‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 626 sur 1059 · V. SPAENDONCÉfci · texte numérisé non relu

V. SPAENDONCÉfci

SPAENUONCK (Gérard van), un des plus habiles peintres de fleurs de l'école hollandaise, né à Tilbourg le 23 mars 1746, mort h Paris le 11 mai 1822. Fils du bourgmestre de sa ville natale et élève de Herreyns, un maître dans la spécialité à laquelle i) se voua, il excella dès sa jeunesse à rendre toute la vérité de ses gracieux modèles, en même temps qu'il montrait un goût exquis dans leur agenceme;iit. Sa réputation s'étendit bienlôt jusqu'à Paris, et il figura aux Expositions du Louvre quelque temps avant la Révolution. L'ancienne Académie de peinture l'admit au nombre de ses membres. Devenu Français, Spaendonck fut nonmé professeur d'iconographie végétale au Jardin des plantes, lors de la reconstitution du Muséum d'histoire naturelle par la Convention, et compris parmi les membres de l'Institut, a sa fondation, le 6 décembre 1795.

On a de lui un magnifique recueil intitulé Souvenirs de Van Spaendonck ou Recueil de fleurs lithographiées d'après les dessins de ce célèbre professeur {pi. in-8°) ; les amateurs mettent un prix élevé à ses tableaux, qu'on voyait autrefois assez fréquemment dans les ventes et qui maintenant sont fort rares; le Louvre en possède quatre très-remarquables.

Parvenu ii un âge avancé, le célèbre artiste avait ouvert son cours au Jardin des plantes le 30 avril 1822, lorsque la maladie l'obligea de l'interrompre le 4 mai; il mourut peu de jours après. Olivier, au nom des professeurs du Muséum, et Quatremère de Quincy, au nom de l'Académie des beauxarts, prononcèrent des discours sur sa tombe. Tous deux firent un éloge également mérité de son talent ot do son caractère. « Le digne et regretté confrère sur la tombe duquel nous prononçons le dernier adieu, dit Quatremère de Quincy, fut, comme vous le savez, une de ces conquêtes que les arts de la France se vantaient depuis longtemps d'avoir faites sur ce pays voisin où florissait l'école spéciale d'un genre de peinture intimement lié à la science et k l'élude du règne végétal. Les ouvrages de Van Spaendonck, dont le nom sera désormais prononcé immédiatement après celui de Van Huysiiir. , ont peut-être marqué ie terme que ne pourra plus dépasser l'art de peindre les fleurs ».

Spaendonck avait fait d'excellents et surtout d'excellentes élèves, qui ont continué sa manière, mais qui en elfet n'ont pu dépasser le maître.

SPAEN-LALECQ (Guillaume-Anne, baron ee), historien hollandais, né en 1750, mort en 1817. H- fit ses études à l'université d'Utrecht et fut successivement bourgmestre d'Elburg, député aux états généraux de Hollande en 1774 et membre du collège de l'amirauté. En 1795, il prit sa retraite. Il a publié : Introduction critique à l'histoire de la Gueldre (Utrecht, 1801-1805, 4 vol. in-8°); Histoire de la province de Gueldre (1814, t. 1er.)

SPAETH (le chanoine Balthasar), archéologue allemand, né dans un village de la Bavière en 1764 , mort k Munich en 1846. 11 fut nommé chanoine de la cathédrale de Munich, voyagea en Grèce et en Italie et rapporta dans sa patrie de riches collections d'antiquités, dont il publia la description et qu'il légua, ainsi que sa bibliothèque , au gouvernement bavarois. Ces collections ont été réparties entre l'Ecole royale des beaux-arts et les autres établissements publics de Munich.

SPAGIRIE s. f. (spa-ji-rî — du gr. spaâ, j'extrais; agheirô, je rassemble). Nom donné anciennement k la chimie.

SPAGIRIQUE adj. ( spa-ji-ri-ke — rad.

spagirie). Qui appartient, qui a rapport k la - spagirie, à l'ancienne chimie.

SPAGIBISME s. m. (spa-ji-ri-sme — rad.

spagirie). Doctrine des spagiristes.

SPAGIBI5TE s. m. (spa-ji-ri-ste — rad.

spagirie). Celui qui appartenait à une secte do médecins qui prétendaient se rendre compte de tous les phénomènes de la vie et de la santé k l'aide de théories chimiques.

SPAHI s. m. (spa-i — du persan siptihi, cavalier). Soldat d'un corps de cavalerie turque : Je rencontrai deux jeunes spahis armes de pied en cap. (Chateaub.)

— Cavalier appartenant à un corps créé en Algérie, après la réunion de cette contrée à la France, et qui est composé en grande partie d'indigènes armés et équipés selon l'usage du pays : Spahis réguliers. Spahis irréguliers.

— Encycl. Les spahis ou sipahis datent de

SPAH

l'origine de la puissance des Turcomans; ce corps, tout irrégulier qu'il était, composait toute la cavalerie turque. Formé de cavaliers que devaient fournir en certain nombre et équiper à leurs frais les propriétaires de3 fiefs, il n'était appelé qu'en cas de guerre et pouvait alors se monter a, un effectif de 140,000 hommes. t

Il n'arrivait que bien rarement qu on en rassemblât un si grand nombre. En campagne, ils étaient soldés par le trésor du Grand Seigneur et formaient deux classes qui se distinguaient par la couleur de leurs étendards. Leurs armes habituelles étaient le sabre, la lance et le javelot; les uns avaient des pistofets et des carabines et les autres un arc et des flèches. Ils formaient une bande de cavaliers, manquant de toute espèce d'organisation et de tactique, marchant en troupe, attaquant avec une sauvage intrépidité, mais se débandant aussi danst la plus grande confusion, du moment où 1 effet de leur attaque était manqué. Les spahis -étaient généralement licenciés à la paix. Ourkhan et après lui Mourad en constituèrent une certaine partie en corps régulier ; les spahis furent alors l'élite de la cavalerie turque, et des le xvnc siècle, par leurs révoltes fréquentes, ils se rendirent presque aussi dangereux pour les sultans que les janissaires. Dans le mois de janvier 1603, une révolte de spahis éclata à Constuntinople et mit en danger la vie du grand vizir. Grâce à des mesures vigoureuses et surtout au concours des janissaires , l'insurrection fut étouffée; mais une haino invétérée subsista depuis ce jour entre les deux corps de troupes. Cette haine se manifesta dans la suite par l'opposition que les spahis apportèrent à presque toutes les révolutions de palais tentées par les janissaires. Profilant habilement de cette division qu ils savaient raviver, les sultans contenaient chacun des deux corps dans l'obéissance.

