POURRAIT ÊTRE RENVERSÉ D'US SOUFFLE
— Méd. Souffle amphorique, Bruit caractéristique de certaines affections, qu'on perçoit dans la poitrine, et qui ressemble à celui qu'on produirait en soufflant dans un grand vase. Il Souffle bronchique, Bruit qui se produit dans les bronches. Il Souffle plrcentuire ou utérin^ Bruit qu'on perçoit vers 1:- région inguinale, dès le quatrième mois de la grossesse, et qui est du au passage du sang de la mère dans les artères de l'utérus. Il Bruit de souffle ou simplement Souffle, Nom donné à certains bruits anomaux qui se produisent dans les artères, et quelquefois dans les veines ; bruit qui se produit dans la pneumonie au troisième degré. Il Bruit de souffle continu, Bruit qui se produit, danscertaines affections, aux vaisseaux du cou, et qui est sembluble à celui qu'on entend lorsqu on place un gros coquillage près du pavillon de l'oreille.
— Syn. Souffle, haleine. V. HALEINE.
— Encycl. Méd. On distingue deux sortes de souffles ou bruits de souffle : les souffles vasoulaires et les Souffles respiratoires. • Les souffles vasculaires sont des phénomènes purement physiques, c'est-à-dire des sons soumis aux lois ordinaires de l'acoustique. La cause qui les produit ne tient directement ni à la quantité de sang qui circule dans les vaisseaux, ni par conséquent à. l'état de tension ou do relâchement des parois vasculaires. Elle ne réside pas davantage dans les aspérités qui rendraient rugueuse la face interne des veines ou des artères sans modiiier le calibre de ces tubes. Quand une dilatation existe sur le trajet d'un vaisseau, le sang, en arrivant dans cette partie dilatée, peut pro-
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duire un bruit de souffle. Celui-ci survient lorsque le sang entre dans la portion du tube vasculuire située immédiatement au delà du rétrécissement, partie qui représente, relativement au rétrécissement qui la précède, une véritable dilatation; le souffle coïncidant avec un rétrécissement reconnaît pour condition essentielle le passage du sang d'une partie étroite du système vasculuire dans une autre plus large. Quoique l'entrée du sang dans une partie réellement ou relativement dilatée de l'appareil circulatoire constitue la condition essentielle et générale du bruit de souffle, il ne suffit pas de cette condition seule pour faire naître un murmure ; il faut encore : 1<> que la différence entre le diamètre de la partie étroite et celui de l'élargissement absolu ou relatif soit assez prononcée ; 2» que le sang pénètre dans cette dilatation avec une force suffisante. » (Littré et Robin.) Les bruits de souffle, comme tous les sons possibles, sont dus à des mouvements vibratoires qui donnent naissance au phénomène, perceptible au sens du toucher, qui porte le nom de frémissement vibratoire. Les bruits de souffle anomaux qu'on observe dans l'appareil circulatoire ont pour causes soit des lésions matérielles des orifices ou des valvules, soit des nltènitions du sang, ané- • mie, chlorose, soit enfin des troubles nerveux, palpitations, etc.
On donne le nom de souffle placentaire ou souffle utérin a un bruit de souffle que l'on, perçoit dans los régions inguinales vers le quatrième ou le cinquième mois de la grossesse et qui est dû au passage du sang maternel dans les artères utérines Ûex lieuses devenues très-grosses. Le bruit de souffle du fœtu^ ne doit pas être confondu avec le souffle placentaire. Il a lieu dans le cœur du fœtus ou dans le cordon ombilical.
