‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 503 sur 1059 · L. Bouilhet · texte numérisé non relu

L. Bouilhet

— y. a. ou tr. Donner le premier labour, la première façon à : Sombrer une vigne, une jachère.

SOMBRERETE, ville du Mexique, dans l'Etat et à 150 kilom. N.-O. de Zacatecas; 15,000 hab. Riches mines d'argent.

SOMBRERO s. m. (son-bré-ro — mot espagn. formé de sombra, ombre). Chapeau de feutre, à larges bords, que portent les Espagnols. Il PI. SOMBREROS.

SOMBREUIL (Charles - François Virot , marquis dis), général français, né à Ensisheim (Alsace) en 1727, mort à Paris en 1794. Il était maréchal de camp et commandait à Lille, lorsqu'il fut appelé, en 1786, à Paris pour remplacer M. de Guibert comme gouverneur des Invalides. Arrêté sous la prévention d'avoir défendu les Tuileries au 10 août, il fut enfermé à l'Abbaye et, grâce au courage de sa fille (v. ci-après Sombreuil [Mlle pEJ), échappa aux massacres de Septembre. Il se retira dans un faubourg obscur de Paris, fut arrêté de nouveau en 1794, traduit devant le tribunal révolutionnaire, condamné à mort et exécuté le même jour.

SOMBREUIL (Charles Virot, vicomte de), chef vendéen, second fils du précédent, né à Paris vers 1769, fusillé à Vannes en 1795. Ayant émigré en 1792, il servit contre la Fiance dans l'armée prussienne jusqu'en 1794, puis il se rendit à Londres, où il apprit que son père et son frère aîné, Stanislas, venaient de périr sur l'échafuud {17 juin 1794). En ce moment, les émigrés, de concert avec le gouvernement anglais, venaient de résoudre de faire une descente en Bretagne et de recommencer la guerre civile, dans le chimérique espoir de rétablir la monarchie et de remettre le peuple sous le joug. Sombreuil demanda à prendre part à l'expédition", et, comme il s'était fait connaître par sa bravoure, il reçut le commandement du second corps de débarquement, comprenant les débris des régiments qui avaient combattu contre la France en Hollande. Le jour même où il allait épouser MUa de La Blache, il reçut l'ordre de s'embarquer et rejoignit à Quiberon, le 15 juillet 1795, le premier corps d'armée, commandé par d'Hervilly. Au moment où il débarqua, Puisaye et d'Hervilly se disputaient le commandement j aucun plan n'était arrêté, et pendant que le désordre et la division régnaient parmi les envahisseurs, Hoche, prévenu, avait réuni avec une extrême rapidité des troupes républicaines et refoulé les royalistes dans l'étroite presqu'île de Quiberon. A l'arrivée de Sombreuil, qui lui amenait des troupes, des munitions et des vivres, d'Hervilly voulut reprendre la défensive. Il attaqua les républicains dans le poste fortifié de Sainte-Barbe ; mais il fut repoussé et périt dans l'action (1S juillet). Sombreuil lui succéda alors dans le commandement en chef de l'expédition. Des prisonniers

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français qu'on avait incorporés de force dans les troupes royalistes s'empressèrent de déserter, de passe? dans l'armée républicaine et facilitèrent à Hoche la prise du fort Penthièvre qui formait l'unique défense des émigrés. Ne connaissant pas le terrain, menacé d'être jeté a la mer, Sombreuil vit qu'il n'y avait plus pourles royalistes d'autre moyen de salut que de se rembarquer. Il pria Puisaye d'envoyer demander au commodore Warren, commandant l'escadre anglaise, d'approcher de la côte. Puisaye, qui tenait également à sauver sa correspondance et à se sauver luimême, se chargea de ce soin et, abandonnant ses compagnons d'armes, acculés au fond de la presqu'île, il rejoignit l'escadre. Pendant ce temps, Hoche, avec 700 grenadiers, pressait la troupe de Sombreuil, ne lui laissai' d'autre alternative que de se refidre ou de se faire tuer et la forçait à mettre bas les armes sans capitulation (v. Quiberon). Sombreuil, conduit à Auray, puis à Vannes, avec ses compagnons, fut traduit devant une commission militaire, condamné à mort comme ayant porté les armes contre son pays et fusillé le 28 juillet. Dans une lettre qu'il adressa au commodore Warren quelques jours avant de mourir, il accusa Puisaye d'avoir fui comme un lâche et Hoche d'avoir violé une capitulation que celui-ci, comme on sait, n'avait ni conclue ni pu conclure.

