SORI
teur espagnol, né à Murcie en 1817. Fils d'un compositeur de quelque réputation, qiri était directeur de la musique de la chambre du roi, il montra dès l'enfance beaucoup de goût pour la musique; mais son père s'opposa luimême à ce qu'il songeât à se créer une carrière à l'aide de cet art, et, lorsqu'il eut atteint sa quinzième apnée, il le plaça à la direction de la loterie ; puis, voyant qu'il ne pouvait pas mordre aux chiffres, il le fit entrer comme cadet dans un régiment de cavalerie. Mais la vocation de Soriano l'emporta, et, dès qu'il eut atteint sa majorité, il reprit avec ardeur ses études musicales. En 1841, il fonda à Madrid la Iberia musical y literaria , le premier journal de musique qui ait été publié en Espagne. Les temps n'étaient pas favorables pour une publication de ce genre et la Iberia dut cesser de paraître au bout d'un an. Soriano ne se découragea pas et chercha à créer un théâtre national de musique en Espagne, où jusqu'alors on n'avait guère entendu que des imitations des œuvres de notre répertoire lyrique. Ce fut dans ce but qu'il écrivit quelques opéras-comiques, entre autres : Geroma, la joueuse de castagnettes, la Petite auberge a" A Iforache et la Foire de Santiponce. En 1843, il fut nommé professeur de l'institut espagnol , devint l'année suivante directeur du lycée de Cordoue , passa Successivement en la même qualité à Séville et à Cadix, revint à Séville comme directeur du grand théâtre de Sau-Fernando, puis à Cadix comme directeur du théâtre principal et du théâtre de la Comédie (1850), et enfin fut nommé en 1852 directeur de musique du grand théâtre de Barcelone. Il n'a pas quitté cette ville depuis cette époque et il a fondé, en 1860, la Gaceta musical Barcelonesa, qui paraît encore aujourd'hui. Nous citerons encore parmi ses compositions pour le théâtre: les Cris de Madrid; Souvenirs d'Andalousie ; les Gadilans ; Lola la Gadilane ; la Montagnarde ; Pepixja la saunière ; Don Esdrujtilo ; V Oncle Canigitas; la Fabrique de tabac de Séville, etc. H a, en outre, publié : Poésies; Cours de musique élémentaire; Méthode de solmisation (Madrid, 1843); la Musique arabeespagnole et ses rapports avec l'astronomie, la médecine et l'architecture (Barcelone, 1853, in-8°); Histoire de la musique espagnole depuis l'arrivée des Phéniciens jusqu'à l'année 1850 (Madrid et Barcelone, 1855-1859,4 vol. in-8°, avec un grand nombre de planches et le portrait de l'auteur) ; Ephémêrides musicales, etc.
SORICICTIS s. m. (so-ri-si-ktiss — du lat. sorex, souris; ïclis, fouine). Manim. Genre d'animaux fossiles, de la famille des viverriens.
— Encycl. V. viverrien.
SORïCIDE adj. (so-ri-si-de — du lat. sorex, souris, et du gr. eidos, aspect). Mamm. Syn.
de SORICTEN.
SORICIDÉ, ÉE adj. (so-ri-si-dé — du lat. sorex, souris, etdugr. eidos, aspect). Mamm. Syn. de soricien.
SORICIDENT s. m. (so-ri-si-dan — du lat. sorex, souris, et de dent}. Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygien3, de la famille des sparoïdes.
SORICIEN, IENNE adj. (so-ri-si-ain, i-ène — rad. sorex). Mamm. Qui ressemble ou qui se rapporte à la musaraigne ou sorex. Il On dit aussi soricide, soricidé et soricin.
— s. m. pi. Famille de mammifères insectivores, ayant pour type le genre musaraigne.
SORICIN, iNEadj. (so-ri-sain,i-ue). Mamm.
Syn. de sokicien.
SORIDIE s. f. (so-ri-dl — du lat. sorex, souris, et du gr, idea, forme). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincoïdieos , dont l'espèce type habite l'Australie.
SORIE s. f. (so-rî). Comm. Sorte de laine d'Espagne : La sorie de Ségovie est la plus estimée.
— Bot. Syn. d'EUCLiDiE, genre de crucifères.
