‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 445 sur 1059 · SITA · texte numérisé non relu

SITA

Slta. Rama, pour reconquérir sa femme, fit alliance avec Hanoumât, roi des singes, et avec les ours commandés par Souguvâ. Après une guerre longue et terrible, qui forme, le sujet du Râmayana et qui est pleine d'épisodes où la science moderne a trouvé tant de rapports avec les différentes épopées de la race aryenne, Rama s'empara de la ville de Lanka, capitale du royaume de son ennemi, et recouvra sa femme Slta. Mais, par suite de la longue captivité de celle-ci dans le palais du Raksasa, Rama couçut des doutes sur sa pureté et la reçut assez froidement. L'épreuve du feu, qui devait prouver son innocence, lui fut imposée en présence des dieux et de l'ombre du roi Daçaratha. L'épreuve lui fut favorable, et Sîta rut complètement justifiée. Cependant Rama, plus tard, conçut encore les mêmes soupçons, et, Stta étant enceinte, il l'exila sur les bords du Gange, ou elle enfanta deux fils, Rousa et Lava. Ce fut le poiSte Valmiki, k qui est attribuée la rédaction du Râmayana, qui prit soin de ces deux enfants et les éleva. Il leur apprit l'histoire de leur père, qu'il avait mise en vers. A un sacrifice donné par Rama, les deux jeunes gens, sur le conseil de Valmiki, récitèrent ce poème qui enchanta tellement Rama, qu'il rappela sa femme et reconnut ses deux enfants. Cependant Sita se soumit encore une fois à l'épreuve du feu ; mais la Terre, sa mère, furieuse des persécutions et des outrages qu'on infligeait k sa fille, ouvrit son sein et l'y reçut pour lui assurer le repos. Il est inutile de faire remarquer les analogies de cette légende avec celle de Proserpine qui, comme Sita rendue k son époux par le di.;u du feu Ayni auquel elle est livrée pour subir l'épreuve imposée, est rendue à sa mère par Pluton qui l'avait enlevée. Proserpine, comme Slta, est la tille du sillon ; elle représente symboliquement la germination des plantes sous la terre et la fécondité de la terre. Il y a quelques variantes à cette légende ; celle que nous venons de raconter est celle qui est reproduite dans le Râmayana et qui est le plus généralement adoptée. Mais le Brahma vêoartha pourana prétend que ce ne fut pas Slta elle-même qui fut enlevée par Ravana, niais son ombre ; selon le même pourana, ce fut son ombre qui passa dans le feu pour donner a Ayni l'occasion de rendre à Rama son épouse. On a remarqué qu'une tradition analogue avait cours en Egypte touchant Hélène. Selon un autre livre indou, le Padma pourana, Slta fut dispensée de l'épreuve, son innocence ayant été attestée par Ayni,Vayou, Varouna, Brahma et l'ombre de Daçaratha; dans le même pourana, Brahma explique à Rama qu'il était nécessaire que Sita fût enlevée pour que l'ennemi des dieux, Ravana, fût tué. Une autre tradition fait de Sïta la fille de Ravana; au lieu d'avoir été enlevée par celui-ci, ce serait elle qui, outrée de la jalousie de son mari, se serait retirée auprès de son père à Lanka. Rama l'aurait poursuivie jusque chez son père ; mais, bien qu'il eût été vainqueur de Ravana, sa conduite envers Sîta ne tarda pas à soulever sa propre famille contre lui. Ses enfants prirent fait et cause pour Sîta et s'enfuirent dans une forêt. Une grande bataille fut livrée entre Rama et son fils Kousa-, que quelques-uus disent avoir eu lieu dans le Matsya, aujourd'hui le Dinajpour; d'autres la placent sur les bords du Gange, près de Vithora, où l'on trouve encore quelquefois des pierres pointues qui ont dû armer les flèches.

S1TACE, ville de l'ancienne Assyrie, près de la rive gauche du Tibre, au S.-K. de Tigranocerte ; elle donnait son nom à un district, la Sitacène, dont elle était le cheflieu.

SIT AI RE s. f. (si-tè-re — du gr. sitos, vivres). Ane. art milit. Cantine portative.

S1TALCÈS, roi de la Thrace Odrysienne, au ve siècle av. J.-C. II était fils de Térès, monta sur le trône vers l'an 430 av. J.-C. et régna huit ans au plus. Il préféra l'alliance des Athéniens à celle des Corinthiens, fit une expédition contre les peuples de la Thrace et de la Thessalie, ses voisins, et attendit en vain la flotte et l'armée qu'avaient promis de lui amener les Athéniens. Voyant son armée fort éprouvée par la faim et le froid, il se décida à écouter, les conseils de son neveu Penthès et rentra précipitamment dans ses Etats.

SITANE s. m. (si-ta-ne). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguanes, voisin des dragons.

SITARCHIE s. f. (si-tar-kî — du gr. si'fos, vivres; arcàia, gouvernement). Antiq. gr. Charge de l'intendant de la police des vivres.

SITAREs. m. (si-ta-re). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéroinères , de la famille des sténélytres, tribu des cantharidies, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe.

SITARÉE s. f. (si-ta-ré). Entom. Genre d'insectes diptères myodaires, de la famille des aciphorées, dont l'espèce type est commune en France : Les sitarëes se rapprochent beaucoup des forelties. (E. Desniarest.)

SITAR IDE adj, (si-ta-ri-de — de sitare, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble a un sitare.

— s. f. pi. Famille d'insectes coléoptères, ayant pour type le genre sitare.

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