‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 525 sur 1059 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

— Qui rend beaucoup de son, un son intense : Une voix sonorb. Un moi bien sonore. (Acad.) Le plus beau de tous les langages est celui qui est à la fois le plus complet et le plus SONORK. (Volt.) Nourris à la campagne, dans toute lu rusticité champêtre, vos enfants y prendront une voix plus sonork. (J.-J. Rouss.) Le charlatanisme emploie volontiers les mots sonorks; ils résonnent merveilleusement dans le vide de ses pensées. (Ch. Nod.) La psychologie n'est plus qu'un cliquetis de mots sonores et d'abstractions réalisées. (Renan.) L'éloquence, aujourd'hui, prodigue en métaphores, Aveo un air penseur enfle des rieriB sonore».

Gilbert.

Il Qui renvoie bien le son : Cette église est

SONORK.

— Phystq. Vibrations sonores, Vibrations produites par l'ébranlement des corps sonores et qui, en propageant ie mouvement imprimé a ces corps, produisent la sensation du son. il Ondes sonores, Ondulations produites dans les fluides par les vibrations sonores et produisait la sensation du son.

— Gramm. Consonnes sonores, Celles dont l'émission exige une certaine intensité de son.

SONORISATION s. f. (so-no-ri-za-si-on — rad. sonoriser). Gramin. Action de sonoriser.

SONORISER v. a. on tr. (so-no-ri-zé — rad. sonore). Gramm. Rendre sonore : Sonoriser une lettre sourde.

SONORITÉ s. f. (so-no-ri-té —rad. sonore). Physiq. Qualité de ce qui est sonore: La sonorité est propre aux corps élastiques.

— Propriété qu'ont certains corps de rendre des sons intenses : La sonorité d'un instrument de musique. La sonorité des métaux.

— Propriété qu'ont certains corps de renforcer les sons en les répercutant : La sonorité d'un instrument. La sonorité d'une église,

— Pathol. Sonorité lympanique, Bruit comparable au son du tambour, que produit la cavité de la plèvre quand elle est pleine de gaz.

SONSECA, ville d'Espagne, province et à 52 kilom. S. de Tolède; 6,207 hab. Fabrication de savon, draps, eaux-de-vie.

SONSONATE ( SANTISS1MA - TRINIDAD- DE-), ville de l'Amérique centrale, dans la république et a 90 kilom. O. deSmi-Salvndor, avec un pnrt de commerce sur l'océan Pacifique; 8.0CO hab. Commerce actif avec le Pérou, le Chili et la Californie. Aux environs de la ville, on voit le volcan d'izalco.

SONTAG (Henriette), comtesse Rossr, célèbre cantatrice allemande, née à Coblentz, de parents acteurs ilulhéâtre de Darmstadt, le 13 mai 1805, morte à Mexico le 17 juin 1854. Elle débuta dès l'âge de six ans sur le théâtre de Darmstudt, puis sur celui de Francfort. A la mort de son père, elle accompagna sa mère à Prague, où elle joua de petits rôles d'enfant, et fut admise à suivre les cours de musique du conservatoire de cette ville. A quinze ans eurent lieu ses débuts comme cantatrice. Le succès qu'elle obtint lui valut d'être "engagée au théâtre de Vienne, où elle resta quatre ans, chantant dans des opéras allemands et italiens et prenant pour modèle Mme Mainvielle-Fodor, qui donnait des représentations dans cette ville. En 1824, M'ie Sontag alla jouer à Leipzig, d'où elle passa à Berlin pour y chanter au théâtre de Kœnigstadt. A cette époque, elle excellait dans le genre gracieux et dans le répertoire de Rossini. La justesse et le charma de sa voix, sa vocalisation facile et pure, sa jeunesse et sa beauté produisirent une vive sensation, et, à partir de ce moment, sa réputation s'étendit dans toute l'Allemagne. Ce fut pendant son séjour à Berlin qu'elle connut le comte Rossi, alors secrétaire de la légation de Sardaigne à Berlin, et qu'elle lui inspira une telle passion, qu'il lui olfrit de l'épouser ; mais l'opposition de !a famille du comte fit ajourner cette union. Pendant un congé, M"e Sontag vint demander à la France la ratification de sa réputation. Son apparition au Théâtre-Italien de Paris (15 juin 1826) excita un enthousiasme sans pareil. Les quatre années qui suivirent ne furent pour elle qu'une série de triomphes. Après avoir terminé son engagement a Berlin, elle revint à Paris. Le roi de Prusse, dii-on, qui favorisait son projet de mariage avec le comte Rossi, avait décidé qu il fallait mettre la vertu de la jeune cantatrice à l'-épreuve et l'envoyer à Paris, où, plus que partout ailleurs, elle se verrait entourée d'adorateurs. Elle reparut snr la scène italienne à Paris le 2 janvier 1828, dans le rôle de Desdemona d'Othello. Les qualités qu'on avait déjà remarquées dans sa voix deux ans auparavant, l'étendue, la souplesse et l'agilité, s'étaient encore perfectionnées, mais elles n'étaient pas suffisantes pour un rôle tel que celui de Desdemona. • Le sentiment dramatique, l'accent expressif furent trouvés faibles, dit Fétis. Mlle Sontag le comprit, et dès lors ses études se tournèrent vers la recherche et le développement de ce sentiment, condition première dans le chant de l'opéra sérieux. Les progrès surpassèrent a cet égard ce qu'on pouvait attendre, et la manière dont elle joua, dans les derniers temps do son séjour à Paris, le rôle de donna Anna,

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