Les souffles respiratoires sont les résultats du passage de l'air dans les tuyaux bronchiques. On distingue des souffles bronchiques, bronchillaires et vésiculnires, suivant que leur siège est dans les bronches, dans les petites ramifications bronchiques ou dans les vésicules. Normalement, tous ces sons ont lieu ; mais ils ne sont transmis à l'extérieur que dans certaines conditions, lorsque, par exemple, le. tissu pulmonaire devenu plus dense par une cause quelconque est meilleur conducteur des sons; cela s'observe dans l'induration inflammatoire tuberculeuse, dans la compression, etc. « Aussi, le souffle bronchique ou respiration bronchique, le souffle bronchillaire, que l'on n'entend pas à l'état normal, mais que l'on entend dans certains états morbides, ne doivent pas être considérés comme des bruits anomaux, des bruits de nouvelle formation. Ce sont des bruits normaux anomalement transmis. Ces bruits normaux anomnlement transmis ont presque toujours subi des modifications dans leur caractère, leur timbre et leur intensité. • (Robin et Littré.) Les principaux souffles respiratoires sont : le souffle bronchique, le souffle trachéal, le souffle glotiique, le souffle amphorique et le souffle lunaire. Ils différent par certains caractères particuliers trop techniques pour être exposés ici.
SOUFFLÉ, ÉE (sou-flé) part, passé du v. Souffler. Sur quoi l'on a soufflé : Le feu, activement soufflé, se ranima rapidement.
— Eteint en soufflant : La lampe fut prestement soufflée, et nous tombâmes dans une obscurité complète.
— Gonflé de Vent : Une vessie de porc soufflée.
— Enflé, boursouflé, bouffi : Des chairs molles et soufflées.
— Qu'on dit tout bas k quelqu'un qui récite ou qui parle, pour suppléer au défaut de mémoire, de présence d'esprit : Un raie soufflé est rarement bien débité. Le moi qui ne lui venait pas lui fut soufflé par un voisin, u Inspiré, insinué : Ce n'est pas lui qui a trouvé cela; cela lui a été soufflé.
— Art culin. Omelette soufflée, Omelette qu'on fait avec de la crème, des œufs et du sucre battus ensemble, et qui se gonfle en cuisant. Il Beignet soufflé, Sorte de beignet très-renflé.
— Comiti. Papier soufflé, Papier de tenture qu'on enduit par place d'uue matière gluante, et sur lequel on répand ensuite une poussière de laine hachée, pour imiter certaines étoffes.
— Techn. Poils soufflés, Poils qu'on a soumis aux effets d'un appareil de ventilation, pour en séparer les parties lourdes, impropres au feutrage.
— s. m. Sorte d'entremets préparé a peu près comme l'omelette soufflée.
— . s. t. Art vétér. Matière noirâtre qui sort de la racine du sabot du cheval, k l'insertion de la peau.
— Encycl. Art culin. Soufflé au riz. Un quart ûe livre de riz est mis dans de l'eau froide sur le feu; après quelques minutes d'ébullition, on i'égoutte sur un tamis, on le verse dans un demi-litre de lait oouiilant un peu réduit et infusé de vanille; on laisse cuire lentement une demi-heure; on ajoute un quart de livre de sucre en poudre, un morceau de beurre frais, une pincée de sel, on mélange le tout, on laisse encore cuire une demi-heure et on passe à, l'étaniine comme une purée. Ou obtient ainsi une crème de riz,
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à laquelle on ajoute six jaunes d'œufs et qui doit avoir, après cette opératiou, la consistance d'une crème pâtissière. On fouette six blancs d'œufs de manière qu'ils soient bien
Eris sans être trop fermes, on les mélange à i préparation et on verse le tout dans un plat qui puisse aller au feu ou dans une croûte a soufflé; on met le soufflé au four modéré ou sous un four de campagne ; quand il est au point où l'on peut le servir, on le masque de sucre en poudre et on glace avec une pelle rougie.
