénégal. On cite aussi une espèce fossile, trouvée à Valognes.

SIPHONANTHE s. m. (si-fo-nan-te — de siphon, et du gr. anthos, fleur). Bot. Syn. de clérodkndron, genre de verbénacées.

SIPHONAPTÈRE adj. (si-fo-na-ptè-re — de siphon, et de aptère). Bntom. Se dit des insectes aptères chez lesquels la bouche est prolongée en forme de suçoir.

— s. m. pi. Famille ou ordre d'insectes aptères, ayant pour type le genre puce.

Syn. d'APHANIPTERES.

— Encycl. Les insectes de cet ordre sont caractérisés par une bouche consistant en un petit bec , composé d'une gaine ou tube extérieur, divisé en deux valves articulées, renfermant un suçoir formé de trois soies et de deux écailles qui recouvrent la base du tube; les antennes presque filiformes, situées en avant; une lamelle au-dessous de chaque œil; le corps très-comprimé latéralement; les pattes postérieures conformées pour le saut. Les siphonaptères paraissent tenir le milieu entre les hémiptères et les diptères; ils subissent des métamorphoses complètes et vivent en parasites sur l homme, les mammifères et quelques oiseaux, ce qui les rapproche des pupipares. Cetordre ne comprend, jusqu'à présent, que le genre puce.

SIPHONCLE s. m. (si-fon-kle). Echin.Syn.

de SIPHONCULK.

SIPHONCULE s. m. (si-fon-ku-le — dimin.

de siphon). Entom. Bouche prolongée en forme de suçoir.

— Echin. Genre d-échinodermes, du groupe des holothuries, il On dit aussi sipbonclb.

SIPHONCULE, ÉE adj. ( si fon-ku-lé — rad. siphoncute). Eutom. Qui est muni d'un siphoncule.

— s. m. pi. Famille d'insectes parasites , comprenant ceux dont la bouche est en forme de siphoncule.

SIPHONE s. f. (si-fo-ne — rad. siphon). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides , comprenant quatre espèces, qui habitent l'Europe centrale.

SIPHONELLE s. f. (si-fo-nè-le — dimin.

de siphone). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, formé aux dépens des chlorops, et comprenant quatre espèces, qui habitent l'Europe.

SIPHONIE s. f. (si-fo-nl — rad. siphon). Zooph. Genre de spongiaires fossiles, des terrains crétacés.

— Bot. Genre d'arbres, de la famille des euphorbiacées, tribu des crotonées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent à la Guyane et au Brésil : Le caoutchouc se trouve mêlé de plusieurs autres matières dans le suc laiteux de ta siphonie. (P. Duchartre.)

— Encycl. Zooph. Les siphonies sont des ,, polypiers, ou plutôt des spongiaires siliceux

à tissu très-dense, caractérises par de grands canaux longitudinaux qui se terminent par des oseules régulièrement disposés dans une excavation au sommet , et que réunissent d'autres canaux transverses plus petits , rayonnant du centre vers le pourtour, où ils se terminent par de petites ouvertures irréguli>;res éparses. Ce genre comprend un petit nombre d'espèces, toutes fossiles des formations marines. Certaines d'entre elles ont la forme d'une figue ou d'une poire, ce qui les avait fuit prendre autrefois pour des fruits pétrifiés ; d'autres ont la forme d'oignon, de navet ou de massue; d'autres enfin sont simplement cylindriques et plus ou moins rameuses. La plupart présentent un empâtement basilaire en forme de racines, qui servait sans doute à les fixer au fond de ia mer. On les a désignées aussi quelquefois sous le nom d'alcyonites.

— Bot. Les siphonies sont des arbres dont les rameaux portent, vers leur extrémité seulement, des feuilles alternes, longuement pétiolées, à trois folioles entières et veinées ; les fleurs sont monoïques et forment par leur réunion des grappes paniculùes, dans lesquelles la Heur terminale seule est femelle. Le fruit est une grosse capsule, à péricarpe fibreux, formée d'une à trois coques, qui s'ouvrent chacune, à la maturité, en deux valves, avec une élasticité marquée. Ces végétaux croissent au Brésil et k la Guyane. La siphonie élastique, qui est l'espèce la plus remarquable, est un arbre dont la tige, haute da 15 à 20 mètres sur 1 mètre de diamètre dans les individus les plus développés, est recouverte d'une ècorce grisâtre, peu épaisse, écailleuse.

