KT
qu'il i - g no - re ma souf-france, Ou
m^Êmm
fais que je ne l'ai - me pas, Ou
êfepgÊ£p=^âl
fuis que je ne l'ai - me pas]
DEUtlÉME COUPLET.
Je ne sais point quelle est la Sevré
Qui redouble, hélas] ma douleur.
Mais le sourire a fui ma lèvre.
Et tout espoir meurt dans mon cœur.
Pitié pour moi ! car je suis femme (bis) ;
O Dieu l veuille guider mes pas.
Dieu veuille encor guider mes pas,
Et du péril gurde mon âme)
Ou fais que je ne l'aime pas (bis) !
troisième couplet.
Four lui je veux rester de glace, Et, cependanl, j'aime en tous lieux A retrouver toujours sa trace; Absent, je le cherche des yeux.
Car c'est en vain, lorsque l'on aime.
Qu'on voudrait celer ses combats (bis).
Tout vous trehit, la froideur même; Et l'amour m se cache pas I Non ! l'amour ne se cache pas !
SOUPIRAIL s. m. (sou-pi-rall ; Il mil.— rad. soupirer). Archit. Ouverture pratiquée à la partie inférieure J'un édifice, pour donner du jour, de l'air au:t sous-sols : Les soupiraux d'une cave, il Ouverture pratiquée dans l'étendue d'une voûte d'aqueduc. Il Baie prati-
SOUP
quée dans le sommet d'une voûte quelconque.
— Par ext. Ouverture communiquant avec une cavité intérieure : Je ne suis pas surpris que quelques auteurs aient pris les volcans pour les soupiraux d'un feu central, et hpeuple pour les bouches de l'enfer. (ISuff.)
— Tech. Nom donné aux ouvertures qu'on pratique dans le bouge des meules de carbonisation.
— Encycl. On doit placer les soupiraux dans la direction du nord et loin des murs capables de réfléchir la chaleur du soleil. Les soupiraux ont des formes très-variables et présentent parfois des difficultés de construction , principalement lorsqu'ils forment des pénétrations dans les voûtes de caves et qu'ils sont inclinés par rapport à la verticale. On les exécute généralement en même tempsque les pieds-droits des voûtes et que les voûtes elles-mêmes ; pour cela, la partie de mur supérieure à la naissance n'étant pas construite, on commence par établir cette dernière parfaitement de niveau; ensuite on place deux broches horizontales de manière que leurs arêtes intérieures supérieures se trouvent dans un même plan, et qu'elles coïncident avec les arêtes supérieure» des plans inclinés du soupirail. Deux petits montants, fixés sur de petits piquets enfoncés dans la berge de la fouille et consolidés par des patins en plâtre, maintiennent les broches dans leur position. Cela fait, on marque, par des encoches sur les broches, la largeur du soupirail à sa partie supérieure, et, par des clous implantés dans la maçonnerie de la naissance , la largeur à la partie inférieure. On tend deux lignes sur tes clous et sur les broches, pour guider dans la pose des moellons furmant le plan incliné inférieur du soupirait et pour déterminer les angles rentrants inférieurs. On détermine aussi la position du plan incliné supérieur du soupirail et de ses angles rentrants par deux lignes, fixées par une extrémité à la broche supérieure et par l'autre à des clous implantés dans les couches du cintre de la voûte de la cave. Les quatre lignes étant tendues, il est facile de resserrer les quatre faces du soupirail en construisant les pieds-droits de la voûte et la voûte elle-même. Quand les voûtes sont légères et ont trèspeu de flèche, on donne ordinairement au plafond supérieur du souptraiJ la forme d'une voûte conique. Quelle que soit la forme des soupiraux, la marche à suivre pour leur exécution est toujours, à peu de chose près, la même. Les soupiraux percés dans les pignons, ne donnant pas de pénétrations de voûtes, ne présentent aucune difficulté d'exécution. Lorsque le soubassement est élevé au-dessus du sol, et par suite que le plancher du rez-de-cbaussëe se trouve surélevé, les soupiraux deviennent de véritables baies que l'on munit de croisées et de barreaux de 1er, ou mieux encore de toile métallique et de tôle percée, pour empêcher les animaux tels que les chats, de pénétrer dans les caves, qui, dans ces conditions de construction, servent le plus souvent de sous-sols pour les cuisines et les laboratoires.
SOUPIRANT, ANTE l. . (sou-pi-ran , ante — rad. soupirer). Qui soupire, et surtout qui soupire d'amour :
Que fait autour de votre porte Cette soupirante cohorte î
Li Fontaine.
Il Peu usité.
— s. m. Celui qui est amoureux d'une femme, qui lui fait la cour : Une certaine coquetterie maligne et railleuse désoriente encore plus les soupirants que le silence ou le mépris. (J.-J. Rouss.)
Femme qui souffre qu'on lui donne Aux soujn'ranti tôt ou tard s'abandonne.
La Fo.ntaiae.
SOUPIRER v. n. ou intr. (sou-pi-ré — rad. soupir). Pousser des soupirs, taire des soupirs : Soupirer de douleur. Soupirer de regret. Soupirer d'amour. Il ne fait que soupirer.
— Pousser des soupirs amoureux : Il vaut mieux quereller que soupirer. (Mariv.)
Je ne peux que la voir, soupirer et mourir.