SOMBREUIL (Mi\a Marie- Maurille Virot de), héroïne de la piété filiale, sœur du précédent et fille du gouverneur des Invalides, née au château de Leichoisier, près de Limoges, en 1774, morte a. Avignon en 1823. On sait universellement à quel acte d'héroïque dévouement elle doit son illustration. Son père ayant été, après le 10 août, emprisonné à l'Abbaye, elle voulut adoucir sa captivité en la partageant, et, lors des massacres de septembre, elle l'arracha à la mort en le défendant de ses larmes, en le couvrant de son amour. C'est un des épisodes les plus émouvants des tragédies révolution&aires.

Qu'on se représente, en effet, l'ancienne prison* de l'Abbaye en ces terribles journées, cette sombre rue Sainte-Marguerite parsemée de cadavres, ces pavés mouillés de sang, ces égorgeurs hébétés de frénésie, en proie euxmêmes à l'effroi qu'ils inspiraient; ce vieillard voué h la mort la plus horrible, manifestement ennemi des idées nouvelles et dont les fils, par ses conseils, sans aucun doute, tiraient follement leur épée française contre la patrie ; et, d'un autre côté, cette jeune fille éperdue de terreur et de désespoir, mais élevée au-dessus d'elle-même par le plus noble et le plus sacré des sentiments, arrêtant le bras des meurtriers et désarmant leur fureur par ses sanglots, sa faiblesse, son émotion poignante et se^ supplications.

Certes, il est peu de tableaux dans l'histoire qui soient plus saisissants et plus pathétiques. Cependant on pourrait douter que tous les détails qui nous ont été transmis par la tradition soient absolument conformes à la réalité. Une analyse minutieuse, sans altérer la beauté morale et la grandeur tragique de cette scène, ferait peut-etra découvrir que la poésie nes'estappuyée surl'histoire que pour en assombrir encore les effroyables péripéties. Nous empruntons les traits principaux de l'analysa qui suit à une dissertation de M. Louis Combes, la Verre de sang de J/lle de Sombreuil, publiée en 18ti3, réimprimée depuis avec des développements, et qui est restée l'étude la plus complète sur ce curieux sujet.

La première question qui se présente est celle de savoir si la lutte a été aussi violente qu'on le prétend entre l'héroïne et les meurtriers. Il ne faut pas oublier que M. de Sombreuil avait été positivement absous par le terrible tribunal, dont toutes les sentences d'acquittement furent respectées, sans aucune exception. On sait même que Maillard, non pas celui de la légende, mais le vrai Maillard, une des grandes figures de la Révolution, celui qui a sauvé à l'Abbaye un grand nombre de prisonniers, prononça à cette occasion les nobles paroles suivantes : ■ Innocent ou coupable, je crois qu'il serait indigne du peuple de tremper ses mains dans le sang de ce vieillard. » Cette phrase est rapportée, notamment, par l'un des hommes qui se sont élevés avec la plus énergique indignation contre les tueries de septembre, Brissot (dans le Patriote français); elle est aussi mentionnée par le Moniteur du 9 septembre 1793, qui ajoute : « A ces mots, ufl hourra général de grâce se fait entendre; la jeune fille pousse un cri de joie, se jette dans les bras de son père, qui la presse de ses bras défaillants, et les spectateurs les plus furieux ne peuvent retenir leurs larmes. > Tallien dit la même chose dans Sa brochure, la Vérité sur les événements de septembre : « Les cheveux blancs du gouverneur des Invalides, les soins que bai prodigue une fille jeune et belle font oublier les sentiments de vengeance, et ce couple intéressant est porté en triomphe.»

