‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 438 sur 1059 · AM · texte numérisé non relu

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DEUXIÈME COUPLET

Sévère, Et centenaire.

Et colère.

Il gronde toujours! Qu'importe Qu'il apporte Somme forte, Au lieu des amourst Gennaro n'a que d'ça, lion cœur le préféra!

Remportez vos ducats, Le boDheur ne se vend pas!

Ah ! ah ! ah !

SIRÉNIDE adj. (si-ré-ni-de — de sirène, et du gr. eidos, aspect). Erpét. Qui ressemble aux sirènes.

— s. f. pi. Syn. de Siréniens.

SIRÉNIEN, lENNEadj. (si-ré-ni-ain, è-ne

— rad. sirène). Marain, Qui ressemble aux sirènes.

— s, m. pi. Ordre de mammifères piseiformes, comprenant les dugODgs et les lamantins.

— Encycl. L'ordre des Siréniens renferme des animaux vivant presque exclusivement dans l'eau; ayant le corps à peu près pisciforme, et la queue élargie en une forte rame natatoire, qui diffère' d'ailleurs de celle des poissons en ce qu'elle est transversale et qu'elle n'est soutenue par aucune autre partie dure que les os des vertèbres coccygiennes ; les Os pelviens rudimentaires et costiformes; point de membres postérieurs; les membres antérieurs en forme de rames, servant à la natation ; les mamelles rapprochées des aisselles ; point de conque auditive ; les dents lie deux sortes, incisives et molaires. Les Siréniens habitent ordinairement les eaux marines, mais on en trouve dans certaines eaux douces; ils sont herbivores, se tiennent ù peu de distance des côtes et dans les endroits où l'eau a peu de profondeur; les espèces sont peu nombreuses. La nature actuelle n'en possède que de quatre genres. '

Comme les cétacés, les Siréniens ont l'ap-

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parence extérieure des poissons et sont presque aussi complètement aquatiques que ces derniers. C'est dans l'eau qu'ils vivent et se reproduisent. Cependant ils sont bien loin de ressembler aux poissons véritables, et si l'on veut examiner de prés l'ensemble de leurs particularités, on reconnaît bientôt que ce sont des mammifères, qu'ils ont les principaux traits distinctifs des animaux de cette classe et que leur apparence extérieure les rapproche seule des poissons. Une étude détaillée des organes des Siréniens a fait penser à de Blainville que ces animaux pouvaient être associés à l'un des groupes des mammifères terrestres, et dans sa classification il les réunit en un seul et même ordre avec les proboscidiens, sous le nom de gravigrades; ce sont les gravigrades aquatiques, tandis que les proboscidiens sont les gravigrades terrestres.

Le nom de sirenia, qu'Illiger a imposé dès IS11 au groupe des Siréniens, rappelle l'opinion émise par plusieurs naturalistes de La Renaissance, ou plus récents, que les fables imaginées par les anciens au sujet de leurs sirènes reposent sur une notion incomplète de ces animaux. En effet, quoique \e$sirëniens manquent dans la Méditerranée et dans les autres mers qui baignent l'Europe, ils peuvent bien avoir été connus dans l'antiquité, puisqu'il y eu a des espèces au Sénégal, dans la mer Rouge et dans la mer des Indes; mais en réalité rien chez ces animaux ne confirme ce que l'on a écrit au sujet des sirèues de la mythologie, et l'on ne voit ni chez eux ni chez d'autres espèces d'une autre classe ces réunions bizarres de particularités hétérogènes, empruntées par ignorance à des êtres si différents les uns des autres et si arbitrairement associées dans les sirènes de la mythologie. Chez ces animaux, tels que la nature nous les présente, toutes les parties sont en harmonie les unes avec les autres; elles sont toutes dans une corrélation parfaite.

Quatre genres constituent cet ordre.

Le genre halitkérium ne renferme que des espèces fossiles, dont les débris sont surtout très-communs dans les terrains miocènes de certaines parues de l'Europe, principalement aux endroits qui répondent aux bassins, aux baies et aux archipels de l'ancienne mer. Le pliocène et l'éocène proprement dits en renferment aussi. Ce sont le pius souvent des côtes d'une structure compacte et comme pierreuse, caractère qu'on retrouve dans les côtes des sirènes actuelles. Elles joignaient à une forme de tête et à une formule dentaire peu différentes de celles des dugongs une conformation de molaires assez semblable à celle des lamantins.

Les trais autres genres encore vivants de l'ordre des Siréniens sont les dugongs, les lamantins et les stellères.V . ces mots.

