SOU
ou feu, sans en conserver une phrase, et je rendis grâce à Dieu. •
Laharpe.
SOTTISIER, 1ÈRE s. (so-ti-zié, iè-re — i rad. sottise). Personne qui débite des sottises ou qui tient des propos libres : Cet homme est un grand sottisier. Taisez-vous, sotti- SiÈRfcS !
— s. m. Recueil de sottises.
— Recueil d'ana, de choses plaisantes :
Petits soupers, jolis festins,
Ce fut parmi nous que naquirent
Mille vaudevilles malins
Que les Amours, à rire, enclins,
Dans leurs sottisiers recueillirent.
Chapelle.
SOTTO-VOCE adv. ( sott-to-vo-tché — mots ital. qui signif. sous la voix). Mus. A demi-voix, à demi-jeu : Chanter, jouer sottovoce.
— Par est. A demi-voix, tout bas : L'auteur oublie de dire sotto-voce ce qui ne mérite pas d'être crié. (De Pontmartin.) Ils se mirent d causer debout devant la cheminée ; le cercle s'était formé autour d'eux, et leur conversation, quoique faite sotto -voce, fut écoutée dans un religieux silence. (Balz.)
SO'l'ZMANN (Daniel-Frédéric), géographe et cartographe allemand, né à Spandau en 1754, mort en 1840. Il montra dés l'enfance de remarquables dispositions pour le dessin et pour la calligraphie, étudia plus tard, sous la direction du capitaine du génie Materne, qui était prisonnier à Spandau, les mathématiques, l'arpentage et 1 architecture militaire et civile dans toutes ses branches, et alla ensuite pratiquer son art à Berlin. Après y avoir occupé différents emplois, il devint, en 1787, secrétaire intime et calculateur au département du génie du collège supérieur de la guerre, et conserva cette place jusqu'à l'époque de sa retraite (1886). Il était, en outre, devenu en 1785 géographe de l'Académie des sciences, emploi que lui avait valu son excellente description des régions situées sur le littoral de la mer Noire, entre 450-560 de longit. et 4î°-49° de latit. Parmi les travaux qui lui ont acquis la réputation d'un maître dans son art, il faut citer : le plan de la ville de Dantzig (1783); les cartes particulières des provinces de la Marche, de Magdebourg, de Westphalie et de Pologne dans le royaume de Prusse ; l'atlas pour la Géographie de Busehing; Y Allemagne, en 16 feuilles (1789), pour faire suite à l'ouvrage d'Ebeling; les cartes des transformations politiques opérées en Europe depuis 1803; les segments de trois globes terrestres, dont l'un a om,50 de diamètre (1810); plusieurs atlas, en partie classiques, et une foule de cartes isolées, de plans, etc., pour des relations de voyage, des livres et des annuaires. Il a surtout, par ses dessins, qui peuvent servir de modèles aux graveurs en taille-douce, introduit, avec l'aide d'artistes habiles dans la matière, de Charles Joack notamment, de réelles améliorations dans la cartographie allemande, surtout sous le rapport de la clarté, de la beauté et de la netteté de l'écriture dans les cartes, tout aussi bien que sous le rapport de l'élégance extérieure.
SOTZJWÀ1NN (Jean-Daniel-Ferdinand), archéologue allemand, fils du précédent, né en 1781, mort en 1866. Il embrassa en 1804 la carrière administrative, devint en 1810 conseiller de la régence de Potsdam, puis, en 1816, directeur de celle de Cologne et entra, trois ans plus tard, dans le ministère des finances, où il prit part aux travaux pour l'établissement du système des impôts indirects dans la monarchie prussienne. Il fut envoyé en 1829 à Munich, pour y conclure avec la Bavière et le Wurtemberg le traité de commerce qui précéda l'union douanière avec ces mêmes Etats, et s'occupa encore des négociations relatives à l'union douanière avec la Hesse, la principauté de Waldeck, etc. Il s'était livré pendant ses loisirs à des études sur l'art, sur l'archéologie, sur l'histoire de l'imprimerie et de la gravure, et il a publié les résultats de ses travaux dans VAlmanach historique de Raumer, dans la Feuille artistique de Sluttgard, la Feuille de l'art allemand, le Serapeum et dans d'autres recueils critiques et littéraires.
SOU, préfixe. V. se.
SOU s. m. (sou — du lat. solidus, sous-entendu nummus, proprement monnaie épaisse, par opposition à la monnaie bractéale, puis monnaie d'or ou d'argent de valeur variable). Métrol. Monnaie d'or frappée sous les empereurs romains, u Monnaie d'or frappée en France sous les rois de la première race, u Monnaie d'argent de douze à la livre, frappée en France. Il Monnaie de compte qui était le vingtième de la livre :
Je me sers d-3 la vérité
Pour montrer par expérience
Qu'un sou, quand il est assuré,
Vaut mieux que cinq en espérance.
LA FONtAlNE.
Il Monnaie de cuivre qui avait cette valeur. Il Nom donné abusivement aux pièces actuelles de cinq centimes : Une pièce de vingt sous. Les ouvrières en coton gagnent de seize à dix-huit sous par jour, (E, Legouvé.) Le pain est cher à un sou la livre, si vous n'avez pas ce sou. (A. Karr.) Il Sou tournois, Sou de