SORIN ou SORINUS(Tatnieguy), jurisconsulte français du xvio siècle, né à Lassay, dans le Coteutin. Il étudia le droit et obtint à l'université de Caen une chaire de droit civij, puis devint conseiller au présidial de la même ville. Ses principaux écrits sont : De juridictione commentarii (Caen, 1567, in-4°); De Normanma quiritatione quam haro appeltant (Caen, 1667, in-4°) ; De consuetudine Normannias (Caen, 1568, 2 vol. in-40).
SORINDÉIA s. m. (so-rain-dé-ia). Bot.
Genre de petits arbres, de la famille des térébinthacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Afrique tropicale et à Madagascar.
SORIN 1ÈRE (Claude-François du Verdier de La), littérateur français, né dans l'Anjou vers 1702, mort à une époque inconnue. Il publia des pièces de vers et des articles littéraires dans le Journal de Verdun et dans le Afercure et devint membre de l'Académie d'Angers. Sorinière ne fut qu'un très-médiocre poète, dont le nom a survécu simplement parce qu'il en est question dans VEpitre à Boileau de Voltaire, où on lit :
. . ■ , . . . Tombant dans la poussière Avec Guyon, Fréron, Nonotte et Sorinière.
SORL
Quelques morceaux de cet écrivain ont été publiés à part; tels sont : Poème ou Essai sur les progrès des sciences et des beaux-arts sous le règne de Louis le Bien-Aimé (1749) et Discours au roi (1752, in-40).
SORISSERIE s. f. (so-ri-se-rî — rad. sor). Pêche. Nom donné, en Picardie, a l'endroit où l'on prépare les harengs saurs.
SORITE s. m. (so-ri-te — du gr. sôros, amas, monceau, qu'on a rapporté à la racine sanscrite kshar, répandre, et peut-être réunir. De là aussi le sanscrit kshâraka, corbeille pour le poisson, exactement le gr. sârax, sârakos, corbeille pour les figues; de là. aussi peut-être le gr. soros, vase funéraire, puis cercueil, et l'irlandais soir,soire,soireadh, vase, bouteille, outre, sac). Logiq. Raisonnement composé de plusieurs propositions liées entre elles, de façon que l'attribut de la première devient le sujet de la deuxième, l'attribut de la deuxième le sujet de la troisième, et ainsi de suite ; de sorte que la dernière proposition a pour sujet le sujet de la première, et pour attribut l'attribut de i'avant-dernière : Le so- RiTB est un syllogisme accumulé. (A. Didier.)
— s. f, Foram. Genre de foraminifères.
— Encycl. Le svrite est un syllogisme irrégulier. Les scolastiques appelaient- cet argument raliocinium acervale, ce qui signifie raisonnement en tas. En effet, le sorite est la réunion et comme l'entassement de plusieurs syllogismes enchaînés les uns aux autres. Voilà pourquoi l'on adonné quelquefois à cet argument le nom de gradation ou d'accumulation. On cite un grand nombre de sorites fameux, dans l'antiquité et dans les temps modernes. Les arguments de Zenon le sophiste sur le tas, sur le chauve, sur les Cretois sont autant de sorites. En voici un fort curieux que nous empruntons à Sénèque :
Qui prudens est, et tempérons est; Qui tempérons est, et constans est ; Qui constans est, et imperlurbatus est ; Qui imperlurbatus est, et sine iristilia est; Qui sine tristitia est, et beatus est; Ergo prudens beatus est, et prudentia ad beatam vitam salis est. (Epist. 85.)
Nous trouvons dans Montaigne (Essais, liv. II, ch. xii) un délicieux argument de ce genre, que ce charmant sceptique prête au renard lâché par lesThraces sur une rivière glacée :
Ce ruisseau fait du bruit;
Ce qui fait du bruit remue;
Ce qui remue n'est pas gelé;
Ce qui n'est pas gelé n'est pas solide;
Ce qui n'est pas solide ne peut ine porter;
Donc ce ruisseau ne peut me porter.