Les spahis faillirent aussi devenir les ennemis des segbans, autre corps de troupes. Ils s'exerçaient à lancer le javelot. Des segbans furent atteints et tentèrent de se venger les armes à la main. Il fallut que le général intervînt pour arrêter l'effusion du sang. Mais comme leur réconciliation n'était qu'apparente, il fit placer entre les deux troupes un demi-cercle de boiSj auquel on suspendit un sabre entre un pain et une poignée de sel; les chefs de part et d'autre s'avancèrent, jurèrent d'être constamment unis et prononcèrent contre ceux qui violeraient ce serment des imprécations épouvantables. Ensuite, pour donner une sorte de réparation aux segbans , les spahis passèrent sous le demi-cercle (1630).

En 1648, les spahis étaient devenus assez influents pour qu'on les appelât au conseil qui résolut de déposer Ibrahim I^r.«On délibéra d'abord s'il convenait d'admettre à celte assemblée les spahis. Cara Mourad, le chef des conjurés, ne le voulait pas; mais les plus sages opinèrent que, s'agissant de la chose publique, il fallait convoquer également tous les états. Cet avis prévalut; la cavalerie fut appelée et conduite à la mosquée par ses commandants. > (Nayma Mousiapha, Annales ottomanes.)

Ibrahim fut condamné k être enfermé dans un cachot très -étroit et privé de lumière; mais quelques jours après que cette condamnation eut été exécutée, les chefs des janissaires et ceux de la milice, suspectant les dispositions des spahis, entrèrent dans la prison du malheureux prince et l'étranglèrent. Cependant, il ne faudrait pas croire que ce corps de cavalerie n'était uniquement occupé qu'à défendre ou à renverser les souverains. Dans de nombreuses expéditions contre les Polonais, les Hongrois et les Allemands, il se conduisit vaillamment. Après la décadence des janissaires, on regardait les spahis comme les meilleures troupes de l'empire ottoman. Pendant la guerre de 1774, entre les Turcs et les Russes, les spahis se firent admirer par leur courage k toute épreuve. Ils défendirent la ville de Bender avec héroïsme. Les Russes durent faire le siège de chaque maison. Enfin, ne pouvant plus se maintenir dans la place, les spahis portant en croupe leurs femmes et leurs enfants sortirent de la ville, tombèrent sur le camp russe et y firent un grand carnage. L'artillerie les dispersa. Pour ne pas rester en proie k la brutalité des vainqueurs, leurs femmes s'égorgèrent entre elles.

Dans la décadence de l'empire ottoman, les troupes qui avaient autrefois fait sa force, spahis et janissaires, devinrent les plus sérieux embarras du pouvoir. Après avoir coopéré en 1826 à la destruction des janissaires, dont ils tirent une horrible boucherie sur la place de l'Almeidan, ils subirent eux-mêmes une réorganisation complète, puis leur dissolution fut prononcée.

Tandis qu<i le corps des spahis disparaissait en Turquie, son nom devenait celui de notre cavalerie indigène en Afrique. Les spahis, au temps de la grande puissance ottomane, avaient tenu garnison dans toutes les principales villes de l'Algérie. Nous les trouvâmes k Alger, et comme il nous était absolument impossible de nous passer d'auxiliaires pour communiquer avec lesindigènes, les spahis, que l'on nommaiiTurcs, devinrent forcément nos alliés. On les employait dans les né. gociatious ou bien ils portaient les dépèches ; le plus souveut ils servaient d'espions, tra-

SPAL

hissant à la fois la France et leurs compatriotes , car o:i peut bien s'imaginer qu'ils nous, firent plusieurs fois tomber dans des ' embuscades. Malgré cela, on les employait et ils combattaient^ dans nos rangs. Le colonel Yousouf, pluï :àrd général, qui connaissait bien le pays et \a peuple que nous combattions, proposa plusieurs fois d'organiser les Turcs épars, de les rassembler et d'en former un corps. 11 savait bien que l'on ne pouvait alors avoir la moindre confiance dans la fidélité des troupes indigènes, mais il fit comprendre aux généraux f -ançais quelle influence morale nous gagnerions siir nos ennemis le jour où- nous aurions leurs frères dans nos rangs. Dès 1831, nous eûmes des corps de cavalerie nommés chasseurs spahis, qui n'étaient appelés q l'extraordinairement au service. Ces chassiurs spahis furent organisés en escadrons, et ils étaient au nombre de quatre lorsqu'en 1834 (10 décembre) une ordonnance royale, qui leur donne le titre de spahis réguliers, décida que ces quatre escadrons seraient commandés par un lieutenantcolonel et qu'ils résidpraient ii Alger. Moins de six mois après, en juin 1835, les Turcs de Eone reçurent la même organisation. Us devaient former deux escadrons, mais on ne put en réunir qu'in seul. Les services qu'ils nous rendirent furent assez signalés pour motiver une ordomance du 12 août 1836, laquelle augmentait le nombre de leurs escadrons, ordonnait qu'il en résidât rix a Alger, quatre k Bone, quatre à Oran, et que ces escadrons fussent commandés par des lieutenants-colonels. Ccmme les succès de nos armes étaient assuras, que nous commencions à nous montrer décidés k conquérir l'Afrique à n'importe quel prix, les Arabes s'enrôlèrent avec moins de défiance et les cadres furent remplis en lien de temps. Cestroupes, organisées et inst-uites par des officiers de cavalerie fronçais? , formèrent bientôt un corps régulier, redouté par les indigènes parce que, se sentant haï, méprisé, il était sans pitié. Il rivali a avec la corps des chasseurs d'Afrique dais les différentes expéditions contre Abd-e -Kader.

D'après une ordonnance du 31 août 1839, les spahis furent ir corporés dans les chasseurs d'Afrique; c'était la consécration légale d'un fait qui existait depuis longtemps, car nous lisons dans le rapport du général Bujreaud sur le combat de la Sicka, en 1S3C: • Je formai deux compagnies d'élite en tirailleurs et les spal.is du 2e chasseurs commandés par le lieutenant Mosmer. » Et pourtant, en pratique, rhn n'est plus déplorable que ce mélange des deux races. On avait déjà, reconnu pour les zouaves que, réunis dans un même corps, les Français et les Arabes Se communiquent mutuellement leurs défauts et jamais leurs qualités. Aussi, en 1841, les spahis furent-ils séparés du corps des chasseurs d'Afrique pour former une arme à part; le 21 juillet 1145, on décida la formation de trois régiments de spahis k six escadrons, avec le même état- major que les régiments de cavalerie française. Depuis cette époque, ils n'ont pas cessé de donner de nombreuses preuves de dévouement k la France. C'est k eux que l'on confie toutes les correspondances; dan.; les cercles, ils font le Service de la gendarmerie. Enfin, comme on prend dans les rangs indigènes la moitié des lieutenants et des sous-lieutenants du corps, on voit des jeunes gers arabes des meilleures familles demander à en faire partie, ce qui produit un effet moral excellant. Le costume des spahis est de) plus pittoresques ; ils ont la veste turque ga*ance, le pantalon et le gilet bleu céleste, des bottes arabes, le haïk et un burnous garance. Les cavaliers français et indigènes portent tous uniformément le turban. Le costume des officiels français a été modifié par une décision ministérielle de 1873; ils ont, à peu de chose près, le costume des hussards et d.)S chasseurs, dolman en drap bleu de ciel, avec collet et parements en drap garance , tresses et olives noires; pantalon garance avec bande bleu de ciel ; képi avec turban et calot garance ; bandeau bleu de ciel, orné sur le devant d'un croissant brodé en or ; ce croissant se retrouva aussi sur la plaque de la giberne.

