‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 473 sur 1059 · ET ÉDITEURS · texte numérisé non relu

ET ÉDITEURS

— Sociétés chorales, V. orphéon.

— Sociétés de coopération. V. coopération.

— Société de crédit au travail. Y. crédit.

— Sociétés populaires. V. clubs politiques.

— Sociétés de secours mutuels. V. association.

— Société protectrice des animaux. V. animal.

— Sociétés d'encouragement. V. encouragement.

— Société d'acclimatation. V. acclimatation.

SOCI

— Société d'agriculture. Y. agriculture.

— Sociétés de tempérance. V. tempérance.

— Sociétés bibliques. V. biblique.

— Société des francs-péteurs. V. pbt.

— Arithm. Règle de société. V. compagnie.

Société royale de Londres. Fondée en 1662 sous le patronage de saint André, elle a été la souche de toutes les institutions scientifiques créées en Angleterre. Précisément en raison de ces rapports de parenté, elle eut k craindre un moment pour son existence, en présence de divisions qui menaçaient de la compromettre. La Société royale de Londres est .la plus ancienne société de ce genre connue en Europe, à l'exception de l'Académie Lyncéenne de Rome, dont Galilée faisait partie. Elle eut pour origine des réunions hebdomadaires où l'on traitait (vers 1645) des thèses de « philosophie nouvelle ou de philosophie expérimentale.» C'est probablement ce club que Bayle désignait ainsi en 1646 : « la Société invisible ou philosophique, » ou bien encore : ■ l'Invisible collège. • Elle siégea tour k tour dans Wood street, k la taverne de la Tête-de-Bœuf, Cheapside, et au Gresham-College. Chaque membre payait 10 shillings d'admission et 1 shilling par semaine, présent ou absent. Charles II prit un grand intérêt au but de ces réunions et, en 1662, il octroya à la Société sa première charte, écrite sur quatre feuilles de vélin, la première page ornée de majuscules et de fleurs contenant un portrait nés-soigné de Charles à l'encre de Chine ; le grand sceau en cire verte y est attaché. En 1663, le roi accorda une charte bien plus importante que la première, et, en 1664, il signa lui-même sur le registre comme fondateur. C'est alors que la Société commença la publication de ses Transactions philosophiques. En 1667 , les membres associés étaient au nombre de 200. Newton, qui fut admis en 1674 , s'excusa de ne pouvoir payer sa cotisation hebdomadaire, vu l'état de ses finances ; mais il communiqua aussitôt les découvertes qu'il avait faites en l'année 1666. Sir Isaac Newton fut élu président en 1703, et la salle des séances qui servait k cette époque a été conservée intacte. Depuis, la Société, sa bibliothèque et son musée ont dû déménager bien souvent avant d'occuper le local où elle est actuellement établie , k Burlington-House. Cependant elle a fait un séjour d'un demisiècle et plus k Somerset-House (où l'a remplacée la Société des Antiquaires), et k ses assemblées ont présidé successivement sir Joseph Banks, le docteur Wollaston, sir Humphry Davy, M. Davies Gilbert, le duc de Susses, le marquis de Northatnpton et deux autres représentants de, l'aristocratie , le comte de Ross et lord Wrottesley, astronomes distingués. En 1858, la présidence échut k sir Benjamin Brodie, un chirurgien, et, en 1862, au général Sabine. M. Weld a donné en 1848 (2 vol.) uue Histoire de la Société royale (History of the Royal Society).

Société mère (la). On désignait ainsi, pendant la Révolution, la Sociéié des jacobins de Paris, qui avait en effet doryié naissance aux 400 sociétés jacobines des départements, dont elle était restée le centre et qui toutes lui étaient affiliées.

Société-Olympique (THÈXtRB DE LA), fondé

k Paris en l'an VIII (1800). Ce théâtre, l'un des plus beaux qu'on ait pu voir, était situé dans la rue de la Victoire, et voici ce qu'en disait un journal spécial, le Courrier des spectacles, k la fin de l'a*n XI : « Dans l'établissement successif des théâtres, on en a vu plusieurs qui devaient leur naissance k l'envie, au besoin et même k la vengeance; celui-ci doit sa fondation k l'amour de l'art. M. Comar, passionné pour le théâtre, a sacrifié une fortune considérable k élever il y a trois ans, dans le quartier de la Chaussée-d'Antin, une des plus belles et des plus élégantes salles que l'on ait pu voir. Le luxe de celle-ci est poussé au plus haut degré, si l'on considère les galeries qui y conduisent, les escaliers par lesquels on y monte et qui ne seraient pas indignes d'un palais, le jardin où le public peut se promener avant le spectacle et dnns les. entr'actes, enfin la forme et la coupe de la salle en elle-même et les magnifiques rangs de loges qui la décorent. Malheureusement, le quartier n'est point favorable pour une entreprise de ce genre. On y a vu successivement des sociétés bourgeoises, l'opéra-bouffon (c'est-à-dire l'opéra italien). Depuis deux mois, une nouvelle administration a entrepris d'y donner de petits opéras et des comédies. Cette salle appartient présentement k MM. Bosandré et Courtalmont, avec lesquels M. Comar en a traité, dit-on, moyennant une rente viagère... »