Toutes les relations s'accordent d'ailleurs pour constater i'attendrissement spontané de la foule, violente réaction de pitié qui se manifesta pour tous les prisonniers acquittés; il n'y a pas de fait mieux attesté.

Pour que la lutte entre les égorgeurs et Mï'e de Sombreuil p.it eu lieu, il eut donc fallu que le vieillard eût été condamné. Or, on peut consulter le registre d'écrou, conservé aux archives de la préfecture de police, et on lira en marge, de l'écriture de

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Maillard, la formule d'acquittement : En liberté.

Dès lors Sombreuil était sacré pour les exécuteurs, et sa fille n'eut plus qu'à l'accompagner chez lui, achevant, par le tableau de sa piété filiale, la victoire qu'elle avait remportée devant les juges, mais sans avoir a lutter de nouveau. Tous les faits connus, toutes les vraisemblances donnent à cette version un degré de certitude presque absolu.

C'est donc devant le tribunal, qui siégeait dans une salle basse, en présence de gardes nationaux, de fédérés marseillais, etc., c'est devant cette commission redoutable que dut avoir Heu cette lutte de l'amour filial contre le sombre génie des vengeances politiques. Nous lisons, en effet, dans le rapport que le conventionnel Piette fit de cette affaire le 17 ventôse an III : « Elle couvrit son père de son corps pendant plus de vingt-cinq heures. Quatre fois elle l'arracha au tribunal de sang. Ses efforts, son dévouement déterminèrent des témoins de ces scènes d'horreur a solliciter un sursis pour prendre des renseignements sur l'infortuné vieillard, aux Invalides et à la section du Gros-Caillou, qui attestèrent de la manière la plus satisfaisante son Civisme, son humanité et sa bienfaisance. »

Tout cela, il faut l'avouer, ne fut pas si formellement attesté , et le thermidorien Piette poétise un peu son sujet. Il oublie surtout, comme tous les historiens, un intrépide , citoyen qui eut une large part à la délivrance du vieux gouverneur des Invalides, ainsi qu'à celle des juges de paix. Cahier et Duperrou et d'autres prisonniers : nous voulons parler de Grappin, envoyé à l'Abbaye avec d'autres commissaires pour réclamer deux, citoyens de la section du Contrat-Social, dont il faisait partie. Grappin était patriote ; mais, dans ce terrible moment, il osa cependant solliciter pour des aristocrates avérés, en couvrant ses clients de son uniforme de garde national, de son énergie, de sa pitié héroïque et conta-

fieuse. C'est ainsi qu'il se fit l'avocat de Somreuil, touché par ses cheveux blancs et par les larmes de sa fille, qui cherchait à désarmer les juges par ses supplications. Sombreuil était difficile à sauver. Connu pour un ennemi déclaré de la Révolution, il avait en outre deux fils qui combattaient dans l'armée ennemie. Grappin, néanmoins, s'institue le courageux auxiliaire de M1'* de Sombreuil; il insiste sur la nécessité de s'assurer si, en effet, Sombreuil n'a point quitté son poste le 10 août, s'il est réellement un ennemi du peuple, etc. Il obtient enfin d'être envoyé avec quelques autres citoyens aux Invalides, où il arrive vers cinq heures du matin. 11 rassemble les invalides, les harangue, les presse; mais beaucoup se prononcent contre le gouverneur et le poursuivent de leurs accusations. Après de longs débats dans les brumes de cette tragique matinée d'automne, Grappin esquive prudemment la solution de l'affaire; il revient a l'Abbaye avec ses collègues, dont il a fait des complices de sa générosité ; il improvise un rapport habile et chaleureux, il mêle sa voix d'honnête et ferme citoyen aux prières et aux sanglots de la piété filiale. Ce fut alors sans doute que Maillard prononça les belles paroles que nous avons citées plus haut. Sombreuil fut acquitté.