SPAITLA, la Sufetula des Romains, ville de la régence de Tunis, à 20 kilom. K.-O. de Tunis, sur un petit affluent du lac Keirvan. On y voit de belles ruines romaines.

SPALACODON s. m. (spa-la-ko-don — du gr. spatax, taupe; odous, odontos, dent). Mannn. Genre de mammifères insectivores, du groupe des musaraignes.

SPALACOPE s. m. (:>pa-la-ko-pe — du gr. spatax, taupe ; pous, pied). Mamm. Genre de mammifères rougeurs.

SPALANGIË s. f. (spa-.an-jî — du gr. spatax, taupe; aggêion , vase). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des cbalcidiens, tribu des ehalcidides, type du groupe des spalangites , comprenant plusieurs espèces , dont le type habite l'Europe : Les spaIjANOiks ie font remarquer principalement par leur tète ovalaire. (blanchard.) \ SPALANGIEN, 1ENNE (spa-Iac-ji-ain, iène). Entom. Syn. de spal/.ngitb.

i SPAIANGITE adj. ( spa-lun-ji-te — du rad. spalangie). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte k la spalangie.

SPAL

— s. ra. pi. Tribu d'insectes hyménoptères, de la famille des chalcidiens, ayant pour type le genre spalangie.

SPALATJN (Georges), un des plus zélés partisans de la Réforme, né k Spalt (Bavière) en 1484, mort k Altenburg en 1543. Son vrai nom était Bnrckburd; lé surnom de Spolaiin, sous lequel il fut connu, lui fut donné à cause de son lieu de naissance. 11 lit ses études a Nuremberg, k Erfurt et k Wittemberg, fut ensuite professeur au courent de Georgenthal, près de Gotha, et devint, en 1507, curé de Holienkirchen, village voisin do Gotha. L'année suivante, il fut nommé précepteur du prince héritier de Gotha, Jean-Frédéric. En 1511, il conduisit à Wittemberg les ducs de Brunswick-Lnnebourg, Otton ei Ernest, dont on lui confiait l'éducation. H se lia dans cetto ville avec Luther et avec d'autres réformateurs et devint l'ami du grand-duc Frédéric le Sage, qui le nomma, en 1514, son chapelain, Sun bibliothécaire et son secrétaire. Spalatin accompagna la grand-duc dans tous ses voyages et influa par se3 conseils sur la conduite du grand-duc dans les affaires religieuses. Après la mort de Frédéric le Sage, Spalatin fut nommé, en 1525, surintendant par Jean le Constant et entretint avec lui des relations aussi amicales qu'avec son prédécesseur. Il assista aux diètes de Spire et d'Augsbourg et, sous Jean- Fiédéric, à la réunion de Smalkalde (1537). Il a écrit un grand nombre de lettres, qui ont été publiées depuis, et a fait paraître d'importants ouvrages historiques, parmi lesquels on cite les suivants : Geschichte des Arminius; Lebcn der l'âptte Julius II, Léon X, Adrien VI, Clément VU, Paul III; Clironicon et annales <zô.flHiiol5l3 ad finem (ère anni 1520; Vils aliqnot eleclornm. et duciim Saxonis; Annales reformationis ( Leipzig, 1718); Christliche Iietigionshândel. Wen.Iecker et Pretler ont fuit paraître une édition critiqua des œuvres de Spalalin.

SPALATO ou SPALATRO, le Spalalum des Romains, ville de l'empire d'Autriche, dans la Dalmatie, k 163 kilom. S.-E. de Zara, sur une langue de terre qui s'avance dans l'Adriatique, où elle a un beau port de commerce ; 10,000 bab. Archevêché catholique fondé en 630, et dont le titulaire porte le titre de primat de Dalmatie et de Croatie; séminaire, gymnase, école normale; société d'agriculture. Pêche active ; commerce considérable en vin, huile, blé, figues, laines, cire, suif et rosolio. Cette ville, assez importante au point de vue commercial, se compose de rues étroites, tortueuses et malpropres. On y remarque la cathédrale, ancien temple consacré à Jupiter; l'ancien temple de Diane, transformé aussi en église, et un autre d'Esculapo, qui sert de baptistère; les restes du palais de Dioclétien et plusieurs autres belles antiquités romaines. Cette ville est entourée d'une vieille enceinte Spalatro fut fondée en 303 par Dioclétien, qui était né k Salone, ville romaine dont on voit les ruines aux environs de Spalatro, près du port. Des conciles ont été tenus k Spalatro en 1185, en 1292 et en 1579. Dans ce dernier, le seul qui ait quelque importance, les évoques réunis sous la présidence d'Augustin Valère, évêque de Vérone, portèrent un assez grand nombre de décrets, divisés en neuf chapitres et ayant trait k des matières disciplinaires concernant les évoques, les prêtres, les chanoines, les religieux et religieuses, les confréries, les administrateurs de biens ecclésiastiques, etc.

SPALAX s. m. (spa-laks — du gr. spalax, taupe), Mamm. Genro de mammifères rongeurs clavicules, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent l'ancien continent; on les connaît sous le nom vulgaire de rutstaupes : Le corps des spalax est assez robuste, allongé, cylindrique. (E. Desmarest.)

— Encycl. V. ASPALAX, bathyergue, nyc- TOCLiiPTE. •

SPALDING, bourg et paroisse d'Angleterre, dans le comté et à 53 kilom. S.-E. de Lincoln, sur la Welland ; 0,500 hab. Récolte de lin et de chanvre; commerce de grains et de laines. On y remarque une belle église et la maison de correction du comté.

SPALD1NG (Jean-Joachim), théologien protestant allemand, l'un des auteurs classiques les plus estimés de son pays, né k Triubxess (poinéranie suédoise) en 1714, mort en 1804. 11 s'acquit une grande réputation comme prédicateur, comme théologien et comme écrivain. Lavater voulut étudier sous lui avant d'entrer dans le ministère évangélique. Le principal ouvrage de Spalding, De la destination de l'homme (1748), a été traduit en français par la reine Elisabeth de Prusse, épouse du grand Frédéric (llerlin, 1770, in-so). Nous citerons encore de lui, en allemand : la Ilaliijion est l'affaire la plus importante de l'humanité (1707, in-8°).

SI'ALDING (Gcorgas-Loui<.), philologue allemand, fils du précédent, né a Buiili en 1702, mort en 1811. Précepteur des enfants du prince Ferdinand de Prusse, puis professeur au gymnase de Berlin, il s'est l'ait particulièrement connaître par une excellente édition de Quintilien, k laquelle il se consacra sans relâche pendant dix-neuf ans et qu'il no put achever avant de mourir. Cette rcrnarquublo édition a été imprimée k Leipzig (1708-1816, 4 vol. iu-8°).