Citons encore cet exemple de Cyrano de Bergerac :
L'Europe est la plus belle partie du monde;
La France est le plus beau royaume d'Europe ;
Paris est la plus belle ville de France;
Le collège de Beauvais est le plus beau collège de Paris ;
Ma chambre est la plus belle cHambre du collège de Beauvais ;
Je suis le plus bel homme de ma chambre;
Donc je suis le plus bel homme du monde.
On peut le voir par les exemples que nous avons cités, le sorite est un argument plus oratoire que philosophique; prenez deux à deux les propositions dont il est composé, les rapports qui les unissent semblent naturels ; mais réunissez le tout, et vous arrivez souvent à des conclusions semblables à celle de Cyrano de Bergerac; aussi le sorite n'a-t-il été à l'origine qu'une arme d'école trouvée par la sophiste Eubulide de Mégare, pour prouver que rien n'est déterminé dans l'idée de quantité, que la même quantité est à la fois petite et grande. En effet, qu'on se figure un tas de blé ; qu'on enlève un seul grain de ce tas , puis un autre, puis un autre encore, et ainsi de suite ; en enlevant un grain à la fois, on ne détruit pas le tas, et il arrive un moment où le tas est réduit à un seul grain : « Quum aliquid minutalim et gradatim additur aut demitur, soritas hoc vacant, quia acervum efficiunt uno addito grano.u Cicéron, Acad., liv. II, ch. xxix.)
SORLIN (SAINT-), village et commune de France (Rhône) cant. de Mornant, arrond. et à 23 kiloin. S.-O. de Lyon; 507 hab. Ce village fut jadis le titre d'un marquisat qui appartint à la maison de Savoie-Nemours.
SORLIN ( Jean-Gabriel-Désiré) , médecin français, né à Orgelet, dans le Jura, en 1781, mort à faris en 1849. Il débuta dans la carrière par la chirurgie militaire et fit, en qualité d'aide-major, de 1807 k 1815, les campagnes aussi pénibles que glorieuses d'Espagne, de Russie, de Saxe, de France et de Belgique. Nommé chevalier de la Légion d'honneur eu 1810, après la bataille de Wagram, il était, au licenciement de l'année, aidemajor aux chasseurs à cheval de la vieille garde, poste qu'il préféra au grade de chirurgien-major du 7e régiment de voltigeurs de la jeune garde, dont l'avait investi un décret de l'empereur en date du 8 avril 1813. De retour k Paris en 1815, il reprit le cours de ses études, s'y fit recevoir docteur et sollicita, pour avoir l'occasion de se rendre utile, les fonctions de médecin du bureau de bienfaisance. Depuis cette époque (1816) jusqu'à sa mort, il exerça dans le Xe arrondissement,
SORN
entouré de l'estime des habitants, qui le nommèrent en 1830 chirurgien-major de leur légion. Sorlin n'a rien écrit, et noi'.s ne connaissons de lui que quelques observations insérées dans les comptes rendus de la Société de médecine pratique dont il était membre, observations qui décèlent le bon praticien, l'homme sincèrement dévoué aux devoirs de sa profession.
SORLINGUES (Iles), nommées Scilly en anglais et Cassitérides par les anciens, groupe de 145 îlots ou rochers, situés dans l'océan Atlantique, vis-à-visdu cap Land's-End, à l'extrémité occidentale du comté de Cornouailles, dont ils font partie. La population totale de ces lies anglaises est de 2,800 liab., presque tous pêcheurs ou fabricants de potasse. Cette population est concentrée surtout dans l'île Sainte-Marie, qui renferme trois bourgs, et dans l'Ile Sainte-Agnès, qui porte un phare, établi à cause des sinistres nombreux que les rocs voisins causaient à. l'entrée du canal de la Manche.
SORMET s. m. (sor-mè). Moll. Genre do mollusques gastéropodes, voisin des huilées, dont l'espèce type vit sur les côtes d'Afrique, près de l'embouchure du Niger : Rien ne ressemble davantage à un ongle que la coquille du sormet. (Adanson.) Le sormet vit enfoncé d'un à deux pouces dans les subies. (V. de Bomare.)