Grappin accompagne le père et la fille jusqu'au dehors de la prison ; il annonce aux tueurs le résultat du jugement, et enfin, « après les avoir conduits quelques pas, il les embrasse et les confie à des hommes qui reconduisaient chez eux le peu de citoyens qui échappaient a la boucherie. ■ (Journal de Coittunt, dans YAlmanach des prisons, réimprimé dans les Mémoires sur les prisons de Paris, collection Baudouin.)

Quant à la trop fameuse tradition du verre de sang que Mite de Sombreuil aurait été contrainte de boire pour racheter la vie de son père, oh n'en trouve aucune trace dans les récits contemporains. Le Moniteur, les Révolutions de Paris, le Tableau des prisons de Paris et autres documents, dont beaucoup sont bien loin d'être favorables aux hommes de septembre, sont absolument muets à cet égard, de même que les relations royalistes. Ni Peltier (Histoire de la révolution du lOaoïlf), ni Montjoie (Histoire de la conjuration d'Orléans), ni Mathon de La Varenne (Histoire particulière des événements, etc.), ni Prudhomme (Histoire générale et impartiale des erreurs , des fautes et des crimes, etc.) n'eu disent un mot, eux qui se complaisent à rapporter tant d'horreurs manifestement mensongères. Mme de Fausse-Lendry, qui était pendant les massacres à ia prison de l'Abbaye, auprès de son oncle, l'abbé de Rastignac, parle avec admiration du dévouement de M"e de Sombreuil (Quelques-uns des fruits amers de la Révolution), mais ne fait pas la moindre allusion à l'horrible sacrifice.

En 1795, M"c de Sombreuil, malade et plongée dans le dénûment, adressa une pétition à la Convention nationale pour en obtenir un secours. Le rapport fut présenté par Piette le 17 ventôse an III, comme nous l'avons dit ci-dessus. Cette pièce, écrite dans l'intérêt de la pétitionnaire et sur des renseignements fournis par elle, conçue d'ailleurs dans l'esprit de la réaction thermidorienne, donne le récit du drame de l'Abbaye, mais lie fait aucune mention du fameux verre de sang. Cependant le rapporteur n'oublie rien de ce qui peut apitoyer en faveur de sa protégée, qui reçut, le 10 floréal suivant, par décret de

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la Convention , un secours provisoire de 1,000 livres.

Il est impossible de n'être pas frappé de ce silence des contemporains sur un épisode dont l'horreur caractéristique était de nature h laisser une ineffaçable impression de dégoût et d'effroi. Quoi t les girondins, qui poursuivirent avec une infatigable énergie les meurtriers de septembre, auraient tu cette circonstance odieuse t Des royalistes forcenés, comme Peltier et autres, qui inventèrent tant d'atrocités, n'auraient point révélé celle-ci I Les aristocrates échappés de l'Abbaye , les témoins oculaires, comme Jourgniac-Saint- Méard et Mme de Fausse-Lendry, n'auraient rien ditl M*1» de Sombreuil elle-même ou du moins le représentant Piette, qui parlait en son nom, aurait omis précisément ce qui pouvait toucher le plus l'Assemblée I

Quel témoignage invoque-t-onî a quelle source a-t-on puisé? Qu'on cite une ligne, un mot, l'ombre même d'une allusion dans les écrits du jour (révolutionnaires ou royalistes, français ou étrangers, aristocrates ou sansculottes, bleus ou blancs)! Qu'on nous dise enfin sur quel fondement repose cette odieuse légende. Quoi I vous ne trouvez rien , rien dans les .pièces ofiicielles, rien dans les journaux, rien dans les mémoires, rien dans les livres, rien dans les correspondances, rien même dans les ignobles pamphlets antinationaux soudoyés par les polices de Londres et de Vienne, et c'est sur ce néant, sur cette absence absolue de preuves qu'on prétendrait ériger en fait historique un mythe, une fiction)

Il est juste de rappeler ici qu'un écrivain connu par des travaux estimables, M. B. Maurice, s'était déjà inscrit en faux dans son Histoire des prisons de ta Seine, publiée en 1840.