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SPALDING ( Charles-Auguste-Grnïlaume), historien allemand, né en Poméranie en 1760, mort en 183<K II fit ses premières études et ^son droit à Greifswald et fut nommé référendaire, puis conseiller de justice à Berlin. Après quarante ans de services, il obtint, en 1823, une pension de retraite. On a de lui : Précis historique sur Pierre le Grand, roi de Castille (Berlin, 1797) ; Histoire des rois chrétiens de Jérusalem (1803, 2 vol. in-S°) ; Guerre du Canada (1821); Conquête de Naples par Conradin.

SPALLANZANI(Lnzare), naturaliste et physiologiste italien, né à Scandino, dans le duché de Modène, en 1729, mort à Pavie en 1799. 11 commença son éducation sous la direction de son père, habile jurisconsulte, fut envoyé à l'âge de quinze ans au collège des jésuites de Reggio, puis à l'université de Bologne. Sa famille exigea qu'il suivit les cours de droit; mais la jurisprudence ne lui inspira aucun intérêt et il revint aux sciences naturelles, pour lesquelles il avait manifesté un grand penchant. A l'âge de vingtsix ans, il fut nommé professeur de belleslettres à Reggio et à Modène ; mais s'étant livré avec un rare succès à l'étude de l'histoire naturelle, il fut appelé à l'enseigner à l'université de Pavie en 1770. Il occupa immédiatement le premier rang parmi les savants professeurs dont s'honorq,it alors l'Italie. Botanique, zoologie, géologie, physique, chimie, tout était de son domaine, et il est peu de branches de la science qu'il n'ait pas enrichies de nouvelles découvertes; niaise est surtout sur la physiologie qu'il a jeté de vives lumières. On lui doit les premières notions exactes sur la circulation du sang, la digestion, la respiration, la génération des plantes et des animaux. Le xvme siècle n'eut pas d'observateur plus sagace, plus exact que Spallanzani. Il employait en excursions scientifiques lus loisirs que lui laissait sa chaire; de 1779 à 178S, il parcourut l'Italie, la France, la Suisse, la Grèce et la Turquie. Spallanzani a écrit les ouvrages suivants : Saggio di osservazioni microscopic/te, relative al sistema délia générations de' signori Needham e Buffon (Modène, 1707, in-8°); Frodroma sopra le reproduzionianimali (Modène, l7G8,in-8°); Dell' azione del cuore ne' vasi sanguini ; nuove osservazioni (Modène, 1768, isi-S0); /nu i fo a intraprendere sperienze onde avère mulelti nel popolo degli inselti per tentar di sciogliere il grand proOUma délia gencrazione (Modène, 1763, in-80): Dei fenomeni délia circolazione osservata net giro universale dei vasi ; Dei fenomini délia circolazione Innyuente ; Dei moti del sangua independemi del cuore e del pulsar délie urlerie; Ùisserlazioni qualro (Modène, 1777, in-8"); Opitscoli di fisica animale e vegetabile, con due lettere del signer Bonnet (Modène, 1776, 2 vol. in-8°), traduit en fiançais par Sennebier; Voyage dans les Deux- Siciles et dans quelques parties des Apennins, traduit par Amaury Duval, avec notes de Faujas de Saint-Fond (1800, 6 vol. in-8°), ouvrage principalement consacré à l'étude des volcans.

SPAIXANZAN1E s. f. (spa-lan-dza-nî — de Spallanzani, natur. ital.). Entom. Genre d'insectes diptères myodaires, tribu des muscides.

— Bot. Genre d'arbres, de la famille des rubiacées, tribu des hédyotidées, dont l'espèce type croît à Madagascar.

— Syn. de gustavu et d'ARKMONK, genre de végétaux.

SPALME s. m. (spal-me). Mar. Enduit propre a, spalmer, ou plutôt à espalmer.

SPALMER. Syn. d'KSPALMER.

SPALTs. m. (spaltt).Techn. Sorte de pierre qui sert à mettre les métaux en fusion. Il Nom que donnent les artistes à. l'asphalte ou bitume de Judée.

SPANANTHE s. m. (spa-nan-te — du gr.

spatia?., rare; anthas, fleur). Bot. Genre de plantes de la famille des ombellifères, tribu des mulinées, formé aux dépens des hydrocotyles, et dont l'espèce type croît ;>u Pérou.

SPANDAU, ville forte de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsdam, à 14 kilom. O. de Berlin, au confluent de la Sprée et du Mavel; 10,000 hab. Grande manufacture d'armes; fabrication de toiles, lainages, poteries; tanneries, brasseries, distille-' ries; construction de bateaux et navigation-, commerce de chevaux. Sa citadelle, construite sur une île, fut prise par les Suédois en 1631 et par les Français en 1806. Des quatre églises de Spandau, celle de Saint- Nicolas est la plus remarquable; c'est un édifice gothique du xvto siècle, qui renferme quelques monuments curieux et de vieux fonts baptismaux. L'ancien palais des électeurs de Brandebourg a été transformé en maison de détention. Cette ville est une place de guerre très-importante. Le gouvernement prussien a décidé, en 1S73, d'en augmenter considérablement l'enceinte, pour permettre aux établissements militaires île se déployer i et aux ouvriers utilitaires dedemeurer dans la ville. Des forts détachés, dont la construction a été arrêtée, auront pour objet do mettre les riches établissement militaires de Spandau à l'abri d'un bombardement. C'est dans la fameuse tour de Julius, à Spandau, que sont enfermés les 40 uiillLous de tlnilers en or mou-

SPAN

nayé (l milliard 230 millions de francs) formant le trésor de guerre de l'empire allemand. Par décret rendu en septembre 1874, le principal gardien du trésor porte le titre de curateur ; il est subordonné directement au chancelier de l'empire, et il a sous ses ordres deux aides-gardiens, Pour arriver aux caveaux où l'on a entassé la réserve métallique, il faut traverser trois portes ayant chacune deux serrures différentes. Le commandant de la place de Spandau est responsable delà garde de la tour. SPANDAW (Haro-Albert), poète hollandais, né à Vries le 23 octobre 1773, mort en 1855. Il fit ses études à l'université de Groningue et fut reçu avocat en 1799. Il fut nommé ensuite à des fonctions administratives et judicinires. Lors de l'annexion de la Hollande à l'empire français, il rentra au barreau. Parmi ses producions, nous citerons : les Femmes (De Vrouxuen) , poëme en quatre chants (1804). réimprimé en 1819, traduit en français par M. Clavereau (Maëstrieht, 1833, in- 8°) ; plusieurs compositions anacréontiques, la Bose effeuillée, la. Fête de l'Amour, le Langage des y?ux, etc.; des poésies patriotiques entre aunes : Chœur des Néerlandais au roi; Chants aux femmes de la Néerlande; la Gloire des marins néerlandais, etc., et un poème lyrique intitulé : Heures de bonheur. Un recueil des poésies de Spandaw a été imprimé en 1809 et en 1815 et a reparu fort augmenté en 1836 (3 vol. in-8°).