— Encycl. Les sormets ont le corps allongé, arrondi aux deux extrémités, bombé en dessus, plat en dessous, de largeur égale partout, présentant de chaque côté un sillon trèsprofond qui règne dans toute la longueur; la tête non distincte, sans tentacules ; la bouche arrondie; les branchies et le rectum ouverts sur le côté droit. La coquille est ovale, déprimée, cornée, à sommet à peine distinct, à bords repliés en dedans. Rien, dit Adanson, ne ressemble plus à. un ongle que cette coquille. L'unique espèce de ce genre se trouve au Sénégal, sur les bords du Niger et près de l'embouchure du fleuve ; elle vit dans 1 eau salée et s'enfonce à quelques centimètres dans le sable. Le sormet semble former le passage des mollusques pulmonés à ceux qui respirent par des branchies; toutefois, ses caractères sont encore trop imparfaitement connus pour qu'on puisse lui assigner sa véritable place.
SORMULE s. m. (sor-mu-le). Ichthyol. Un des noms vulgaires du surmulet.
SORNAC, bourg de France (Corrèze), ch.-l. de cant., arrond. et a 23 kilom. N'.-O. d'Ussel; pop. aggl-., 316 hab. — pop. tôt,, 2,038 hab. Aux environs, ruines de deux châteaux.
SORNA-SNEYAs.m. (sor-na-sné-ia).Théol.
iml. Vol d'or, crime irrémissible, dans la doctrine des Indous.
— Encycl. On sait que dans l'Inde la plu- ' part des crimes, si abominables qu'ils puissent être, sont facilement et complètement remis à celui qui peut faire un pèlerinage à quelque temple fameux, k quelque montagne sainte, ou se plonger dans les eaux sacrées du Gange ou de l'Indus, du Godavery ou du Cavery, ou encore de l'un de ces étangs et réservoirs qui se rencontrent dans toutes les provinces. Mais il y a des crimes qui ne sauraient être expiés par aucun de ces moyens. Ces péchés irrémissibles sont au nombre de cinq : le bralimattia, ou le meurtre d'un brahme ; le tchitchattia (ou chichattia), la destruction d'un enfant qui n'a pas encore vu le jour ou l'uvortement volontaire; le sourapana, ou l'usage des liqueurs enivrantes, et particulièrement du calou ou jus de palmier; le gourou-tarpa-gamana, ou le commerce avec la femme de son gourou (ou prêtre directeur) ou de son supérieur spirituel ou temporel; enfin le sorna-sneya, ou l'action de voler de l'or. Quelques-uns en ajoutent un sixième, qui consiste à avoir des liaisons avec quiconque commettrait ces cinq grands péchés, que l'on désigne ordinairement sous le nom de panlcha-pattacas (les cinq crimes). La nature des Indous les portait généralement au vol; on comprend que les brahmes, à qui l'on doit ces livres sacrés, aient voulu réagir puissamment contre cette tendance générale en rangeant parmi les plus grands crimes et les plus irrémissibles celui de voler de l'or ; ajoutons que l'or est lui-même un objet sacré pour un Indou et que, par conséquent, mettre indûment la main sur de l'or et se l'approprier doit tout naturellement entraîner une souillure ineffaçable. Ceux qui se sont rendus coupables du sorna-sneya ne peuvent expier leur crime, dans cette vie, par aucune des voies pratiquées pour la purification des autres; ils les expient après la mort par uue ou plusieurs transmigrations de leur âme dans quelques créatures viles, ou par les-tourments du nâraka (ou enfer). En outre, les coupables sont traduits devant le gourou, c'est-a-dire devant le prêtre du village ou de l'endroit où le crime a été commis, et après une enquête sérieuse, ils sont condamnés, outre la restitution de l'or volé, k un châtiment corporel et à une forte amende; à moins que, plus habiles, ils n'aient eu soiu de se rendre favorable leur juge par des moyens bien connus, les gourous passant pour n'être pas complètement incorruptibles. Il va sans dire que nous parlons ici des mœurs judoues et de la loi iudoue. Depuis que le gouvernement anglais s'est établi dans ce pays, il réprime le
SORO
crime de cette nature d'une façon beaucoup plus sérieuse et moins fantaisiste.
. SORNE s. f. (sor-ne). Môtall. Scorie riche qui reste dans le creuset ou feu d'affinerie, et dont une partie adhère à la loupe.