Corneille.
A soupirer gratis, on perd plus qu'on ne gagne.
Boursault.
J'ai longtemps parcouru le monde, Et l'on m'a vu de toute part.
Courtisant la brune et la blonde, Aimer, soupirer au hasard.
Etienne.
— Poétiq. Faire entendre des sons mélancoliques :
Plus tendrement ta palombe soupire.
MlLLBVOTE.
La nùte sous les doigts soupire avec mollesse.
Thomas.
— Soupirer pour, Etre amoureux de : SOUpirkr pour une ingrate, tl Soupirer pour, vers, après, Désirer, rechercher ardemment : Soutirer après les honneurs, APRÈS la fortune. Les souverains doivent soupirbk après une gloire tout immortelle. (Kléch.). Une puissance monstrueuse, poussée à un excès violent, contraint tous les membres de l'Etat de soupirer après un changement. (Kén.) On n'attrape jamais le repos, après lequel tout fe monde soupirs, (Volt.)
SOUP
Mou cœur tous est connu. Seigneur, et je puis dire Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
Racine.
— Prov. Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire, Les soupirs que l'on pousse sont la preuve d'un désir non satisfait.
— v. a. outr. Exprimer par des soupirs, en soupirant : Soupirer ses peines, ses douleurs.
Il Exprimer sur un mode plaintif r Ce n'élait pas jadis sur ce ton ridicule Qu'Amour dictait les vers que soupirait Tibulle.
BoileaU.
— Syn. Soupirer nprr*, convoiter, délirer, etc. V. CONVOITER.
SOUPIREUR, EUSE s. (sou-pi-reur, eu-ze — rad. soupirer). Personne qui soupire, qui a l'habitude de soupirer.
— s. m. Celui qui courtise les femmes, qui est ou feint d'être amoureux : Ces soupireurs universels , qui en veulent à toutes les femmes avec une égale ardeur, sont d'étranges gens. (M'ie de Scudéry.)
SOUPLE adj. (sou-pie — du latin supplex, suppliant; de sub, sous, et de plicare, plier. Supplex a donc signifié primitivement flexible, mais ce sens est resté inusité; l'acception ordinaire de suppliant, proprement qui fléchit le genou, est étrangère au mot français). Qui se plie aisément, qui est flexible : Cuir souple. Les branches du saule, de l'osier sont /rèi-souPLKS.
— Qui a le corps, les membres flexibles, doués de mouvements lestes et faciles : Enfant souple et élancé. Avoir la (aille trèssouplb. Il faut être bien souple pour faire de pareils tours. (Acad.) Jamais je n'eus le poignet assez souple ou le bras assez ferme pour retenir mon fleuret quand il plaisait au maître de le faire sauter. (J.-J, Rouss.)
— Fig. Pliable ù des choses diverses : Un talent *rès-souPLE. La nature de l'homme est souple et s'ajuste à tout. (3. Joubert.) Cicéron est un polygraphe dont le talent souple et plein d'élégance était en outre extrêmement varié. (A. Fée.)' Il Maniable, soumis, docile : Enfant frès- souple. Homme souple, d'un caractère Souplk. Des hommes souples et bontés s'élèvent aux premières places et les vieilleurs sujets deviennent inutiles. (Mass.) Dans ce siècle, où l'envie à l'intrigue s'accouple, Quand od n'est pas très-fort, il faut être très-soupie.
£. AuaiER.
... Aimez qu'on vous censure, Et, souple à la raisoD, corrigez sans murmure, Mais ne vous rendez pas quand un sot vous reprend*
Boileau.
— Etre souple comme un gant, Avoir l'èchine souple, les reins souples. Etre parfaitement soumis, n'opposer aucune espèce de résistance :
\gant.
Tout -vous rit : votre femme est souple comme un
La Fontaine.
— Méd. Pouls souple, Pouls mode ré ment développé et dont les battements sont doux et moelleux.
— Techn. Soie souple, Soie blanchie aux acides : La soie souple: se reconnaît aux caractères suivants ; elle est blanche, opaque, un peu rude au toucher, spongieuse et assez élastique, elle se disloque et se défile quand on exerce sur elle une traction trop considérable. (Troost.)
— Syn. Souple, docile, flexible. V. DOCILE.
SOUPLEMENT adv. (sou-ple-man — rad.
souple). Avec souplesse, d'une manière souple.
SOUPLESSE s. f. (sou-plë-se — rad. souple). Qualité de ce qui est souple, flexible : La souplesse de l'osier. La souplesse d'un cuir. La SOUPLESSE d'un ressort. Dans les régions boréales, la rigueur du froid enlève à la main et au pied la souplesse qui les caractérise. (A. Maury.)
— Agilité et facilité des mouvements : La souplesse d'un bateleur , d'un sauteur. Le chat se distingue par sa souplesse.
Il fit autour mille grimaceries, Tours de souplesse et mille singeries.
La Fontaine.