SPANGENBERG, ville de Prusse, province de Hesse, cercle et à 10 kilom. S.-E. de Melsungen, sur la petite rivière de Pflefe ; 2,003 hab. Fabrication active de toiles, lainages, coutellerie. On y voit un ancien château fort des landgraves de Hesse, servant aujourd'hui de prison.

SPANGENBERG (Cyriaque). chroniqueur et théologien allemand, né a Nordhausen en 1528, mort à Strasbourg en 1604. Il étudia à l'université de Wittemberg la théologie et la philosophie sous Luther et sous Mélanchthon, avec lesquels il fut en relation d'amitié, devint pasteur et inspecteur des écoles à Tisleben, puis doyen et chapelain a Mansfeld. Lors des dispûtes qui curent lieu sur le synergisme, il fut un des plus zélés partisans de Flacius et fut destitué pour ce motif en 1575. I! se rendit à Schlitzsel, où il fut pasteur. \\ fut encore forcé, à cause de ses opinions en matière de religion, de quitter cette ville et trouva enfin un asile à Strasbourg, où il se consacra entièrement à des travaux littéraires. On a de Spangenberg un grand nombre d'ouvrages de théologie, ) armi lesquels nous citerons un recueil de sermons sur les cantiques de Luther, intitulé : Cilhara Lutkeri, etc. (Erfurt, 1581, in-40), et Bas Leben des Bonifasius, et un grand nombre de chroniques, don.t les plus importantes sont : Der Adclsspiegel , Die Kirclienhistorie von T/iùringen , Uessen, Frnnken iind Bayern (1603, 2 vol.). V. Leuckfeld, IJistoria Spangcnbergensis (Quedlinbourg, 1712).

SPANGENBERG (Auguste-Théophile), docteur allemand, êvêque des frères moraves, né h Klettenburg (Wurtemberg) en 1704, mort en 1792. Fils d'un pasteur protesiant sans fortune, il prit de bonne heure l'habitude du travail et de la modicité dans les désirs, se fit recevoir docteur en philosophie à Iéna (1726) et s'y livra à l'enseignement. Peu après, il se lia avec le comte de Zinzendorf, qui venait de régénérer les frères moraves et de faire bâtir pour eux Herrnhut (haute Lusace), la ville des gardiens du Seigneur. Spangen: berg alla passer, auprès de lui près de deux ans, puis se rendit à Halle, où il devint professeur adjoint de philosophie (1731) et inspecteur des écoles de 1 orphelinat; mais, dès 1732, il quitta cette ville pour retourner à Herrnhut, et a. partir do ce moment il se voua avec une ardeur infatigable à la propagation de la secte dont il était le fervent adepte. Il fonda en Amérique (1735), en Russie (1765), en Hollande, en Angleterre et en Allemagne une fouie d'établissements qui acquirent un développement rapide. Il était diacre général de la communauté lorsque, en 1744, les moraves le choisirent pour évèque. Spangenberg continua son apostolat, tant en Amérique qu'en Europe, et, après la mort de Zinzendorf, survenue en 1760, il fut nommé président de la direction générale, dont le siège était à Herrnhut (I7S9). Par la pureté de ses mœurs, par l'élévation de ses idées, par sa conduite aussi habile que prudente, Spangenberg avait su acquérir 1 estime même des adversaires les plus acharnés de sa secte. On a de lui : Biographie du comte N.-L. de Zinzendorf (1772-1775, 8 "vol. in-8°), en allemand ; Notice historique sur la consitution de la communauté des Frères (1774, in-s°) ; Ides fidei fralrum (1779, in-8°), traduit en français sous le titre de Doctrine chrétienne dans la communauté éuangélique dés Frères ( 1779 , in-s°) ; Sur les travaux de la communauté des Frères (1782, in-S°) ; Becueil de discours (1797- 1799, 2 vol. in-8o). Les Archiecs pour l'histoire de l'Eglise, Aa llenkc, contiennent un précis de la vie de Spaiigouberg, rédigé par lui-même.

SPANGENBERG (Georges-Auguste), médecin allemand, né ii Lutzow en 1777, mort en Italie en 1837. Il fut nommé en 1S03 professeur au lycée anatomico-chirurgique de Brunswick et, en 1806, médecin particulier de la reine de Westphalic àCasseleliuédecindel'é-

SPAN

cole militaire de cette ville. Après la destruction du royaume de "Westphalie, il se rendit à Hambourg et de la en Italie, où il mourut. On a de lui : Darstellung der B lut /lusse (Brunswick, 1805).

SPANGENBERG (Ernest-Pierre-Jean), jurisconsulte allemand, né à Gcettingue en 1784. Il étudia le droit à l'université de cette ville, entra dans la magistrature et devint successivement avocat général à la cour impériale de Hambourg (1811), assesseur à la chancellerie de justice établie à Celle (1814), conseiller au même tribunal (1816), membre de la cour suprême d'appel (1824) et enfin nombre du collège du conseil privé royal de Hanovre (1831). Ses principaux ouvrages sont : Institution?!: juris civilis Napol eonU (Gcetiingue, 1808) ; Commentaire sur le code Napoléon (Gœttingne, îsiO, 3 vol.) ; Introduction au droit civil romain (Hanovre, 1818) ; Mémoires sur te droit allemand au moyen âge (Halle, 1822); Jacques Cnjas et ses contemporains (Leipzig, 1822) ; Mémoires pour servir à l'étude des antiquités du droit germanique (Hanovre, 1824); Nouvelles archives de la patrie (Lunebourg, 1822 et suiv., 21 vol. in-8o); De l'amélioration morale et civile des détenus par l'emploi du système pénitentiaire (1S21); Cours d'amour au moyen âge (Leipzig, 1822).

SPANHEIM ou SPONHEIM, bourg de Prusse, province du Rhin, régence de Coblentz, cercle et à 12 kilom. O. de Kreuznach ; 1,215 hab. Ce bourg fut autrefois le titre d'un comté qui, formé au xc siècle, appartint jus-

3u'en 1437 a la maison de Netibourg, dont un es membres, Jean Ier5 fut la tige des comtes de Sayn-Wittgenstein. Ce comté, après avoir subi plusieurs partages et changements d'héritiers, , se trouve aujourd'hui compris en grande partie dansla principauté de Berkenfeld, qui appartient au duc d'Oldenbourg.

SPANHEIM (Georges, comte dïî), né sur la fin du ixe siècle, mort en 952. Il fut rétabli par l'empereur Othon en 938 dans le comté de Spnnheim, que ses ancêtres avaient possédé à titre de souveraineté.