— Soufflé à la fécule de pommes de terre. Une demi-livre de fécule de pommes de terre est mêlée, dans une casserole, avec 100 grammes de beurre frais, un zeste de citron finement haché, un litre de lait sucré et salé. Quand le tout est bien délayé, on le met sur un feu modéré pour lui faire atteindre lentement l'ébullition ; il faut avoir soin de remuer avec un instrument de bois pendant toute l'opération ; après l'opération, on retire du feu, on laisse un peu refroidir et l'on ajoute sept ou huit jaunes d'œufs; on fouette les blancs, on les incorpore et on fait cuire comme ci-dessus, Par un procédé analogue, on obtient le soufflé à la fécule de farine de mar- j rons. |
— Soufflé au chocolat. On fait fondre cinq ou six tablettes de chocolat dans deux ou' trois verres de lait bouillant; on y ajoute un peu de fécule de pommes de terre pour donner plus de consistance au chocolat et l'on agit comme ci-dessus. D'ajlleurs, pour ce soufflé, comme pour les autres, il est facile de reconnaître si la préparation est trop épaisse ou si elle est trop claire. Dans le premier cas, les blancs d'œufs se mêlent difficilement à la préparation, et il faut y ajouter uu œuf entier ou deux; dans le second cas, la préparation manque de consistance pour être dressée et mise au four, inconvénient auquel on remédie en ajoutant un peu de fécule de pommes de terre.
— Soufflé à la vanille. « Mettez, dit Gouffé, dans une casserole de 3 litres 1 litre de lait, 200 grammes de farine, 200 grammes de sucre en poudre, deux cuillerées à bouche de sucre à la vanille, une prise de sel; délayez la farine avec le lait; faites cuire sur le feu et retirez au premier bouillon, en remuant avec la cuiller de bois pour rendre la pâte bien lisse; vous aurez cassé six œufs dont vous séparerez lesjaunesetles blancs; mettez les jaunes dans la casserole en remuant fortement, et fouettez les blancs d'œufs trèsferme ; mêlez les blancs aux jaunes en les tournant légèrement; il faut que cette pâte se tienne très-ferme; si elle s'affaisse, le soufflé est manqué. Il faut ausii que la pâte soit bien mélangée sans être trop liquide, ce qui arriverait si on la remuait avec trop de force. Renversez la pâte tout d'un coup dans un plat de porcelaine creux et allant au feu, d'une grandeur de 0m,22 sur 0m,18. Mettez à feu vit et faites cuire au four de eampague que vous aurez fait chauffer une demi-heure à l'avance, ou au four ; vingt minutes de cuisson doivent suffire. Avant de servir, saupoudrez de sucre en poudre. 11 ne faut pas que le soufflé attende, parce qu'il est susceptible de s'affaisser très-facilement. »
— Soufflé français au moka. ■ Faites torréfier, dit Carême, 2 onces de café moka; aussitôt qu'il est coloré d'un blond rougeàtre, vous le versez dans douze verres de lait en ébullition. Vous couvrez la casserole et laissez l'infusion se faire pendant une petite demi-heure, après quoi vous la passez à la serviette. Vous ajoutez blancs d'œufs battus et jaunes, le tout bien amalgamé ; vous versez l'appareil dans une croustade; vous mettez au four, chaleur modérée ; vous masquez de sucre en poudre et vous glacez à la pelle rouge. »
— Soufflé français au cacao. « Mettes, dit encore Carême, dans un grand poêlon d'office 20 onces do cacao ; posez-le sur un feu modéré et sautez-le de temps en temps afin de le torréfier de même que le café. Versezle dans dix verres de lait tout bouillant, où vous ajoutez une gousse de vanille. Couvrez l'infusion, et une demi-heure après vous la passez à la serviette. Vous terminez le reste comme de coutume, b
— Soufflé au thé. « Ayez, dit le même, neuf verres de lait bouillant dans lequel vous jetez S gros de thé haysuen-skine. Couvrez et laissez faire l'infusion pendant un quart d'heure, »
— - Soufflé au punch. Infusion de thé comme ci-dessus. Au moment d'ajouter les jaunes d'œufs, on ajoute un demi-verre de rhum ou de rack et le suc de deux citrons.
— Soufflé à la fleur d'oranger. Dans neuf verres de lait en ébullition, ou jette 2 onces de fleur d'oranger épluchée et fraîchement cueillie, couvrez l'infusion pour la passer à la serviette après vingt minutes.
— Soufflé au caramel anisé. On fait cuire une demi-livre de sucre en poudre dans un poêlon, sur un feu modéré; quand il est réduit en caramel, on y mêle 2 onces d'unis étoile; on laisse refroidir, on fait fondre dans Un verre de lait bouillant et on passe.