SIRÉNOÏDE s. m. (si-ré-no-i-de — de si* rêne, et du gr. eidos, aspect). Erpét. Syn. de sirène, genre de batraciens.

S1RÉNOMÈLE s. m. (si-ré-no-mè-le — de sirène, et du gr. melos, membre). Tératol, Monstre dont les membres inférieurs, dépourvus de pieds, se terminent en pointe; ce qui leur donne une vague apparence de queue de poisson.

SIBÉMJSES (lies), en latin Siveuusz insuis, rochers ou écueils de l'Italie ancienne, sur la côte de Catnpanie, au S. du promontoire de Minerve. Elles étaient, selon la Fable, le séjour des birènes; c'est près de là qu'elles essayèrent inutilement d'enchanter Ulysse. D'après une autre version, ces rochers seraient les sirènes elles-mêmes, qui, «'étant jetées à la iner par désespoir de n'avoir pu séduire le roi d'Ithaque, avaient été ainsi métamorphosées.

SIRERIE s. f. (si-re-rt — rad. sire). Dr. féod. Ancien titre de certaines terres dont le seigneur prenait le titre de sire : La Sibérie de Pons. La sirerie de Créquy.

SIRET (Louis-Pierre), grammairien français, né à Kvreux en 1745, mort à Vitry-sur- Seine en 179g. Il étudia le droit, puis entra dans la.diplomatie secrète. A la Révolution, il se déclara partisan ardent des idées nouvelles, mais craignant que son ancienne profession n'attirât sur lui la colère des patriotes, il alla, pendant la Terreur, se cacher à Bordeaux et revint à Paris après le 9 thermidor ouvrir un magasin de librairie. Il a publié diverses grammaires étrangères, dont la plus connue a pour titre : Eléments de la langue anglaise (1773, in-S°); ce livre, remarquable parla méthode et la simplicité des règles, est encore en usage aujourd'hui; Grammaire italienne (Paris, 1797, in-8°); Grammaire portugaise (Paris, 1798, in-go).

SIRET (Pierre-Hubert-Christophe), théologien français de la congrégation de Sainte- Geneviève, né à Reims en 1754, mort en 1S34. Curé de Sourdun et prédicateur assez renommé au moment de la Révolution, Siret adhéra au régime nouveau et prêta serment en 1791 a la constitution civile du clergé. Il abandonna l'état ecclésiastique en 1793 et entra dans les bureaux-du liquidateur général de la dette des émigrés. En 1797, il fut nommé vicaire de Saint-Merry et obtint de nouveaux succès comme prédicateur. En 1820, il passa à la cure de Saint-Séverin. On a de lui : un Mémorial de la chaire ou Manuel du jeune prédicateur (Paris, 1824, in-12); plusieurs Eloges funèbres, etc.

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SIBET (Charles-Joseph-Christophe), humaniste français, né à Reims en 1760, mort dans la même ville en 1830. Après avoir fait ses études au petit séminaire de Saint-Sulpice, il revint dans sa ville natale, entra dans l'enseignement et devint recteur du lycée de Reims. Il est connu principalement par son petit ouvrage classique, Epitome historié grœcx (Paris, 1799, in-12), qui a eu un succès presque égal à celui de V Epitome histors sacrss de Lbomond, auquel il était destiné à faire suite dans l'étude de la langue latine.

SIHET (Adolphe), littérateur belge, né à Beaumont (Hainaut) en 1818. II entra comme employé dans l'administration à Namur et devint commissaire royal d'arrondissement à Saint-Nicolas. M. Siret s'est adonné à la poésie, puis, s'étant épris des arts, il a visité les principaux musées de l'Europe et il a écrit sur les peintres et les peintures des ouvrages estimés. Membre de l'Académie de Belgique, il fait en outre partie de plusieurs autres sociétés littéraires. Nous citerons de lui : les Genêts (1835); \e Dernier jour du Christ {l&3&); Gloires et misères (1840, 2 vol. in-12); les Fils d'un empereur, essai dramatique (1840, in-12); Moise Vauclin (1840 , in-8°) ; Anna Boleyn, drame en cinq actes et en vers (1841, in-8°); la Florentine, drame en trois actes (1842, in-12); Rêves de jeunesse (1843, in-12); les Trois marquis, comédie (1844, in-12); Parallèle entre Raphaël et lîubens (1847, in-8°); Bévue du Salon (1848); Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles, précédé de la biographie des peintres anciens (1848, in-40, réédité eu 1862-1866, in-8°); Ambroise Spinola (1851, in-8°); les Graveurs belges (1855, in-8°); Récits historiques belges (1858, in-8°); les Veillées belges (1860, in-12); Manuel du touriste et du curieux à Gand (1864, in-12) ; liubens, le Chanoine l'riest, récits historiques (1865, in-12) ; Godefroy de Bouillon, André Vésale (1865, in-12), etc. En 1859, M. Siret a fondé le Journal des beaux-arts , qui paraît à Anvers.