SPANHEIM (Frédéric-), théologien allemand, né à Amberg (Palatinat) en 1600, mort à Leyde en 1649. Il étudia la théologie à Genève, accepta ensuite une place de précepteur chez le bnron de Vitrulle, gouverneur d'Embrun (1621), puis alla, en 1624, compléter son instruction à Paris et çn Angleterre. De retour à Genève, il ocoupa une chaire de philosophie et, quelque temps après, il se fit ordonner pasteur. Le succès avec lequel il s'adonna à la prédication lui valut d'être appelé à succéder à Tnrretin comme professeur de théologie (1631). Onze ans plus tard, Spanhe:m quitta Genève pour aller occuper à Leyde une chaire de la même nature. C'était un homme instruit, un contioversiste ardent, un esprit étroit et méticuleux, en un mot un digne disciple de Calvin, rivalisant d'intolérance avec les catholiques. Ses principaux écrits sont : le Soldat suédois (Genève, 1633, in-s°);\e Mercuresuisse (Genève, 1634, in-80); Dubia evangelica (Genève, 1634-1639, 3 part, in 40)- Genéua restituta (1635, in-4<>) ; Diatriba historica de origine, progressa et sectis anabaptislarum (Franeker, 1645); Mémoire sur Louise Juliane, éleclrice palatine (Leyde, 1645, in-40); Exercitationes de gratia uuiversali (Leyde, 1646, in-8°) ; des Sermons, etc.

SPANHEIM (Ezéchiel), diplomate et érudit, fils du précédent, né à Genève en 1629, mort à Londres en 1710. Il fit ses études à Leyde, où il apprit l'arabe et l'hébreu, puis revint h Genève (1649) et y professa l'éloquence. Sa précoce érudition et ses talents attirèrent sur lui l'attention de l'électeur palatin Charles- Louis, qui le chargea de diriger l'éducation de son fils. Spanheim sut dans cette place se concilier les bonnes grâces et l'estime de l'électeur. Ce prince le chargea d'une mission politique en Italie, et Spanheim profita de son séjour dans la péninsule pour étudier les antiquités et se mettre en relation avec les érudits les plus distingués. L'habileté diplomatique dont il avait fait preuve lui valut d'être chargé de nouvelles missions auprès du duo de Lorraine (1665), auprès de l'électeur de Mayenca (1666), a. la conférence de Spire, au congrès de Bréda (I66S), en Hollande et en Angleterre. En 1679, Spanheim passa au service de l'électeur de Brandebourg, qui le nomma son ministre plénipotentiaire à Versailles (1080) et lui donna le titre de ministre d'Etat. Se trouvant en France lors de la révocation de l'édit de Nantes, ii profita de son caractère diplomatique pour recueillir et secourir un grand nombre de protestants, qu'il fit ensuite passer en Allemagne. En 1689, il quitta la France, revint en Prusse et se livra entièrement à des travaux d'érudition, auxquels il avait jusqu'alors consacré ses loisirs. De 1697 à 1702, il représenta de nouveau l'électeur de Brandebourg à la cour de Versailles. Lorsque ce prince prit le titre de roi de Prusse, il nomma Spanheim baron et l'envoya eu 1702, en qualité d'ambassadeur, à Londres, où il termina sa vie. Spanheim était un homme d'une vaste érudition, dont les écrits sont justement estimés. Son principal ouvrage est un traité, De pr&stantia et usti numismatum autiquorum (Rome, 1664, in-40), ouvrage inappréciable, sous le rapport de l'érudition, mais malheureusement inachevé. On a aussi de lui un grand nombre «l'écrits, de notes, de remarques ou de commentaires sur

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foutes les matières d'érudition, notamment : Thèses pro antiquitate litterarum hebraicarum (Leyde, 1S45, in-40); Discours sur le Palatinat et la dignité électorale (1657, in-40); Des césars de l'empereur Julien (1660, in-8°), traduit du grec avec d'excellentes remarques ; Orbis romanus (1697, in-4°), etc.

SPANHEIM (Frédéric), théologien suisse, frère du précédent, né à Genève en 1632, mort à Leyde en 1*701. Après avoir terminé ses études à Leyde, il exerça le ministère évangélique dans plusieurs localités de la Zélande, puis fut nommé professeur de théologie à Heidelberg (1655). Mandé à. Leyde en 1670, il y occupa les chaires do théologie et d'histoire sacrée et devint en outre, en 1674, bibliothécaire de l'université, qui l'élut quatre fois recteur. Spanheim attaqua avec beaucoup d'àpreté les cartésiens et les coccéiens. Appelé à faire partie d'une commission de théologiens à qui l'électeur palatin voulait faire approuver son désir de quitter sa femme pour en prendre une autre, il n'hésita pas à indisposer ce prince en se prononçant contre ce qu'il souhaitait. Spanheim n'a pas écrit moins de soixante-quatre ouvrages. Les principaux sont : Introductio ad geographiam sacram (Leyde, 1679, in-8°) ; Selecliorum de religione controversiarum elenchus (1637, in-12); Summa historié ecclesiastics (1689, in-12); De papa femina iuter Leonem IV et Benedictum III (Leyde, 1691, in-8°), traduit, soui ce titre : la Papesse Jeanne, par Lenfant (1694, in-12). Ses Œuvres complètes ont été publiées à Leyde (1701, 3 vol. in-fol.).

SPANI (Prosper) , surnommé Prooper de Clememi, sculpteur et architecte italien, natif de Reggio, mort dans la même ville dans un âge très-avnncé, en 1584. Après avoir étudié sous la direction de son oncle Barthélémy Spani, il se rendit à Rome, où il acquit une grande réputation. Il revint ensuite dans sa patrie. Parmi ses plus belles œuvres, on cite ; le Tombeau de saint Bernard, dans la cathédrale de Parme ; le Monument de Prati, dans la même ville; la Bésurrection du Sauveur, h Reggio; les statues de la Foi et de la Giâce, ii Carpi, etc.

SPANIE s. m. (spa-rî — du gr. spanios, rare). Entom. V. spavie.

— s. f. Genre d'insectes diptères, de la famille des brachystomes, tribu des leptides, dont l'espèce type habite le nord de l'Europe : Les spaniks ont la trompe un peu saillante. (E. Desmarest.)

SPANIOPE s. m. (spa-ni-o-po — du gr.

spanios, rare; pous , pied). Entom. Genre d'insectes hémiiitéres, de la famille des chalcidiens, dont, 1 espèce type habite l'Angleterre.

SPANIOPTILON s. m. (spa-ni-o-pti-lon — du gr. spanios, rare; ptilon, plume). Bot. Genre déplantes, de la fiimilledes composées, tribu des carduacées, formé aux dépens des chardons, et dont l'espèce type croît au Japon,

SPANÏSH STRIPES s. m. pi. (spa-nichstraïpze — de l'angl. spanisk, espagnol; stripes, bandes). Drap lisse et léger, ainsi appelé parce qu'il fut fait d'abord avec de la laine d'Espagne, et qu'il a des lisières rayées : Le spanisk stripks est l'objet d'une fabrication importante en Angleterre, et surtout à Leeds , on en exporte en Chine jusqu'à 40,000 pièces.

