‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 507 sur 1059 · QUE BONUS DOBMITAT HOMERUS · texte numérisé non relu

QUE BONUS DOBMITAT HOMERUS

SOMMELIER, 1ÈRE s. (so-me-lié, iè-re — assomme, charge; le mot sommelier désigne proprement l'officier qui a ia charge des grandes provisions d'une maison, puis particulièrement celui qui est chargé du vin. Comparez l'expression femme de charge). Personne qui, dans une communauté ou dans une grande maison, a en sa charge le linge, la vaisselle, le paiVi et particulièrement le vin et les liqueurs: Trop paresseux pour un valet de chambre, trop voleur pour un intendant, trop ivrogne pour un sommelier, à quoi ëtesvous bon, l'ami? (Aug. Humbert.)

Le sommelier en hâte est sorti de la cave.

Reqnabd.

— Encycl. L'office de sommelier n était guère établi que chez les princes extrêmement riches ou dans les maisons religieuses. Dans les autres grandes maisons, le maître d'hôtel en exerçait les fonctions. « Dans la maison des rois et des seigneurs, dit Chéruel, on distinguait les sommeliers de paneterie et les sommeliers d'échan sonnerie. C était le sommelier de paneterie qui apportait et plaçait sur la table la nef où étaient enfarinés la salière, la serviette et les tranchoirs ou grands couteaux. Le sommelier d'échansonnerie était chargé de l'aiguière et de deux vases d'argent, l'un pour Veau et l'autre pour le vin. Il est aussi question de sommeliers de corps dans l'état des officiers du duc de Bourgogne. Ces sommeliers avaient les mêmes fonctions que les chambellans. Aujourd'hui, comme autrefois, le sommelier est un officier de bouche; mais ses attributions se restreignent à la surveillance de la cave; c'est lui qui se charge de l'achat des vins, de leur conservation, de leur distribution; la clef de la cave ne sort jamais de ses mains; il préside à toutes les opérations que subissent les liquides ; il ne passe pas un seul jour sans visiter les provisions. La place du sommelier, pendant les repas, est auprès du buffet, dont il est la chef suprême; il ne doit ie quitter que pour venir de temps en temps faire le tour de la table et s'assurer par lui-même de la manière dont le service s'accomplit. M. Jullien a composé un Manuel du sommelier, ceuvre incomplète, puisqu'il ne s'y occupe que de la manière de soigner les vins, sans accorder la plus petite place aux autres attributions du sommelier.

SOMMELLERIE s. f. (so-mè-Ie-rî — rad.

sommelier). Charge, fonction de sommelier: Il entend bien la sommellerie, il Lieu où le sommelier garde les objets qui lui sont confiés.

SOMMEPUIS ou SOMPUIS, bourg deFrance (Marne), uh.-l. de canton, arrond. et à 17 kilom. S.-O. de Vitry-le-François, à la source de la petite rivière du Puis; pop. aggl., 391 hab. — pop. tôt., 453 hab. Restes d'anciennes fortifications. Patrie de Royer-Collard.

SOMMER v. a. ou tr. (so-mé. — Quelquesuns regardent ce mot comme un dérivé du latin summus, suprême ; d'autres croient que c'est tout simplement une variété du vieux fiançais semouer, donner assignation, qui est lui-même une variété de semondre et représente le latin submonere, de sub, préfixe, et monere, avertir. Le verbe submonere, en effet, a pu donner successivement somoner, somener et sommer). Mettre en demeure sous forme impérative : Je /'ai sommé de payer. On a sommé le gouverneur de se rendre. Ou somma les mu-, tins de se disperser, (Acad.) <

— Sommer une place. Signifier à ceux qui

SOMM

la commandent de se rendre : On envoya un trompette sommer la place. (Acad.)

— Sommer quelqu'un de sa parole. Lui der mander, lui enjoindre de tenir sa parole : fêtais allé avec mon dessinateur le sommer db sa parole. (Dider.)

SOMMER v. a. ou tr. (so-mé — rad. somme). Muthém. Faire la somme de : Sommer les termes d'une série.

SOMMER (Jean-Christophe), médecin allemand, né à Nordheim en 1741. Il fut premier médecin du duc de Brunswick, conseiller à la cour, professeur de chirurgie au collège anatomico-chirurgical, professeur d'accouchement pour les sages-femmes et inspecteur de l'hôpital de Brunswick. On a de lui quelques ouvrages relatifs à l'art des accouchements.

SOMMER (Jean-Edouard-Albert), grammairien français, né à Nancy en 1822. Sorti de l'Ecole normale, il occupa pendant quelque temps à Pau une chaire de troisième, puis il donna sa démission et composa de nombreux ouvrages didactiques. Ses principaux ouvrages sont : Grammaire de l'enseignement secondaire spécial; Manuel du style, plusieurs Dictionnaires et Lexiques ; des traductions de Babrius, Pindare et Piaule,

SOMMEKARD (nu), archéologues français.

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