‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 520 sur 1059 · SOM · texte numérisé non relu

SOM

Il SONGE toujours DE fêtBS , DE chaSSCS, Il

songe rarement D'affaires. (Acad.)

— Songer toujours à mal, à malice, à la malice, Songer h faire quelque malice, avoir quelque intention secrète et maligne : Moi j ai dit cela sans songer A mal. Il Songer creux, Rêver profondément à des choses chimériques ou futiles.

— Songer à quelqu'un, S'occuper d'une chose qui le concerne, qui l'intéresse : Je songe A vous, votre a/faire se fera.

— Songer à tout, Ne rien oublier, ne rien omettre : Je ne puis songer à tout.

— Vous n'y songez pas, à quoi songez-vous? Se dit pour reprendre une personne qui fuit ou qui dit quelque chose qui ne parait pas raisonnable.

— y. a. ou tr. Voir en songe : Qu'avez-vous songé cette nuit? J'ai songé chat, j'ai songé chien.

— Appliquer sa pensée, ses désirs à : JVe songer que fêtes et que plaisirs. Savais songé une comédie. (Mol.)

Je ne songerai plus que rencontre funeste.

La Fontaine.

— Syn. Songer, penver, rewer, V. PENSER.

— AUuS. littér. Cor que Taire en un gile, ■ molu» que l'on ue ■auge? Vers de la fable de La Fontaine le Lièvre et les Grenouilles ;

Un lièvre eu son gîte songeait, (Car que faire en un gtte,d moins que l'on ne eonge ?) bans un profond ennui ce lièvre se plongeait: Cet animal est triste, et la crainte le ronge. Ce vers s'emploie souvent pour faire entendre que, dans une situation isolée et monotone, on s'abandone à ses rêveries. Dans les applications, les mots gîte et songe varient suivant les circonstances :

Car que faire en un lit, à moins que l'on n'y dorme ? Car que faire aux Rochers, à moins que l'on ne plante? Mme DE Sévione, SONGERIE s. f. (son-je-rî — rad, songer). Action de songer, état du celui qui songe, qui se livre à des rêveries : Finissez ces songeries sans fin.

SONGEUR, EU SE s. (son-jeur, eu-ze — rad. songer). Personne qui songe, qui fait des rêves: Voilà notre songeur, dirent les frères de Joseph ; tuons-le.

— Songe-creux, personne. qui s'abandonne à de vaines rêveries :

Le songeur ne fait cas Que d'un coin retiré du monde et du fracas. Où l'on puisse à loisir suivre un rêve bizarre.

Tu. Gautier.

— Adj. Qui se livre à des rêveries :Le génie allemand est exagéraleur et songeur, de sa nature. (Lamart.)

— Qui réfléchit, qui est préoccupé de quelque pensée : Après celte conversation, elle resta toute songeuse.

— Loc. fam. Etre logé chez Guillot le songeur, Se trouver dans une position délicate, qui demande beaucoup de réflexion.

Bref, il en est logé chez Guillot le songeur.

Coubval.

Il Vieille loc.

SONG1S (Nicolas-Marie de), général français, né en 1761, mort en 1809. Lieutenant u'artillerie en 1780, il fut, des la première année de la Révolution, nommé capitaine, puis lieutenant-colonel. En avril 1793, étant chef de l'artillerie au camp de Maulde, lors de la défection de Dumouriez, il conduisit à Valenciennes le parc d'artillerie, qu'il sauva ainsi des mains de l'ennemi. 11 lit les campagnes de 1794 ot 1795 aux armées du Nord et fut nommé, pendant la campagne d'Italie de 1797, chef de brigade d'artillerie. Il fit partie de l'expédition d Egypte, puis de celle de Syrie, assista au siège de Saint-Jean-d'Acre et reçut le commandement en chef de l'artillerie de l'armée d'Orient. Revenu en France, il fut nommé général de division. En 1803, il présida le collège électoral du département de l'Aube. Nommé inspecteur général de l'artillerie sous l'Empire, il se distingua dans .les campagnes d'Allemagne et de Pologne.

SONG-KHLÀ, l'un des Etats qui constituèrent, au xve siècle, le royaume de Siam.

SONGNOLE s. m. (son-guo-le; gn mil). Ancienne espèce de ilèche.