SPANISH-TOWN, appelée parles Espagnols Santiago-de-la-Vega, ville de l'Amérique centrale, Antilles anglaises, capitale de la Jamaïque, à 18 kilom. N.-O. de Kingston, sur la Coire, à 9 kilom. de l'embouchure de cette rivière dans la m»r des Antilles, par 18° l' de latit. N. et 790 4' de longit. E. ; 5,000 hab. Siège du gouverneur général, d'un évêché anglais et de la cour suprême. Commerce peu actif; rues étroites et mal pavées. Cette ville fut fondée en 1520 par Diego, fils de Christophe Colomb.

SPANOPOGON s. m. (spa-no-pn-gon — du gr. spanios, rare; pàgôn, barbe). Méd. Rarejé des poils de la barbe, due à un tempérament lymphatique, ou à une affection maladive.

SPANOTRIC s. m. (spa-no-trik — du gr.

spanos, rare; thrix, trichas, poil). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, réuni par plusieurs auteurs, comme simple section, au genre osmite.

SPARACTE s. m. (spa-ra-kte). Ornith, V.

BÀRBILANIER.

— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrameres, de la famille des xylophages, dont l'espèce type habite l'Australie.

SPARADRAP s. m. (ipa-ra-dra). Pharm.

Emplâtre composé d'un tissu de linge, da peau ou do papier, recouvert sur l'une des faces ou sur les deux en même temps d'uno légère couche de matière emplastique de différente nature, selon l'usage auquel on Je destine : Une bande de sparadrap.

— Encycl. Les sparadraps sont aujourd'hui d'un fréquent usage en miclecine. Les plus

■employés sont -. le sparadrap de cire, le sparadrap commun, le sparadrap de colle de poisson et le taffetas nésicant. Mais, quel que soit celui qu'on emploie, il faut qu'il soit recouvert d'une couche égale et bien uniforme do matière emplastique; que celle-ci, sans ètri trop difiluente, présente une consistance lune que l'emplâtre puisse se mouler sur les par-

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ties où l'on l'applique; que les morceaux ne sis détachent point par écailles et qu'à la température du corps il se ramollisse suffisamment pour se coller à la peau.

I" Sparadrap de cire. Il consiste en une banda de toile enduite sur-ses deux faces d'un mélange de cire blanche, de térébenthine et d'huile d'amandes douces. On l'emploie surtout pour le pansement des vésicatoires et «les cautères; il calme l'irritation qui, quelquefois , se propage auto'ur de l'exiitoire ; mais on ne doit l'employer que fraîchement préparé, car s'il est fait depuis longtemps il irrite les surfaces avec lesquelles on le met en contact. Le papier à cautère n'est autre chose qu'une préparation de ce genre, dans laquelle on a substitué au linge une simple feuille de papier qu'on découpe ensuite en petits rectangles.

2° Sparadrap commun. Ce sparadrap, av.' an appelle encore diachylon, n'est qu'une large bande de toile revêtue , sur l'une de ses faces, d'une mince couche d'emplâtre diachylon gommé, auquel on ajoute une petite quantité d'huile d'olive et de térébenthine pour qu'il ne devienne pas cassant en hiver. C'est celui qu'on emploie dans presque tous les pansements après les opérations chirurgicales, ainsi que dans le traitement des plaies ; c'est, en un mot, le plus employé de nos jours.

3° Sparadrap de colle de poisson. Ce sparadrap porte le nom de taffetas d'Angleterre. Pour le préparer, on prend une simple bande de taffetas noir ou blanc sur lequel on étend plusieurs couches successives d'une dissolution aqueuse alcoolisée de colle de poisson. On a le soin d'interposer entre les deux dernières couches une couche de teinture alcoolique concentrée de baume noir du Pérou. Ce taffetas est employé comme agglutinatif pour réunir les petites plates par première intention, et, après l'opération de la cataracte, pour maintenir les paupières closes pendant les premiers jours qui suivent l'opération.

4° Taffetas vésicant. On le prépare en étendant sur une toile cirée une légère couche de cire jaune mélangée avec de l'huile de cantharides extraite par l'éther sulfurique. Ce taffetas ne tarde pas à perdre ses propriétés vèsicantes; aussi faut-il le préparer en petite quantité et le conserver dans un vase hermétiquement fermé. Pour en faire usage, il suffit de l'humecter légèrement avec du vinaigre et de l'appliquer ensuite sur la | eau ; quelque? 'minutes suffisent pour produire la vésication. On remplace quelquefois dans cette préparation l'huile de cantharides

I ar l'extrait alcoolique de garou. On se propose par cette substitution d'éviter l'action des cantharides sur les organes génito-uriiiiiires.

Le sparadrap commun dont on se sert journellement est surtout employé sous forme de bandelettes agglutinatives. Celles-ci consistent en de simples lanières larges de om,01 à ont, 02 environ et d'une longueur proportionnée à l'usage que l'on veut en faire. Si elles doivent servir pour un ulcère, par exemple, ou une plaie d'un membre, leur longueur doit faire au moins une fois et demie le tour du membre. Ces bandelettes doivent être taillées dans un rouleau de sparadrap tel qu'on le trouve dans le commerce; ce sont de larges bandes, pliées en rouleau, sur lesquelles on a étendu la matière emplastique et qu'on a passées' ensuite à une espèce de laminoir pour les rendre lisses et uniformes.

II ne faut pas déchirer les bandelettes en les taillant dans le rouleau de sparadrap ;\l faut les couper régulièrement avec des ciseaux. Pour les appliquer, il suffit de les chauffer légèrement, car, si on les exposait à une température trop élevée, le linge absorberait l'emplâtre qui, dés lors, ne serait plus susceptible d'adhérer aux parties. Les bandelettes de sparadrap servent a maintenir les pièces de pansement ou à réunir les lèvres d'une solution do continuité.

SPARADRAFIER s. m. (spa-ra-dra-pié — ritd. sparadrap). Pharm. Tablette de Dois à deux montants, sur laquelle on prépare le sparadrap.

SPARAGON s. m. (spa-ra-gon). ,Comm.

Etoffe de laine de mauvaise qualité, qui se fabriquait anciennement en Angleterre.

SPARAILLON s. m. (spa-ra-llon ; «mil.— diiniu. de spare). Ichthyol. Nom vulgaire du petit sargue : Le sparaillon prend beaucoup moins d'accroissement que la dorade. ( V. de Bomare.) Il On dit aussi sarguet et raspaillon.

SPARAN1SE, bourg du royaume d'Italie, province de la Terre de Labour, district de Caserte, mandement de Pignatoro-Maggiore; 2,952 hab.

SPARASION s. m. (spa-ra-zi-on — du gr.

sparassâ, je déchire). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des proctotrupiens, tribu des platygastérites, formé aux dépens des céraphrons : Les spahasions se distinguent des genres voisins par leurs antennes. (Blanchard.)

SPARASSE s. m, (spa-ra-se — du gr. sparassâ, je mords). Arachn. Genre d'aranéides, tribu des araignées, formé aux dépens des thomises. et comprenant six espèces, qui habitent l'Europe et l'Afrique : Le sparassr émeraude.

