V. Sérampour
SIR AN I (Gibvanni-Andrea), peintre italien, né à Bologne en 1610, mort dans la même ville en 1670. Elève du Guide, il s'appropria si bien le style de son maître, surtout sa seconde manière, qu'il fut chargé de terminer plusieurs tableaux laissés inachevés par cet artiste. Parmi les principaux tableaux de Sirani, on cite : le Sposalizio, k Saint-Georges de Bologne; les Douze crucifiés, à la cathédrale de Plaisance; Saint Jérôme, à Sienne ; Saint François adorant le crucifix, dans la galerie de Modène. Il a également gravé k l'eau - forte plusieurs pièces remarquables, tant d'après ses propres compositions que d'après le Guide.
SIRANI (Elisabetta), artiste peintre italienne, fille du précédent, née à Bologne en 1638 , morte dans la même ville eu 1665. Comme son père, dont elle fut l'élève, elle s'appropria tellement le faire de Guido Reni qu'on a souvent confondu ses ouvrages avec ceux du maître. Non-seulement elle a excellé dans les petits sujets de piété, les panneauxsur cuivre, mais encore elle a abordé avec une vigueur toute virile les sujets historiques, les grandes compositions religieuses; on cite notamment d'elle, dans ce genre, le Baptême de Jésus-Christ, de 30 pieds de hauteur, qu'elle peignit à la chartreuse de Bolo-
SIRD
gne. Parmi ses principales œuvres, on cite-. Marthe et Madeleine (musée de Vienne), une Madeleine et une Madone (Louvre), les Dix mille crucifiés, k Bologne; Timoclée au sac d'Athènes (inusée de Naples), Loth et ses fillfs (palais Malvezzi, k Bologne), Sain* Sébastien soigné par sainte Irène (galerie Altieri , a Rome).
SIRAPHAH s. m. (si-ra-fâ). Mamra. Un des noms de ta girafe, en Orient.
SIRAT s. m. (si-ra). Moll. Espèce de murex du Sénégal.
SIRAUDIN (Paul), auteur dramatique français, né à Sancy vers 18U. Il commença vers l'âge de vingt ans k écrire pour le théâtre et, depuis cette époque, il a fait jouer un nombre considérable de vaudevilles, de parodies, de comédies, de revues, de livrets d'opérettes, écrits le plus souvent en collaboration. Parmi ses nombreux collaborateurs, nous citerons MM. Delacour , Clairville , Choler , Bliim , Thiboust, Saint- Yves, V. Bernard, Bounlois , Moineaux, Chivot, Duru , Oarmouche, Dupeuty, Grange, Guinot, Leuron, Lubize, Dumanoir, Banville, Marc-Michel, etc. M. Siraudin est un homme d'esprit, à qui les chroniqueurs des petits journaux ont prêté une foule de bons ou de mauvais mots. Il a fait preuve d'autant de facilité et de fécondité que de verve et d'entrain, et la plupart de ses pièces ont été jouées avec succès sur les scènes parisiennes de vaudevilles, surtout au Palais-Royal et aux Variétés. En 1860, il lit beuucoup parler de lui en ouvrant un splendide magasin de confiserie, qu'il a cédé depuis k M. Raynard. M. Siraudin n'en a pas moins continué k écrire de nouvelles pièces. Parmi ses productions, nous citerons ; Une faction de nuit (1842) ; ta Belle Française (1843) ; Un voyage en Espagne (1843); le'î'Wcorne enchanté (1845), avec Th. Gautier; Monsieur Lafleur (1845) ; Une histoire de voleurs (1846); le Carillon de Saint-Mandé (1846); la Veuve du Malabar (1846); la Nouvelle Clarisse Harlow (1847, in-8°); le Bouillon d'onze heures ( 1847 ) ; le Chevalier de Beauooisin (1848); Loretles et artistes (1849); la Société du doigt dans l'œil (1850) ; la République des lettres, calembours alphabétiques mêlés de couplets (1850, in-8°); Grassot embêté par Havel (1850); Claudine (1851) ; l'Amant de cœur (1851); le Misanthrope et l'Auvergnat (1852), une de ses meilleures pièces ; les Vins de France (1853); le Bourreau des crânes (1853); Désir de fiancée (1854); Un mari qui ronfle (1854): le Télégraphe électrique (1854); la Pile de Volta (1854); Un bat d'Auvergnats (1855); le Chat de Cendriltou (1855); la Dame de Francboisy (1855) ; le Gendre de ntonsieur Pommier ((1855); Sous un parapluie (1855); la Queue de la poêle (1856); les Dragées du baptême (1856); les Filles des champs (1856); la Gammina (1857); Avez-vous besoin d'argent? (1857); la Veuve au camélia (1857); Vente d'un riche mobilier (1857); Détournement de majeure (1857) ; les Deux Frontins (1858) ; les Femmes qui pleurent (1S5S); le Fils de la Belle au bois dormant (1S58); A gui le bébé? ou le Nouael Antony (1858); Mon nez, mes yeux, ma bouche (1859); Elle était d l'Ambigu (t859); Madame Absaton (1859); Amoureux de la bourgeoise (1859); le Capitaine Georgette (1860); Un bal sur la tête (1860) ; Une femme aux cornichons (1860); Fou-Yo-Po (1860); les Ramoneurs (18C1) ; le Jardinier galant (1861); Bébé actrice (1861); Nos bons petits camarades (1861); l'Argent fait peur (1861); l'Ami des femmes (1861) ; Après le bal (1862); Un carnaval de troupiers (1862); Epernay! vingt minutes d'arrêt (1862); la Fanfare de Sainl-Cluud (1862); le Monsieur de la rue Vendôme (1862); On demande une lectrice (1SG2) ; le Propriétaire à la porte (1863) ; les Perruques (1863); Un avocat du beau sexe (1864) ; les Femmes sérieuses (1864) ; Monjoie fait peur (1864); Un bal d'Alsaciennes (1SG4); le Pifferaro (1864); Cinq cents francs de récompense (1865) ; le Déluge (1865) ; les Idées de Beaucornet (1867); Point d'Angleterre (1867); Paris tohu-bohu (1807); Malbrough s'en va-t'en guerre (1868); Paull faut rester (1808) ; Vlà V général (1870); Canaille et compagnie (1874), drame, etc.
S1RBON (lac de), en latin Sirbonis lacus, nommé par les Arabes Sebaket - Bardouil , lac de la basse Egypte, au N.-E., près de la Méditerranée, dont il n'est séparé que par un étroit bourrelet de sable, k l'É. de Port-Saïd. C'est dans ce lac que, suivant les fables égyptiennes, Typhon fut précipité.
S1R-DARIA ou SIHOUN, fleuve de l'Asie centrale. Il prend sa source au versant septentrional de la chaîne qui réunit les monts Thian-Chan et les monts Bolar, sur la limite du Turkestan et de la petite Boukharie, coule d'abord k l'O., arrose Khokand, puis se dirige au N.-O., baigne le territoire de Kodjend et, continuant son cours vers le N.-O-, va se jeter dans la partie N.-E. du lac Aral, après un cours de 1,600 kilom. Il formait naguère, dans la partie inférieure db san cours, la limite entre le Turkestan et la Russie d'Asie ; mais, depuis les nouvelles conquêtes des Russes en 1868, ces limites ont été reculées au S., et aujourd'hui une partie du Turkestan reconnaît la suzeraineté des Moscovites.
S1RDJAN, ville de la Perse. V. KbrmaN.
SIRDÈNE s. m. (sir-dë-ne). Entom. Syn, de POQQNB.