— Kig. Flexïbil.té, diversité d'aptitudes, caractère de ce qui est maniable : Auoir de la souplesse dans l'esprit. Son style mangue de souplesse. Sa voix a beaucoup de souplesse. Mien n'est durabte comme les fables, et leur durée lient surtout à leur souplesse à prendre toutes les formes. (St-Marc Girard.) Voltaire, dans la souplesse de son génie,
s'est quelquefois approprié la mâle gravité de Corneille. (Villem.) Il Caractère d une personne maniable, docile, pliable à la volonté d'autrui : Il n'a pas assez de souplesse pour réussir dans le monde. Lorsque le juge veut s'agrandir, il change en une souplesse de cour le rigide et inexorable ministère de la justice. (Boss.) 'L'esprit du monde est un esprit de souplesse et de ménagement. (Mass.) Dans l'homme, la souplesse ne peut se trouver avec l'élévation de l'âme. (Boiste.)
— Loi. fam. Tours de souplesse ou simplem. Souplesses, Moyens détournés et artificieux dont on se sert pour arriver à son but : Il a fait mille tours de souplesse pour supplanter cet homme, pour l'empêcher de réussir dans son entreprise. (Acad.) Ce n'est que par des souplesses qu'il est parvenu à ses fins. (Acad.) li Emploi -vieilli.
sotm
SOTJPLET (SAINT-), bourg et commune de France (Nord), cant. du Cateau, arrond. et à 29 kilom. S.-E. de Cambrai, sur la Selle ; pop. aggl., 1,735 hab. — pop. tôt., 2,633 hab. Fabrication d'étoffes de laine et de coton, fours à chaux, brasseries.
SOUQUE (François-Joseph), homme politique et auteur dramatique français, né à Orléans en 1767, mort à Paris le U septembre 1820. Après avoir fait d'excellentes études au lycée de sa ville natale, il salua avec enthousiasme l'aurore de la Révolution. Lors de la proscription des girondins, il accompagna Brissot dans sa fuite. Arrêtés tous deux à Moulins, l'un périt sur l'èchafaud, l'autre fut incarcéré à la Conciergerie jusqu'au 9 thermidor. Cette longue détention valut à Souque d'être nommé par le Directoire secrétaire d'ambassade en Hollande , puis il occupa, sous le Consulat, une place importante dans l'administration de l'armée de Naples. 11 quitta bientôt cet emploi pour devenir secrétaire général de la préfecture du Loiret. Kn 1809, il se porta candidat aux élections de ce département et fut député au Corps législatif.' En 1814, il adhéra k la dèchéancede Napoléon. Réélu pendant les Cent- Jours, il ue parut que fort rarement à la tribune. La nouvelle Chambre de Louis XVIII ne le compta plus parmi ses membres. Rendu forcément à la vie privée, Souque se tourna vers la littérature. II fit représenter, à l'Odéon, le 27 mai 1816, sous le pseudonyme de Saiiii-George* , une comédie historique en cinq actes, intitulée le Chevalier de Canolle ou Un épisode de la Fronde, dont il emprunta le dénoument tragique aux Mémoires de Lenet, conseiller intimé de la maison de Condé. Cette pièce, qui oblint un éclatant succès, fait partie de la Suite du répertoire du Théâtre-Français, comédies en prose, t. IX (Paris, 1823, in-18). Bien que cette oeuvre ne soit plus jouée depuis longtemps, ou reconnaît généralement que les agitations et les intrigues de la Fronde y sont caractérisées avec autant de finesse que d'exactitude. 11 donna ensuite, au Théâtre-Français, Orgueil et vanité, comédie en cinq actes, en prose, représentée le l*r avril 1819 et imprimée la même année (in-8°). Souque travailla jusqu'à son dernier jour. Il s'éteignit peu de temps après la réception de son François II, que la Comédie-Française n'a pas joué et qu'elle doit posséder encore dans ses cartons. Il avait commencé un poëme intitulée : Saint Ignace de Loyola,
SOUQUENILLE s. f. (sou-ke-ni-lle; Il mil. — Dimin. du vieux français souquenie, que Nicot et Rabelais écrivent squenie et qui représente le bas latin succania, dont l'origine est inconnue,. à moins qu'on De le rattache à l'ancien slave, russe, polonais, illyrien sukno, drap, polonais suknia, robe, vêtement, illyrien sukgna, bohémien suknê, même sens, toutes formes qui appartiennent elles-mêmes, d'après Piotet, à la même famille que le persan cuchâ, vêtement de laine, gûchâ, étoffe, kourde cûcha, cacha, drap, ciuk, même sens, cuka, espèce de veste, ossète cii^a, arménien cukai, même sens, albanais dshoke, manteau, et le sanscrit cuka, vêtement, bordure d'étoffe, turban, etc., mot d'origine incertaine. Peut-être se rattache-t-il à caca , côcaka, peau, écorce. Le * des formes slaves correspond au p du sanscrit, comme dans d'autres cas). Surtout très-long, fait de grosse toile, que mettent les cochers , les palefreniers, quand ils pansent leurs chevaux : Il portait une souquenille grise par-dessus son costume, dont on entrevoyait les zébrures. (Th. Gaut.)
— Par ext. Vêtement usé, sale, misérable : Je demandai une chambre et, pour prévenir la mauvaise opinion que ma souquënille pouvait encore donner de moi, je dis à l'hôte que, tel qu'il me voyait, j'étais en étal de bien payer mon gite. (Le Sage.)
SOUQUER v. a. ou tr. (sou-ké — corruption du vieux fr. saquer, tirer). Mar. Roidir fortement : Souquer un nœud, un amarrage.
