V. dialogues, du même auteur
SOCRATE le Seolastique, historien ecclésiastique, né à Constantinople vers la fin du ive siècle, mort vers 440. 11 continua \'Sistoire ecclésiastique d'Kusèbe de Césarée (de l'an 306 à l'an 439). C'est un écrivain grave, judicieux et digne de foi. Il brille surtout par la plus honorable impartialité. Le président Cousin l'a traduit en français.
SOCRATIQUE adj. (so-kia-ti-ke — rad, Socrate). Qui appartient à Socrate : Doctrine, philosophie socratique.
— Amour socratique, Se dit quelquefois d'un vice honteux, dont on charge quelquefois la mémoire de Socrate.
— s. m. Petits socratiques, Nom donné aux disciples de Socrate qui, après la mort du maître, allèrent fonder des écoles dans les diverses parties de la Grèce.
— Encycl, Petits socratiques. V. Cybénaïqub (école), cynique (école) et Mégarb (école de).
SOCRATIQUEMENT adv. ( so-kra-ti-keman — rad, socratique), A la manière de Socrate : Raisonner socratiqukment.
SOCRATISER v. n. ou inlr. (so-kra-ti-zé — rad. Socrate). Moraliser, raisonner avec sagesse, comme Socrate ; Et moi-même, pen-' sais-je alors, pourquoi ne pas SOCRATISER un peu? (Ramus.)
SODA s. m. (so-da — de l'ar. sodaa, même sens). Pathol. Mal de tête , céphalalgie. Il Vieux mot.
SODA s. f. (so-da). Bot. Nom scientifique d'une section du genre soude, et en particulier de la soude cultivée.
— s, m. Econ. domest. Boisson préparée avec de l'eau gazeuse, que les Anglais appellent soda-water (eau de soude), dans laquelle on ajoute du sirop de groseilles. V. soda-wa-
TKR.
SODADA s. m. (so-da-da -—du lat. soda, soude). Bot. Genre de plantes, de la ftimitle des capparidées, réuni aujourd'hui, comme simple section, au genre câprier.
SODAÏQUE adj. (so-da-i-ke — rad. soda).
Chim. Syn. de sodé.
SODAÏTE s. f. (so-da-i-te — rad. soda). Miner. Variété de néphéline.
SODALITHE s. f. (so-da-li-te — de soda, et du gr. lithos, pierre). Miner. Minéral de l'ordre des silicates alumineux à base de soude.
— Encycl. Lùsodalithe se compose de 2 équivalents de bisilicate d'alumine et de 3 da bisilicate de soude, avec une petite proportion d'acide chlorhydrique. Elle cristallise en dodécaèdres rhomboîdaux, ne donne pas d'eau parla calcination, est fusible sur les bords des fragments et soluble par digestion dans l'acide nitrique. Sa densité est environ E,5. Elle raye le verre. Ou la trouve dans les dolomies do la Kossa-Giande, au Vésuve, et dans les micaschistes de la montagne de Nunasornausak, au Groenland, où elle furme des couches de plusieurs mètres; on l'a signalée aussi près de Laacli, sur les bords du Rhin. On a donné aussi le nom de sodalitlte à l'ittnérite, qui sa distingue en ce qu'elle est hydratée, et à la Cancrinite, ou du moins à l'une des deux substances ainsi désignées, qui renferme du chlorure de sodium et a été trouvée en Sibérie.
SODAL1TIUM s. m. (so-da-li-si-omm — mot lat. dérivé de sodalis, camarade). Antiq. rom. Association, corporation.
— Encycl. Le mot sodalitium était synonyme de confraternité. Ainsi Catulle a dit ironiquement ;
Cœlius Aufilenum, et Quinctius AxifUtnam Flot Veronensium depereunt juvenu-m.
Hic frairem, iite sororem ; hoc est, quod dicitur iltud
Fratenmm vere dulce sodalitium.