SORNET (Claude-Benoît), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Salins en 1739, mort en 1815. On a de lui : Dissertation sur l'origine, la forme et le pouvoir des états de Franche - Comté ; Recherches historiques sur les princes et seigneurs du comté de Bourgogne qui se sont distingués dans les croisades; Eloges de Jean de Vienne, amiral de France ; de Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur Charles- Quint; d'Antoine Brun, ministre d'Espagne au congrès de Munster. Ces opuscules ont été couronnés par l'Académie de Besançon et se trouvent insérés dans le recueil de cette Académie, conservé à la bibliothèque de Besançon.
SORNETTE s. f. (sor-nè-te. — Le Duchat, rattachant sornette au vieux mot français sorne, crépuscule, provençal sorti, sombre, y voyait un dérivé de serotina, sous-entendu fabula, un conte du soir, un conte de veillée, de sérum, soir. Diez fuit provenir sornette du kymrique swzn , bagatelle, baliverne, tandis que Huet et Chevallet Je rattachent à l'armoricain sorc'hen, bavardage, écossais sorchain, raillerie, critique, satire ; irlandais, sorchainead, même sens. Le vieux français et le patois ont aussi un verbe sorner, railler, se moquer, badiner, plaisanter, dire des bouffonneries, des balivernes, des sornettes). Discours frivole, bagatelle : Il ne dit que des sornettes. VoiVà de plaisantes sornettes. Quelles sornettes nous conlesvous là? Je ne me crois pas obligé de prendre pour argent comptant les sornettes de votre ami Bussy. (Vitet.) Nous m'avez mille fois bercé de vos sornettes.
Reci.naiid.
Les usages anciens sont traités de sornettes.
PONSARD
Je ne compatis point à qui dit des sornettes. Et dans l'occasion mollit comme tous faites,
Molière.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que messieurs les poètes Sont en posscààion de penser de travers ; La rime quelquefois couvre bien des sornettes. J.-B. ROUSSEAU.
Il II ne s'emploie guère au singulier.
SORNIN , petite rivière de France. Elle prend sa source dans le département du Rhône, près du village de Popiéres, dans le canton de Monsol, coule au N.-O., entre dans le département de Snône-et-Loire , baigne Chauffailles, pénètre dans le département de la Loire et se jette dans la Loire, eu face de Brienon, après un cours de 52 kilom.
SOROCÉE s. m. (so-ro-sé — de soroco, nom de l'espèce type dans le pays). Bot. Genre d'arbres, de la famille des artocarpées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.
SOROCBPHALE s. m. (so-ro-sé-fa-le — du gr. sôros, amas; kephalê, tête). Bot. Genre u'arbustes, de la famille des protéacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.
SOROE, ville du Danemark, dans l'Ile de Seeland, U 84 kilom. S.-O. de Copenhague, ch.-l. du bailliage de son nom, sur le chemin de fer de Copenhague à Korsoer; 1,207 hab. Académie ou haute école littéraire avec institut agricole, fondée par Frédéric II, puis déchue et relevée, en 1S26, par Frédéric VI. On y remarque une belle cathédnde renfermant les tombeaux de plusieurs rois de Danemark et celui du poëte Hotberg, qui dota richement l'Académie de Soroe.
SOROE, île de Norvège, près de la côte septentrionale, dans l'océan Glacial arctique, à l'O. de l'île Kvaloe et au N. de l'île Seeland, par 70° 40' de latit. N. et 200 30' <]e longit. E. Elle mesure 77 kilom. du N. au S. et Zî dans sa largeur moyenne. Ses côtes, très-découpées, présentent un grand nombre de baies profondes, qui lui donnent une forme très-irrégulière. Près de la côte S.-O. est le village et le port de Hasvig.
SORON s. m. (so-ron). Moll. Coquille du genre patelle, qu'on trouve dans les mers du Sénégal.
SORORAL, ALE adj. (so-ro-ral, a-le — do, lat. soror, sœur). Qui concerne la sœur, les sœurs : Héritage sororal. H y a une harmonie peut-être plus touchante et plus forte que la fraternelle et la sororat.e, c'est l'amitié réciproque d'un frère et d'une sœur. (B. de St-P,) u Peu usité. On trouve aussi sororial,