— v. n. ou intr. Appuyer, agir fortement : Souquer sur les avirons.
SOUQUET s. ra.'(sou;ke). Agric. Fragment de la racine de l'olivier, séparé de la souche pour servir de bouture.
SOUQUET DE LATOUB (Guillaume-Jean- François), ecclésiastique et littérateur français, né à Crasmenil en 1768, mort en 1850. Il fut précepteur pendant une vingtaine d'années, puis vicaire ou curé de plusieurs églises de Paris. 11 s'occupait de travaux littéraires avec tant de zèle que, pendant les quarante dernières années de sa vie, il ne donna, dit-on, jamais plus de quatre heures au sommeil. On a de lui un "grand nombre de traductions, parmi lesquelles nous citerons : les œuvres de Claudien (an VI, in-8°) ; les
Îioésies de Némesien, suivies d'une idylle sur es chiens de chasse (an VII,in-12); les Sylves de Stace, avec des notes historiques et critiques (1819, in-8°) ; Petits poèmes latins {Cynégétique de Gratius Faliscus, la Chasse de Némesien , l'Etna de Cornélius Severus, etc.; 1842, in-go). L'abbé Delutho aida Souquet dans la rédaction de ce dernier ouvrage.
SOUQUETAGE s. ra. (sou-k^-ta-je). Syn.
de SOUCHKTAGE.
SOUB ou TSOUR, l'ancienne Tyr, ville de la Turquie d'Asie, sur la rive orientale de la
SOtJË
Méditerranée, dans le pachalik et à 36 kilom. N. d'Acre; 4,000 hab., moitié musulmans métoualis, moitié chrétiens grecs des deux rites. Les Grecs catholiques y ont un évêque. Fabrication de meules. Cette ville, autrefois la plus importante place de commerce maritime du monde, voit aujourd'hui tout son trafic réduit à l'exportation de quelques balles de coton et de tabac. La ville de Sour est située sur une presqu'île, autrefois entièrement détachée du continent, auquel elle se rattache de nos jours par un isthme sablonneux; cette presqu'île se prolonge parallèlement à la côte, en formant les bras de la croix de chaque côté de l'isthme, et crée ainsi deux baies, au N. et au S.; c'est la buie du N. qui constitue le port actuel, et la ville est construite de ce coté au point de jonction de l'isthme et de la presqu'île. Les rues sont sales et tortueuses, mais les palmiers et les arbres fruitiers dont le terrain est planté lui donnent un charme oriental. Une vieille muraille en ruine l'entoure à i'E. et au S. On n'y trouve aucun édifice remarquable, si ce n'est les restes d'une belle église du style grec. Toute la côte O. de la presqu'île est ^éserte et bordée de rochers battus par les vagues, au milieu desquels on distingue, par un temps calme, des fuis et des tronçons de colonnes, des pierres taillées, etc. Aux environs, nombreux débris de toute sorte. V. Tyr.
SOURA , rivière de la Russie d'Europe.
Elle prend sa source dans le gouvernement de Saratov, près de Sourmino, coule à l'O., sépare pendant quelques kilomètres les gouvernements de Saratov et de Penza, entre dans ce dernier, se dirige au N. , baigne Penza, entre dans le gouvernement de Simbirsk, où elle arrose Kotiakov et Alatyr, pénètre dans le gouvernement de Nijni-Novgorod et se jette dans le Volga, après un cours de 150 kilom.
SOUBABAYA, ville de l'Océanie, dans la Malaisie hollandaise, sur la côte septentrionale de l'Ile de Java et le détroit de Madoura, où elle a un port de commerce, cheflieu de la résidence de son nom, à 574 kilom. K. de Batavia, par lio» 23' de longit. E. et 7o 13' de latit. S. Sa population est évaluée à 100,000 habitants , et le gouvernement néerlandais a depuis longtemps pris des mesures pour éviter le croisement des races. Si Batavia est la capitale de Java, en ce sens qu'elle est le siège du gouvernement, Sourabuya est la ville la plus importante de l'Ile par sa population, son industrie et son mouvetnent commercial. C'est ïà que se trouvent aujourd'hui les plus importants établissements industriels du gouvernement , celui de la marine et celui de l'artillerie, les plus grands arsenaux et magasins, enfin les principaux établissements industriels privés. Le port, spacieux et très-sûr, est accessible aux plus gros bâtiments; en 1864, 640 navires sont entrés dans le port de Sourabaya. L'exportation a principalement pour objet le sucre, le tabac, le café, les peaux de buffle, les rotins, les clous de girofle, la muscade, l'arack, le poivre et la cannelle. Les importations consistent en inadapolams et calicots écriis, toiles rouges d'Andrinople, toiles à voiles, porcelaines, cristaux, papier, fer, charbon de terre et bougies. La ville est généralement bien bâtie; le palais du gouverneur, l'hôpital et un jardin botanique rempli des plantes les plus rares sont les principales curiosités de Sourabaya.
SOUHAKABTA, ville de Java. V. Solo.
SOURAPANA, s. m. (sou-ra-pa-na). Crime de l'ivresse, chez les Indous.
