C. DEUVIGNE
— Agitation de l'air : Il ne fait pas un SOUFFLt: de vent. La mer sourit dans sa roue bleue, frangée d'argent, plissée par le dentier soufflk de la brise. (H. Taine.) Le souffle du simoun dessèche la peau. (Raspail.)
D'un souffle, l'aquilon écarte les nuages.
Racine.
Par un souffle des vents la prairie est fanée.
Lamartine.
11 était douteux, inquiet; [fiftvre.
Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la
La Fontaine.
Les lèvres des enfants s'ouvrent comme les roses, Au souffle de la nuit...
Pour moi, qui n'ai point pris racine sur la terre, Je m'en vois sans effort, comme l'herbe légère Qu'enlève le souffle du soir.
Lamartine.
Vois-tu ces fleurs qu'un doux zéphyre Va caressant de son souffle amoureux, En se fanant elles semblent te dire :
Le printemps fuit, hatez-vous d'être heureux. Hoffmann.
— Exhalaison : 77 passait au traders de ces souffles mortels qu'exhalent de tous côtés un tas de morts et de mourants. (Fléeh.) Qu'une épidémie meurtrière répande son souffle empoisonne, les médecins occupent les postes avancés. (Brachet.)
— Fig. Puissance mystérieuse qui produit sans effort, qui anime, qui inspire : La famille de l'homme n'est que d'un jour; le soufflk de Dieu la disperse comme une fumée. (Chateaub.) Un même souffle en nous formant nous anime d'une même intelligence.
{Mme Ouïzot.) Le souffle vivifiant de la liberté suffit certes à féconder les talents. (Ste- Beuve.) Il ne faut que te souffle d'un homme de génie av. pouvoir pour donner un corps à toutes tes idées justes, une àmeà fous tes corps. (E. de Gir.) On peut tout tirer d'un peuple docile, excepté le souffle puissant qui anime les œuvres de l'esprit. (Prévost- Paradol.)
D'un orgueil inconnu son cœur semble oppressé, Et le souffle de Dieu sur sa tête a passé.
M">= E. de Giuaruin.
Pourquoi d'un souffle impur De cette âme sereine aller ternir l'azur?