— Souffle aux macarons amers. On écrase 12 onces de macarons amers, on les jette dans neuf verres de lait en ébullition, on couvre l'infusion pour la passer au bout d'une
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demi -heure. On emploie cette préparation comme de coutume, avec cette différence que les macarons comptent pour 6 onces de sucre que l'on mettra en moins dans l'appareil.
— Soufflé aux amandes amères. On pile 4 onces d'amandes amères, en ayant soin de les mouiller de temps en temps ; on les jette dans neuf verres de lait bouillant avec 3 quarterons de macarons doux; on couvre l'infusion pour la passer à la serviette un quart d'heure après.
— Soufflé à la menthe. On a de la menthe frisée fraîchement cueillie; on la met dans le lait presque en ébullition, aveu le zeste d'un citron finement coupé.
— Souffla au parfait amour. ■ Après avoir râpé, dit Carême, sur une livre de sucre, le zeste d'un citron et d'un cédrat, mettez ce sucre dans le lait presque bouillant, joignez douze clous de girofle concassés. Après une petite demi-heure, vous passez l'infusion à la serviette, puis vous l'employez comme de coutume. •
— Soufflés parisiens aux pommes de rainette. ' Coupez, dit Carême, trente-six belles pommes de rainette par quartiers ; après les avoir épluchées, vous les amincissez et les faites cuire avec une demi-livre de sucre en poudre, l'écorce d'un citron et un verre d'eau. Cette marmelade étant bien desséchée, vous la remettez dans une grande casserole; ensuite vous fouettez bien ferme dix-huit blancs d'œufs, dans lesquels vous mêlez une livre do sucre en poudre comme pour les meringues. Alors vous en mêlez le quart avec la marmelade de pommes. Vous mêlez le tout, ce qui fait une espèce de soufflé (sans beurre et sans farine) et vous versez aussitôt dans une croustade de la même grandeur et préparée exprès pour les soufflés. Mettez au four, chaleur modérée, et donnez une petite heure de cuisson. Servez glacé à blanc avec du sucre en poudre.
— Soufflés parisiens aux abricots. « Séparez en deux quarante-six beaux abricots murs et rouges. Vous les faites cuire avec 2 onces de sucre en sirop; vous desséchez parfaitement cette marmelade et la passez par le tamis. Remettez-la dans une grande casserole. Ensuite vous fouettez dix-huit blancs d'œufs bien ferme, dans lesquels vous mêlez trois quarterons de sucre en poudre; après quoi vous mêlez une couple de cuillerées de ce blanc avec la marmelade d'abricots. Dès que celle-ci se trouve bien ramollie par le blanc que vous y avez mêlé à plusieurs reprises, vous amalgamez légèrement la marmelade avec les blancs; vous versez cet appareil dans une grande croustade semblable à la précédente ; mettez au four, chaleur modérée, et donnez une bonne heure de cuisson. ■
— Soufflés parisiens aux fraises. Epluchez, écrasez un panier de fraises, passez la purée; battez dix-huit blancs d'œufs avec une livre et demie de sucre en poudre, bien ferme. Mêlez avec la purée de fraises; versez dans une croustade.
SOUFFLEMENT s. m. (sou-fle-mac — rad.
souffler). Action de souffler.
— Pratiq. Soufflement d'exploit, Suppression délictueuse d'une copie d exploit.
SOUFFLENHE1M ou SCFFLEN , ancien bourg et commune de France (Bas-Rhin), arrond. et à 35 kilom. N.-E. de Strasbourg; 3,000 hab. Fabrique de briques réfractaires; brasseries, moulins, commerce de bois. Soufflenheim a été cédé à la Prusse par le traité de Francfort (10 mai 1871) et fait partie depuis lors de l'Alsace-Lorraine.