— Encycl. Le sourapana , littéralement action de boire du calou ou jus de palmier, est un crime énorme, selon les livres indous, et ne saurait être expié par les moyens ordinaires, par les pèlerinages aux temples renommés, ou les ablutions dans les eaux du Gange ou des autres cours d'eau consacrés. On ne saurait imaginer jusqu'où les brahines poussent l'aversion et le inépris pour ceux qui se rendent coupables du sourapana ou de l'usage des liqueurs enivrantes. Laos les lieux où ils se trouvent réunis en grand nombre, les infractions à -cette loi d abstinence sont extrêmement rares, et jamais on n'y a vu un brahme ivre. Cependant, lorsqu'ils vivent dans des habitations isolées et hors de toute Surveillance, ils se relâchent singulièrement, paralt-il, de leur tempérance sur ce point. Un voyageur contemporain rapporte que, le feu s'étant mis à la maison d'un brahme, située à quelque distance d'un village du Tanjaour, dans l'Inde méridionale, les habitants accoururent et s'empressèrent de dérober aux flammes ce qu'ils purent enlever. Parmi les effets sauvés, on trouva un grand pot de terre plein de porc salé et un autre contenant de l'arack ou eau*de-vie du pays. La perte de sa maison fut bien moins sensible au propriétaire que la publicité de cette découverte accablante. Devenu l'objet des railleries et de la risée de tous les habitants d'alentour, ce pauvre brahme fut obligé d'ubandonner le pays et d'aller cacher sa honte au loin. Ce fait prouve que les bruhmes ne sont pas tous fidèles au précepte qui leur défend de boire des liqueurs enivrantes. 11 paraît que parfois des brahines se réunissent chez des soudras, en qui ils ont confiance, et qui leur préparent, a huis clos, des repas
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d'où les boissons enivrantes et les viandes ne sont pas exclues; bien plus, l'orgueil des brahmes fléchissant assez vite dans ces parties de débauche , ils ne dédaignent pas d'admettre familièrement leurs hôtes à manger avec eux en commun, ne rougissant point de commettre ainsi à la fois une triple violation des règles de leur casle. Mais si l'usage secret des liqueurs enivrantes, si facile à tenir caché, est peut-être assez commun chez les brahmes, il est presque inouï qu'on ait rencontré, dans les rues ou en public, un brahme qui fût ivre. Les reproches d'intempérance et, de violation des principes généralement reçus dans la caste ne s'adressent, en définitive, qu'à un petit nombre d'hommes tarés et qui ont mis bas toute honte. On ne saurait sans injustice les rendre communs a la généralité des brahmes. C'est aux gourous ou prêtres qu'est dévolu le droit de punir les brahmes coupables de sourapana. Ils font comparaître ceux-ci, et si l'enquête qu'on ouvre en leur présence démontre leur culpabilité, ils leur adressent des réprimandes sévères en leur infligeant un châtiment corporel; assez souvent ils les soumettent à une forte amende ; enfin, si le délit est très-grave, l'exclusion de la caste est prononcée.
SOURCE s. f. (sour-se — substantif participial de sourdre. Le mot source signifie donc proprement jaillissement. On disait autrefois sorse, sorce, du participe passé sors, de l'ancienne forme sordre). Eau qui sourd, qui sort de terre : Source vive. Découvrir, trouver une sourciî. La source d'un ruisseau , d'une rivière, d'un fleuve. Remonter une rivière jusqu'à sa source. Le commerce est comme certaines sources : si vous détournez leur cours, vous les faites tarir. (Fén.) L'évaporation rend aux sources des fleuves ce qu'elle enlève à leur cours moyen et inférieur. (A. Maury.) Les anciens couronnaient de fleurs les sources osi ils avaient puisé. (Ste-Beuve.) On croyait chez les Juifs que ta nature observait le sabbat ; toutes les sources intermittentes passaient pour sabbatiques. (Renan.) 11 Liquide quelconque qui sourd, qui sort de terre : Une source de pétrole.
Des sources d'un lait pur, des sources d'un vin frais Serpentaient en ruisseaux, jaillissaient en fontaines.
De Saint-Ange.
Qui changera mes veux en deux sources de larmes, Pour pleurer ton malheur?
Racine.
— Endroit où certaines choses se produisent en abondance : La Bourgogne est la SOURCE des bons vins. Il Trésor, amas, réunion de richesses où l'on puise : L'inspiration, dans les arts , est une source inépuisable. (Mme d« Staël.) La pitié est une source féconde de civilisation. (Mme de Rémusat.)
— Fig. Principe, cause, origine : Les sources de la prospérité d'un Etal. Aller à la SOURCE des renseignements. Remonter à la source d'une nouvelle. La concupiscence et la force sont la source de toutes nos actions, (fasc.) L'amour de l'ordre est la source de toutes tes vertus. (Fén.) Lecceur est la source la plus ordinaire des illusions de l'esprit. (Nicole.) La fierté prend sa source dans la médiocrité ou n'est plus qu'une ruse qui la cache. (Mass.) Le cœur est la source de toutes les erreurs dont nous avons besoin ; il ne nous refuse rien dans cette matière-là. (Fonten.) Les sens sont l'unique source des idées de l'esprit humain. (Turgot.) L'argent a toujours été regardé comme une source de corruption. (Helvétius.) La corruption du cceur est la première source de nos erreurs. (B. de St-P.) Les voyages sont une des sources de l'histoire. (Chateaub.) L'industrie est la source de la richesse. (B. Const.) Le sentiment, par tuimême, est une source d'émotion, non de connaissance. (V. Cousin.) Toutes les sources de la production concourent à la formation de la richesse publique. (V. Cousin.) Le goût du bien est en nous une source de plaisirs comme le goût du beau. (M™6 Guizot.) Ce n'est jamais que lorsque la source des idées est tarie que les flots de sang commencent à couler. (E. de Gir.) La première source du désordre des femmes, c'est ta misère, (J. Simon.) L'économie est la source de l'indépendance.