SlRETH, rivièrede l'Europe centrale.V. Sbreth.

SIBECIDE (Jacques), poète normand, né à Rouen dans la première moitié du xvi« siècle. Huissier au parlement de Normandie, il a consacré ses loisirs à la composition d'un petit poème prolixement intitulé : le Thrésor immortel trouvé et tiré de l'Escriture saincte, à la fin duquel sont ajoutés plusieurs chants royaux, ballades et rondeaux, faits et composés par aucuns poêles françois, et présenté au Put) des Pauvres de Rouen, dédié à Louis de Péiremol, président au parlement de Normandie (Rouen, 1556,in-8°). « Ce poème, dit Lebreton, que l'on a cru longtemps être l'unique production de Sireulde, s'est trouvé, depuis quelques années, avoir un frère puîné dont la destinée devait être des plus brillantes. Il est intitulé : les Abuz et super/luttez du monde, avec une pronosticaiion véritable pour cette année; cette dernière partie est en prose (Rouen, pet. in-8°, s. cl.).

Acheté d'abord 80 francs en 1841, chez un libraire de Paris, ce bijou bibliographique reparut, eu 1844, à la vente des livres qui avaient appartenu à Charles Nodier, et là richement relié par Bauzonnet, puis annoncé comme contenant de3 particularités singulières et curieuses sur la ville de Rouen, il fut, dans la chaleur des enchères, poussé jusque 112 francs.

SIREX s. m. (si-rèkss). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, type de la famille des sirioiens et de la tribu des sirictdes, comprenant plusieurs espèces, qui habitent les forêts du nord de l'Europe et de l'Amérique.

— Encycl. Les sirex sont caractérisés par un corps long et cylindrique ; des antennes sétacées ou filiformes; des mandibules courtes et épaisses ; un abdomen sessile, uni au thorax dans toute sa largeur; une tarière robuste, droite, toujours saillante chez les femelles; des ailes parcourues par des nervures nombreuses ; des pattes très -simples et de médiocre longueur. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent le nord des deux continents; elles fréquentent particulièrement les forêts d'arbres résineux. Elles apparaissent parfois en quantité considérable, et comme ce sont d'ailleurs des insectes d'assez grande taille, que leur bourdonnement rappelle celui des guêpes et des bourdons, leur apparition, dans certaines circonstances, a été un sujet d'effroi pour les populations. Du reste, les tirex sorti des insectes très-nuisibles aux arbres ; leurs mandibules sont assez fortes pour entamer et percer le bois et même des corps plus durs. La femelle, à l'aide de sa tarière, entaille l'écorce pour y déposer ses œufs; elle s'attache surtout aux arbres qui ont déjà reçu quelques contusions et finit ordinairement par les faire périr. Les larves sont du nombre de celles qu'on a appelées fausses chenilles. Quand arrive le moment de i'éclosion, elles se servent de leurs mandibules pour se frayer un passage dans le bois.

Le sirex géant a en moyenne om,03 de longueur ; les antennes, les premiers et les derniers anneaux de l'abdomen et les pattes jaunes ; la tête et le corselet bruns ; les ailes hrun jaunâtre. La femelle se distingue par sa taille un peu plus grande et surtout par sa longue tarière. Après l'accouplement, elle introduit ses œufs un a un dans l'écorce des pins. La

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larve est d'un jaune blanchâtre et atteint une longueur de om,04. Les dégâts de cet insecte sont analogues à ceux des bostriches ou des scolytes, mais toutefois moins à craindre, en ce qu'il n'attaque gu :re que les arbres déjà malades ou même de.sséchés. On a vu, dans une maison neuve, des sirex de cette espèce percer des poutres de sapin pour se mettre en liberté. Les moyens de destruction sont les mêmes que pour le scolyta typographe.