Cet arbre croît à la Guyane et dans les régions voisines, sur les bords des lacs et des rivières. Il est appelé siringa par les Garipons, caouic/wwc par les Maïnas, pao seringa par les Portugais de Para, levé par les Espagnols, héoë par les habitants de la province d'Èsméraldas aux environs de Quito, etc. a On le distingue facilement dans les bois, dit Laborde; sa tête élevée s'y cache et s'y perd parmi les arbres touffus qui l'environnent ; mais si, au lieu d'élever ses regards, on les abaisse vers la terre , on est averti qu'on est proche d'un seringat par la quantité de jeunes plantes que produisent ces semences, qui, tombées à terre, y germent, croissent quelque temps et meurent peu après étouffées par l'ombre des forets. »

C'est en avril et mai que les fruits de Ia«phonie élastique sont mûrs. Les naturels les ramassent soigneusement, les conservent et les mangent avec plaisir. Aublet dit en avoir mangé plusieurs fois sans en être le moins du monde incommodé. L'amande, qui est blanche et renfermée dans une coque fragile, a une saveur agréable qui rappelle celle de la noisette. Ces amandes, pilées et bouillies dans l'eau , donnent une huile épaisse dont les Indiens se servent pour préparer leurs

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alimenta. Le bois de cet arbre est blanc, léger, liant, mais peu compacte; on l'emploie dans les constructions légères et dans la mâture pour les petites embarcations.

La siphonie élastique fournit un produit encore plus important. Son tronc, par les moindres blessures qu'on lui fait, laisse écouler en abondance un suc laiteux, blanc, qui se compose de deux parties : l'une liquide, analogue au sérum du sang ; l'autre composée de globules qui, concrètes, donnent du caoutchouc. Cet arbre fournit en effet, sinon tout, du moins la majeure partie du caoutchouc du commerce. V. Caoutchouc.

SIPHONIFÈRE adj. (si-fo-ni-fè-re — de «V phon, et du lut. fero, je porte). Moll. Qui est muni d'un siphon.

— s. m. pi. Grande division de la famille des céphalopodes , comprenant les genres dont la coquille est polythalaine et pourvue d'un siphon.

SIPHONIPHORE adj. (si-fo-ni-fo-re — de siphon, et du gr. phoros, qui porte). Moll. Syn.

de SIPHONIFERE.

SIPHONOBRANCHE adj. (si-fo-no-bran-che

— de siphon, et de branchies). Moll. Qui aies branchies communiquant avec un siphon.

— s. m. pi. Ordre de mollusques gastéropodes, comprenant les genres dont la coquille est canaliculée ou échanarée k la base.

SIPHONODON s. m. (si-fo-no-don — de siphon, et du gr. odous, dem), Bot. Genre de plantes, de la famille des ilicinées.

SIPHONOÏDE adj. (si-fo-no-i-de — de «phon , et du &r. eidos , aspect). Hist. nat. Qui a la forme d'un siphon.

— Moll. Syn. de siphonifère.

SIPHONOLOCHE s. fi (si-fo-no-lo-che — contr. de siphon, et de aristoloche). Bot. Syn.

d'ARISTOLOCHE.

SIPHONOPHORE adj. (si-fo-no-fo-re — de siphon, et du gr. phoros, qui porte). Zool, Qui est muni d'un siphon.

— s. m. pi. Myriap. Syn. de polyzonides.

— Acal. Ordre d'acalèphes, comprenant les trois familles des diphylides, des physophorides et des vélellides : Les siphonophores n'ont pour organes digestifs que des trompes ou suçoirs. (Dujardin.)

S1PHONOPHORIDE adj. (si-fo-no-fo-ri de

— de siphonophore, et du gr. eidos, aspect). Myriap. Syn. de polyzonide.