(E. Souvestre.) La source de la véritable amabilité n'est pas extérieure, elle est dans le fond de l'âme. (Théry.) A l'origine de toutes les preuves, il y a la source de toutes tes preuves, j'entends les axiomes. (H. Taine.)
. . Chez les humains, par un abus fatal, Le bien le plus parfait est la source du mal.
Voltaire.
— Documents, textes originaux : Les sources de l'histoire. Etudier les sources. Connaître les sources. Le linguiste, opérant sur les particularités les plus délicates de la langue, est obligé de porter une grande sévérité dans la discussion des sources. (Renan.)
— Eau de source, Eau puisée à une source.
— Source inflammable , Emission de gaz hydrogène protocarboné qui s'enflamme spontanément à l'air, en sortant du sol.
— Sources de la vie, Organes principaux, les plus essentiels à la vie.
— Couper une source, La supprimer en interrompant le cours souterrain des eaux qui l'alimentaient.
— Tenir une nouvelle de bonne source, La tenir de personnes bien informées.
— Mar. Source du vent, Point d'où la \ent souffle.
SOUR
— Loc. adv. De source, Aisément, avec facilité, sans effort : Son style coule de source. Ici Choisy a vu et senti, il parle de source et n'a eu besoin de personne pour s'inspirer. (Ste-Beuve.)
— S. f. pi. Archit. hydraul. Combinaisons de fontaines, de ruisseaux diversement agencés.
— Syn. Soh*c© , commencement , noiit- ■nnce , etc. V. COMMENCEMENT.
— Encycl. Géol. V. eau et fontaine.
— Toonogr. Dans la mythologie gréco-romaine, les naïades (v. ce mot) présidaient aux sources et les personnifiaient ; on les représentait sous la figure de jeunes et jolies femmes, couronnées de plantes et de fleurs aquatiques, tantôt appuyées sur une urne penchante, tantôt portant une coquille. Les artistes modernes ont adopté cette manière do représenter les sources, mais y ont apporté plusieurs variantes. La Source peinte par Ingres en 1856, pour la galerie du comte Duchâtel, est justement célèbre ; elle a inspiré à Théodore de Banville une pièce de vers dont on nous saura gré de détacher les fragments suivants :
Jeune, oh ! si jeune, avec sa blancheur enfantine,
Debout contre le roc, la naïade argentine
RU. Elle est nue. Encore au bleu matin des jours,
La céleste ignorance éclaire les contours
De son corps, où circule un sang fait d'ambroisie.
L'atmosphère s'éclaire autour du jeune torse De la naïade, et, comme un dieu sous une écorce, Tandis que sa poitrine et son ventre poli Reflètent un rayon par la via embelli, Une âme se trahit sous cette chair divine. La prunelle, où l'abîme étoile se devine Rend des lueurs de ciel et de myosotis. Ses cheveux vaporeux, que baisera Téthys, Etonnent le léphyr ailé par leur finesse. Elle est rêve, candeur, innocence, jeunesse. Sa bouche, fleur encor, laisse voir en s'ouvrant Des perles ; son oreille a l'éclat transparent Et les tendres rougeurs des coquilles marines, Et la lumière teint de rose ses narines.
Et son bras droit soulève au-dessus de sa tête L'urne d'argile, chère au luth d'or du poète.
Son corps éthéréen se déroule avec grâce, Courbé sur une hanche, et dessine sa trace Dans l'air, comme un oiseau qui va prendre son vol. Seul, un de ses pieds blancs pose en plein sur le sol. Le vase dont ses doigts ont dû pétrir l'ébauche S'appuie à son épaule, 6 charme! et sa main gauche Supporte le goulot, d'où tombe un flot d'argent. Les pertes en fusée et le cristal changeant Ruissellent, et déjà leur écume s'efface Dans l'ombre du bassin luisant, dont la sfrmce Répète dans son clair miroir de flots tremblants Les jambes de l'enfant naïve et fies pieds blancs.
Nous n'ajouterons rien à cette poétique et fidèle description. Sous le rapport de l'exécution comme de la composition, la Source est certainement une des œuvres les plus séduisantes du maître qui a été si longtemps & la tète d'une partie de l'école française. « Malgré la légère afféterie particulière à M. Ingres, dit Al. Anatole de La Forge, l'art de Phidias revit dans ce corps auquel il ne manque qu'une couleur un peu plus robuste et plus chaude. Ces formes admirables, ces contours gracieux atteignent un si hautdegré de perfection idéale qu'aucune des confidences sincères de cette délicate beauté ne choque ia pudeur... Les tons réels de la chair se fondent dans un harmonieux ensemble, jusqu'à ce que l'œil ne puisse plus saisir que les nuances adoucies. » Un autre critique, M. Victor Fournel, a loué jusqu'à la couleur du tableau, qui lui a paru être celle de la nature et de la vie ; mais il y a danf cet éloge une véritable exagération : l'allégorie peinte par Ingres est loin d'être une réalité vivante; il suffit, pour qu'elle ait droit à l'admiration, qu'elle soit une image poétique. Il en a été fait par Léopold Flameng, pour la Gazette des beaux-arts, une gravure qui est elle-même un chef-d'œuvre de délicatesse et que beaucoup d'amateurs préféreront peutêtre à la peinture. Elle a été gravée aussi par Calamatta (Salon de 1869).