Le sirex bleu doit son nom spécifique à sa couleur dominante ; il a le milieu de l'abdomen rouge (chez le mâle) et les pattes testacées. On le trouve dans le Jura. Le maréchal Vaillant a présenté k l'Académie des sciences des balles de plomb percées, quelquesunes d'outre en outre, par cet insecte pendant la guerre de Crimée. D'après Duméril, ce serait avec la scie de son abdomen que le sirex aurait opéré, a Nos propies observations, dit M. Boisduval, nous ont démontré tout le contraire; les tenthrédines ne font usage de leur scie que pour entamer les végétaux dans la partie la plus tendre, afin de déposer, dans la petite plaie, le germe de leur progéniture; mais c'est toujours avec leur mâchoire, comme les autres insectes, qu'elles percent des trous lorsque l'heure de la sortie est arrivée. Si ces sirex s'étaient servis de leur scie, comme le dit Duméril, dans le cas si curieux signalé par le maréchal Vaillant, ils auraient évidemment choisi, comme plus tendre, la partie de la cartouche contenant la poudre. Guidés par leur instinct, ils ont compris que cette substance se dissoudrait en partie dans leur salive et les ferait périr. Nous ajouterons que les caisses devaient être en sapin et que les planches employées à leur confection renfermaient les larves de ce sirex. »

On peut citer les sirex spectre, corne-brune, magicien, fantôme, troglodyte, maigre, pygmée, etc. Ces insectes sont souvent apportés, dans des bois de construction, loin du lieu où ils sont nés. On assure que les dernières espèces vivent dans les tiges des graminées et commettent souvent de grands dégâts dans les seigles.

SIREY (Jean-Baptiste), jurisconsulte français, né à Sarlat (Périgord) en 1762 , mort à, Limoges en 1845. Il appartenait à une honorable et nombreuse famille. Etant entré dans les ordres, il fut successivement vicaire, curé, puis vicaire général de l'évêque de Périgueux. Sirey applaudit aux grandes réformes qui inaugurèrent la Révolution ; mais lorsque les événements prirent une tournure violente, il blâma hautement la direction que prenaient les affaires, fut accusé de royalisme et arrêté. Conduit k Paris et traduit devant le tribunal révolutionnaire, il fut acquitté après treize mois d'emprisonnement. Sirey se fixa alors à Paris, étudia la jurisprudence et publia en 1795 un ouvrage dans lequel il attaquait avec une grande ardeur le tribunal révolutionnaire. Bientôt après, il fat attaché au comité de législation de la Convention et se lia alors avec Tronchet, Bigot de Préameneu, Sieyès, etc. Lors de la réorganisation des ministères sous le Directoire, il entra à la justice comme adjoint en chef de la division criminelle. Ses fonctions consistaient à reviser les anciennes listes d'émigrés, à rayer ceux qui n'y avaient été inscrits que par erreur et à examiner les droits des réclamants contre les arrêtés qui les avaient privés de leur fortune. Sirey rendit de véritables services dans ce poste qui demandait un grand tact, une intelligence bien nette des situations et cette indulgence des esprits droits pour tous les actes, tous les faits qui n'attaquent pas les bases sociales. Il put, grâce au pouvoir presque illimité qui lui était confié, faire rentrer dans la jouissance de leurs biens plusieurs familles nobles qui n'avaient pas porté les armes contre la France. C'est ainsi qu'il se trouva eutrer en relation avec le marquis du Saillant, riche propriétaire du Limousin, qui ne parlait de rien moins que de faire de sa province une petite Vendée si la république ne le réintégrait pas dans ses droits. Port heureusement pour lui, le marquis était accompagné de sa fille, Marie-Jeanne de Lasteyrie du Saillant, belle et spirituelle personne qui comprit que les administrateurs de la nouvelle France pouvaient avoir tout autant d'intelligence , d'instruction , d'élévation que les hommes de l'ancien régime, et que de plus ils avaient le pouvoir entre les mains. Mlle du Saillant s'efforça donc d'atténuer la fâcheuse impression produite par la hauteur de son père, et, pour être plus certaine da mener & bien la négociation dont elle se chargeait, elle prit le parti de venir voir seule le directeur adjoint des affaires criminelles. Nièce de Mirabeau, elle invoqua en faveur de son père les services rendus à la Révolution par le grand tribun populaire et obtint gain de cause. Par reconnaissance et par affection, elle épousa, en avril 1800, Sirey, qui plus tard obtint du cardinal Caprera d'être relevé de ses vœux de prêtrise. Après la coup d'Etat du 18 brumaire (1799), Sirey fut nommé avoué près le tribunal de cassation, et il échangea cette qualification contre celle d'avocat lorsque ce tribunal prit le nom de cour de cassation. Savant, instruit, éloquent, il ne tarda pas à être chargé d'un grand nombre d'affaires importantes et remplit avec la plus grande distinction ces fonctions jus-

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