SONGO s. m. (son -go). Bot. Un des noms de la colocase comestible ou chou caraïbe.

SONI s. ni. (so-ni). Moll. Petite coquille du genre mitre.

SONICA s. m. (so-ni-ka. — L'origine de ce mot est inconnue. On pourrait croire qu'il vient du verbo sonner, pour signifier une carte qu vient k l'heure sonnée, c'est-à-dire sans retard). Jeux. Carte qui vient, à labassette, le plus tôt qu'elle puisse venir pour faire gagner ou pour faire perdre.

— Adv.A point nommé, juste au moment:

On allait partir sans lui, il est arrivé sonica. Il a été payé sonica. (Acad.) Il Mot vieilli.

SONICÉPHALE s. m. (so-ni-sé-fa-ie — du lat. sonus, son, et du gr. kephalê, tête). Entoin. Nom donné à quelques insectes coléoptères de la famille des perce-bois ou térédyles.

SONIPÈDE adj. (so-ni-pè-de — du lat. sonus, son; pes, pied). Zool. Qui fait du bruit en marchant : Animal sonipede.

SONN

SONIS (Gaston de), général français, né vers 1821. Fils d'un commandant de place de Libourne, il suivit fort jeune la carrière des armes, fit ses études à Sain t-Cyr et entra dans la cavalerie. M. de Sonis servit avec distinction en Afrique et pendant la guerre d'Italie, où il fit une brillante charge à la tête de l'escadron qu'il commandait (1859). De retour en Afrique, il était lieutenant-colonel et commandant du cercle de Laghouat, lorsque, un commencement de 1869, il comprima avec une grande vigueur un soulèvement organisé par des Marocains. 11 fut alors promu colonel et" mis à la tête de la subdivision d'Aumale. Au début de la guerre avec l'Allemagne , le colonel de Sonis demanda, mais sans succès, à marcher k l'ennemi. Au mois d'octobre 1870, il devint général de brigade et manifesta de nouveau au ministre de la guerre, M. Gainbetta, son ardent désir de combattre. Ceiui-ci l'appela en France au mois de novembre, le domina général de division et l'appela k commander le 17» corps faisant partie de l'armée de la Loire. Le 2 décembre, le général de Sonis se conduisit de lu façon la plus brillante à Villepion, près de Patuy, enfonça le corps d'armée bavarois, mais reçut mie grave blessure à la cuisse. Déposé au château de Villepion, il tomba entre les mains des ennemis, fut fait prisonnier et dut subir l'amputation d'une jambe, ce qui ne l'a pas empoché de continuel- k monter à cheval. Lors des élections du 2 juillet 1871, il posa sa candidature dans le Var, fil une profession de foi légitimiste et ne fut point élu. Le 24 octobre suivant, il reçut la commandement de la 166 division militaire a. Rennes. Le général de Sonis a fait partie des officiers qui se sont rendus en pèlerinage k Paray-le-Monial le 20 juin 1873.

SON-Lo s. m. (son-lo — mot chinois).

Connu. Variété de ihé,

SONNA s. m. (sonn-na — ar. sunnat). Livre qui contient les traditions de la religion tnahométaue. IJ On dit aussi SOONNA.

SONNAILLE s. f. (so-na-lle ; Il mil. — rad. sonner). Clochette qu'on attache au cou des bêtes, lorsqu'elles paissent ou qu'elles voyagent : Les nègres de Guinée attachent à leur vêtement des espèces de sonnailles semblables à celles que portent nos mulets. (Bulf.)

SONNAILLER s. m. (so-na-llé; Il mil. — rad. sonnaille). Animal qui, dans un troupeau ou un attelage, va le premieravec la clochette ou sonuaille.

SONNAILLER v. a. ou tr. (so-na-llé; Il mil. — rad. sonnait te). Fam. Sonner souvent et sans besoin : Madame ne fait que sonnaili.er. Le curé de cette église aime beaucoup à

SONNAILLER.

Sonnanbula (la), opéra de Bellini. V. Somnambule (la).

SONNANT, ANTE adj. (so-nan,an-te— rad.

sonner). Qui sonne, qui a la propriété de sonner : Montre sonnante. Une horloge sonnante fut regardée par les Chinois comme une merveille ; ils metlaicnt des gardes auprès pour voir si elle sonnait toute seule. (Trév.)