SIPHONOPHYLLIE s. f. (si-fo-no-fll-lî — de siphon, et du gr. phullon, feuille). Zooph. Genre de polypiers fossiles, des terrains carbonifères d'Irlande.

S1PHONOPS s. m. (si-fo-nopss — de siphon, et-du gr. ops, aspect). Erpét. Genre de reptiles, formé aux dépens des cécilies, et comprenant deux espèces , qui habitent l'Amérique.

SIPHONOSTÉGIE s. f. (si-fo-no-sté-ji — de siphon, et du gr. stêgê, toit). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des rhinanthées, dont l'espèce type croît dans le nord de la Chine.

SIPHONOSTOMATE adj. (si-fo-no-sto-mate — de siphon, et du gr. stoma, bouche). Zool. Qui a la bouche munie d'un siphon.

— s. m. pi. Crust. Syn. de LerNÉides.

SIPHONOSTOME adj. (si-fo-no-sto-me —

de siphon, et du gr. stoma, bouche). Zool. Qui a la bouche munie d'un siphon.

— s. va. pi. lchthyol. Famille de poissons acanthoptérç'giens, syn. de bouches-en-flûte.

— Crust. Ordre de crustacés, comprenant des crustacés suceurs.

— Moll. Famille de mollusques siphonobranches.

— Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs.

— Encycl. Crust. Les siphonoslomes sont caractérisés par une bouche en forme de siphon ou de suçoir, composé de quatre pièces qui correspondent au labre, k la languette et aux mandibules; le test réduit k une seule pièce, qui forme en avant une sorte de bouclier; des pattes au nombre de quatorze an plus. Ces crustacés sont, en général, de trèspetite taille ; dans leur premier âge, ils errent et nagent librement; plus tard, ils se fixent et vivent en parasites sur les batraciens aquatiques et surtout sur les poissons, ce qui leur a fait donner le nom vulgaire de poux de poissons ; ils peuvent s'y multiplier au point d'épuiser ces animaux et de les faire périr; ils font quelquefois beaucoup de dégâts dans les étangs. On les divise en deux tribus : les caligiens (argule, calige, pandare, cécrops) et les lernéiformes (dichélestion, nicothoé).

SIPHONOTE s. m. (si-fo-no-te — de siphon, et du gr. nâtos, dos). Myriap. Genre de myriapodes, de l'ordre des diplopodes et de la famille des polyzonides, dont l'espèce type vit au Brésil.

SIPHONUL.E s. m. (si-fo-nu-le — dimin. de siphon). Hist. nat. Petit siphon, petit organe en forme de siphon.

— Entom, Petit tube qui termine en arrière le corps des pucerons, et par lequel ils distillent une liqueur sucrée.

SIPHOKURE s. m. (si-fo-nu-re — de siphon, et du gr. oura, queue). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des ehulcidiens, syn. d orwïrb.

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SIPHONYCH1E b. f. (si-fo-ni-kl — de siphon, et du gr. onux, ongle). Bot. Section du genre paronyque.

SIPHOPATELLE s. f. (si-fo-pa-tè-le — de siphon, et de patelle). Moll. Genre de mollusques gastéropodes, voisin des haliotides et des patelles.

SIPHORIN, INE adj. (si-fo-rain, i-ne — de siphon, et du gr. rin, nez). Ornith. Qui a le bec marqué d'un sillon. Il On dit aussi sipho-

R1NIEN, IENNE.

— s. m. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes ou nageurs, comprenant les pétrels et les albatros. Il Syn, de procellaires.

SIPHOSE s. f. (si-fô-ze). Zooph. Genre peu connu de polypiers fossiles, voisin des madrépores.

SIPHOSTOME adj. (si-fo-sto-me — de «phon, et du gr. stoma, bouche). Zool. Qui a la bouche allongée en forme de tube ou de siphon.

— lchthyol. Genre de poissons lophobranches, formé aux dépens des Syngnathes, et dont quelques-uns ont fait le type d'une famille de même nom.

— Annél. Genre d'annélides tubicoles, voisin des sabelles, et dont l'espèce t3'pe se trouve sur les côtes de Naples : Le SIPHOstome vit enfoncé dans la vase, (E. Baudement.)