Il parait certain que la première trace écrite de cette tradition est la note qui se trouve à la suite du Mérite des femmes (1801). Cet épisode rentrait trop bien dans la donnée de son poëme pour que Legouvé songeât a en vérifier l'exactitude; cependant il s'est contenté d'en faire une note. Victor Hugo en a tiré le sujet d'une ode fort touchante (1823). D'autres risneurs s'en sont également emparés, et la trop fameuse anecdote, devenue classique, Servit dès lors de thème aux amplifications sur la piété filiale. Mais, heureusement, ce n'est plus avec des licences poétiques qu'on écrit l'histoire.

Tous ces poètes n'ont oublié qu'un détail, qui ne manque cependant pas d'intérêt : c'est de nous dire où ils ont puisé leurs renseignements. Pas un seul, en effet, n'a daigné le faire.

M. Louis Blanc qualifie très -justement l'histoire du verre de sang de « calomnie historique. • Suivant lui , Mlle de Sombreuil, épuisée par de si terribles émotions, était sur le point de s'évanouir, lorsqu'elle reçut de l'un des égorgeurs un verre d'eau, dans lequel tomba accidentellement une goutte de sang que cet homme avait aux mains. Telle serait l'origine de la hideuse légende tant de fois reproduite depuis. L'historien déclare tenir ce renseignement d'une dame respectable en qui il a une confiance absolue, et qui le tenait elle-même de M11» de Sombreuil, dont elle avait été l'amie.

D'après une autre version , le prétendu verre de sang serait un verre d'eau rougie, présenté à M'i^ de Sombreuil dans un moment où elle se sentait défaillir.

Quoi qu'il en soit, la tradition mélodramatique du verre de sang est aujourd'hui abandonnée par la plupart des écrivains sérieux, dédaignée même par les historiens royalistes de quelque valeur. M. de Barante, très-partial cependant, ne la mentionne même pas, n'y fait pas la moindre allusion. I\I;iis voici que, dans ces dernières années, deux publicités qui ne brillent pas précisément par l'impartialité, M. Granier de Cassagnac (Hist. des girondins et des massacres de septembre) et M. Mortimer-Ternaux (Hist. de la Terreur), tout en constatant l'absence absolue de preuves, se décident cependant à admettre la réalité de cet épisode, uniquement sur la foi d'une lettre affirmative de M. le comte de Villelume-Sombreuil, fils de l'héroïne de l'Abbaye. Ce témoignage est grave, sans doute ; mais doit-on l'accepter comme péremptoire? Loin (Je nous la pensée de suspecter la loyauté et la bonne foi de M. de Villelume; mais depuis plus de quarante ans que son illustre mère est morte, les légendes populaires et les traditions de famille ne se sont-elles pas un peu confondues dans son esprit? 11 affirme, dans sa lettre, que M>1« de Sombreuil lutta longtemps et reçut trois blessures. Voilà une chose absolument nouvelle, dont il n'a jamais été question, même dans les poésies, même dans les romans.

Ainsi donc, la légende s'enrichit encore d'ornements nouveaux. M. de Villelume ajoute même de la poudre à canon comme assaisonnement au verre de sang. Ce sang, suivant lui, était sorti de la tête de M. de Saint-Mait, qui venait d'être tué. Nous nous abstiendrons, par pure convenance, de soumettre cette lettre à l'analyse critique, nous bornant, sur le point particulier de la mort de Saint-Mart, a rapporter l'opinion d'un écrivain et d'un légiste fort hostile aux hommes de la Révolution et qui, «'occupant après M. Louis Combes du même sujet, mais dans un esprit opposé, est cependant arrivé aux

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