— Qui rend uii son :

La peur, l'airain sonnant dans nos temples sacrés, t'ont entrer à grands flots les peuples égarés.

Saint-Lambert.

Quel bruit s'est élevé? La trompette sonnante A retenti de tous côtés.

Gilbert.

— Précis, qui se fait entendre au moment même, en pariant de l'heure : Je suis arrivé à sept heures sonnantes. Soyez chez moi à midi sonnant.

... Je suis, pour affaires pressantes, Mandé chei k ministre à six heures sonnantes.

M.-J. CilÉNlER.

— Se dit des monnaies métalliques de bon aloi constaté par le son qu'elles rendent : Il m'a payé en espèces sonnantes, au cours du jour. (Acad.) Dans ce siècle positif et calculateur s'il en fut jamais, on n'estime les honneurs que pour ce qu'ils rapportent en espèces métalliques, sonnantes et ayant cours. (Viennet.)

— Gramm. Lettres sonnantes, Dans la langue sanscrite, Voyelles, semi-voyelles, consonnes labiales et sifflantes. Il Substantiv. : Les sonnantes et les sourdes.

— s. m. ou f. Erpét. Nom vulgaire d'une espèce de crapaud.

SONJVAZ (le chevalier Hector Gerbaix de), général italien, né en 1790, mort en 1867. Il appartenait a l'une des plus anciennes et des plus illustres familles de la Savoie. Entré, sous Napoléon 1er, au service militaire, il fit les dernières campagnes de l'Empire et il était déjà officier lorsque la Restauration le fit passer dans l'armée du roi de Sardaigne, réintégré dans ses Etats en 1814. Il acquit les grades supérieurs en pleine paix, et venait d'être nommé lieutenant général, lorsque, au moment de la guerre de 1848 contre l'Autriche, sa réputation de bravoure et l'estime dont il jouissait dans l'armée le firent appeler par Charles-Albert au commandement du 20 corps d'armée, dont la brigade de Savoie faisait partie, et à la tête duquel il se distingua aux combats de la Corona et de Rivoli, le 22 juillet, et le 23 à Sona et Somma-Campagna. Ayant, sur un faux ordre, abandonné la position de Voila

SONN

le 25 juillet, le général de Sonnaz, chargé de la reprendre, l'attaqua la nuit suivante, mais après une lutte sanglante et acharnée, qui dura jusqu'au lendemain matin, il dut se retirer a Certongo et se concentrer sur Goïto. Nommé ensuite gouverneur de la division militaire d'Alexandrie, pnis de celle de Turin, il fut élevé au grade de général d'année (maréchal), reçut le collier de l'Annoneiade, commanda le grand département militaire de Turin et mourut gouverneur des Invalides.

SONNÉ, ÉE (so-né) part, passé du v. Sonner. Annoncé par le son de la cloche : II est trois heures sonnées. Il est midi sonné. Le départ est sonné. L'heure est sonnée.

— Qu'on agite pour produire des sons : La cloche est beaucoup moins sonnée aujourd'hui qu'autrefois sur les navires de l'Etat. (J. Lecomte.)

— Fig. Arrivé, en parlant du temps, du moment -.Quand mon heure sera sonnée, je mourrai sans regret. Il Révolu, complet : Jl a quarante ans sonnés.

SONISENBERG, ville de l'Allemagne du Nord, dans le duché de Saxe-Meiningenj ch.-l. du bailliage de son nom, à 54 kilom. S.-K. de Meiningen; 3,600 hab. Fabrication de porcelaine, de pipes en terre, de boissellerie, d'ardoises, de clouterie, de menue quincaillerie, de jouets d'enfants. Exportation de tous ces articles.