« Cceliuset Quinctius, lu fleur de îa jeunesse de Vérone, aiment, l'un Aufilenus , l'autre Aufilena ; Cœlius brûle pour le frère, Quinctius pour la sœur : voilà ce qu'on appelle une douce confraternité, »
Le sodalitium était analogue à l'hétairie des Grecs. 11 y eut des lois, des sénatusconsultes et plus tard des décrets impériaux pour régler ces sortes d'associations. Si l'on en excepte quelques-unes, dont la création résulta d'un acte du gouvernement, elles furent formées par la libre volonté des citoyens. Mais, dans tous les cas, elles ne pouvaient subsister sans se conformer aux lois qui les régissaient. Quelquefois, le sodalilhtm avait le caractère de nos sociétés ouvrières, par exemple celui des forgerons, celui des charpentiers, celui des boulangers, etc.; d'autres fois, il avait un caractère religieux, comme le sodalitium des sodales Titii et celui des sodales Augustales. On forma aussi des associations de ce genre dans un but politique. Le dessein de ceux qui les établirent fut de diviser les tribus en petites fractions sur lesquelles il était plus facile d'agir pour s'assurer leurs votes dans les comices. Sous le second consulat de Licinius Crassus et de Pompée, en 55 av. notre ère, on fit une loi
SODE •
intitulée De sodalitiis et connue sous le nom de loi Licinja, qui était spécialement dirigée contre cette manière de briguer les suffrages,
SODAMMONIUM s. m. (so-damm-mo-niomm — de sodium, et de ammonium). Chim. Ammonium composé métallique, dans lequel un quart de l'hydrogène est remplacé par du sodium.
— Encycl. Le sodammonium AzHsNa, ou
AzH3Na) mieux ^ZHî^ui. parait se former lorsqu'on
place des fragments de sodium brillant à l'une des extrémités d'un tube coudé dont l'autre bout renferme du chlorure d'argent préalablement saturé de gaz ammoniac. Le tube étant scellé, on en plonge dans l'eau froide l'extrémité qui contient le métal alcalin, tandis que la partie où se trouve l'azotate d'argent est chauffée au bain de chlorure de calcium. Le sodium se gonfle et se convertit en un liquide qui est d'un rouge de cuivre quand on le regarde perpendiculairement par réflexion, jaune verdâtre à la lumière réfléchie et oblique, et bleu quand on le regarde en couebe mince par transmission. A mesure que le chlorure d'argent se refroidit, l'ammoniaque s'absorbe de nouveau, le sodammonium se décompose, et il reste du sodium dont la surface est terne et dont la texture est fibreuse. En chauffant de nouveau le chlorure d'argent, In sodammonium se reforme. On peut reproduire ce corps aussi souvent qu'on le désire.
Il semble sa produire un amalgame de sodammomum lorsqu'on expose de la même maniure a l'action du gaz ammoniac un amalgame pulvérulent renfermantdes proportions égales de sodium et de mercure. Après une action de deux heures, la portion de la masse qui est en contact avec la surface du tube prend l'éclat métallique et une couleur bronzée, tandis que la portion intérieure est terne et rouge brique. Cet amalgame ne peut non plus exister que dans une atmosphère d'ammoniaque. Par le refroidissement du chlorure d'argent, il se résout en quelques heures en ammoniaque, an mercure libre et en un amalgame moins riche en mercure que l'amalgame primitivement employé.
— Téirasodammonium AzNa*. Lorsqu'on met du monosulfure de sodium eu contact avec de l'ammoniaque liquide dans un tube scellé, ce corps se convertit, avec production intermédiaire d'ammonium, en un corps jaune orangé qui se décompose aussitôt avec formation d'une autre substance qui renferme encore de l'ammoniaque. Ce résidu perd de l'ammoniaque au contact de l'air et répand, quand on le chauffe, l'odeur du sulfure d'ammonium. Ne se formerait-il pas suivant l'équation
4NaîS + 8AzH» = [Az(Na*)]2S -f 3(AzH4)*S Sulfure Animo- Sulfure de Sulfure
sodique. iliaque. Utrasodam- â'ammo-
monium. nium.
SODA-WATER s. m. (so-da-oua-teur — mot angl. formé de soda, soude, et de water, eau). Pharm. Eau gazeuse préparée avec du bicarbonate de soude dissous dans une eau saturée d'acide carbonique, il On dit aussi simplement soda.
— Encycl. Le soda-water, qui est d'origine anglaise, est très-usité après le repas chei nos voisins d'outre-Manche. Il favorise la digestion en stimulant légèrement l'estomac ; il agit comme l'eau de Seltz unie aux pastilles de Darcet, mais il a surtout de l'analogie avec l'eau de Vichy. On le prépare avec 1 gramme de bicarbonate de soude, 625 grammes d'eau pure et 5 volumes de gaz acide carbonique, le tout dissous dans un volume d'eau. Le soda-water peut convenir dans certaines gastralgies, dans quelques affections de la vessie et dans la gravelle.
SODÉ, ÉE adj. (so-dé — rad. soda). Chim. Qui contient de la soude.