Un sculpteur, M. Emile Chatrousse, a intitulé la Source et le Muisselet un groupe de marbre d'une grâce exquise qui a été exposé au Salon de 1869 et qui a été placé depuis dans le jardin du Luxembourg. La Source, modeste jeune fille accoudée sur un rocher, tient de la main droite une urne d'où s'épanche, goutte à goutte, l'eau qu'un gentil Lambin, le Jiuissetet, reçoit dans une coquille. Ces deux figures sont disposées de la façon la plus heureuse et présentent, en tout sens, les formes les plus coulantes, les lignes les plus gracieuses. Le petit garçon a une attitude d'une naïveté charmante : à son air mutin, on devine que l'espiègle a hâte de remplir sa coupe rustique pour aller folâtrer, sautiller, babiller à travers la prairie. La jeune fille est timide, presque sérieuse, comme il sied à une vierge élevée au fond des bois dans un vallon solitaire. Sasauvagerie même la rend plus séduisante encore. Elle est belle, mais elle ignore sa beauté; toute sa coquetterie consiste dans l'arrangement de sa chevelure, à laquelle se mêlent quelques fleurettes cueillies au bord de l'eau. «M. Chatrousse, dit M. Chauroelin {l'Art contemporain), a modelé, caressé ce groupe avec une délica-
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tesse extrême , mais sans tomber dans la mièvrerie de la touche et la puérilité du détail. Nous pourrions citer des morceaux , la poitrine, le ventre et les reins de la Source, par exemple, qui sont d'une morbidesse exquise et sur lesquels il y a comme une fleur de jeunesse. Les pieds et les mains ont une perfection de forme admirable. » Un autre sculpteur, M. Léon Fourquet, a été médaillé, au Salon de 1874, pour une statue représentant la Source de l'Yvette, sous la figure d'une jeune femme étendue sur un lit de roseaux, accoudée du bras droit et relevant de la main gauche la couronne de plantes aquatiques qui ceint son front.
Un tableau de M. Henri Lehmann, intitulé : les Filles de la Source, a été lithographie par Auguste Lemoine (Salon de 1830). Une composition, dont le sujet n'a rien que de réel et ne manque pas cependant d'élégance et même de poésie, a été exposée au Salon de 1873 par M. Feyen-Perrin, sous ce titre : Une Cancalaise à la source. Il y a de l'élégance aussi et du style dans les figures de paysannes que M. Jules Breton a représentées puisant de l'eau ou lavant à une Source au bord de la mer (Expos, univ. de 1867). Une autre scène rustique, où l'on voit des types féminins d'une grâce charmante, la Source miraculeuse, a été exposée en 1855 par M. Gustave Brion.
Un des maîtres de l'école classique du paysage, M. Cabat, a peint une Source dans tes bois (Salon de 1864) : la forêt est sombre, traversée par un chemin grisâtre près duquel une auge en pierre reçoit l'eau de la source qui s'écoule goutte à goutte; il y a du charme et du mystère dans ce tableau, dont l'exécution toutefois est un peu sèche. On ne saurait reprocher le même défaut aux paysages intitulés : une Source, que MM. Emile Breton et Charles Le Roux ont exposés, le premier au Salon de 1868, le second en 1870; les troncs d'arbres, les feuillages, les plantes aquatiques ont fourni à ces deux peintres l'occasion de déployer des tons riches et puissants. Dans le tableau de la Source peint par M, Français (Salon de 1874), de beaux arbres étendent leurs branches au-dessus du repli de terrain, tout rempli de plantes en fleur, au fond duquel l'eau s'est amassée : deux jeunes femmes entièrement nues, deux nymphes si l'on veut, s'apprêtent à prendre un bain dans le bassin solitaire.