SONNENBERG ( François-Antoine-Joseph- Ignace-Marie, baron de), poëte allemand, né à Munster (Westphalie) en 1779, mort en J805. Dès l'enfance, son imagination vive, mais déréglée, prit le pas sur ses autres facultés morales, et, comme son éducation ne détruisit point cette disproportion, elle ne fit ques'accroître, lorsqu'il se trouva, à une époque de troubles et d agitations, sans carrière bien déterminée, et elie finit par causer sa perte. Etant encore au gymnase de Munster, il avait ébauché, d'après la Messiade de Klopstock, le plan d'un poëme épique sur la Fin du monde (Vienne, 1801, t. 1er), où dominent tous les défauts d'une conception gigantesque et sans règles, un style emphatique et une imagination complètement déréglée, sauvage. 11 consentit cependant, plutôt pour satisfaire aux désirs de ses proches que par vocation, à étudier le droit, mais il y renonça bientôt et vécut dans la retraite aux environs d'iéna. Il travailla alors à une seconde épopée inùtulée : Douatoa, toujours sur la fin du monde, dont l'idée occupait à tel point son imagination , qu'il y sacrifiait le sommeil, le manger, la société et tous les plaisirs de la vie. Dans un moment d'exaltation, il se suicida en se jetant par une fenêtre. Sonnenberg eût pu être un grand poBte, si une habile éducation avait corrigé ses défauts naturels. Il s'est montré véritablement l'émule de Klopstock dans sa Donaloa , où , malgré les imperfections du plan et de l'exécution , éclatent fréquemment la profondeur, l'abondance, la vigueur et la noblesse des pensées. Ce poSme a été publié avec une biographie de l'auteur (Rudolstudt, 1806, 2 vol.) par Gruber, qui a également édité ses autres Poésies (Rudolstadt, 1808).

SONNENBURG, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence et à 28 kilom. N.-E. de Krancfort-sur-1'Oder, au confluent de la Wartha et du Lôniiz; 3,700 hab. Fabrication de draps, ancien château de l'ordre de Malte, converti en pénitencier.

SONNENFELS (Joseph, baron de), littérateur allemand, né à Nikolsburg (Moravie), mort en 1817. Après avoir été quelque temps au service militaire, il fit son droit à Vienne, s'y appliqua en même temps à l'étude de l'hébreu et fut adjoint à son père, qui était interprète de cette langue près la régence de la basse Autriche. Il se lit connaître dès cette époque par plusieurs publications, et, après diverses vicissitudes, devint, en 1763, professeur de sciences politiques à l'université de Vienne. -Bien que sa hardiesse lui eût fait dans la suite un grand nombre d'ennemis, il ne se laissa jamais détourner du but constant de ses efforts, le perfectionnement moral et littéraire de ses concitoyens. Avant que Becoaria fût encore connu, il avait, par son livre Sur l'abolition de la torture (Zurich, 1775), amené la suppression de la question da,ns les Etals autrichiens. En dépit des attaques de ses ennemis, qui l'accusaient de blasphème et du crime de haute trahison, il fut comblé d'honneurs par Marie-Thérèse et

fiar François II, qui, en dernier lieu (1797), ui accorda le titre de baron. Ses écrits, dont le recueil a paru en 10 volumes (Vienne, 1783-1787), ne se distinguent pas par la vigueur de l'invention, mais bien par leur libéralisme et par la noblesse des sentiments. Il a surtout contribué à introduire clans le droit pénal, dans la policeetdans l'organisation financière des améliorations qui lui acquirent une grande réputation. Il eut aussi la plus heureuse influence sur le perfectionnement du goût dramatique, et, dans tous ses ouvrages, il sait allier la concision et l'éclat à la simplicité et à la facilité, l'esprit et la satire à une morale tantôt touchante, tantôt terrible.

SONNER v. n. ou intr. (so-né — latin sonore, mot qui représente exactement, selon liiehhoff, la racine sanscrite svan, retentir, résonner, d'où aussi , d'après lui , le grec ai-

SONN

nein, lithuanien zwanu, russe zweniu, cymrique syniu , même sens, le sanscrit svanas, son, grec ainos, latin sonna, gothique sangws, allemand sang, anglais song, lithuanien zmanas, russe zwon, même sens, le sanscrit svanitan, bruit, latin sonitus, et le sanscrit svanacas, bruyant, latin sonax). Rendre un son : Les cloches sonnent. Cet écu est faux; faitesle sonner, vous verres qu'il ne vaut rien. J'entends sonner la trompette. (Acad.) Ils ont des colliers d'or sous la gorge pendants, Et des mors d'or massif qui sonnent sous les dents.

L* Fontaine.

— Tirer des sons : Sonner de la trompette, de la trompe, du cor. Ces piqueurs sonnent bien.

Dieu préserve, en passant, toute sage personne D'un porteur de huchet qui mal a propos sonne.

Molière.

