SIRI
qu'en 183*5. En même temps, il rédigeait les ouvrages et écrivait les annotations à nos codes qui l'ont placé au rang de nos jurisconsultes les plus instruits et les plus autorisés. Les dernières années de Sirey furent profondément troublées par des chagrins de tout geure. 11 perdit sa femme, une de ses filles et son fils aîné Sirey, dont la fin tragique fit si grand bruit. Celui-ci s'était épris, à Bruxelles, de In cantatrice Catinka Heinefetter (v. ce nom), et il fut tué chez cette dernière, le 19 novembre 1842, par M. Edouard Canmartin. A la suite d'un retentissant procès, ce dernier fut acquitté par la cour d'assises de Bruxelles. En même temps, Sirey avait à soutenir de douloureux procès que sa prévoyance habituelle ne sut pas éloigner. La mort de sa femme avait ouvert la porte aux réclamations de ses gendres (1843). Sirey, avait eu trois filles qui avaient été mariées, mais n'avaient touché qu'une partie de leur dot. La mort de M'«e Sirey rendait ces dots exigibles. Sirey luttait alors contre les désastres d'une administration imprévoyante. Lui, le grand jurisconsulte, l'homme d'un conseil si sûr, se voyait contraint de payer deux fois des biens considérables achetés à son insu à des incapables, à des mineurs. Sa grande fortune s écroulait peu à peu. Les dépenses excessives de son entourage hâtaient sa ruine. Une demande en interdiction faite contre lui par un de ses gendres devait l'achever. Forcé de comparaître, le 4 décembre 1845, dans lecabinet du président du tribunal civil de Limoges, il répondait à une question de ce magistrat, lorsqu'il tomba k la renverse sur son fauteuil, en prononçant le mot « ma fille... • On le releva : l'apoplexie l'avait foudroyé. Sa famille fit transporter son corps a Paris, et il repose au cimetière Montparnasse. On lui doit les ouvrages suivants : Du tribunal révolutionnaire, considéré à ses différentes époques (1795, in-80); Lois ciuiles intermédiaires ou Collection des lois sur l'état des personnes et les transmissions des biens depuis le i août 1789 jusqu'au 30 ventôse an XII (mars 1804), époque du code civil (Faris, 1806, 4 vol. in-8") ; les Six codes, avec notes et traités, -pour servir à un cours de droit français, à l'usage des étudiants en droit (Paris, 1829, in-4»); Code cioil annoté des dispositions et décisions de la législation et de la jurisprudence (Paris, 1819, in- 4°); Code de procédure civile annoté (Paris, 1819, in-4<>) ; Code de commerce, annoté des dispositions et décisions ultérieures de la législation et de la jurisprudence (Paris, 1820, in-4°); Code d'instruction criminelle et code pénal annotés (Paris, 1815, 2 vol. in-4») ; Code forestier annoté (Paris, 1828, 1 vol. in-40); Du conseil d'Etat , selon la charte ( Paris, 1818 , in-40) ; Jurisprudence du conseil d'Etat depuis 1806, époque de l'institution de la commission du contentieux, jusqu'en 1823 (Paris, 1818-1823, 5 vol. in-4oJ; Recueil général des lois et arrêts en matière civile, criminelle, commerciale et de droit public, depuis 1791 jusqu'au 1er janvier 1832 (1800-1832, 33 vol. in-4"). Ce recueil a été continué depuis par Devilleiieuve, gendre de Sirey, Carette et Gilbert.
SIREY (Marie- Jeanne-Catherine-Joséphine dk Lasteyrie du Saillant, dame), femme de lettres française, épouse du précédent, née au Bignon (Loiret) en 1776, morte à Chatou (Seine) en 1843. C'était une femme d'esprit, qui, comme nous l'avons dit en parlant de son mari, était nièce de Mirabeau. Eile a publié sous le voile de l'anonyme : Marie de Courtenay (Paris, 1818, in-12) et Louise et Cécile (Paris, 1822, 2 vol. in-12), romans; la Mère de famille, journal mensuel (1833-1834, in-S°) ; Conseils d'une grand'mève (Angers , 1S38, in-12); Petit manuel d'éducation (Paris, 1841 1842, in - 18). Elle a collaboré, en outre, k divers journaux , notamment au Journal des femmes,
S1RHIND, la Serenda des anciens, ville de l'Indoustan anglais , dans la présidence du Pendjab, au pays des Seiks, à 225 kilom. N.-O. de Delhi. La ville actuelle, autrefois beaucoup plus importante, fut bâtie en 1357 par Firouz III, sur l'emplacement de l'antique Serenda.
SIRI (Vittorio), historien italien, né à Parme en 1608, mort à Paris en 1685, Entré chez les bénédictins, il acquit une certaine réputation comme géomètre. S'étant, dans un écrit relatif aux contestations sur la succession du duché de Mantoue, déclaré partisan de la France, il gagna la protection de Ri- ; chelieu et plus tard Celle de Muzurin, qui lui : lit accorder une pension avec les titres de i conseiller, d'aumônier et d'historiographe du ' roi. Toutefois, ce ne fut qu'en 1649 qu'il vint ; en France, où il ne se fixa qu'en 1C57. Comme historien, on a dit de lui que c'était un auteur ; plus laburieux qu'exact. Cependant, quelques historiens modernes semblent avoir reconnu qu'en général il ne manque pas de véracité. ] Au reste, ses ouvrages sont fort médiocres. Le principal est le Alercurio, ouvero historia de' cornent i lempi (1644-1682); Memorie recondile deW atmo 1601 sino al 1640 (Rome et Paris, 16Î6-1679). Lus faiieui s d'anas surtout ont puisé à pleines mains dans ces volumineuses et indigestes compilations.
SlfUAlNE ou SYRIAINE (langue) adj. V.
pisrmiennes (langues).
S1R1ASE s. f. (si-ri-a-ze — du gr. seirias,