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SPAR ASSIS s. m. (spa-ra-siss — du gr. sparassâ, je déchire). Bot. Genre de champignons, formé aux dépens des clavaires, et dont l'espèce type croit sur la terre, dans les bois de pins.

SPARATLANTHÉLION s. m. (spa-ra-tlanté-Ii-ou — du gr. sparassâ, je déchire ; anlhelion, petite fleur). Bot. Genre d'arbres, de -la famille des gyrocarpées, originaire du Bré-. sil.

SPARATTOSPERME s. m. (spa-ra-to-spèrme — du gr. sparassâ, je déchire; sperma, graine). Bot. Genre de plantes, de la famille des bignoniacées, tribu des catalpées, formé aux dépens des bignones.

SPARAXIDE s. f. (spa-ra-ksi-de — du gr. sparaxis, division). Bot. Genre de plantes, de la famille des iridées, formé aux dépens des ixias : On cultive assez souvent la sparaxide à grandes fleurs. (Dict. d'hist, nat.)

SPARAXIS s. m. (spa-ra-ksiss). Bot. V.

SPARAXIDE. •

SPARE s. m. (spa-re — du latin sparus, sparum, qui signifie proprement lance et qui appartient à Ta même famille que l'anglo-saxon spere, même sens; Scandinave spari, spiôr, trait; ancien allemand spêr, lance, javelot. L'analogie du persan siparî, espèce de flèche, indique une origine aryenne primitive et qui se trouve peut-être dans la racine védique spar, d'après Benfey, proprement combattre, puis protéger. La lance, en effet, peut être considérée comme une arme défensive aussi bien qu'offensive). Ichthyol. Genre, de poissons acanthoptérygiens, type de la famille des sparoïdes.

— Encycl. Ichthyol. V. sparoÏde.

SPARÈDRE s. m. (spa-rè-dre). Entom.

Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des sténélylres, tribu des œdémérites, formé aux dépens des pédiles, et dont l'espèce type habite l'Autriche et la Russie.

SPARFVENFELDT (Jean-Gabriel), savant suédois, né en 1655, mort en 1727. Il fit ses études à Upsttl, voyagea en Hollande, en France, en Italie, en Russie, en Espagne et en Afrique, et, après son retour définitif dans sa patrie en 1694, fut nommé grand maître des cérémonies, fonction qu'il résigna en 1712. Il était renommé en. Europe pour son érudition, correspondait avec la plupart des hommes célèbres de son temps et fit don à la bibliothèque d'Upsal d'une collection de livres et de manuscrits en langues orientales. On a de lui un dictionnaire esclavon en 3 vol.in-fo)., qui se trouve manuscrit à la bibliothèque d'Upsal, des traductions suédoises d'ouvrages latins et espagnols, etc.

G. Wallin a fait son oraison funèbre (Stockholm, 1730, in-4°, en latin).

SPARGANIER s. m. (spar-ga-nié — du gr.

sparganon, bandelette, ruban). Bot. Genre de plantes, da la famille des typhacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les eaux douces de tous les pays : On rencontre fréquemment dans les marais, le long des eaux, le sparganier rameux. (d'Orbigny.) Les feuilles du sparganier dressé montent à deux mètres environ de haut. (T. de Berneaud.)

— Encycl. Les sparganiers, appelés aussi rubaniers ou rubans d'eau, sont des plantes vivaces, à rhizome épais et rampant, d'où naissent des tiges cylindriques, rameuses, remplies d'une moelle blanche, hautes de 0m,30 à 0m,5o, portant des feuilles alternes, engainantes, très-longues, étroites, rudes et à bords presque tranchants. Les fleurs sont unisexuées, blanchâtres, groupées en chatons globuleux au sommet des tiges ou des rameaux, les mâles à l'extrémité, les femelles en dessous; le fruit est une sorte de drupe, formé de nombreux akènes charnus, monospermes, globuleux comme le fruit du platane, ligneux au dedans, spongieux» l'extérieur.

Ces plantes sont disséminées dans presque toutes les régions du globe et croissent dans les eaux douces. Elles jouent un rôle important dans l'économie générale de la nature ; leurs tiges droites et fermes opposent une sorte de barrière aux eaux, en diminuent la rapidité et fournissent aux poissons un abri paisible, où ils peuvent se retirer et déposer leur frai. Elles contribuent puissamment à la formation de la tourbe, mais seulement dans les eaux peu profondes. On peut aussi les emplo3'er avec beaucoup de succès pour élever les terres des flaques d'eau laissées par les alluvions, parce que leurs diverses parties sont fort épaisses et que leurs racines tracent beaucoup. Les bords des rivières et des lies, lorsque ces plantes y abondent, s'accroissent constamment, parce que les dépôts vaseux se fixent entre les feuilles et les racines.

Les sparganiers étant très-abondants dans certaines localités, un bon agriculteur ne doit pas les laisser perdre. En les fauchant rez terre au mois de juin, on peut les donner en vert aux chevaux, aux bœufs, aux vaches et aux cochons, qui les aiment beaucoup, ou bien les faire sécher comme provision d'hiver. Ces végétaux repoussent si rapidement, qu'au bout de peu de temps on se douterait à peine qu'ils ont été fauchés. On peut encore en faire une bonne litière et par suite d'excellent fumier. On se servait autrefois de leurs feuilles, en guise de bandelettes, pour emmuillotter les enfants. Aujourd'hui, on les emploie encore pour fixer les greffes en ôcus-

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son, lier les bottes de légumes, rembourrer les sièges et les paillasses, couvrir les chaumières, etc. Les rhizomes passent pour sudçrifiques, et on les a même vantés autrefois contre la morsure des serpents venimeux.

Les principales espèces sont : le sparganier dressé ou rameux, à tige haule de 1 mètre et plus, ordinairement ramifiée au sommet, portant dès feuilles longues, presque ensiformes, trigones près de la base, à capitules floraux formant, par leur ensemble, une panicule étalée; le sparganier flottant, h tige grêle, molle, couchée, portant des feuilles étroites et planes, à capitules floraux plus petits. Ces deux espèces présentent d'ailleurs quelques variétés assez distinctes.

SPARGANION s. m. (spar-ga-ni-on). Bot.

Syn, de sparganier.

SPARGANOPHORE s. in. ( spar-ga-nofo-re — du gr. sparganon, lange ; phoros, qui porte). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des vernoniées, voisin deséthulies, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Afrique et en Amérique.

SPARGANOSE s. f. (spar-ga-nô-Ee). Méd.

Syn. de spargosb,

SPARGANOTHE s. m. (spar-ga-no-te — du gr. speirganoô, j'enveloppe de langes). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des tortrices ou tordeuses.

SPARGELLE s. m. (spar-jè-le — dimin. du gr. sparlion, genêt). Bot. Syn. de génistblle. il On dit aussi spargette.

SPARGIS s. m.(spar-jiss), Erpét. V.sphar-

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