SODEN (Frédéric-Jutes-Henri), comte nu), littérateur allemand, né k Anspach en 1754, mort en 1831. 11 entra de bonne heure dans' ia carrière administrative, devint successivement conseiller de régence, conseiller intime et représentant de la Prusse auprès du cercle de Franconie k Nuremberg, puis se retira de la vie publique en 1796 pour s'adonner entièrement aux lettres et aux sciences économiques. Passionné pour le théâtre, il écrivit un grand nombre de comédies et de tragédies, parmi lesquelles J/iês de Castro, Anne de Boleyn, Dianca Capcllo, la Mère de fumille allemande, etc., figurent encore au répertoire. Il avait fondé en 1804, à Wurtzbourg, le premier théâtre qui ait existé dans cette ville et iJ n'en quitta la direction que pour prendre celle de la scène de Bamberg. On a encore de lui les ouvrages suivants : Esprit de la législation criminelle de l'Allemagne (Francfort, 179Ï, 2 vol., Ze édit,); les Finances de Nuremberg (Nuremberg, 1795); la Loi agraire (Anspach, 1795); l'JcoJiomt'e nationale (Leipzig et Nuremberg, 1805-1824), traité qui a en quelque sorte frayé en Allemagne une nouvelle voie aux études économiques; Esquisse d'économie domestique (Erlangen, 1812), etc. Il avait été créé comte en 1790 et lit longtemps partie de la seconde Chambre bavaroise, où il siégea dans les rangs du parti ministériel,
SODBB1M (Pietro), gonfalonier de la ré-
• SODI
publique de Florence, né vers 1450, mort vers 1513. Bien qu'il eût été nommé gonfalonier perpétuel et revêtu de pouvoirs étendus, il n'abusa point de l'autorité, protégea les arts et montra un grand attachement pour la France. Son seul fait d'armes fut la soumission de Pise en 1509. La restauration des Médicis le précipita du pouvoir et.il alla finir ses jours dans l'exil. Machiavel, qui avait été secrétaire de la république pendant sa dictature, fait mention de lui dans une épigramme où il lui repioche sa faiblesse.
SODERIM (Giovan-Vittorio), agronome italien, de la même famille que le précédent, né à Florence en t52S, mort en 1596. 11 venait de terminer ses études de droit à Bologne lorsqu'il se trouva impliqué dans un complot contre les Médicis et fut condamné à mort. Cependant Ferdinand I« commua sa peine en un exil perpétuel. On lui doit : Trattato délia cultwazione délie viti e del frutto que se ne puo cavare (Florence, 1600, in-4°).
SODERIM (Jean-Antoine), voyageur italien, né à Venise en 1640, mort en 1691. Il s'embarqua pour l'Orient en 1671 avec son compatriote Bembo, fit un long séjour à Chypre? visita ensuite la Palestine, 1 Egypte, la Barbarie, la Syrie, l'Anatolie et la Turquie d'Kurope. Un grand nombre des objets qu'il avait recueillis pendant ces voyages, embarqués à Alexandrie, furent pris par un corsaire tripolitain. Soderini ne réussit à rapporter en Europe qu'une importante collection de médailles rares. Il fut nommé gouverneur de Zara en 1674, revint en 1676 dans sa ville natale et ne s'occupa plus dès lors que de numismatique.
SODI (Pierre), danseur et chorégraphe français d'origine italienne, né à Rome au commencement du xvmo siècle. Il vint à Paris en 1743 et fut engagé à l'Académie royale de musique comme danseur et compositeur de ballets. Il était doué d'une' imagination féconde, s'il faut en juger par le nombre de ses ouvrages, parmi lesquels on remarqua surtout les Mandolines, opéra-ballet qu'il composa dans le but de faire briller le talent de son frère, Cljaries Sodi, qui jouait de la mandoline avec un art merveilleux et recevait tous les jours les applaudissements du public en paraissant parmi les acteurs pour exécuter sur son instrument des solos très-difficiles. On cite encore de Pierre Sodi : la Cornemuse, les Jardiniers, les Fous, les Bouquets, etc., etc.
SODICO, préfixe formé du latin fictif so~ dieua, sodique, et qui indique la présence d'un sel sodique dans un sel double : Sel sooxco-ammonique. Sel somco-argentique.
SODIO s. m. (so-di-o). Bot. Syn. de rhapis, Henre de palmiers.
SODIQUE adj. (so-di-ke — du lat. fictif odicus, formé de soda, soude). Chim. Qui a apport à la soude ou à ses composés : Sel