SIWA
plus la guerre et les maux qui l'accompagnent, qu'elles ont été plus redoutables : il n'en est aucune qui ait préservé son pays d'une invasion. Le vieux proverbe :Si vis pacem, para bellum, était bon chez les anciens, où la force décidait tout; il n'est plus chez les modernes l'expression de la vérité : de grands préparatifs de guerre mènent toujours à la guerre.'» "
J.-B. Sày.
• La maxime romaine : Si vis pacem, para bellum, peut être entendue dans un sens raisonnable, mais elle devient très-mensongère et produit en somme beaucoup plus de mal que de bien, par la mauvaise application qu'en font journellement des hommes intéressés a la guerre ou incapables de mesurer la portée réelle des paroles. »
M. P. Larkoquu.
SIVOBI (Ernèst-Camille), célèbre violoniste italien, né à Gênes le 6 juin 1817. « Sa mère était enceinte de lui, dit Fétis, lorsqu'elle entendit Paganini au théâtre Sant'- Agostino ; l'émotion profonde qu'elle en éprouva hâta la naissance de son fils. Le lendemain de ce concert, elle donna le jour à Camille. Il n'était âgé que de cinq ans lorsqu'un musicien, nommé Restano, qui enseignait la guitare à ses sœurs, lui apprit à faive la gamme sur un petit violon qu'on lui avait donné. » L'enfant reçut ensuite des leçons de violon de Costa, puis de Paganini, qui lui fit jouer quelques-uni» de ses sonates en public. Sivori n avait que dix ans lorsqu'il vint à faris, joua dans plusieurs concerts, puis se rendit à. Londres. De retour à Gènes, il étudia l'harmonie et le contre-point sous la direction de Jean Serra et devint violon solo au théâtre Carlo- Felice. Il visita ensuite les diverses parties de l'Italie, fit le tour de l'Allemagne, puis se rendit à Moscou et à Saint- Pétersbourg. Il donna plusieurs concerts à Bruxelles dans l'hiver de 1841. Après avoir parcouru la Belgique, il se rendit en Hollande, puis revint à Paris au mois de décembre 1842. Le 29 janvier 1843, Sivori exécuta dans un concert de la société du Conservatoire la première partie d'un concerto de sa composition. Son succès fut si grand que la Société des concerts lui décerna une médaille d'honneur. Des cet instant, la réputation de l'élève de Paganini était fondée et il prenait rang parmi les plus grands violonistes de l'époque. Sivori se rendit successivement en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, aux Etats-Unis (18461 au Mexique, au Pérou, au Chili, k la Pluia et revint à Gênes en 1850. Pendant ses pérégrinations dans les deux mondes, il avait été partout l'objet d'ovations enthousiastes et avait amassé des sommes considérables. Ayant perdu ia plus grande partie de ce qu'il avait gagné dans une affaire industrielle, M. Sivori reprit le cours de ses pérégrinations. Après avoir parcouru de nouveau la Grande-Bretagne, il se rendit en Suisse (1853) Pendant le voyage, il lit une chute de voiture, eut !e poignet fracturé, mais se guérit promptement. Eu quittant la Suisse, il alla donner des concerts en Italie, en France, en Espagne, en Portugal, en Belgique, en Hollande. En 1862, il obtint une ovation enthousiaste dans un grand concert donné au cirque Napoléon et où il se fit entendre dans le grand concerto de Paganini en si mineur. « Sivori n'est pas seulement, dit Fétis, un des plus remarquables violonistes de notre époque dans la musique de chambre, comme il est un des plus étonnants virtuoses de concert; il est aussi grand lecteur à première vue; j'en ai eu la preuve dans un de ses séjours k Bruxelles, lorsque je lui présentai deux compositions non encore publiées et fort difficiles, qu'il déchiffra sans hésitation, entrant immédiatement dans le caractère de la musique avec la même sûreté que s'il l'eût étudiée. » Voici la liste des principales compositions du célèbre violoniste : premier concerto en mi bémol, pour violon et orchestre; deuxième concerto en la, pour violon et orchestre ; fantaisie-caprice en mi majeur, pour violon et orchestre ; deux duos concertants, pour piano et violon ; tarentelle napolitaine, pour violon et orchestre ; Fleurs de Naples, grande fantaisie, pour violon et orchestre ; variations sur le thème Nel cor piu non mi sento, pour violon et orchestre ; variations sur le Pirate la Sonnanbuta et 1 Puritani; fantaisie sur lé Zapaleadù, air populaire de Cadix ; les Folies espagnoles, morceau du genre imitatif; trois romances sans paroles, avec piano; souvenir de Norma; fantaisie sur le Ballo in masc/iera de Verdi; fantaisie sur le Trouvère de Verdi, etc. M. Sivori a épousé en janvier 1855 M'ie Hortense Damain, actrice du Gymnase.
SIVRY, bourg de Belgique, province de Hainaut, arrond. et à 39 kilom S.-O. de Charleroi ; 3,000 hab. Industrie active ; fabrication importante de bas de laine et autres articles de bonneterie; commerce de bois, beurre et fromages.
S1WA s. m, (si-oua). Sorte de poignard malais.
— Encycl. Le siwa est un poignard malais d'une forme très-caractéristique; la lame est large comme la main et tranchante d'un seul côté seulement. C'est une arme terrible, et