— Mettre une cloche en branle, en tirer des sons : Sonner pour un mort. On a sonné toute la nuit. Il Agiter la sonnette, pour appeler-ou se faire ouvrir : Sonner à ta porte de quelqu'un. J'entends sonner chez vous. J'entends SONNBR. (Acad.)

— Etre indiqué, annoncé par une sonnerie : Les vêpres sonnent à la paroisse. Le sermon sonne à la cathédrale. Voilà midi qui sonne. (Acad.) Deux heures sonnaient à l'horloge voisine quand ils songèrent à la retraite. (J. Sandeau.)

Le jour luit, la charge sonne.

Le combat va commencer.

J.-B. Rousseau.

— Arriver, en parlant d'un moment, d'une époque : Votre heure sonnera, nul n'est immortel. Je viens attendre, dans les fers, l'heure d'une mort affreuse qui a déjà sonné pour tant de victimes innocentes. (De Jouy.)

Le moment va sonner de risquer le grand coup.

— Prendre un certain son, un son d'une certaine qualité : Ce mot sonne bien à l'oreille. Ces vers sonnent bien. Il Produire une certaine impression : Aux oreilles des rois les plus philosophes, le moi de liberté ne sonne pas beaucoupmieux que le mot de révolte. (D. Sterne.) Le mot droit sonne mal à l'oreille des puissants et des privilégiés. (F. Huet.) Le mot de sang royal sonne très- haut À bien des

OREILLES. (Vitet.)

— Sonner creux, Etre vide, ne rien contenir : Frappe sur sapoitrine, elle sonnecrbdx. (Lamenu.)

Les estomacs à jeun dès longtemps sonnaient creux.

J. AUTKAN.

— Faire sonner, Faire retentir, faire produire un son à : L'homme qui appelle l'attention sur ses traits d'esprit est un pauvre qui fait sonner soit argent. (Latena.)

Il marchait d'un pas relevé Et faisait sonner sa sonnette.

La Fontaine.

A -Fig. Vanter, exagérer, faire valoir : Jl fait sonner bien iiAUT les services qu'il a rendus. (D'Ablanc.) Itivarol descendit bravement à l'hôtel d'Espagne, en faisant sonner son titre plus haut que ses écus.m (Ars. Houssaye.)

Vous faites sonner haut de minces découvertes.

AtiDIUEUX.

On veut de votre bien revêtir un nigaud Pour dix mots de latin qu'il nous fait sonner haut.

. . . Est-ce un sujet pourquoi Vous fassiez sonner vos mérites?

La Fontaine.

— Entendre sonner les cloches et ne savoir de quelle paroisse, Avoir le souvenir d'une chose sans pouvoir en préciser quelque circonstance. Il Cette locution est usitée en Alsace et en Lorraine.

— Gramm. Se faire entendre, en parlant d'une lettre : R ne sonne pas à l'infinitif des verbes de la première conjugaison. On fait rarement sonner s à la fin des mots..

— Mus. Sonner sur la basse, Entrer dans l'accord, n'être qu'une simple note de passade.

— v. a. ou tr. Tirer du son de : Sonner les cloches. Autrefois, à chaque changement de quart, on sonnait ta cloche pour avertir et faire monter sur le pont la fraclionde l'équipage qui reposait jusque-là et allait entrer en surveillance à la place de ceux qui devaient, à leur tour, aller prendre du sommeil. (J. Lecomte.) Beaucoup d'instituteurs sonnent les cloches et chantent au lutrin. (L. Jourdan.)

— Appeler ou avenir par le son de la sonnette : Sonner ses gens, ses domestiques. Elle sonna sa cuisinière, sa femme de chambre. Où avez-vous donc les oreilles? Madame vous a sonné deux fois. (Th. Leelercq.)

— Annoncer par une sonnerie : Sonner la messe. Sonnur les vêpres. Sonner le sermon. Sonner les heures. Le bourgeois fait sonner son mariage, te baptême de ses enfants; il fonde même des obils pour faire sonner après sa mort à perpétuité. (B. de St-P.) Il Annoncer par des sons quelconques : Les clairons sonnèrent la charge. Les piqueurs sonnaient la retraite. Le postillon fil claquer son fouet et sonna une fanfare. (J. Sandeau.)

Comme il sonna la charge, il sonne la victoire.

La Fontaime.

SONN

Le sinistre tambour sonna l'heure dernière.

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