SIPHOTOXYS s. m. (si-fo-to-ksiss). Bot.

Syn. d'ACHYROSPERME, genre de labiées.

SIPHULE s, f. (si-fu-le). Bot. Genre de lichens, de la tribu des sphérophorées, dont l'espèce type croît dans les régions alpines.

SIPHUTE s. m. (si-fu-te). Zooph. Genre de polypiers de la Méditerranée.

SIPONCLE s. m. (si-pon-kle — altér. de siplwncule, petit siphon). Zool. Genre d'animaux vermiformes, rapporté tour à tour, par les divers auteurs, aux annélides et aux échinodermes, et comprenant une dizaine d'espèces, répandues dans les diverses mers : Les siPONCLES vivent dans le sable vaseux de la mer. (Dujardin.) Les habitudes des SipoNclks sont encore généralement peu connues. (H. Hupé.)

— Encycl. Les siponcles ont le corps plus ou moins allongé, cylindrique, nu, peu ou point annelé ou articulé, plus ou moins renflé en arrière, atténué en avant, terminé par une sorte de col en forme de trompe, garni de tubercules papillaires et rétractiles à l'intérieur; la bouche terminale; l'anus situé au tiers inférieur de la face ventrale ; l'organe de la génération placé vers le même point et terminé par deux orihees latéraux symétriques. On connaît peu les habitudes de ces échinodermes. Ils vivent dans l'eau des mers ou dans les sables humides et paraissent se mouvoir comme les holothuries fistulaires ; ils se nourrissent probablement de matières animales mélangées avec le sable ou de fragments de coquilles, car on trouve do tout cela dans leur canal intestinal. Quand on les expose à l'air, leur corps se renfle, s'allonge, s'étrangle d'une manière très-variable ; souvent l'animal se déroule plus ou moins complètement; d'autres fois, l'extrémité antérieure est rentrée comme un doigt de gant, comme les tentacules des colimaçons, de telle sorte que la surface externe ou papilleuse devient interne.

Les espèces de ce genre sont peu nombreuses, difficiles à trouver à cause de leur mode d'habitation, et par cela même assez mal déterminées. La plus remarquable est le siponcle comestible, appelé aussi lombric comestible. Ce siponcle est long d'environ 0i»,35 sur 0m,01 de diamètre, cylindrique, annelé en travers , terminé en massue courte , a trompe assez longue ; sa couleur, probablement d'nn blanc rosé, devient grisâtre chez les individus conservés dans l'alcool. Il habite les mers de l'Inde et abonde surtout dans les rivages sablonneux du port de Batavia ; il vit dans les sables, où il se creuse des trous verticaux d'environ 0>",40 de profondeur, ouverts k la partie supérieure. Sa pêche, assez curieuse, est décrite comme il suit par M. H. Hupé : « A la marée basse, les Chinois , qui en sont très-avides , arrivent avec un faisceau de petites baguettes de rotang, atténuées à une extrémité. A chaque orifice de siponcle qu'ils rencontrent, ils en enfument une, et, au bout de quelque temps,

! ils vont les retirer successivement avec précaution. De cette manière, ils trouvent le siponcle attaché par la bouche à la petite baguette, laquelle porte un renflement ou bouton au-dessus, car, sans cela, l'animal, en renflant la partie postérieure de son corps, eût rendu son extraction impossible. C'est ainsi qu'ils se procui ent cet animal qu'ils préparent de différentes manières, ou qu'ils mangent cuit seulement avec de l'ail de Ternate ou du garo sooy. »

Parmi les espèces qui habitent l'Europe, nous citerons le siponcle nu; son corps, long de 0m,22 environ, conique, est couvert d'une peau assez fortement tendue, comme réticulée par le croisement des stries longitudinales et transveises, et d'une couleur blanc jaunâtre; la trompe est courte et garnie de papilles charnues et triouspides. H habite surtout la mer de Naples; on Va signalé aussi dans

| l'Océan. Il vit sous les pierres et les fucus. Le siponcle en sac se distingue aisément du

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