SOUFFLER v. n. ou intr. (sou-flé — latin sufflare, formé de sub, sous, et de flore, souffler). Faire du vent, en poussant de l'air avec sa bouche avec un certain effort : Souffler dans ses doigts. Souffler dans un instrument à veut. Il lui souffla dans l'œil. (Acad.) il Expirer avec effort l'air absorbé en respirant : Il ne peut monter un escalier, gravi)' une côte sans souffler, il Reprendre haleine: Laissez-moi souffler. Les postillons s'arrêtèrent pour faire souffler un instant leurs chevaux. (Alex. Dumas.)
— Faire jouer un soufflet, un appareil de ventilation : Souffler d l'orgue. Ouvrier qui souffle dans une forge.
— Fournir de l'air, en parlant d'un appareil de ventilation : Ce soufflet ne souffle plus.
— Se déplacer avec une certaine force, en parlant de l'air : Le vent souffle violemment. La bise a souffle pendant huit jours. Un simoun brûlant se leva aux premières étoiles et Souffla, dès qu'il fut levé, avec une violence effrayante. (Ch. Didier.)
— Fie. Exercer une sorte d'influence funeste : Je ne sais quelle est la disposition des choses, des opinions; le démon de ta discorde et de la calomnie souffle terriblement sur la littérature. (Volt.) Vous verrez que le Seigneur a toujours soufflé sur les races orgueilleuses et en a fait sécher la racine. (Mass.)
Chassons cet homme, et soufflons sur sa gloire, Comme au grand jour on éteint un flambeau. BÉRANOER.
— Souffler comme un bœuf, Respirer avec uu grand bruit.
— iVe pas souffler, N'oser se plaiudrei ne dire mot.
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— Souffler aux- oreilles de quelqu'un, Lui parler en secret pour ie gagner, pour l'entraîner.
— Regarder, exaiiin'er de quel côté le vent souffle, Etudier les circonstances, tâcher de se rendre compte d) la situation.
— // croiï qu'il n'y a qu'à souffler et à remuer les'' doigts , Il s'imagine que cela est très-facile, que cela ira de soi.
— Tu peux souffler dessus, Se dit pour indiquer à quelqu'un qu'il n'obtiendra pas «e qu il désire : Tu lui as avancé cette somme croyant qu'il te la rendrait ; mais tu peux souffler dessus, il C'est une allusion aux prestidigitateurs, qi.i font souffler sur les objets qu'ils vont escamoter.
— Prov. biblique : L'esprit de Dieu souffle où il lui plait. Dieu communique sa grâce à qui il lui plaît,
— Mar. Souffler o.n tempête, Souffler avec une grande violence : Le navire avait chassé de près d'une lieue et demie, par la violence du vent qui toujours soufflait en temi'Ëte. (Bougainville.)
— Art vétér. Cneval qui souffle, Cheval qui est court d'ha eine. Il La matière souffle au poil, Le pus re:lue et se fait jour à la couronne.
— Techn. Se dit des mortiers à piler la poudre, lorsque celle-ci, n'étant pas suffisamment humectée, vole en poussière sous le choc.
— Alchim. Cher-cher la pierre philosophale, le secret ds faire de l'or et de l'argent, ce que les alchimistes faisaient en entretenant, en soufflant le feu.
— Agric. Travailler, en parlantdes taupes : Les taupes commentent d souffler.
— Impersonnell. Il se produit, il règne, en parlant d'un vent : Il souffle un vent du nord très-froid.
— v. a. ou tr. Pousser le souffle sur : Souffler te feu. I Eteindre en soufflant : Souffler la lampe, la bougie.
— Chasser à l'a de du souffle : Souffler de la poussière, du duvet.
— Remplir d'air à l'aide du souffle ou d'un soufflet : Souffler une vessie, il Fournir de l'air à : Souffler '.'orgue.
— Dire tout bas, pour prévenir ou réparer un défaut de même ire : Souffler son rôle d un acteur, Souffli:r sa leçon à un écolier. Oh! prenez-le plus bas.
Si vous soufflet si hai.t, l'on ne m'entendra pas.
Racine.
Il Dire tout bas sa leçon, son rôle h : Souffler un acteur. Souffler un écolier.
11 perdait la mémoire, oui, mais je l'ai soufflé.