Source* (les), par A. Gratry, prêtre de l'Oratoire (1863, in-8°). Ce livre est une sorte de confession de l'auteur. Fatigué de la lutte, voyant toutes ses idoles tomber en poussière, ses convictions s'ébranler, !e jeune élève de l'Ecole polytechnique abandonna le monde et se jeta dans les bras de la religion. Il nous raconte sa vie et nous la donne en exemple. C'est en Dieu seul que nous trouverons le repos et le calme ; hors de lui, tout n'est qu incertitude et trouble. Cette thèse n'a pas le mérite de la nouveauté; elle est présentée d'uue façon habile et n'en est que plus dangereuse. On ne saurait réagir avec trop d'énergie contre cette doctrine énervante qui tend à détruire tout ce qu'il y a de vitalité dans l'homme. A en croire les béats, le progrès et la justice ne sont que des chimères; c'est Dieu seul qui mérite qu'on l'invoque. A quoi bon travailler, lutter contre les abus sans cesse renaissants? Pourquoi cette énergie que nous déployons contre le mal? Pourquoi la science, l'affection, l'amour? Qu'importe tout cela? Dieu seul existe; seul il est digne de nos prières, de notre travail ; seul il est tout amour et toute science. Qu'importe que ce champ soit ensemencé, le commerce florissant, l'industrie prospère? Tout cela n'est-ce pas la matière, la vile matière? En vain l'humanité s'acharne à travailler, en vain chaque jour elle creuse le sillon; elle ensemence, le germe ne se développera pas. L'homme, comme un insensé, lutte contre sa destinée; il voit s'envoler toutes ses illusions, s'enfuir ses rêves d'avenir; autour de lui, tout disparaît, et il reste debout, il persiste à demeurer dans ce morno désert. Que ne se jette-t-il aux pieds de la croix, que ne donne-t-il à Dieu cette vie qui lui est à charge? Telle est la thèse soutenue parle Père Gratry. Elle est détestable et tend à tuer chez l'homme toute activité, tout désir d'améliorer sa situation, toute croyance au progrès. Il faut convenir ce-pendant que le Père Gratry met à développer cette thèse funeste une onction et une douceur remarqua-* Wes. Sa phrase se développe sans traits d'éloquence; sans mouvements oratoires, et ce style paisible, semblable a un ruisseau qui coule sur le gazon, est d'une pureté et d'un charme singuliers. Ce livre offre cette particularité que la science n'est pas traitée en ennemi. Elève de Poisson, de Dulong et d'Arago, le Père Gratry emprunte à plaisir des démonstrations religieuses à l'harmonie des lois universelles. Il invoque l'algèbre et prétend prouver l'existence de Dieu par la trigonométrie, ce qui est assez bizarre. L'astronomie surtout est d'un puissant secours a l'oratotien, qui répète, une fois de plus, des arguments si souvent invoqués, suns être pour cela plus concluants.
Source (la), ballet de M. Nuitler, musique de MM. Minkous et Delibcs; représenté à l'Opéra en novembre 1866. Un jeune et beau chasseur circassïen, Djémil, empêche la magicienne Morgab de jeter des plan-
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tes malfaisantes dans les eaux pures d'une source. Pour témoigner sa reconnaissance à Djémil, la divinité ce la source, Naïla, brise le rocher qui la cac ie et se montre au chasseur au milieu des farfadets et des éphémères qui voltigent or iinoirement sur son onde cristalline. A la vu£i du jeune homme, Nulla sent son coeur subitement s'éprendre; mais tous ses charmes no peuvent vainerela froideur du jeune homme qui aime l'insensible Nouredda. » Naïla pousse le dévouement jusqu'aux plus extrêmes limites, dit M. Etienne Arago; elle se sacrifie à une rivale qui a longtemps repousso Djémil. Nouredda étant morte, Naïla, usant de son pouvoir surhumain, la ressuscite et fait passer son âme aimante dans le corps de celle pour qui brûlait inutilement le jeune chasseur. Mais elle doit payer de son immortalité ce gracieux sacrifice ; elle meurt, et au même instant la source se tarit. » La musique de ce ballet, qui comprend quat:e tableaux, renferme plusieurs morceaux gracieux, aux formes mélodiques, élégantes <st distinguées. Nous citerons particulièrement le défilé de la caravane, une berceusî, la marche des femme3 du harem, l'apparition de Naïla au milieu de la fête et la scène finale. La Source eut pour principaux interprètes Mlles Fiocre, Salvioni et Marquet. Ce ballet a été repris plusieurs fois, notamment en octobre 1872 pour les débuts d'une remarquable danseuse, M"e Rita Sangalli.
SOURCE (Marie -David-Albin U], homme politique français, V. La Source.
SOURCER v. a. ou tr. (sour-sé — rad.
source). Faire tremper dans de l'eau claire, en parlant du lin.^e savonné et tordu. Il Mot usité en Bretagne.
SOURCICLE s. m. (sour-si-kîe). Ornith, Nom vulgaire du roitelet huppé.
SOURCIER, IÈHE s. m, (sour-sié, ière — rad. source). Personne qui prétend avoir des secrets pour déouvrir les sources : L'art empirique de découvrir les sources a donné lieu aux étranges pratiques des sourciers. (L. Figuier.) ll'lni.R.
SOURCIL s. m. (sour-si). Ichthyol. Nom vulgaire du chétodon vugabond. Il Sourcil d'or, Nom vulgaire d'un poisson du genre coryphène.
SOURCILS. m. (sour-si — latin, supereilium; àe super, sur, et do citium, cil). Eminence garnie de poils, qui f.'étend en forme d'arc aude-sus de l'œil ; ei.seinbledes poils qui garnissent, cette partie : Sourcil noir. Sourcil u/ond. Sourcil épais. Abaisser, hausser ses sourcils. Froncer les sourcils. Dans la jalousie, l'envie, la malice, ta sourcils descendent et se froncent. (Buff.) Après les yeux, la partie du visage qui contribue le plus à marquer la physionomie sou t les sourcils. (Buff.) En Egypte, le maître de la maison où mourait un chat se rasait le sourci j gauche en signe de deuil. (SteFoix.) Sous un épais souri il il avait l'oeil caché.
La Fontaine.
Les sourcils roix, mélangés et retors, ■;
Semblent loger la fraude et l'imposture.