S1TO
8ITI0LOGIE s. f, (si-ti-o-lo-jl — du gr. sition, aliment; logos, discours). Traité sur les aliments, science de l'alimentation.
SITIOLOGIQUE adj. (si-ti-o-lo-ji-ke — rad. sitiologie). Qui a rapport aux aliments, k la sitiologie : Essai sitiologique.
S1TIOPHOBIE s. f. (si-ti-o-fo-bî — du gr. sition, aliment; pkobos, crainte). Pathol. Répugnance pour les aliments.
SITITJS (Publius), surnommé iWerlnu., c'est-à-dire natif de la ville de Nocera, homme de guerre romain, mort vers 43 av. J.-C. Forcé de quitter Rome pour échapper à une accusation grave, il se rendit en Espagne, puis en Afrique, revint en Espagne et combattit dans les guerres dont cette péninsule fut alors le théâtre. Il était partisan de Catilina et seconda ensuite César en Afrique, prit Cirta, tua Sabura, général de Juba, dispersa les armées de ce prince et fit prisonniers Afranius et Faustus Sylla et une grande partie des soldats de Pompée (48 av. J.-C). 11 fut nommé par César roi d'une partie de la Numidie, possédée auparavant par Manassès. Arabion, fils de ce dernier, s'empara par trahison de Sitius et le fit mettre k mort.
SITKA ou BARANOV,tte de l'Amérique septentrionale, près de la côte occidentale, dans l'océan Pacifique, au N. de l'archipel du Prince-de-Galles, par 57" 3' de latit N. et 136» de longit. O. Cette île, qui formait naguère un des six districts de l'Amérique russe et qui appartient aujourd'hui aux Etats-Unis, est couverte de mousse, de sapins et de mélèzes; le sol est presque entièrement infertile. Sur la côte occidentale, on trouve un petit centre de population qui porte le nom de Nouvelle-Arftbangel, chef-lieu de l'Ile; la chasse au renard, à la zibeline et k la loutre de mer et la pêche sont les principales occupations des habitants.
S1TOCHROA s. m. (si-to-kro-a — du gr. sitos, froment; chroa, couleur). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des pyralides.
SITOLOBE s. m. (si-to-lo-be — du gr. sitos, froment, et de lobe). Bot. Syn. de dicksonie, genre de fougères.
SITOMÈTRE s. in. (si-to-mè-tre — du gr. sitos, blé ; metron, mesure). Instrument destiné à faire connaître la densité des graines de céréales : Le sitomètre de M. Mubbaine remplit toutes 'es conditions qu'on peut désirer.
SITONE s. m. (si-to-ne — gr. sitoneus; de sitos, blé). Antiq.gr. Officier athénien chargé d'acheter le blé pour las besoins de la république.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des brachydérides, comprenant une soixantaine d'espèces, répandues surtout en Europe.
— Encycl. Antiq. gr. Des lois et des prescriptions nombreuses réglaient dans 1 Attique le commerce des grains, afin d'obvier k 1 insuffisance du sol, qui, très-productif en olives, en figues, en raisins, ne donnait en blé que les deux tiers de ce qui était nécessaire pour la consommation. La plus grande sévérité était apportée à l'exécution de ces règlements, sous la surveillance des sitopkylax. Dans certains cas, la peine de mort menaçait ceux qui ne les exécutaient pas et même les magistrats qui ne veillaient pas k ce qu'ils fussent exécutés. Néanmoins, le manque de blé se fit sentir assez fréquemment k Athènes soit par suite de mauvaises récoltes, soit par l'effet des guerres, soit par quelque autre cause. L'Etat prenait alors de nombreuses mesures pour que le peuple ne souffrît pas de la disette. D'-s greniers publics étaient établis dans l'Odéon, dans le Pompéien, dans le Long Tonique et dans des magasins établis sur le bord dé la mer. On y faisait venir de gramles quantités de blé et on le vendait au prix le plus bas possible. Des commissaires étaient nommés pour l'achat et la vente de ce blé; on les appelait sitones. Démosthène, comme on le voit dans le discours Sur la couronne , exerça une fois la charge de sitone. Des officiers placés sous la direction des sitones recevaient le blé, le mesuraient et le vendaient au prix fixé, en ayant soin de ne pas en livrer à chaque persormaipu delà d une certaine quantité déterminée par les règlements. Il ne faut pas confondre les silones avec les citoyens qui, dans des moments de pénurie, faisaient venir du grain k leurs frais et le vendaient à très-bas prix ou le distribuaient gratuitement au peuple.
SITONNO (le), type de la comédie italienne. Il appartient particulièrement au répertoire napolitain et ridiculise les travers de l'homme du peuple, Il figure dans les pièces écrites ou improvisées et dans les spectacles de marionnettes, il y parait toujours à point pour faire éclater des rixes au milieu des cohues. LeSitonno, dit M. Maurice Saud, «ne parle que de coups de couteau, coups de bâton, coups de pierre, coups de carabine et coups de toute sorte avec une emphase pleine de réticences menaçantes. > Quand les coups de poing volent, la jactance du Sitonno baisse singulièrement et la querelle se termine M plus souvent, k l'instigation personnelle de notre homme, autour d'une table du