SITA
syphe qu'il remonta tant de fois jusqu'au bord du plateau, et qui retombait toujours sur ses épaules d'Atlas, chargées en outre de tout un monde i
Ta. Gautier.
«C'est toujours le pouvoir temporel, barrière élevée au Centre pour empêcher tout rapprochement et briser tout accord entre le Nord et le Midi, que l'Italie, unitaire ou confédérée, rencontrera d'abord comme obstacle à sa grandeur politique. Qui peut consentir aujourd'hui à ce que ce rocher de Sisyphe retombe sans cesse sur la nationalité italienne? d
( Journal des Débats. )
o Les actes de la famille humaine sur le théâtre du monde ont sans doute un ensemble; mais .le sens de celte vaste tragédie qu'elle y joue ne sera visible qu'à l'oeil de Dieu, jusqu'au dénoûment, qui le révélera peut-être au dernier homme. Toutes les philosophies se sont en vain épuisées à l'expliquer, roulant sans cesse leur rocher, qui n'arrive jamais et retombe sur elles, chacune élevant son frêle édifice sur la ruine des autres et le voyant crouler k son tour. ■
A. de Vigny.
SUyphe (le rocher de), drame en cinq actes, par M. E. Didier; représenté à l'Odéon le il décembre 1857. Tout le monde sait que le malheurex Sisyphe a été condamné dans les enfers à faire rouler un rocher, qui menace sans cesse de retomber sur sa tête et de l'écraser. Le rocher de Sisyphe de M. Didier est une femme dont le passé retombe sans cesse sur la tête de son mari. La pièce est la peinture d'une situation fausse et cruelle, née d'un généreux mouvement dans un milieu vicieux. Un jeune homme, qui a sauvé de la mort une femme du demi-monde et qui a dû à son tour la vie à ses soins, l'épouse en dépit de toutes les représentations. Ce mariage de reconnaissance, sans être pour la femme une réhabilitation, devient pour 1 homme un fléau; c'est son rocher de Sisyphe, Devant la malveillance du monde, il voit sa carrière brisée et se retire k la campagne, où viennent l'assaillir des malheurs de toute nature sans compensation. Ce drame n'est pas mauvais, l'idée en est ingénieuse et morale, mais la note triste y domine trop. C'est, pour ainsi dire, une réfutation anticipée des Idées de ifœ» Aubray, d'Alexandre Dumas fils. Le style a de la vigueur ; il est fâcheux que par instant il paraisse légèrement rocailleux. On dirait que l'auteur a semé k travers sa pièce des éclats du rocher de Sisyphe.
SISYRE s. f. (si-zi-re — du gr. sisura, couverture , fourrure). Entom. Genre d'insectes névroptères, de la famille des hémérobes, dont l'espèce type est assez commune en France.
SISYR1NCHION s, m. (si-zi-rain-ki-on — du gr. sinus, manteau ; rkugchion, museau}. Bot. Nom scientifique des bermudiennes, genre d'iridées. Il Syn. d'ixiA, autre genre d'iridées.
SISYROPHORE s. m. (si-zi-ro-fo-re — du gr. sisura, fourrure: p/wros, qui porte). Bot. Genre de plantes, de la famille des synanthérées.
S1T , rivière de la Russie d'Europe. Elle prend sa source dans le gouvernement de Tver, cercle et à 18 kilom. E, de Bejetzk, coule à l'E., entre dans le gouvernement d'Iaroslav, tourne au N. et se jette dans la Mologa, après un cours de 150 kilom. En 1327, les Russes commandés par Jouri Wladimir furent battus sur les rives du Sit par les Tartaies.
SITA, femme de Rama et héroïne de l'épopée innienne. Slta est la fille du sillon; elle a eu la Terre pour mère, comme la Proserpine grecque et latine. Le roi Djanaka la trouva en effet dans un sillon, l'adopta comme sa tille, d'où lui est venu le nom de Djanakide par lequel la désignent fréquemment le liûmayana et les légendes. Quand vint l'âge de la marier, le roi Djanaka promit sa main à celui qui saurait tendre un arc qui avait été donné par Siva à Dêvarata, aïeul de Djanaka. Si va s'était servi de cet arc dans le sacrifice de Dakcha, fils aîné de Brahma, que celui-ci fit naître de son orteil, comme Bacchus naît de la cuisse de Jupiter. Dakcha ayant oublié d'inviter au grand sacrifice une de ses tilles, Satê, qu'il avait mariée à Siva, le dieu, furieux, pour se venger s'arracha du front des cheveux qui se transformèrent en géants qui renversèrent l'appareil du sacrifice et tuèrent Dakcha. C'était dans cette occasion qu'avait servi l'arc merveilleux que devait tendre celui qui voulait épouser Sîta, En ce moment, Rima, instruit dans la sagesse par l'asceie Vievvaniitra et ayant déjà signalé sa voleur contre les Raksasas, fut amené par lui k la cour de Djanaka. Comme Ulysse, de retour à son foyer, il tendit l'arc, si fort même qu'd le brisa. Slta fut donc sa femme. Elle l'accompagna dans l'exil auquel il fut condamné par son vieux père Daçaratha, circonvenu par une de ses femmes. Or, tandis que Slta et Rama, avec Lakchmaisa, passaient le temps de leur exil dans une forêt, le Raksasa Ravana, haï des dieux, enleva