‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 506 sur 1059 · R.A.CAN · texte numérisé non relu

R.A.CAN

Ma tête sur les fleurs tombe avtc nonchalance, Et du plus doux zéphyr je me sens caresser,

SOMM

Ma paupière à demi commence a se baisser, S'abaisse ; tout s'éteint, tout se tait , je sommeille De Fohtànbs.

Les noirs soucis agitent quelquefois Les courtines de pourpre où sommeillent les rois. Chénedollé.

— Dormir d'un sommeil léger, incomplet : Je ne dormais pas tout à fait, je ne faisais que sommeiller. (Acad.)

— Fig. Etre dans un état de torpeur, d'inertie, d'inactivité : Pendant l'hiver, les plantes sont engourdies, la terre sommeille et semble n'avoir plus besoin des ruisseaux et des fleuves qui la fertilisaient. (A. Martin.) Tout végétal sommeille el hiberne pendant toute ta durée de la saison froide. (Raspail.) La noblesse d'extraction peut dormir sans se perdre, cette de caractère ne peut sommeiller sans périr. (Chateaub.) La pitié vit dans tous les cœurs, mais trop souvent elle y sommeille; il est nécessaire de la tenir éueillée. (A. Fée.)

Ne dis plus, 0 Jacob, que ton Seigneur sommeille.

Racine.

La sage ménagère, à ses humbles foyers, Ranime eu haletant la Saturas: qui sommeille.

Dklille.

Le marais paresseux tranquillement sommeille Sur le limon fangeux qui nourrit ses roseaux.

Pelillb, tl S'oublier, se laisser aller a quelque négligence : L'écrivain le plus attentif sommeille quelquefois,

— Poétiq. Etre mort, enterré :

Un pâtre, un laboureur, un fermier vertueux. Sous ces pierres, sans art, modestement 3ommeille. De Fontanes.

— Allus. littér. Homère sommeille , don quelquefois, Phrase qui se dit de quelqu'un qui n'est pas toujours é^ral à lui-même dans les produits de sou intelligence, V. Quando-

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