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cabaret voisin. Somme toute, le Sitonno verse plus volontiers du vin que du sang. Ce type se rencontre déjà dans les pièces du Ruzïante (xvr» siècle). Actuellement, le Sitonno. revêt le costume du menu peuple napolitain, veste ronde en velours de coton cannelle, casquette sur l'oreille, pantalon clair et ceinture rouge. Ajoutez le rotin insolent et un déhanchement provocateur, vous aurez tout le personnage.
S1TONS, nom donné par les anciens à un peuple qui habitait dans la Scandinavie le pays qui formait la limite du monde connu. Tacite mentionne les Sitons comme terminant la Suévie. Leur territoire fait aujourd'hui partie de la Norvège.
SITOPHAGE adj. (si-to-fa-je — du gr. silos, blé; phagô,je mange). Qui se nourrit de blé.
S1TOPHILE s. m. (si-to-fi-le — du gr. silos, froment; philos, qui aime). Entom. la famille des charançons, tribu des rhynehophorides, comprenant une vingtaine d'espèces, répandues dans toutes les parties du monde.
SITOPHVLAX s. m. (si-to-fi-lakss — du gr. sitos, blé; pkulax, gardien). Antiq. gr. Magistrat athénien qui surveillait le commerce du blé.
— Encycl. Le manque de blé ou du moins le manque de proportion entre ia récolte et les besoins, dans l'AUique, força les Athé-niens à veiller avec le plus grand soin aux approvisionnements en céréales et k faire surveiller attentivement l'exportation, l'importation et tout ce qui, se rattachait à la vente et aux achats de blé. De là l'importance des sitophylax, magistrats charges de ce soin. ■ Lorsque la population de l'AUique devint considérable et s éleva, suivant les évaluations les plus générales, à 135,000 hommes libres et 365,000 esclaves, le pays ne produisait annuellement qu'environ 2 millions de médimnes de blé. Or, la consommation totale montait à 3 millions de uWimnes; il fallait donc en importer 1 million. La plus grande partie venait des contrées bordant le Pont- Euxinet principalement du Bosphore Cimmérien et de la Chersonese de Thiace; le reste venait de Syrie, d'Egypte, de Libye, de Chypre, de Rhodes, de Sicile et d'fiubée. La nécessité d'assurer l'importation imposa aux Athéniens toutes sortes d'expédients protecteurs. C'est pour permettre aux navires d'amener sans péril le blé jusqu'au promontoire qu'ils tonifièrent Suniuin. Souvent des vais* seaux de guerre accompagnaient les convois. Quand Eoilis, l'amiral laeédémonien, stationna avec sa flotte devant Egine, les Athéniens s'embarquèrent en hâte, sous le commandement de Chabrias, et lui offrirent la bataille alin que les navires chargés de grains qui étaient en Eubée pussent arriver au Pirée. Quand Philippe de Macédoine attaqua B\zance, ce fut surtout dans le dessein d'amener ta disette à Athènes en commandant l'entrée de l'Euxra et empêchant le blé de passer. De là les grands ettorts de Déraosthène pour faire secourir Byzance.
Les précautions que prirent les législateurs athéniens pour assurer la subsistance de l'Attique montrent bien jusqu'où allaient leurs craintes de n'être pas à même de Satisfaire aux besoins de la population. L'exportation du blé était entièrement défendue; pas un Athénien, pas un résident étranger ne pouvait mener du blé ailleurs qu'à Athènes. Quiconque le faisait encourait la peine (Je mort. Tout le blé qui arrivait dans les ports attiques devait être conduit à Athènes et y être vendu. 11 n'était pas permis d'avancer de l'argent à un navire, s'il n'acceptait la condition expresse de revenir à Athènes avec un chargement qui devait être en partie de blé. Si un marchand, ou quelque autre personne, avait fait des avances d'argent ou conclu un arrangement en contradiction avec cette loi, non-seulement il s'exposait à une pénalité, mais son acte était nul et il ne lui était pas possible de recouvrer son argent par la voie des tribunaux. Relativement à la vente sur le marche, il y avait des règlements d'une extrême sévérité : les vendeurs de blé qui se liguaient pour accaparer les grains ou pour eu élever le prix étaient punis de mort. Il ne leur était pas permis de gagner plus d'une obole par médimne. La loi détendait en outre d'acheter plus de quinze phormos k la fois; il est vrai qu'on ne sait pas au juste ce que valait le phormos. Toute la législation relative au commerce des blés à Athènes ressemble beaucoup à celle qui a régi la même matière en France, au temps de la Révolution. Elle atteignit dans l'Attique le but que s'étaient proposé les législateurs ; elle n'a eu chez nous d'autre résultat que d'enchérir le prix des denrées ; ce qui montre que les mêmes lois n'ont pas nécessairement les mêmes effets.
A Athènes, les silophylax veillaient scrupuleusement à l'exécution de ces règlements divers. Ils furent d'abord au nombre de trois seulement; plus tard, ce nombre fut porté à quinze , dix pour la ville d'Athènes , cinq pour le Pirée. Ces derniers avaient pour fonctions principales de surveiller l'arrivée des navires chargés de grains, d'enregistrer les quantités importées et de faire exécuter les lois relatives à l'importation. Les dix sito-
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phylam qui résidaient à Athènes étaient chargés de veiller à ce que le blé et la farine vendus sur ie marché fussent de honue qualité; ils devaient prendre soin que les prix ne fussent pas surélevés et que les ventes se fissent avec les poids et les mesures dont l'usage était imposé par la loi. C'était à eux qu'il appartenait de découvrir les fraudes des vendeurs et de signaler les coalitions. Ils remplissaient donc, pour la vente du blé, les mêmes fonctions que les agronomes et les métronomes pour la vente des autres denrées. Quand les sitophylax manquaient de vigilance, ils étaient poursuivis devant le sénat, et, selon Lysias, leur incurie était quelquefois punie de mort. Démosthène,-dans son discours Contre la loi de Septime, invoque les registres des sitophytax dans le but de prouver que la quantité de blé venue du Pont-Euxin égale toute celle qui est importée des autres pays, Leucon, roi du Bosphore, ayant, par amitié pour les Athéniens, affranchi de tout droit le blé partant de Théodosie pour les ports de l'Attique. Ces registres étaient probablement tenus par les sitophylux du Pirée, qui y inscrivaient le poids du chargement apporté par chaque navire.
SITÔT adv. (si-tô — de si, et de tôt). Aussi promptement : Je n'arriverai jamais sitôt que vous. Je ne vous attendais pas sitôt.
— Loc. adv. De sitôt, Si prochainement : Il n'arrivera pas de sitôt.
— Loc. conj. Sitôt que, Dès que, dès le moment où : Il partit sitôt QXj'it eut appris votre présence.
Du nectar idéal, sitôt qu'elle a goûté, La nature répugne a la réalité.
Lamàhtine.
Ah ! c'est un beau joueur, un joueur admirable ; Sitôt gv.'\ï est assis, on fait cercle a sa table. C. Delaviuhe.