La salle du .Théâtre-Olympique avait été édifiée par l'architecte qui futaussi chargé d'élever le grand théâtre de Bruxelles. Comme on vient de le voir, elle avait servi d'abord k une réunion d'amateurs (sans doute faisant partie de la Société olympique, sorte d'académie artistique de ce temps), puis à l'exploitation de l'opéra-bouffe ou italien. La troupe italienne, admirablement composée, comptait dans ses rangs les artistes célèbres qui se nommaient Rall'anelli, Lazzarini, Pasini, Parlamagni, Cicciarelli, Sacconi, Cajani,j Mme» Strinasacehi, Parlamagni, Menghini, Berni, Sevesti. L'orchestre était dirigé par le violoniste oompositeur Bruni , auteur d'un

SOCI

grand nombre d'opéras applaudis, et le clavecin était tenu par Parenti, compositeur distingué lui-même. Ces excellents artistes firent l'inauguration du théâtre le 11 prairial an IX et jouèrent successivement : Il Alatrimonio segreto, Giamina e Bernardone, Gli Nemici generosi et VItaliana in Londra de Cimarosa, Tulipano, la Servi Padrona et la Molinara, de Paisiello, la Pietra simpatica de Palma, Luùino e Carloila de Mayr, etc. Mais, comme le disait le Courrier des spectacles, le quartier de la Chaussée-d'Antin , alors fort peu habité, n'était point favorable au théâtre ; les chanteurs italiens se virent donc obligés d'émigrer, et, le 24 nivôse an X, ils abandonnèrent le théâtre de la rue de la Victoire pour s'en aller k la salle Favart. Ce théâtre servit alors k des bals et k des concerts, jusqu'au moment (24 frimaire an XI), où un danseur de corde fameux, Forioso, vint s'y installer avec sa troupe d'acrobates.

Forioso n'y demeura pas longtemps, mais il fut remplacé... par une troupe de marionnettes. Au bout de deux mois, les automates avaient cédé la place k de nouveaux occupants, ainsi qu'on ie voit par ces lignes du Courrier des spectacles : « Ùle-toide là que je m'y mette. La troupe qui occupait ce théâtre il y a deux mois a dit k celle qui avait la Porte-Saint-Martin : Ote-toi de là que je m'y mette; mais elle laissait une place vacante rue de' la Victoire ; la troupe de la Porte- Saint-Martin est venue hier s'y établir. Elle a fait son ouverture par une espèce de prologue qui n'a point été mal accueilli et dans lequel M. Bignon, remplissant un rôle de pofiie fou et exalté, a fait briller un talent distingué. C'est dommage qu'ils prêchent dans le désert. Hier, il y avait k peine quarante personnes au parterre, et cependant le temps était assez favorable, et l'annonce d'une troupe nouvelle où figurent les noms de MM. Dugrand et Adenet devait piquer la curiosité. »

Le personnel de la nouvelle troupe se composait de Dugrand, Adenet, Bignon, l'acteurauteur Mayem de Saint-Paul, Devilliers, Lebœuf, M""1 Dorsonviile.Vernet et une jeune élève dugrand tragédien Larive, M"0 Léon. Tous ces acteurs, qui n'étaient point sans talent, jouèrent particulièrement le répertoire classique : le Tartufe de Molière, les Folies amoureuses de Regnard, le Legsde Marivaux, Mahomet de Voltaire, le Glorieux et le Dissipateur de Destouches, le Bourru bienfaisant de Monvel , Mélanie de Laharpe , le Menteur de Corneille, les Trois sultanes de Kavart, le Père de famille de Diderot, Andromaque de Racine, le Mariage de Figaro de Beaumarchais, etc. Mais décidément le milieu était fatal, et au bout de quelques mois ils durent se retirer k leur. tour devant l'indifférence du public. Le théâtre de la Société- Olympique vit alors se succéder rapidement plusieurs administrations aussi peu chanceuses les unes que les autres, et enfin il ferma tout k fait ses portes, de façon que ie décret restrictif de 1807 n'eut pas même la peine de le faire disparaître. Au bout de quelques années, la salle fut démolie.

Société populaire et républicaine des artm,

fondée en 1793. V. commune générale ces

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